Voies off est un thriller composé de 10 nouvelles sans lien les unes avec les autres, si ce n’est leurs qualités. Le graphisme de la couverture a tout de suite attiré mon attention. A l’intérieur je trouve les dessins originaux et très réussis, avec une mention particulière pour la première et la dernière page de chaque histoire superbement illustrée en pleine page.
Pothier signe ici une œuvre atypique et très plaisante à lire. 10 petits polars qui tournent autour de 10 thèmes différents. Une seule constante : une fin originale. Ce n’est pas évident de finir un polar de manière surprenante et le moins que l’on puisse dire ici c’est que l’auteur a plutôt bien réussi cet exercice. On va de surprise en en fin inattendue à chaque nouvelle.
Je pense que certaines histoires sont meilleures que d’autres, mais dans l’ensemble c’est une BD de qualité, avec une pointe d’humour noir. En fait une BD vivement conseillée car très agréable à lire !
Note approximative : 3.5/5
Quel dommage que cette série n'ait pas été reprise après la disparition de son éditeur, le Téméraire, car j'ai été très agréablement surpris à sa lecture. Pour la petite histoire, cela faisait un moment que je voyais cette BD dans les librairies d'occasion, mais son faible prix et le fait que je n'en avais jamais entendu parler avant me faisait craindre un mauvais album. Mais en réalité, c'est uniquement parce que c'est le tome 1 d'une série abandonnée que son prix était si bas.
Ce que j'aime surtout dans cette BD, c'est son dessin. Etrangement, il me fait vaguement penser à du Foerster ou à du Andreas, à cause des hachures, de certains décors, certains personnages. En tout cas, c'est pour moi un gage de qualité. Les couleurs sont excellentes, les décors souvent superbes. Les seuls défauts sont dans les visages des personnages, un peu trop figés pour les hommes et relativement ratés hélas pour les femmes. Malgré cela, je trouve que c'est un très bel album.
Le décor de cette histoire est une Europe Steampunk plongée dans un conflit international. Ce n'est pas sans rappeler Arrowsmith que j'ai lu peu de temps auparavant, pour ce décor proche de la première guerre mondiale, et les pays qui ont parfois les mêmes noms (France = Gallia dans l'un comme dans l'autre). Zeppelins, sous-marins, art nouveau, uniformes militaires : les amateurs de Steampunk s'y retrouveront avec plaisir.
L'histoire, pour sa part, est relativement simple pour ce premier tome puisqu'il s'agit de l'infiltration en territoire ennemi de deux espions originaires de l'England Viktorienne, avec les complots militaires et stratégiques que leur mission implique. Le récit s'arrête un peu net hélas en fin de premier tome puisqu'il était à suivre. Mais c'est un début d'histoire très correct.
Seul défaut à mes yeux, le comportement assez puéril des deux personnages principaux qui jouent parfois la carte du comique nonchalant (l'une est une cruche amoureuse, l'autre un dragueur bagarreur assez irresponsable), ce qui ne colle pas trop avec l'ambiance Steampunk sérieuse.
Quelques petits défauts mais de grandes qualités pour cette série française originale dont j'aurais vraiment aimé qu'il existe une suite. Un jour peut-être ?
Comme quoi... Quand je lis tous les posts qui précédent, je me dis que ça illustre bien le proverbe : les goûts et les couleurs. Moi, j'ai beaucoup aimé les deux premiers tomes. Ils prolongent la série mère de belle façon et pour ne rien gâcher, les histoires, les contes ou les légendes (appelez les comme bon vous semble), sont très bien écrites et savent ménager un suspense intéressant. Le premier tome a ma préférence. La raison ? L'utilisation d'un noir et blanc très pertinent qui augmente selon moi, le caractère mystérieux des récits proposés. Le tome 2 aurait (ce n'est que mon avis) gagné à s'inscrire dans la même optique.
Pour résumer, voila une lecture que je ne regrette pas et une série que je compte suivre de très prés.
"Le tueur", une profession comme une autre…
J’ai toujours lu pas mal d’éloge sur cette série, mais graphiquement, c’est typiquement le genre d’albums que je n’aurais pas débuté sans un petit coup de pousse. Et avec la récente opération Le meilleur de la BD qui permet d’acheter le tome 1 à 5€ c'était l’occasion ou jamais. Et oui, car Jacamon, nous livre des dessins et des couleurs pas forcément très facile à aborder. Au départ, je trouvais le trait très grossier et le visage du personnage principal franchement pas terrible, et puis au fil des pages je m’y suis fait et j’ai même fini par l’apprécier sans pour autant être un inconditionnel. Et puis ça a le mérite de sortir des sentiers battus.
