Pour sauver sa Petite Carpe, un jeune pécheur tentera tout, y comprit de laisser d’autres choisir sa vie et son destin. Si ce n’est pas un remake du vieil homme et la mer, Okko vous invite à voguer sur les étendues liquides. D’eaux saumâtres en marres de sang, notre petit frère, suivra les traces d’un poisson lumineux jusqu’aux frontières de l’innommable.
Le dessin soigné d’un Moyen-Orient médiéval fantastique, accompagne un récit entendu. Un jeune garçon doit sauver sa sœur et demande de l’aide à des sortes de mercenaires. Mais si on dit tout en quelques mots, on ne voit rien et c’est en cela qu’Okko est remarquable. D’une trame hyper classique, il en résulte une fabuleuse histoire.
Un samouraï déchu, mais qui garde les rudiments moraux de son éducation, dirige le groupe d’aventuriers. Un homme patibulaire, mais presque, domine la mêlée avec son arme et sa bestialité. Enfin, un Prêtre, sacré alcoolique, entame les rites de la chance et parle aux éléments liquides.
Ce trio de choc, plus que de charme, ravivera notre soleil levant et continuera, je l’espère, à éclairer le second opus.
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Je viens de terminer le second volet du cycle de l'eau. Il est indéniable que nous avons entre les mains une série de qualité et qu'il faudra suivre avec attention les dates de parutions. Le surnatuel donne le ton à la poursuite des évènements. Le cycle de la terre sera sans doute encore une fabuleuse aventure.
J'ai lu Garulfo dans la version 2 intégrales (une pour chaque cycle). Je m'attendais à quelque chose de génial car j'adore De Cape et de Crocs et absolument tout le monde m'a dit que j'allais adorer Garulfo. Je dois dire que j'ai été un peu déçu à la fin du livre premier. C'est bien, c'est drôle, mais c'est moins magique que ce que j'attendais.
Je trouve que le dessin est bon, mais parfois un peu inégal. Sur les gros plan, les personnages ont des mimiques excellentes, qui suffisent à faire rire. Mais sur les plans plus larges, la grenouille est à peine composée de trois traits.
Et puis c'est trop affreux ce qui arrive à Fulbert, je m'en suis pas remis...
Par contre j'ai dévoré le livre second. Je l'ai franchement trouvé excellent, digne d'un 5/5. On voit autant Romuald que Garulfo, tout le comique et l'intérêt de l'histoire réside autour de leur association. Les gags s'enchaînent à chaque page. Je ferais la même remarque au niveau du dessin, mais malgré tout cela ne nuit pas à la qualité finale de la BD.
En résumé, ça démarre bien et ça finit très fort. Je recommande donc la lecture des aventures de Garulfo et je vais peut être retourner lire le premier cycle, histoire de voir si je ne rehausse pas ma note...
Je voudrais d’abord parler du dessin, et surtout des couleurs : c’est superbe ! Le style graphique employé par Prado est vraiment magnifique, poétique, envoûtant, et vraiment différent de ce que l’on a l’habitude de voir en BD. C’est un vrai plaisir d’admirer les différentes cases, et je passais parfois plusieurs minutes à explorer une page pourtant démunie de texte.
L’histoire est en parfait accord avec le dessin : rythme lent, atmosphère onirique, ambiance tranquille… jusqu’à la fin qui fait basculer le tout dans le fantastique. Enfin rien n’est sûr, et chacun ira de son interprétation (rêve, boucle temporelle…) Cette fin ouverte et poétique m’a vraiment plu.
Bref, un excellent one-shot, plein de poésie, et superbement dessiné. A lire !
J’ai adoré l’histoire de ce one-shot, parfaitement maîtrisée, et vraiment captivante. Suivre nos 4 déserteurs et leurs déboires est absolument passionnant, malgré l’atmosphère pesante causée par le huit clos et les décors désertiques. Comme Ro ci-dessous j’ai encore plus apprécié les détails de l’histoire lors d’une deuxième lecture, et trouvé la fin encore plus logique et terrible. Vraiment une lecture à plusieurs niveaux, que l’on peut relire pour en apprécier les détails.
