Les derniers avis (32234 avis)

Par Galadrien
Note: 4/5
Couverture de la série Le Donjon de Naheulbeuk
Le Donjon de Naheulbeuk

" Alors voici, l'histoire d'un groupe d'aventuriers pas comme les autres..." Y a pas à dire, c'est un groupe pire que les autres. Ils sont les caricatures d'eux mêmes. Ils sont les joueurs et les personnages, les acteurs et les spectateurs de leurs délires. Si vous cherchez la cohérence et la rigeur, dans le style ou dans le dessin, passez votre chemin. Si vous avez une tranche de rire par repas, vous avez ce qu'il vous faut entre les dents. Vivement que notre Nain passe de niveau pour qu'il cesse de ronchonner et que l'elfe soit niveau 33 pour voir la taille de son.... charisme petit dégoutant !

21/03/2006 (modifier)
Par Manu Temj
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bons baisers de la province (Les Innocents)
Bons baisers de la province (Les Innocents)

Tome 2 - Ils ont retrouvé la voiture Gipi, dont j'ai lu toutes les récentes traductions n'avait pas encore réussi à me souffler, à part quelques passages çà et là. Cette fois-ci je suis emballé ! Un court récit noir, forcément fataliste mais empreint d'humanité. Une conclusion joliment à contrepied pour boucler le tout. Pas un pet de gras dans cette nouvelle là, dessin sobre et impeccable, narration au cordeau. Un des meilleurs albums du début d'année !

21/03/2006 (modifier)
Par Manu Temj
Note: 4/5
Couverture de la série Lucille
Lucille

Tres beau, très sobre, dur sur le fond, mais parcouru de sentiments légers et revigorants. Une très belle histoire d'amour, mise en scène avec une infinie délicatesse et autant de talent. Un passage très fort au premier tiers de l'album (la rencontre) et une suite qui se déroule naturellement sur le même ton. A mettre entre toutes les mains !

21/03/2006 (modifier)
Par fonch001
Note: 4/5
Couverture de la série Chobits
Chobits

J'ai beaucoup aimé cette série. Le graphisme bien que sympathique ne m'a pas particulièrement plus. Je trouve le style trop rigide et épuré. Mais c'est une affaire de goût. En revanche l'histoire extrêmement poétique nous amène à une jolie réflexion sur la nature de l'amour : "qu'est-ce que l'amour". Chobits tente d'apporter non pas une mais des réponses à cette question au travers des 2 héros mais aussi de leur entourage. Cette oeuvre est vraiment mignonne et pleine de bons sentiments. Les 8 volumes ne sont ni trop ni trop peu pour cela et il n'y a aucune longueur dans cette série. Une réussite, comme toujours avec les CLAMP.

21/03/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Koma
Koma

Etrange et touchante histoire que celle de cette petite fille qui tombe régulièrement dans les pommes. Son papa se fait du souci pour sa fille Addidas mais elle, elle s’inquiète de la bonne réalisation du boulot de son père, ramoneur . . . et des cheminées, il n’en manque pas ! En effet, Wazem imagine un monde pas très enviable où le paysage est défiguré par des cheminées qui sortent de partout, signe d’une industrialisation à outrance. La justesse du trait de Peeters participe grandement à la sensibilité du récit qui est vraiment prenante. Petit à petit, l’histoire verse dans le fantastique et le tragique mais avec une note d’espoir toujours présente. Ces albums se lisent rapidement, certes, mais avec une telle intensité que cela ne gâche en rien le plaisir de lecture ! A lire !

21/03/2006 (modifier)
Par Herve
Note: 4/5
Couverture de la série Love song
Love song

TOME 1: MANU C'est une chronique de 4 copains qui n'ont pas grandi ou plutôt qui n'ont pas envie de grandir (version plus moderne du film "un éléphant ça trompe énormément", pour les cinéphiles avertis). Derrière l'humour et les situations quotidiennes de la vie, Christopher aborde des sujets plus graves, comme la fidélité, l'entrée dans la vie "adulte", le désir, le doute. Découpé en courts chapitres (correspondant chacun à une chanson des Beatles), cet opus fait la part belle à la nostalgie, au rock et aux femmes qui sont en l'occurrence plus matures que nos quatre garçons qui essaient de rester dans le vent, garçons sympathiques mais pas encore adultes. Véritable hymne aux copains et à la musique. En plus, de par son dessin, cette bande dessinée tranche aussi avec les autres albums de la collection "Polyptyque" lancée par le lombard. Une bouffée d'air frais, cette bd. J'en recommande évidemment la lecture. TOME 2 :sam Ce tome de Love Song est bien sombre par rapport au premier opus. Contrairement au précédent où ,volume de présentation oblige, l'ensemble des protagonistes se partagaient la vedette, cet épisode tourne quasiment exclusivement autour de Sam, mari volage et tourmenté par la mort de sa femme. A l'image de la couverture , l'histoire prend un tour assez sombre, qui tranche évidemment avec la présentation des personnages du premier tome, où humour et nostalgie étaient très présents. Malgré tout, je suis vraiment scotché par le réalisme du scénario, sorte de remake des années 90 du film "un éléphant ça trompe énormément". On sort bouleversé, parfois en colère à la lecture de cette descente en enfer d'un homme abruti par les femmes, ou plutôt par le sexe. Le final du présent album nous laisse augurer du prochain titre, "Boulette", qui sous son aspect nounours, laisse éclater un secret bien gardé à la fin de ce deuxième volume. Entre nostalgie et pitié, cette bande dessinée ne vous laissera pas indifférente. Dans l'hétérogénéité de la collection polyptyque du Lombard, cette série est vraiment indispensable. TOME 3: En compagnie de Boulette, on revisite entièrement les deux tomes précédents. "Adultère, mode d'emploi" aurait pu être le sous titre de ce troisième volume. Boulette, le bon copain, prend une grande importance, non seulement dans ce volume, mais dans la série elle-même. Cette chronique sur l'amitié entre 4 amis devient de plus en plus sombre . Album très réussi.