Côté scénario Matz, signe une histoire pas très politiquement correcte. Son héros est un tueur à gage sans état d’âme qui a une philosophie de la vie très cynique. Ses pensées et ça façon d’interpréter le monde qui l’entoure sont assez dérangeante, et pire encore, convaincante. Il y a très peu de dialogues, l’essentiel des bulles retournent les pensées du tueur, il y a beaucoup de flash back, et tout ça est très bien écrit, l’intrigue n’est pas vraiment très haletante mais très prenante. J’ai particulièrement apprécié de lire ces 5 albums et ça me cause un petit problème car je ne cautionne pas les raisonnements amoraux du tueur.
PS : Cette série a l’avantage d’être achevée en 5 tomes, et la pagination de ces albums est toujours supérieure ou égale à 56 pages.
Cette BD me rappelle beaucoup Mémoires d'un incapable, par son coté désespérant et son héros pitoyable, contre qui le sort s’acharne. C’est noir, c’est triste, et je dois avouer que ça m’a plu et touché. Bon maintenant c’est sûr qu’il faut être friand de ce genre d’histoire un peu sombre pour apprécier pleinement.
En plus comme la réalisation suit (dessin sympa, découpage original, couverture superbe…), je suis bien content de ma lecture, et je lirai la suite sans hésiter. Une belle découverte.
Très bonne série, aussi bien graphiquement que scénariquement.
Intrigue passionnante, et surtout, le lien avec les séries Le Maître de Jeu et Le Clan des chimères rend l'ensemble vraiment génial.
Seul bémol : j'ai tous les tomes depuis la première édition, et voilà que depuis le tome 7 (deuxième saison) le format d'édition change ! c'est l'horreur, mes BD ne sont plus "bien rangées" dans mon étagère....
Voila ce que j'appelle un agréable moment de lecture. Une histoire fantastique sur fond de western qui démarre sur le chapeau de roues (de chariot), un graphisme et une mise en couleur hyper précis et travaillés et me voila comblé. Pour ne rien gâcher, la couverture du premier tome est une merveille. Elle résume de manière très talentueuse l'esprit même de l'album ; c'est à dire un mélange de fantastique, de poésie, de drame oppressant. C'est suffisamment rare de voir autant de qualité dans une couverture pour être souligné avec force.
Maintenant un petit bémol à cet enthousiasme pourtant sincère ?
Ben... je trouve que la divulgation de l'identité de l'auteur des carnages arrive un peu vite. J'aurais aimé plus de mystère. Herenguel aurait peut être dû suggérer la réponse sans apporter trop vite une réponse. J'ai été réellement gêné par la rapidité avec laquelle il nous a donné les clés... J'ai ressenti une sorte de frustration, comme si on privait mon imagination des images effrayantes qu'elle aurait pu produire au fur et à mesure de l'avancée dans le récit.
Jamais content hein... ces lecteurs !!! Mais si ! Mais si... Mais c'est vrai que j'aurais aimé qu'on me fasse saliver.
Ces jérémiades mises à part, je ne saurais trop conseiller cette bd qui demeure de la bel ouvrage... avis aux amateurs.
Une BD sympathique qui se laisse lire facilement.
Je viens tout juste de relire les 8 tomes que je possède actuellement, et je dois dire que j'apprécie beaucoup plus l'histoire maintenant qu'il y'a 3 ou 4 ans.
Je cours d'ailleurs demain acheter la suite qui s'annonce palpitante.
Comme dit au-dessus, c'est vrai que le scénar fait penser à un gigantesque jeu de rôles, avec montée en puissance de ses persos, constitution d'une armée, gérer les ressources etc... ce qui ne déplaira pas les rôlistes en herbe d'ailleurs :)
Le seul point un peu négatif de tout ça, c'est que certaines batailles se déroulent un peu trop vite. Et hop, on attaque tel ou tel fief, on tue tout le monde, on baise, on ripaille, et on passe au suivant!