De plus contrairement à d’autres lecteurs j’ai adoré le dessin et les couleurs, selon moi parfaitement adaptés et diablement efficaces.
Mon seul regret est finalement que ça se termine bien vite, et que j’aurais plutôt vu cette histoire en 2 ou 3 tomes. Mais trêve de pinaillages, les histoires de SF intelligentes se font rares, alors si vous aimez le genre, ne ratez pas ce one-shot très réussi.
Note approximative : 3.5/5
Si je voulais être objectif, je dirais que cette série est franchement bien pour les amateurs du genre. Mais si je reste proche malgré tout de la note moyenne, c'est parce que ce n'est justement pas mon genre préféré et si je conseille l'achat c'est pour les amateurs, moi je n'achèterais pas cette série.
Des 3 tomes parus actuellement, le premier est sans doute le plus marquant puisqu'il met en scène l'horreur et la dureté du monde des enfants des rues à Medellin. Le scénario est fort et réussi. L'ascension du jeune Juan, sorte de mélange entre la dureté d'un Juan Solo et l'efficacité de la série Le Tueur, est crédible.
Je reprocherais juste l'insistance sur toute l'horreur de la vie de ces enfants de rue car c'est tellement glauque que j'en viens à me demander si l'auteur ne joue pas la carte de l'accumulation de tout ce qui peut arriver de pire là-bas. De même, la maturité totale voire trop désabusée de Juan me parait un peu artificielle. Mais je ne sais pas trop comment la juger, n'ayant aucune connaissance de la dureté de Medellin.
Une fois passé le tome 1, le sujet devient un peu plus classique puisqu'il s'agit seulement de l'ascencion au pouvoir d'un homme devenu adulte. Le ton reste dur et juste, l'intrigue réaliste et intelligente même si toujours aussi noire.
Au niveau du dessin, j'ai du mal à vraiment l'apprécier pour de bon. L'encrage du tome 1 par exemple me semble trop léger pour bien faire ressortir les images, quoique cet encrage se précise au fil des tomes. Les couleurs ne sont pas non plus tellement à mon goût.
Le plus spécifique dans les planches de Cuervos, ce sont les cadrages et les angles de vue qui sont vraiment très originaux en permanence. L'auteur semble chercher à tout prix à ne pas tomber dans le cadrage classique à l'américaine. C'est intéressant mais parfois frustrant quand l'ensemble d'une scène ne montre par exemple que le haut des visages de gens, voir la scène au dessus de ceux qui parlent.
Bref, une bonne série, juste un peu trop dure et noire à mon goût.
Tout à fait d'accord avec Anandh! J'ai eu l'occasion de lire la BD grâce à un ami de retour d'Angoulême. On a vraiment l'impression -dessins à l'appui- de mieux comprendre ce qui s'est joué en Argentine pendant la crise. Vivement qu'on puisse trouver Carne Argentina en librairie!
Ouahow ! On dirait un peu du Tarentino en BD, ou du Tueurs Nés. Ca défouraille à tout va. Tout s’enchaîne impeccablement, à un rythme soutenu, avec plein de personnages, des intrigues secondaires. Cette histoire est vraiment bien ficelée. Et aussi une petite originalité : le narrateur change d’un album à l’autre. Un « road-movie » en forme de cavale effrénée d’ultra-violents, et, au fur et à mesure, un peu plus que ça. Et puis si on est pas trop pointilleux, la fin est bonne.
Le dessin par contre est très en dessous ; du point de vue de la qualité, il est plus que passable, réaliste avec de nombreuses fautes de proportions et sans grande maîtrise.
Quoi qu’il en soit ; une bonne histoire, à lire.