21/03/2006 (modifier)
Par Sagera
Note: 4/5
Couverture de la série La Croix du sud
La Croix du sud

Sur le plan graphique, voila une bien belle bd. En fait, mis à part le travail de Masbou sur dcedc, ça fait longtemps que je n'avais pas été émerveillé par une telle maîtrise, tant au niveau du trait que de la mise en couleur (qui est sublime). Quant à l'histoire, elle est simple et belle. Mon grand regret réside en fait dans le format "one shoot" de ce récit. J'aurais bien aimé voir l'ensemble plus étoffé et s'attarder davantage sur la psychologie des personnages. Si tel avait été le cas, on aurait approché la perfection. Reste que j'ai passé un bon moment de lecture avec cette bd. Je la recommande donc à tous ceux qui aiment les ambiances magiques et l'univers des légendes.

21/03/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Guilde de la mer
La Guilde de la mer

De Nancy Peña, je ne connaissais véritablement que Le cabinet chinois, œuvre qui m’avait largement séduit par son originalité et sa beauté graphique mais qui m’avait un peu déçu par son scénario légèrement hermétique et sa fin trop ouverte. J’attendais donc avec impatience La Guilde de la Mer, espérant y trouver un scénario à la hauteur du dessin si particulier et si appréciable de Nancy. Je n’ai pas été déçu ! D’emblée, je fus séduit par l’introduction de ce premier album, la petite mais très mignonne présentation au « point de croix », puis la très concise présentation des personnages et de l’histoire comme étant un conte populaire de la Grande Mère. S’en suivirent les premières véritables planches. L’amateur reconnaîtra d’emblée le style spécifique de Nancy Peña, son trait particulier, ses arabesques, ses personnages animaliers aux bouches gargantuesques mais si expressives. Sincèrement, sur le moment, j’ai été légèrement déçu car je préfère quand Nancy accentue son trait pour le rendre net et précis, ce qu’il n’est pas dans La Guilde de la Mer. De même, je n’apprécie qu’à moitié les encrages un peu brouillés sensés représenter des zones d’ombre dans les premières pages nocturnes. Mais voilà tout pour les défauts. Car pour le reste, j’aime vraiment beaucoup ! Chaque case, chaque planche suinte d’un esthétisme vraiment à part, particulier, artistique et beau. Je suis particulièrement touché par ce style. Il est fort probable que ce style, non formaté, ne plaise pas à tout le monde. Certains se plaindront du manque de perspective de certaines vues, notamment celle du bateau de la Guilde dans le soleil couchant. Mais ce serait passer à côté de l’aspect volontairement artistique de ces images pas comme les autres. Certains se plaindront des mimiques et des bouches trop grandes des personnages, de la moue constamment geignarde de la mère du Gibbeux. Mais ce serait ignorer les superbes expressions que Nancy réussit à faire passer par moments, à quel point la mère du Gibbeux peut être touchante quand elle pénètre dans sa cellule pour la première fois par exemple. Ce serait surtout oublier les très belles planches composées d’un unique dessin dans lequel l’œil navigue au gré d’une narration extrêmement réussie, sans qu’on s’y perde tout en nous permettant de profiter de chaque détail de cet univers et ce décor original. Bel exemple de composition de l’image et du texte. Les couleurs elles aussi sont réussies, même si je les trouve parfois un peu ternes, un peu trop uniformes. J’aurais aimé un peu plus de nuances, quelques couleurs plus percutantes. Même si, à revoir les planches, je réalise que je pinaille vraiment en disant cela. Passons maintenant au scénario, celui-là même qui m’a réellement fait pénétrer dans cette BD. Il s’entame sur une ville où règne la ségrégation, une sorte de transposition inversé d’un Maus où les souris/Murides persécutent un peuple de chats/Sinois. Je craignais que tout le récit se base sur cette histoire de racisme mais très vite il se complexifie, s’ouvre, nous offre de nouveaux décors, une intrigue complexe et prenante. Avant toute chose, ce qui m’a séduit, ce sont les dialogues. Réalistes, très justes, intelligents, ils sont à la fois concis et très complets, permettant de cerner de très belle manière le contexte et les personnages. Là où Le cabinet chinois pêchait par des dialogues trop rares ou trop hermétiques, ici les textes sont parfaitement équilibrés et bons. Le récit pêche peut-être par contre par une complexité accrue du fait des différentes races et nombreux noms propres ou inventés. Certains dialogues, notamment ceux entre les moines Hurois, sont franchement abscons en première lecture. Heureusement, une jolie carte en début d'album permet de s'y retrouver et de déterminer la géographie, les contrées et races en présence tant elles paraissent nombreuses et interagissant les unes avec les autres. Mais à côté de cette complexité de certaines parts de l’intrigue et de certains dialogues, on trouve également des éléments de surprise et un humour très rafraîchissants. Je pense pour la surprise au « trésor » de la Guilde, et pour l’humour aux dialogues assez pertinents de la mère du Gibbeux et du Repton (« Oh, vous m’emmerdez ! »). Autant de petits éléments discrets et essentiels qui donnent envie et plaisir à relire l’album. Au final, une histoire qui a su me captiver assez rapidement, une fraîcheur et une originalité véritables, le premier tome d’une série qui promet vraiment et un album qui se suffit déjà en lui-même tant par le dessin que par son scénario.