Ha oui, et le combat contre l'armée des morts vivants qui survient à la fin du tome 7 s'annonçait dantesque, avec la mort de plusieurs héros, mais s'étale sur une petite 15aine de pages pour ensuite assister à l'arrivée d'Hazeel Thorn qui ressuscite tous les "gentils" tombés au combat!!
Mon avis ne portera que sur le tome 1, je n'ai pas lu les autres.
Cette histoire m'a bien plu, même si elle ne bénéficie pas d'un dessin merveilleux.
L'aspect concentrationnaire dans un train est une bonne trouvaille.
Ce train qui file dans un monde enneigé, reproduit les divisions sociales : les riches dans les premiers wagons, bénéficiant de tout le confort, les pauvres dans les wagons de queue, entassés comme du bétail, crevant de faim.
Cette société semble être la résultante d'une apocalypse. Au milieu de tout ça, deux personnes essayent de survivre et de se sauver de l'effroyable destin que les dirigeants du train leur préparent.
"Ibicus" fait partie du haut du panier.
Rabaté montre dans cette série une belle maîtrise du récit, du découpage -parfois cinématographique, parfois carrément figé-, mais aussi quelques belles prédispositions à faire varier ses cadrages, ses jeux de lumière... Pour une BD en noir et blanc, c'est un véritable exploit.
C'est une plongée impressionnante dans la Russie de 1917, celle qui s'apprête à basculer d'un monde à l'autre, celle qui, avec deux révolutions, deviendra un pôle d'attraction dans le monde entier. Siméon Ivanovotvh Nevzorof essaie, quant à lui, de surnager dans le déluge révolutionnaire ambiant, et plusieurs coups de pouce du destin, mais aussi des rencontres avec des fantômes du passé, lui permettront de devenir un grand personnage. Entre prédiction à double sens, et surréalisme apocalyptique, le récit de Tolstoï est ici magnifiquement retravaillé par Rabaté.
Son adaptation de l'oeuvre de Tolstoï est magistrale presque de bout en bout, et nous permet d'apprécier à sa juste valeur une oeuvre intemporelle.
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Voies off
Voies off est un thriller composé de 10 nouvelles sans lien les unes avec les autres, si ce n’est leurs qualités. Le graphisme de la couverture a tout de suite attiré mon attention. A l’intérieur je trouve les dessins originaux et très réussis, avec une mention particulière pour la première et la dernière page de chaque histoire superbement illustrée en pleine page. Pothier signe ici une œuvre atypique et très plaisante à lire. 10 petits polars qui tournent autour de 10 thèmes différents. Une seule constante : une fin originale. Ce n’est pas évident de finir un polar de manière surprenante et le moins que l’on puisse dire ici c’est que l’auteur a plutôt bien réussi cet exercice. On va de surprise en en fin inattendue à chaque nouvelle. Je pense que certaines histoires sont meilleures que d’autres, mais dans l’ensemble c’est une BD de qualité, avec une pointe d’humour noir. En fait une BD vivement conseillée car très agréable à lire !
Récits d'un siècle oublié
Note approximative : 3.5/5 Quel dommage que cette série n'ait pas été reprise après la disparition de son éditeur, le Téméraire, car j'ai été très agréablement surpris à sa lecture. Pour la petite histoire, cela faisait un moment que je voyais cette BD dans les librairies d'occasion, mais son faible prix et le fait que je n'en avais jamais entendu parler avant me faisait craindre un mauvais album. Mais en réalité, c'est uniquement parce que c'est le tome 1 d'une série abandonnée que son prix était si bas. Ce que j'aime surtout dans cette BD, c'est son dessin. Etrangement, il me fait vaguement penser à du Foerster ou à du Andreas, à cause des hachures, de certains décors, certains personnages. En tout cas, c'est pour moi un gage de qualité. Les couleurs sont excellentes, les décors souvent superbes. Les seuls défauts sont dans les visages des personnages, un peu trop figés pour les hommes et relativement ratés hélas pour les femmes. Malgré cela, je trouve que c'est un très bel album. Le décor de cette histoire est une Europe Steampunk plongée dans un conflit international. Ce n'est pas sans rappeler Arrowsmith que j'ai lu peu de temps auparavant, pour ce décor proche de la première guerre mondiale, et les pays qui ont parfois les mêmes noms (France = Gallia dans l'un comme dans l'autre). Zeppelins, sous-marins, art nouveau, uniformes militaires : les amateurs de Steampunk s'y retrouveront avec plaisir. L'histoire, pour sa part, est relativement simple pour ce premier tome puisqu'il s'agit de l'infiltration en territoire ennemi de deux espions originaires de l'England Viktorienne, avec les complots militaires et stratégiques que leur mission implique. Le récit s'arrête un peu net hélas en fin de premier tome puisqu'il était à suivre. Mais c'est un début d'histoire très correct. Seul défaut à mes yeux, le comportement assez puéril des deux personnages principaux qui jouent parfois la carte du comique nonchalant (l'une est une cruche amoureuse, l'autre un dragueur bagarreur assez irresponsable), ce qui ne colle pas trop avec l'ambiance Steampunk sérieuse. Quelques petits défauts mais de grandes qualités pour cette série française originale dont j'aurais vraiment aimé qu'il existe une suite. Un jour peut-être ?