L’histoire de « 2 sœurs » est originale, et mêle des passages très « roman graphiquesques » (enfance difficile de l’héroïne, relation avec sa sœur) à des passages de thriller et d’espionnage. La sauce prend bien, sans doute aidée par une narration qui elle aussi essaye d’innover (longs passages muets, transitions bien faites, découpage original…). J’ai trouvé la fin très belle et poétique.
Au final ce gros tome unique (336 pages quand même) m’a laissé une très bonne impression… impression d’avoir lu une œuvre très personnelle mais accessible, originale mais qui n’en fait pas trop… bref, l’impression d’avoir lu une bonne BD !
Vous qui avez adoré la série télé "MI5" diffusée par Canal +, venez découvrir une autre facette ultra-réaliste des services secrets de sa gracieuse majesté.
A travers les histoires de l'agent Tara Chase (alias Gorille Deux), vous serez introduits au sein des S.I.S, les sections spéciales britanniques formées aux missions secrètes à l'étranger. Loin des james-bonderies de l'imaginaire collectif, les agents anglais essayent de faire leur boulot dans un monde chaotique loin de tout manichéisme, même pas sûrs d’œuvrer dans le bon sens.
Avec en toile de fond des opérations au sein des maffias russes ou des talibans, "Queen an Country" nous présente le quotidien professionnel des ces employés (presque) comme les autres : difficultés hiérarchiques, stratégies de positionnement, relations avec les partenaires (la CIA), gestion des ressources humaines, stress et déséquilibre psychologique...
Cet excellent raconteur d'histoires qu'est Greg Rucka (Witheout, Gotham Central) nous sert des intrigues au petits oignons délicieusement comestibles sur les difficultés du travail quand on est un assassin en service commandé. Pas d'exploit ou d'acte d'héroïsme à attendre, juste des personnes essayant d'accomplir la tache qui leur a été confiée du mieux qu'ils peuvent, malgré les obstacles.
Le dessin, fin et soigné, sans fioriture inutile, de Steve Rolston, accentue le parti pris réaliste des scénarii, jusqu'aux physiques, assurément anodins, des protagonistes.
Un seul regret : l'agent Tara Chase est apparemment un personnage différent de l'espionne britannique qu'on rencontrait dans le premier "Witheout". Dommage, car le rôle aurait très bien pu être tenu par la même "personne", permettant ainsi à Greg Rucka d'asseoir un univers de plus en plus complet...
Tome 1 : 3,5/5
Voilà une BD qui ne laisse pas indifférent. Une couverture, qui est à mon avis horrible, des planches qui sont magnifiques.
Oui, car c'est bien grâce aux dessins de Rosinski que cet album sort du lot. C'est un vrai régal pour les yeux, toutes les cases sont autant de tableaux. Je suis vraiment impressionné par le graphisme de cet album.
Par contre, j'ai été moins emballé par le scénario. Ce procès orchestré par le comte Skarbek manque un peu de piquant. Cependant, il se dégage une ambiance assez agréable et réaliste, alors finalement cela passe. Mais j'ai mis 3,5/5 surtout en raison de la qualité graphique de l'album. En espérant que l'histoire soit un peu plus approfondie dans le deuxième tome...
Tome 2 : 4/5
Ouf ! L'histoire s'étoffe enfin dans ce tome 2, ce qui est rassurant. En effet, si la première partie de ce diptyque impressionnait par sa qualité graphique, il manquait un petit quelque chose au niveau du scénario pour rendre cette série admirable.
Avec cet album, c'est chose faite. Outre les peintures toujours aussi remarquables de Rosinski, Sente nous propose une histoire palpitante avec quelques rebondissements bien trouvés. Tout sonne juste dans cet album (l'univers, les dialogues, les références historiques), ce qui rend sa lecture un véritable moment de plaisir.
