Absolument génial ! "Le génie des alpages" est la bd d'humour à avoir chez soi ! (pour les amateurs de non-sens bien sur, car les autres auront du mal à la lire).
Enfin, bref, cette bd est vraiment drôle, les personnages (comme toujours chez F'murr) sont géniaux : le berger, le chien, les moutons et tous les autres !
Les dessins sont sympas aussi, mais bon, c'est pas ce qui fait le charme de cette bd...
En gros, c'est une super série !!!
Pour ma part, je trouve cette bande dessinée fort intéressante et surtout fort attachante...Tout d'abord, si je devais la décrire je dirais qu’il s'agit d'une sorte de BD expérimentale qui consiste à dessiner et à narrer des petites tranches de vie quotidienne en direct. Bien entendu, il y a des hauts et des bas. Des passages vraiment savoureux alors que d'autres sont relativement insipides. Mais pour ma part, la sauce a pris et je me suis progressivement senti happer dans cette vie qui n'est pas la mienne, à m’intéresser à toute cette petite famille, à la vie de l’association, aux difficultés rencontrées par les jeunes Bédéistes….Et arriver au bout du livre, j'étais un "tantinet tristounet" que cela s'arrête déjà. Il est vrai qu'il y a un petit coté voyeur dans tout cela...Mais cela ne m'a pas gêné. En fait, je me rends compte que j'aime bien voir la vie des autres car cela me permet de réfléchir sur la mienne. Alors, bien entendu, je pense que cela ne plaira pas à tout le monde. Toutefois si j'ai apprécié, d'autres vivront probablement la même chose, que certains trouveront cela chiant à mourir...Mais!!! Enfin, quant au dessin, il faut aimer. De nouveau, c'est relativement inégal avec des moments vraiment riches avec une profusion de détails et d'autres où le dessin est un peu moins réussi. Mais de nouveau, on peut se demander si ce n’est pas inhérent à l'exercice en lui-même.
Bref, chouette expérience que je recommande aux petits curieux...
Will était un grand auteur de la bd franco-belge. Cet album lui rend hommage d’une belle manière en réunissant tous des grands noms de la bd. Le crayon passe ainsi de main en main au fil des pages sans que l’homogénéité de l’album ne soit altérée. Le scénario est classique mais conserve tous les ingrédients d’un bon récit d’aventure. L’histoire de ce jeune homme, qui part sur les traces de son aïeul disparu dans des îles lointaines, n’est pas sans rappeler celle du "trésor de Rackham le Rouge". A lire !
La science-fiction est un thème qui me plait beaucoup. Et de ce coté là, on est assez gâté, beaucoup de scénaristes nous font grâce de leur vision du futur.
Pourtant, ce n'est pas ce genre de bd que j'achète le plus, je pense que cela est dû au manque d'originalité qui se dégagent de certaines séries.
En feuilletant, le tome 1 de Acriboréa, ce qui m'a frappé c'est le coté adulte du graphisme. Cela semblait donner une certaine crédibilité à cette bd et c'est d'ailleurs ce qui a motivé mon achat.
Après avoir lu ce premier tome, je dois avouer que je n'ai pas été déçu. J'ai trouvé la mise en place du récit un peu confuse au départ mais après une quinzaine de pages, les aboutissants deviennent beaucoup plus perceptibles. Le scénario est plutôt dense, beaucoup d'éléments viennent se greffer pour nous donner une histoire tout à fait cohérente. Les personnages principaux ne manquent pas de personnalité et de plus, le rôle de certains d'entre eux est encore très flou, ce qui attise ma curiosité et qui intensifie mon intérêt pour cette bd.
Au niveau du dessin, j'aime beaucoup le coup de crayon de Stéphane Créty. Son graphisme est très actuel et comme je l'ai dis plus haut, il se dégage de celui-ci, une touche de réalisme qui accentue encore plus la crédibilité du récit.
"L'incertain" est un tome d'introduction qui ne manque pas de qualités. Cette série est, pour le moment, tout à fait digne d'intérêt.
Faisons confiance aux auteurs pour l'avenir d'Acroboréa !
En tout cas, c'est à suivre !
Très bon album de démarrage pour cette série « le désespoir du singe ». Si ce n'est ce titre, qui n'a quand même pas grand chose en rapport avec l'histoire, et une couverture un peu triste, bien des ingrédients sont réunis pour me plaire : un dessin très charmeur, où évoluent des personnages aux traits anguleux mais néanmoins sympathiques, une mise en page sobre mais efficace, des couleurs aux tons variés et toujours plaisants.