21/03/2006 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Retour au collège
Retour au collège

Tiens, c'est marrant, les avis sur cette BD sont plutôt tièdes et j'ai l'impression que tous lui reprochent de ne pas être ce que, de toutes façons, elle ne prétend pas être, à savoir un documentaire instructif. Riad Sattouf, pour autant que je sache, n'avait pas l'intention en faisant cette BD d'apprendre à la France les terribles secrets de la vie dans les collèges huppés. C'est peut-être l'excuse qu'il a sorti à l'éditeur pour obtenir une avance, mais d'après les premières pages du bouquin, son intention me semble claire : ce retour au collège, c'est une expérience qu'il a voulu vivre en espérant exorciser un traumatisme de sa jeunesse, pas un reportage. Ce bouquin, c'est un carnet comme en écrivent ses confrères Joann Sfar ou Lewis Trondheim. Alors, après, on peut ne pas apprécier Sattouf, sa personne, son style, son humour, mais reprocher à la BD de ne pas être un bon reportage, ça me paraît hors sujet. Bref. Pour ma part, je suis plutôt fan de cet auteur, parce que je le trouve drôle, parce que je trouve qu'il a un talent fou pour croquer des personnages (même s'il tombe parfois dans la caricature un peu facile), parce que je me reconnais dans ce qu'il écrit. Et aussi parce que, comme lui, je n'aime pas les jeunes ;) J'ai moi aussi haï mes années de collège, j'ai moi aussi eu l'occasion d'y retourner une fois adulte dans le cadre de mon travail, alors effectivement je peux dire comme mes petits camarades que sa BD ne m'apprend pas grand'chose que je n'avais déjà eu l'occasion de constater moi-même, mais une fois de plus, comme je ne m'attendais pas à lire un documentaire mais une BD d'humour, je n'ai pas été déçu, car l'humour caustique de Sattouf est toujours aussi efficace et réjouissant, et son sens de l'observation toujours aussi aiguisé. Pour chipoter, on pourrait dire que Sattouf s'égare par moments quand il essaie de jouer au philosophe de comptoir pour faire comme son copain Sfar (la séquence où il se transforme en Yoda pour expliquer aux jeunes que le racisme c'est mal est assez ridicule... rhâââ, la mauvaise influence de Sfar sur Sattouf finira par le perdre, le pôvre Riad). Mais vraiment, c'est pour chipoter, hein. Bon, bref, pour moi Sattouf est l'un des meilleurs auteurs actuels, surtout depuis que Larcenet est parti mener l'ordinaire combat de la reconnaissance critique, et cet album est une réussite.

21/03/2006 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Hiram Lowatt & Placido
Hiram Lowatt & Placido

Je n'ai lu que le tome 2 et apparemment, d'après les avis précédents, je n'ai rien manqué. Pour ma part j'ai vraiment aimé ce tome, surtout le scénario. Bon, le dessin est très "tendance", et même si ce n'est pas ce que je préfère, il colle très bien à l'ambiance et au final, c'est quand même très réussi. Mais ce qui m'a vraiment emmené, c'est le scénario. Alors évidemment il y a pas mal d'incohérences, volontaires je pense, qui contribuent largement, avec le thème abordé, le cannibalisme, à nous dépeindre la vanité de l'homme et l'horreur dans laquelle il s'est trop souvent vautré. De l'autre coté, Hiram Lowatt, Placido et Miss Norton représentent les "civilisés", tour à tour attirés et écœurés par les "ogres". Mais ils se réveilleront et sauront agir comme il convient. Rondement mené, bien dessiné, une réussite.

21/03/2006 (modifier)