Les derniers avis (32231 avis)

Par pigou
Note: 4/5
Couverture de la série La Vengeance du Comte Skarbek
La Vengeance du Comte Skarbek

Tome 1 : 3,5/5 Voilà une BD qui ne laisse pas indifférent. Une couverture, qui est à mon avis horrible, des planches qui sont magnifiques. Oui, car c'est bien grâce aux dessins de Rosinski que cet album sort du lot. C'est un vrai régal pour les yeux, toutes les cases sont autant de tableaux. Je suis vraiment impressionné par le graphisme de cet album. Par contre, j'ai été moins emballé par le scénario. Ce procès orchestré par le comte Skarbek manque un peu de piquant. Cependant, il se dégage une ambiance assez agréable et réaliste, alors finalement cela passe. Mais j'ai mis 3,5/5 surtout en raison de la qualité graphique de l'album. En espérant que l'histoire soit un peu plus approfondie dans le deuxième tome... Tome 2 : 4/5 Ouf ! L'histoire s'étoffe enfin dans ce tome 2, ce qui est rassurant. En effet, si la première partie de ce diptyque impressionnait par sa qualité graphique, il manquait un petit quelque chose au niveau du scénario pour rendre cette série admirable. Avec cet album, c'est chose faite. Outre les peintures toujours aussi remarquables de Rosinski, Sente nous propose une histoire palpitante avec quelques rebondissements bien trouvés. Tout sonne juste dans cet album (l'univers, les dialogues, les références historiques), ce qui rend sa lecture un véritable moment de plaisir.

03/02/2006 (modifier)
Couverture de la série L'Empire des hauts murs
L'Empire des hauts murs

L'Empire Des Hauts Murs est un livre vraiment épatant. Une ambiance extraordinaire, dont seul Simon Hureau sait rendre présent. Nous nous promenons dans le dédale des hauts murs avec autant d'émerveillement que les personnages du livre, et découvrons tout un univers voué à disparaître... Je n'avais pas été pris dans une livre comme celui-ci (je veux parler des formats classiques du 46 pages couleurs, qui actuellement se lisent de plus en plus vite) avec autant de force depuis au moins 10 ans... Ça me rappelle les grands moments de Fred, mais avec une touche très contemporaine, tant dans la mise en scène que dans le propos. Épatant.

03/02/2006 (modifier)
Couverture de la série Les Yeux du Chat
Les Yeux du Chat

C'est du grand Moebius. Cet album est le reflet du génie de Moebius, de sa perfection dans son travail. Il prouve, à travers ces quelques pages, que les images peuvent remplacer les mots et qu'elles sont empruntes de poésie, de philosophie et de sensibilité. Je suis rarement resté silencieux, admiratif, plongé dans une réflexion inconsciente après la lecture d'une BD, et là, à ma grande surprise, je me suis retrouvé tout con ne sachant quoi faire. Cet album ne laisse pas son lecteur indifférent. On en oublie les images tellement il joue sur notre inconscient et notre imagination, cette histoire est comme un rêve.

03/02/2006 (modifier)
Couverture de la série Catwoman - A Rome
Catwoman - A Rome

Quel plaisir! Une histoire toute en simplicité... une semaine en Italie avec la femme la plus sexy du DCverse, voilà un album qui mérite d'être lu. Je n'apprendrai rien à personne en disant que Loeb est un conteur doué, qu'il sait ponctuer ses scénarios de mystère et de noirceur, ici on a en plus de l'humour et de la légèreté, et, cela fonctionne croyez-moi! Cet album est vraiment divertissant! Mais mais mais, il y a encore mieux, aux pinceaux Tim Sale s'est littéralement surpassé, quel festival! Chaque page est un régal pour les yeux, que ce soit pour la représentation des décors, pour l'expressivité donnée aux différents personnages ou pour la plastique à se damner de la sublime Selina, tout est parfait. Un album qui m'a vraiment plus, et qui mérite franchement que l'on s'y attarde, même si l'intrigue parait moins alambiquée que dans Batman - Un long Halloween des mêmes auteurs, cela ne manque pas de subtilités. Amateur d'exotisme, d'aventure et d'action, lis cet album, il ne te décevra pas! Pour moi ça frise le culte.