Les Contes des Hautes Terres
Comme quoi... Quand je lis tous les posts qui précédent, je me dis que ça illustre bien le proverbe : les goûts et les couleurs. Moi, j'ai beaucoup aimé les deux premiers tomes. Ils prolongent la série mère de belle façon et pour ne rien gâcher, les histoires, les contes ou les légendes (appelez les comme bon vous semble), sont très bien écrites et savent ménager un suspense intéressant. Le premier tome a ma préférence. La raison ? L'utilisation d'un noir et blanc très pertinent qui augmente selon moi, le caractère mystérieux des récits proposés. Le tome 2 aurait (ce n'est que mon avis) gagné à s'inscrire dans la même optique. Pour résumer, voila une lecture que je ne regrette pas et une série que je compte suivre de très prés.
Le Tueur
"Le tueur", une profession comme une autre… J’ai toujours lu pas mal d’éloge sur cette série, mais graphiquement, c’est typiquement le genre d’albums que je n’aurais pas débuté sans un petit coup de pousse. Et avec la récente opération Le meilleur de la BD qui permet d’acheter le tome 1 à 5€ c'était l’occasion ou jamais. Et oui, car Jacamon, nous livre des dessins et des couleurs pas forcément très facile à aborder. Au départ, je trouvais le trait très grossier et le visage du personnage principal franchement pas terrible, et puis au fil des pages je m’y suis fait et j’ai même fini par l’apprécier sans pour autant être un inconditionnel. Et puis ça a le mérite de sortir des sentiers battus. Côté scénario Matz, signe une histoire pas très politiquement correcte. Son héros est un tueur à gage sans état d’âme qui a une philosophie de la vie très cynique. Ses pensées et ça façon d’interpréter le monde qui l’entoure sont assez dérangeante, et pire encore, convaincante. Il y a très peu de dialogues, l’essentiel des bulles retournent les pensées du tueur, il y a beaucoup de flash back, et tout ça est très bien écrit, l’intrigue n’est pas vraiment très haletante mais très prenante. J’ai particulièrement apprécié de lire ces 5 albums et ça me cause un petit problème car je ne cautionne pas les raisonnements amoraux du tueur. PS : Cette série a l’avantage d’être achevée en 5 tomes, et la pagination de ces albums est toujours supérieure ou égale à 56 pages.
Une Âme à l'amer
Cette BD me rappelle beaucoup Mémoires d'un incapable, par son coté désespérant et son héros pitoyable, contre qui le sort s’acharne. C’est noir, c’est triste, et je dois avouer que ça m’a plu et touché. Bon maintenant c’est sûr qu’il faut être friand de ce genre d’histoire un peu sombre pour apprécier pleinement. En plus comme la réalisation suit (dessin sympa, découpage original, couverture superbe…), je suis bien content de ma lecture, et je lirai la suite sans hésiter. Une belle découverte.
Le Chant des Stryges
Très bonne série, aussi bien graphiquement que scénariquement. Intrigue passionnante, et surtout, le lien avec les séries Le Maître de Jeu et Le Clan des chimères rend l'ensemble vraiment génial. Seul bémol : j'ai tous les tomes depuis la première édition, et voilà que depuis le tome 7 (deuxième saison) le format d'édition change ! c'est l'horreur, mes BD ne sont plus "bien rangées" dans mon étagère....