Quant à l'histoire, elle est très rafraîchissante alliant à la fois beaucoup de poésie, d'humour et quelques points de réflexion quelque peu « engagés ». On aborde ainsi, bon gré mal gré, des sujets tels que le terrorisme, l'abandon de la filière pêche au bénéfice de l'agriculture intensive et ce, je cite, pour « ne pas entraver l'équilibre communautaire ». Sans parler des actions plutôt expéditives de la milice gouvernementale. En dernière page, l'histoire prend un tour plus dramatique et laisse aux auteurs bien des explorations possibles. A suivre...
Isaac est un jeune peintre talentueux en mal de reconnaissance qui va sur un coup de tête et grâce à son talent, tourner le dos à ce qui fait partie de sa vie d’alors et s’embarquer sur un navire vers le nouveau monde. Il est alors loin de s’imaginer les évènements qui vont survenir tout au long de son périple….
Blain est vraiment ce que l’on peut appeler un raconteur d’histoires et il le fait bien (le tome ‘les glaces’ est pour moi un petit bijoux). S’il faut aimer le style graphique de l’auteur qui ne peut de toute façon laisser indifférent, on se laisse avec plaisir emporter par les aventures d’Isaac et l’on en redemande puisque le tome 5 apparaît comme un album de transition, d’autres aventures sont à venir !
J’attendrai la fin de la série pour peut-être noter celle-ci parmi les séries cultes.
Beau et réussi ! Nouvelle confirmation du talent graphique d'Alfred et narratif de Peyraud. Peut-être moins ambitieux que La voleuse du père fauteuil de Yoann et Omond sur une thématique parfois voisine, mais plus épique et plus accessible. Très agréable donc, plein de sentiments et de lyrisme politique, la rencontre de la grande Russie, du grand soir et du grand amour. A confirmer dans le prochain volume... car ce n'est qu'une mise en place.
Très agréable et très réussi. Tout en restant accessible à tous les publics, Simon Hureau impose un style narratif riche et très personnel. Bien au delà d'une nième aventure enfantine "à la bibliothèque rose" comme ont pu l'écrire certains : le travail d'un auteur qu'on savait à la fois voyageur, ouvert sur le monde, et intéressé par les questions sociales et humaines. Cet album là parvient à retrouver tout ça (le goût de l'évasion, de l'exotisme, les valeurs humaines, des questions sociales), en gardant une fraîcheur géniale, que vos enfants aussi apprécieront. J'ai beaucoup aimé quoi...
Locas, ça part dans tous les sens, c’est haché (faute à la parution initiale par épisodes, mais surtout faute à l’imagination pléthorique de l’auteur), souvent outrancier, parfois grotesque, entre catch féminin, superhéros ratés, soap opéra surmaquillé, milliardaires excentriques, réparateurs de soucoupes volantes, exécutions sommaires, sourires ultra-brite et amour à plusieurs… D’abord, Locas, on se dit que c’est un pavé, et qu’on va y passer du temps. Et puis on se dit que ça n’a ni queue ni tête et que – peut-être – finalement, on va jeter l’éponge. Et puis on continue parce que lentement, un peu plus vite, presque étonnamment, il se passe quelque chose, qu’on comparerait facilement à de l’alchimie, mais qui n’est rien d’autre que l’effet du talent de l’auteur. Parce qu’au delà de ce feu d’artifice d’effets narratifs, de grimaces, de coiffures explosives et d’émotions à la truelle, ou plutôt grâce à ce feu d’artifice, s’échafaude page après page un petit monde populaire, modeste, complexe et attachant, qui ressemble à celui de nos quartiers, de nos villages et de nos lycées. Parce qu’au milieu de tout ça, comme au milieu de la photo mal cadrée d’un week-end en famille, il y a Hopey et Maggie, leur affection mutuelle et leurs questionnements profonds.
Grâce soit rendue aux éditeurs de cette merveille d’intégrale de nous avoir permis de redécouvrir ce monument !
Patron, vite, la seconde partie !
Si Aldébaran est une série de science fiction qui a autant de succès, elle le doit en grande partie à la qualité de son scénario. En effet, Léo nous raconte une histoire captivante avec beaucoup de surprises et dans laquelle les personnages évoluent de manière très intéressante tant physiquement que psychologiquement. Cette histoire arrive à nous faire rêver tout en restant très cohérente dans sa construction.
Par contre, je trouve que les dessins sont beaucoup trop figés notamment concernant les mouvements et les expressions des personnages ce qui est vraiment dommage. Si je ne classe pas cette série parmi les séries cultes, c’est uniquement à cause du dessin, mais le scénario lui le mérite.