02/02/2006 (modifier)
Par Nawm
Note: 4/5
Couverture de la série Les Lumières de l'Amalou
Les Lumières de l'Amalou

Les premiers tomes m'ont vraiment donné l'eau à la bouche. Après la lecture du deuxième, puis plus encore le troisième, je voulais absolument me plonger dans les suivants. Et c'est là que je rejoins "snivel" qui dit qu'il lui manque un ou deux tomes qui finiraient cette histoire car le dernier m'a fort déçu. La quête longue et langoureuse se termine trop facilement. Il reste des questions sans réponses et c'est peut-être voulu de la part des auteurs. A part cette critique sur la fin, tout le reste est à consommer sans modération.

31/01/2006 (modifier)
Couverture de la série Emma
Emma

Les 3 albums qui composent la série sont sortis en même temps. L'auteur a sûrement considéré Emma comme un ensemble et non pas comme des bouts d'histoire qui, l'un après l'autre, forment un tout. Bel hommage à Gainsbourg qui, tout comme le lecteur, apprécie beaucoup le travail du peintre. Qui sont les Gainsbourgs ? Qui est le peintre ? De Metter joue sur cette ambiguïté des rôles qu'il distribue aussi bien à ses personnages qu'à ses lecteurs. "Peintre raté" selon lui, Gainsbourg était un grand connaisseur de cet art. De Metter a su lui redonner vie ces quelques pages en lui donnant le nom de son fils. Ces 3 albums sont composés comme des tableaux, le contour de chaque case est blanc, pas de fioritures, pas de numéro de page, la lecture glisse d'une page à l'autre dans l'harmonie et la sérénité. Mais ce calme, cette recherche de tranquillité a ses limites. Dés le début de l'histoire le couperet tombe : une première note de couleur, du rouge, pour marquer la mort du prêtre, couleur qui reviendra régulièrement pour porter atteinte au moral d'Alex. Il ne sait pas qui il est, il s'en moque mais des vestiges de son passé remonte à la surface et la mort frappe à chaque fois. Mais qui est-il ? Outre le rouge quelques teintes vertes apparaissent ça et là, l'espoir d'Alex certainement jusqu'au 3ème tome qui commence presque totalement en couleurs. Mais là encore sa joie d'avoir trouver l'amour, une femme parfaite qui offre son corps à sa peinture cache une triste réalité. Un soupçon de fantastique et le voilà revenu en enfer ! De Metter engendre une certaine fascination de notre part pour son personnage, nous même aimerions en savoir un peu plus sur lui. Mais comme le dit Lucien, moins on en sait mieux cela est, plus importante est notre volonté de connaître et de ne pas connaître Alex. Il nous fait un peu peur, son premier tableau (on dirait du pseudo Bacon) et ses rêves ne sont pas bons à être connus. De Metter nous livre ici une oeuvre pleine d'émotions, de recherche du bien être mais le destin dirigera toujours nos actes. Ben a beau prévenir Alex dans le tome 1 celui-ci ne pourra pas lui échapper. Ces émotions transparaissent à travers l'histoire, les dessins et les couleurs qui sont le reflet de l'âme d'Alex. On se laisse porter par ce triptyque de la première à la dernière page et à la fin on se dit whaou, quel talent ! Le coffret est assorti d'un feuillet supplémentaire, journal intime d'Alex, journal qui marque l'évolution du temps et des pages que l'on tourne sans s'en rendre compte. En effet des indications de date sont notées quelques fois pour montrer que les choses évoluent (la lecture et la vie des personnages). Une réussite pour les amateurs de BD, de talent, d'originalité, de peinture... pour le Gainsbourg qui sommeille au creux de chacun de nous.

31/01/2006 (modifier)
Par Dakhan
Note: 4/5
Couverture de la série Lucky Luke
Lucky Luke

Pas facile de noter Lucky Luke : il y a pléthore d'albums, de scénaristes, et puis c'est la BD de mon enfance (dur dur l'objectivité). Mais si on se limite à la grande époque (Goscinny + Morris), c'est excellent, et on peut relire les albums indéfiniment semble-t-il. Même si Goscinny y est moins drôle qu'ailleurs (la faute à Morris je crois).