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Okko
Pour sauver sa Petite Carpe, un jeune pécheur tentera tout, y comprit de laisser d’autres choisir sa vie et son destin. Si ce n’est pas un remake du vieil homme et la mer, Okko vous invite à voguer sur les étendues liquides. D’eaux saumâtres en marres de sang, notre petit frère, suivra les traces d’un poisson lumineux jusqu’aux frontières de l’innommable. Le dessin soigné d’un Moyen-Orient médiéval fantastique, accompagne un récit entendu. Un jeune garçon doit sauver sa sœur et demande de l’aide à des sortes de mercenaires. Mais si on dit tout en quelques mots, on ne voit rien et c’est en cela qu’Okko est remarquable. D’une trame hyper classique, il en résulte une fabuleuse histoire. Un samouraï déchu, mais qui garde les rudiments moraux de son éducation, dirige le groupe d’aventuriers. Un homme patibulaire, mais presque, domine la mêlée avec son arme et sa bestialité. Enfin, un Prêtre, sacré alcoolique, entame les rites de la chance et parle aux éléments liquides. Ce trio de choc, plus que de charme, ravivera notre soleil levant et continuera, je l’espère, à éclairer le second opus. --- Je viens de terminer le second volet du cycle de l'eau. Il est indéniable que nous avons entre les mains une série de qualité et qu'il faudra suivre avec attention les dates de parutions. Le surnatuel donne le ton à la poursuite des évènements. Le cycle de la terre sera sans doute encore une fabuleuse aventure.
Garulfo
J'ai lu Garulfo dans la version 2 intégrales (une pour chaque cycle). Je m'attendais à quelque chose de génial car j'adore De Cape et de Crocs et absolument tout le monde m'a dit que j'allais adorer Garulfo. Je dois dire que j'ai été un peu déçu à la fin du livre premier. C'est bien, c'est drôle, mais c'est moins magique que ce que j'attendais. Je trouve que le dessin est bon, mais parfois un peu inégal. Sur les gros plan, les personnages ont des mimiques excellentes, qui suffisent à faire rire. Mais sur les plans plus larges, la grenouille est à peine composée de trois traits. Et puis c'est trop affreux ce qui arrive à Fulbert, je m'en suis pas remis... Par contre j'ai dévoré le livre second. Je l'ai franchement trouvé excellent, digne d'un 5/5. On voit autant Romuald que Garulfo, tout le comique et l'intérêt de l'histoire réside autour de leur association. Les gags s'enchaînent à chaque page. Je ferais la même remarque au niveau du dessin, mais malgré tout cela ne nuit pas à la qualité finale de la BD. En résumé, ça démarre bien et ça finit très fort. Je recommande donc la lecture des aventures de Garulfo et je vais peut être retourner lire le premier cycle, histoire de voir si je ne rehausse pas ma note...
Trait de craie
Je voudrais d’abord parler du dessin, et surtout des couleurs : c’est superbe ! Le style graphique employé par Prado est vraiment magnifique, poétique, envoûtant, et vraiment différent de ce que l’on a l’habitude de voir en BD. C’est un vrai plaisir d’admirer les différentes cases, et je passais parfois plusieurs minutes à explorer une page pourtant démunie de texte. L’histoire est en parfait accord avec le dessin : rythme lent, atmosphère onirique, ambiance tranquille… jusqu’à la fin qui fait basculer le tout dans le fantastique. Enfin rien n’est sûr, et chacun ira de son interprétation (rêve, boucle temporelle…) Cette fin ouverte et poétique m’a vraiment plu. Bref, un excellent one-shot, plein de poésie, et superbement dessiné. A lire !