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Le Génie des alpages
Absolument génial ! "Le génie des alpages" est la bd d'humour à avoir chez soi ! (pour les amateurs de non-sens bien sur, car les autres auront du mal à la lire). Enfin, bref, cette bd est vraiment drôle, les personnages (comme toujours chez F'murr) sont géniaux : le berger, le chien, les moutons et tous les autres ! Les dessins sont sympas aussi, mais bon, c'est pas ce qui fait le charme de cette bd... En gros, c'est une super série !!!
Livret de phamille
Pour ma part, je trouve cette bande dessinée fort intéressante et surtout fort attachante...Tout d'abord, si je devais la décrire je dirais qu’il s'agit d'une sorte de BD expérimentale qui consiste à dessiner et à narrer des petites tranches de vie quotidienne en direct. Bien entendu, il y a des hauts et des bas. Des passages vraiment savoureux alors que d'autres sont relativement insipides. Mais pour ma part, la sauce a pris et je me suis progressivement senti happer dans cette vie qui n'est pas la mienne, à m’intéresser à toute cette petite famille, à la vie de l’association, aux difficultés rencontrées par les jeunes Bédéistes….Et arriver au bout du livre, j'étais un "tantinet tristounet" que cela s'arrête déjà. Il est vrai qu'il y a un petit coté voyeur dans tout cela...Mais cela ne m'a pas gêné. En fait, je me rends compte que j'aime bien voir la vie des autres car cela me permet de réfléchir sur la mienne. Alors, bien entendu, je pense que cela ne plaira pas à tout le monde. Toutefois si j'ai apprécié, d'autres vivront probablement la même chose, que certains trouveront cela chiant à mourir...Mais!!! Enfin, quant au dessin, il faut aimer. De nouveau, c'est relativement inégal avec des moments vraiment riches avec une profusion de détails et d'autres où le dessin est un peu moins réussi. Mais de nouveau, on peut se demander si ce n’est pas inhérent à l'exercice en lui-même. Bref, chouette expérience que je recommande aux petits curieux...
L'Arbre des deux printemps
Will était un grand auteur de la bd franco-belge. Cet album lui rend hommage d’une belle manière en réunissant tous des grands noms de la bd. Le crayon passe ainsi de main en main au fil des pages sans que l’homogénéité de l’album ne soit altérée. Le scénario est classique mais conserve tous les ingrédients d’un bon récit d’aventure. L’histoire de ce jeune homme, qui part sur les traces de son aïeul disparu dans des îles lointaines, n’est pas sans rappeler celle du "trésor de Rackham le Rouge". A lire !
Acriboréa
La science-fiction est un thème qui me plait beaucoup. Et de ce coté là, on est assez gâté, beaucoup de scénaristes nous font grâce de leur vision du futur. Pourtant, ce n'est pas ce genre de bd que j'achète le plus, je pense que cela est dû au manque d'originalité qui se dégagent de certaines séries. En feuilletant, le tome 1 de Acriboréa, ce qui m'a frappé c'est le coté adulte du graphisme. Cela semblait donner une certaine crédibilité à cette bd et c'est d'ailleurs ce qui a motivé mon achat. Après avoir lu ce premier tome, je dois avouer que je n'ai pas été déçu. J'ai trouvé la mise en place du récit un peu confuse au départ mais après une quinzaine de pages, les aboutissants deviennent beaucoup plus perceptibles. Le scénario est plutôt dense, beaucoup d'éléments viennent se greffer pour nous donner une histoire tout à fait cohérente. Les personnages principaux ne manquent pas de personnalité et de plus, le rôle de certains d'entre eux est encore très flou, ce qui attise ma curiosité et qui intensifie mon intérêt pour cette bd. Au niveau du dessin, j'aime beaucoup le coup de crayon de Stéphane Créty. Son graphisme est très actuel et comme je l'ai dis plus haut, il se dégage de celui-ci, une touche de réalisme qui accentue encore plus la crédibilité du récit. "L'incertain" est un tome d'introduction qui ne manque pas de qualités. Cette série est, pour le moment, tout à fait digne d'intérêt. Faisons confiance aux auteurs pour l'avenir d'Acroboréa ! En tout cas, c'est à suivre !
Le Désespoir du Singe
Très bon album de démarrage pour cette série « le désespoir du singe ». Si ce n'est ce titre, qui n'a quand même pas grand chose en rapport avec l'histoire, et une couverture un peu triste, bien des ingrédients sont réunis pour me plaire : un dessin très charmeur, où évoluent des personnages aux traits anguleux mais néanmoins sympathiques, une mise en page sobre mais efficace, des couleurs aux tons variés et toujours plaisants. Quant à l'histoire, elle est très rafraîchissante alliant à la fois beaucoup de poésie, d'humour et quelques points de réflexion quelque peu « engagés ». On aborde ainsi, bon gré mal gré, des sujets tels que le terrorisme, l'abandon de la filière pêche au bénéfice de l'agriculture intensive et ce, je cite, pour « ne pas entraver l'équilibre communautaire ». Sans parler des actions plutôt expéditives de la milice gouvernementale. En dernière page, l'histoire prend un tour plus dramatique et laisse aux auteurs bien des explorations possibles. A suivre...