30/01/2006 (modifier)
Par Dakhan
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Âge de Bronze
L'Âge de Bronze

Il faut avouer qu’avec l’Iliade comme base de scénario, c’est plus facile de raconter une bonne histoire. Mais il faut avouer aussi que l’auteur a réussi le mariage de l’Iliade et de l’archéologie. Il nous dépeint l’Iliade en costumes d’époque, telle qu’Homère a du l’imaginer, et bien loin du faste et du fantasme auxquels les péplums nous ont habitué ; et avec un parti pris de ne jamais représenter les nombreux dieux omniprésents (pourquoi pas, ça fonctionne bien). Je salue le travail de documentation et de compilation de Shanower. Il nous propose ici une œuvre comparable à From Hell, et parviens, tout comme Moore, à allier fiction et réalité avec bonheur. Mais quelle motivation ! Déjà 22 chapitres, et encore une quarantaine à venir ! Pourvu que ça aille au bout ! Et puis, voici une lecture vraiment prenante, j’ai enchaîné les chapitres quasiment sans m’arrêter, bien que je connaisse l’histoire depuis bien longtemps. Je regrette toutefois l’absence des couleurs, elles auraient pu participer à mieux recréer cette civilisation ancienne. L’auteur la connaît assez me semble-t-il pour nous la représenter telle qu’elle était plutôt que de laisser la colorisation à notre imagination. Dommage qu’il n’ait pas poussé jusqu’au bout son effort de réalisme. En conclusion, on peut encore une fois féliciter Homère et consorts pour le scénario originel, et Shanover pour sa réalisation et ses images. Je ne qualifie pas une série en cours de culte, mais à la fin, ça fera certainement 5 étoiles.

29/01/2006 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Les Eternels
Les Eternels

Cet avis porte sur le tome 3 et 4 (histoire complète) Voilà de la bande dessinée comme j'aime. Quand l'Histoire (la guerre des 6 jours, Moshe Dayan) vient s'immiscer dans la petite histoire, celle de De Boers et d'Uma, cela donne un scénario formidable reposant sur une utilisation intelligente de personnages (et de faits) historiques dans une aventure romanesque. Un scénario qui mélange habilement flash-back et l'histoire en cours (on peut suivre dans cet opus trois histoires : celle de Moshe Dayan et de ses compagnons d'armes, celle d'Uma avant l'attentat puis celle se déroulant à Paris). On est certes très éloigné du monde feutré des diamantaires, l'histoire se rapprochant plus d'Indiana Jones, à mon sens (le diamant d'Abraham, c'est un peu l'arche perdue, non?) Yann nous livre ici un véritable tourbillon, tourbillon des personnages (aucun des personnages des Eternels n'est oublié), tourbillon dans le temps et dans l'espace. Avec un final somptueux, c'est le rigide et austère De Boers qui sort métamorphosé de l'aventure. Yann et Meynet (Ah! Uma est toujours aussi séduisante sous le trait de Meynet) ont placé la barre assez haute, après un premier diptyque, que j'avais moyennement aimé. En outre, le rythme de parution assez rapide s'accommode fort bien d'un cycle de 2 albums par histoire.

29/01/2006 (modifier)
Couverture de la série Les Miroirs du Temps
Les Miroirs du Temps

Je ne sais pas réellement ce qui m'attire dans ce premier tome, mais il m'a bien plu. Certes les dessins ne sont pas impressionnants et les couleurs tout droit sorties d'un album de Tintin ne sont pas à mettre au crédit de l'album. Cependant c'est avec plaisir que j'ai suivi les trois héroïnes tout au long de leurs déplacements dans le cimetière du Père Lachaise ou dans les catacombes de la capitale. Les phénomènes étranges qui s'y produisent renforcent encore plus le mystère qui entoure les Veilleurs du temps... Malheureusement le deuxième tome se fait attendre car le premier date déjà de 2003.

29/01/2006 (modifier)