Lune d'argent sur Providence
Voila ce que j'appelle un agréable moment de lecture. Une histoire fantastique sur fond de western qui démarre sur le chapeau de roues (de chariot), un graphisme et une mise en couleur hyper précis et travaillés et me voila comblé. Pour ne rien gâcher, la couverture du premier tome est une merveille. Elle résume de manière très talentueuse l'esprit même de l'album ; c'est à dire un mélange de fantastique, de poésie, de drame oppressant. C'est suffisamment rare de voir autant de qualité dans une couverture pour être souligné avec force. Maintenant un petit bémol à cet enthousiasme pourtant sincère ? Ben... je trouve que la divulgation de l'identité de l'auteur des carnages arrive un peu vite. J'aurais aimé plus de mystère. Herenguel aurait peut être dû suggérer la réponse sans apporter trop vite une réponse. J'ai été réellement gêné par la rapidité avec laquelle il nous a donné les clés... J'ai ressenti une sorte de frustration, comme si on privait mon imagination des images effrayantes qu'elle aurait pu produire au fur et à mesure de l'avancée dans le récit. Jamais content hein... ces lecteurs !!! Mais si ! Mais si... Mais c'est vrai que j'aurais aimé qu'on me fasse saliver. Ces jérémiades mises à part, je ne saurais trop conseiller cette bd qui demeure de la bel ouvrage... avis aux amateurs.
Chroniques de la lune noire
Une BD sympathique qui se laisse lire facilement. Je viens tout juste de relire les 8 tomes que je possède actuellement, et je dois dire que j'apprécie beaucoup plus l'histoire maintenant qu'il y'a 3 ou 4 ans. Je cours d'ailleurs demain acheter la suite qui s'annonce palpitante. Comme dit au-dessus, c'est vrai que le scénar fait penser à un gigantesque jeu de rôles, avec montée en puissance de ses persos, constitution d'une armée, gérer les ressources etc... ce qui ne déplaira pas les rôlistes en herbe d'ailleurs :) Le seul point un peu négatif de tout ça, c'est que certaines batailles se déroulent un peu trop vite. Et hop, on attaque tel ou tel fief, on tue tout le monde, on baise, on ripaille, et on passe au suivant! Ha oui, et le combat contre l'armée des morts vivants qui survient à la fin du tome 7 s'annonçait dantesque, avec la mort de plusieurs héros, mais s'étale sur une petite 15aine de pages pour ensuite assister à l'arrivée d'Hazeel Thorn qui ressuscite tous les "gentils" tombés au combat!!
Le Transperceneige
Mon avis ne portera que sur le tome 1, je n'ai pas lu les autres. Cette histoire m'a bien plu, même si elle ne bénéficie pas d'un dessin merveilleux. L'aspect concentrationnaire dans un train est une bonne trouvaille. Ce train qui file dans un monde enneigé, reproduit les divisions sociales : les riches dans les premiers wagons, bénéficiant de tout le confort, les pauvres dans les wagons de queue, entassés comme du bétail, crevant de faim. Cette société semble être la résultante d'une apocalypse. Au milieu de tout ça, deux personnes essayent de survivre et de se sauver de l'effroyable destin que les dirigeants du train leur préparent.
Ibicus
"Ibicus" fait partie du haut du panier. Rabaté montre dans cette série une belle maîtrise du récit, du découpage -parfois cinématographique, parfois carrément figé-, mais aussi quelques belles prédispositions à faire varier ses cadrages, ses jeux de lumière... Pour une BD en noir et blanc, c'est un véritable exploit. C'est une plongée impressionnante dans la Russie de 1917, celle qui s'apprête à basculer d'un monde à l'autre, celle qui, avec deux révolutions, deviendra un pôle d'attraction dans le monde entier. Siméon Ivanovotvh Nevzorof essaie, quant à lui, de surnager dans le déluge révolutionnaire ambiant, et plusieurs coups de pouce du destin, mais aussi des rencontres avec des fantômes du passé, lui permettront de devenir un grand personnage. Entre prédiction à double sens, et surréalisme apocalyptique, le récit de Tolstoï est ici magnifiquement retravaillé par Rabaté. Son adaptation de l'oeuvre de Tolstoï est magistrale presque de bout en bout, et nous permet d'apprécier à sa juste valeur une oeuvre intemporelle.