Le Bataillon des lâches
J’ai adoré l’histoire de ce one-shot, parfaitement maîtrisée, et vraiment captivante. Suivre nos 4 déserteurs et leurs déboires est absolument passionnant, malgré l’atmosphère pesante causée par le huit clos et les décors désertiques. Comme Ro ci-dessous j’ai encore plus apprécié les détails de l’histoire lors d’une deuxième lecture, et trouvé la fin encore plus logique et terrible. Vraiment une lecture à plusieurs niveaux, que l’on peut relire pour en apprécier les détails. De plus contrairement à d’autres lecteurs j’ai adoré le dessin et les couleurs, selon moi parfaitement adaptés et diablement efficaces. Mon seul regret est finalement que ça se termine bien vite, et que j’aurais plutôt vu cette histoire en 2 ou 3 tomes. Mais trêve de pinaillages, les histoires de SF intelligentes se font rares, alors si vous aimez le genre, ne ratez pas ce one-shot très réussi.
Cuervos
Note approximative : 3.5/5 Si je voulais être objectif, je dirais que cette série est franchement bien pour les amateurs du genre. Mais si je reste proche malgré tout de la note moyenne, c'est parce que ce n'est justement pas mon genre préféré et si je conseille l'achat c'est pour les amateurs, moi je n'achèterais pas cette série. Des 3 tomes parus actuellement, le premier est sans doute le plus marquant puisqu'il met en scène l'horreur et la dureté du monde des enfants des rues à Medellin. Le scénario est fort et réussi. L'ascension du jeune Juan, sorte de mélange entre la dureté d'un Juan Solo et l'efficacité de la série Le Tueur, est crédible. Je reprocherais juste l'insistance sur toute l'horreur de la vie de ces enfants de rue car c'est tellement glauque que j'en viens à me demander si l'auteur ne joue pas la carte de l'accumulation de tout ce qui peut arriver de pire là-bas. De même, la maturité totale voire trop désabusée de Juan me parait un peu artificielle. Mais je ne sais pas trop comment la juger, n'ayant aucune connaissance de la dureté de Medellin. Une fois passé le tome 1, le sujet devient un peu plus classique puisqu'il s'agit seulement de l'ascencion au pouvoir d'un homme devenu adulte. Le ton reste dur et juste, l'intrigue réaliste et intelligente même si toujours aussi noire. Au niveau du dessin, j'ai du mal à vraiment l'apprécier pour de bon. L'encrage du tome 1 par exemple me semble trop léger pour bien faire ressortir les images, quoique cet encrage se précise au fil des tomes. Les couleurs ne sont pas non plus tellement à mon goût. Le plus spécifique dans les planches de Cuervos, ce sont les cadrages et les angles de vue qui sont vraiment très originaux en permanence. L'auteur semble chercher à tout prix à ne pas tomber dans le cadrage classique à l'américaine. C'est intéressant mais parfois frustrant quand l'ensemble d'une scène ne montre par exemple que le haut des visages de gens, voir la scène au dessus de ceux qui parlent. Bref, une bonne série, juste un peu trop dure et noire à mon goût.
Carne Argentina
Tout à fait d'accord avec Anandh! J'ai eu l'occasion de lire la BD grâce à un ami de retour d'Angoulême. On a vraiment l'impression -dessins à l'appui- de mieux comprendre ce qui s'est joué en Argentine pendant la crise. Vivement qu'on puisse trouver Carne Argentina en librairie!
Les Enragés
Ouahow ! On dirait un peu du Tarentino en BD, ou du Tueurs Nés. Ca défouraille à tout va. Tout s’enchaîne impeccablement, à un rythme soutenu, avec plein de personnages, des intrigues secondaires. Cette histoire est vraiment bien ficelée. Et aussi une petite originalité : le narrateur change d’un album à l’autre. Un « road-movie » en forme de cavale effrénée d’ultra-violents, et, au fur et à mesure, un peu plus que ça. Et puis si on est pas trop pointilleux, la fin est bonne. Le dessin par contre est très en dessous ; du point de vue de la qualité, il est plus que passable, réaliste avec de nombreuses fautes de proportions et sans grande maîtrise. Quoi qu’il en soit ; une bonne histoire, à lire.