Isaac le pirate
Isaac est un jeune peintre talentueux en mal de reconnaissance qui va sur un coup de tête et grâce à son talent, tourner le dos à ce qui fait partie de sa vie d’alors et s’embarquer sur un navire vers le nouveau monde. Il est alors loin de s’imaginer les évènements qui vont survenir tout au long de son périple…. Blain est vraiment ce que l’on peut appeler un raconteur d’histoires et il le fait bien (le tome ‘les glaces’ est pour moi un petit bijoux). S’il faut aimer le style graphique de l’auteur qui ne peut de toute façon laisser indifférent, on se laisse avec plaisir emporter par les aventures d’Isaac et l’on en redemande puisque le tome 5 apparaît comme un album de transition, d’autres aventures sont à venir ! J’attendrai la fin de la série pour peut-être noter celle-ci parmi les séries cultes.
Le Désespoir du Singe
Beau et réussi ! Nouvelle confirmation du talent graphique d'Alfred et narratif de Peyraud. Peut-être moins ambitieux que La voleuse du père fauteuil de Yoann et Omond sur une thématique parfois voisine, mais plus épique et plus accessible. Très agréable donc, plein de sentiments et de lyrisme politique, la rencontre de la grande Russie, du grand soir et du grand amour. A confirmer dans le prochain volume... car ce n'est qu'une mise en place.
L'Empire des hauts murs
Très agréable et très réussi. Tout en restant accessible à tous les publics, Simon Hureau impose un style narratif riche et très personnel. Bien au delà d'une nième aventure enfantine "à la bibliothèque rose" comme ont pu l'écrire certains : le travail d'un auteur qu'on savait à la fois voyageur, ouvert sur le monde, et intéressé par les questions sociales et humaines. Cet album là parvient à retrouver tout ça (le goût de l'évasion, de l'exotisme, les valeurs humaines, des questions sociales), en gardant une fraîcheur géniale, que vos enfants aussi apprécieront. J'ai beaucoup aimé quoi...
Locas
Locas, ça part dans tous les sens, c’est haché (faute à la parution initiale par épisodes, mais surtout faute à l’imagination pléthorique de l’auteur), souvent outrancier, parfois grotesque, entre catch féminin, superhéros ratés, soap opéra surmaquillé, milliardaires excentriques, réparateurs de soucoupes volantes, exécutions sommaires, sourires ultra-brite et amour à plusieurs… D’abord, Locas, on se dit que c’est un pavé, et qu’on va y passer du temps. Et puis on se dit que ça n’a ni queue ni tête et que – peut-être – finalement, on va jeter l’éponge. Et puis on continue parce que lentement, un peu plus vite, presque étonnamment, il se passe quelque chose, qu’on comparerait facilement à de l’alchimie, mais qui n’est rien d’autre que l’effet du talent de l’auteur. Parce qu’au delà de ce feu d’artifice d’effets narratifs, de grimaces, de coiffures explosives et d’émotions à la truelle, ou plutôt grâce à ce feu d’artifice, s’échafaude page après page un petit monde populaire, modeste, complexe et attachant, qui ressemble à celui de nos quartiers, de nos villages et de nos lycées. Parce qu’au milieu de tout ça, comme au milieu de la photo mal cadrée d’un week-end en famille, il y a Hopey et Maggie, leur affection mutuelle et leurs questionnements profonds. Grâce soit rendue aux éditeurs de cette merveille d’intégrale de nous avoir permis de redécouvrir ce monument ! Patron, vite, la seconde partie !
Aldébaran
Si Aldébaran est une série de science fiction qui a autant de succès, elle le doit en grande partie à la qualité de son scénario. En effet, Léo nous raconte une histoire captivante avec beaucoup de surprises et dans laquelle les personnages évoluent de manière très intéressante tant physiquement que psychologiquement. Cette histoire arrive à nous faire rêver tout en restant très cohérente dans sa construction. Par contre, je trouve que les dessins sont beaucoup trop figés notamment concernant les mouvements et les expressions des personnages ce qui est vraiment dommage. Si je ne classe pas cette série parmi les séries cultes, c’est uniquement à cause du dessin, mais le scénario lui le mérite.