2 soeurs
L’histoire de « 2 sœurs » est originale, et mêle des passages très « roman graphiquesques » (enfance difficile de l’héroïne, relation avec sa sœur) à des passages de thriller et d’espionnage. La sauce prend bien, sans doute aidée par une narration qui elle aussi essaye d’innover (longs passages muets, transitions bien faites, découpage original…). J’ai trouvé la fin très belle et poétique. Au final ce gros tome unique (336 pages quand même) m’a laissé une très bonne impression… impression d’avoir lu une œuvre très personnelle mais accessible, originale mais qui n’en fait pas trop… bref, l’impression d’avoir lu une bonne BD !
Queen & Country
Vous qui avez adoré la série télé "MI5" diffusée par Canal +, venez découvrir une autre facette ultra-réaliste des services secrets de sa gracieuse majesté. A travers les histoires de l'agent Tara Chase (alias Gorille Deux), vous serez introduits au sein des S.I.S, les sections spéciales britanniques formées aux missions secrètes à l'étranger. Loin des james-bonderies de l'imaginaire collectif, les agents anglais essayent de faire leur boulot dans un monde chaotique loin de tout manichéisme, même pas sûrs d’œuvrer dans le bon sens. Avec en toile de fond des opérations au sein des maffias russes ou des talibans, "Queen an Country" nous présente le quotidien professionnel des ces employés (presque) comme les autres : difficultés hiérarchiques, stratégies de positionnement, relations avec les partenaires (la CIA), gestion des ressources humaines, stress et déséquilibre psychologique... Cet excellent raconteur d'histoires qu'est Greg Rucka (Witheout, Gotham Central) nous sert des intrigues au petits oignons délicieusement comestibles sur les difficultés du travail quand on est un assassin en service commandé. Pas d'exploit ou d'acte d'héroïsme à attendre, juste des personnes essayant d'accomplir la tache qui leur a été confiée du mieux qu'ils peuvent, malgré les obstacles. Le dessin, fin et soigné, sans fioriture inutile, de Steve Rolston, accentue le parti pris réaliste des scénarii, jusqu'aux physiques, assurément anodins, des protagonistes. Un seul regret : l'agent Tara Chase est apparemment un personnage différent de l'espionne britannique qu'on rencontrait dans le premier "Witheout". Dommage, car le rôle aurait très bien pu être tenu par la même "personne", permettant ainsi à Greg Rucka d'asseoir un univers de plus en plus complet...
La Vengeance du Comte Skarbek
Tome 1 : 3,5/5 Voilà une BD qui ne laisse pas indifférent. Une couverture, qui est à mon avis horrible, des planches qui sont magnifiques. Oui, car c'est bien grâce aux dessins de Rosinski que cet album sort du lot. C'est un vrai régal pour les yeux, toutes les cases sont autant de tableaux. Je suis vraiment impressionné par le graphisme de cet album. Par contre, j'ai été moins emballé par le scénario. Ce procès orchestré par le comte Skarbek manque un peu de piquant. Cependant, il se dégage une ambiance assez agréable et réaliste, alors finalement cela passe. Mais j'ai mis 3,5/5 surtout en raison de la qualité graphique de l'album. En espérant que l'histoire soit un peu plus approfondie dans le deuxième tome... Tome 2 : 4/5 Ouf ! L'histoire s'étoffe enfin dans ce tome 2, ce qui est rassurant. En effet, si la première partie de ce diptyque impressionnait par sa qualité graphique, il manquait un petit quelque chose au niveau du scénario pour rendre cette série admirable. Avec cet album, c'est chose faite. Outre les peintures toujours aussi remarquables de Rosinski, Sente nous propose une histoire palpitante avec quelques rebondissements bien trouvés. Tout sonne juste dans cet album (l'univers, les dialogues, les références historiques), ce qui rend sa lecture un véritable moment de plaisir.