Les derniers avis (32245 avis)

Par L'Ymagier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Red Ryder
Red Ryder

Aaaah.... ce "bon vieux" Red Ryder... Bien avant Jerry Spring, et par la suite Blueberry, existait ce cow-boy... "Red Ryder" : un nom qui sonne encore aux oreilles de nombreux lecteurs... Cette série nous vient des Etats-Unis. Imaginée et dessinée par Fred Harman, elle va paraître sous forme d'une planche dominicale, dès le 6 Novembre 1938, dans le Newspaper Enterprise Association. A partir du 27 Mars 1939, cette planche deviendra quotidienne. Jusqu'en 1960, Harman va animer la série. Au fil du temps, il sera assisté par Jim Gary, Edmond Good, John Wade Hampton... des illustrateurs qui ne seront pas mentionnés. Il passe alors "la main" à Bob McLeod qui continuera la saga jusqu'au 27 Décembre 1964 (dernière publication dans le King Feature Syndicate). Et en Europe ?... Red débarque dans l'hebdo Spirou dès 1939. Il la poursuivra jusqu'en 1952. Pour le détail de ses autres parutions : voir "SERIES". J'aime beaucoup. Vraiment. J'ai découvert Red Ryder, au début des années soixante, en relisant les vieux Spirou collectionnés par mon père. Avec Red -et Petit-Castor- je m'imaginais et rêvais des grands espaces, me plaisait à jouer au cow-boy, faisais revivre des scènes de ses histoires avec mes "petits soldats" de plastique. Bien plus tard, j'ai eu l'occasion de "tomber" sur les éditions originales brochées de chez Dupuis... de biens bons albums qui fleurent encore l'encre d'imprimerie, aux pages épaisses du mauvais papier d'après-guerre. Il m'arrive encore d'en relire, toujours agréablement surpris par les solides scénarios de Harman ainsi que par son graphisme nerveux et hachuré. Red Ryder ?... Une très belle série western importée "de là-bas", qui aura grandement plu à une génération de lecteurs... et qui ne demande qu'à être (re)découverte par d'autres. Encore faut-il trouver les albums, de plus en plus rares... Un coup de coeur, un grand... comme les formats de ces opus d'époque. Les albums : 7 albums brochés seront édités de 1948 à 1955 chez Dupuis. En 1982, Futuropolis (collection Copyright) éditera un album cartonné "à l'italienne" reprennant la période 1942-1943. L'auteur : Fred HARMAN, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, né à Saint Joseph (Missouri) le 9 Février 1902 et décédé à Phoenix (Arizona) le2 Janvier 1982. Un véritable spécialiste des scènes de western. Harman influencera de nombreux artistes dont -dans le genre- Jijé (Jerry Spring) qui d'ailleurs réalisera plusieurs planches de "raccord" pour l'édition Spirou en 1942.

28/09/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Petits Ruisseaux
Les Petits Ruisseaux

Ah oui quand même, c'est plutôt épatant, ça ! Pascal Rabaté nous surprend encore avec une nouvelle BD dans une autre direction que ses précédents ouvrages. Ici il aborde le sujet -difficile- de la sexualité du troisième âge, au travers le parcours, ou plutôt la fin de parcours d'Emile, un septuagénaire pépère qui se découvre des ressources et des vigueurs qu'il croyait éteintes. Rabaté aurait pu verser dans le salace, dans l’obséquieux ou dans la méchanceté gratuite. Mais rien de tout ça, on se retrouve avec un récit frais, sans prétention, tout en délicatesse. Pas de sensiblerie, donc, juste un amour immodéré de la vie qui préside à l’écriture de cette histoire. Le style de Rabaté est ici plus hésitant, moins travaillé que pour Ibicus, par exemple, mais il n’empêche que le regard malicieux d’Emile est là, est bien là. Décidément Futuropolis est un éditeur à suivre.

27/09/2006 (modifier)
Par Muad Dib
Note: 4/5
Couverture de la série Gunnm
Gunnm

J'avais vu le film avant d'avoir lu le manga. Je l'avais trouvé plutôt bon mais après avoir terminé les 9 tomes de la version papier je suis halluciné sur la différence entre les 2. L'anime se révèle en fait très incomplet. En effet "Gunnm" possède un univers très riche et très varié. Entre amour et violence, rêve et espoir. Yukito Kishiro est, en plus d'être un excellent dessinateur, un formidable scénariste. Je conseille donc plus que vivement l'achat de ce manga devenu culte. Je vais d'ailleurs investir désormais dans la suite, Gunnm Last Order.

27/09/2006 (modifier)
Par Akileos
Note: 4/5
Couverture de la série Le Tombeau
Le Tombeau

Ne tenez pas compte de la note, car, vous l'aurez compris, elle n'est pas du tout objective. On aurait aussi pu écrire sur cet album : Le Tombeau s'inscrit dans la lignée des séries B déclinant la thématique des maisons hantées, en y apportant une bonne dose d'aventure. Bref, un pulp à l'ancienne ou un petit film dans le ton de "Indiana Jones et la Maison hantée". En 1922, Lord Carnavon finança l'expédition égyptienne qui mit à jour la tombe de Toutankhamon. Alors que la malédiction de ces fouilles est bien connue, le nom de Mathias Fowler est totalement tombé dans l'oubli. Fowler, l'américain de l'équipe, avait toujours été obsédé par l'ancienne Egypte et lorsqu'il regagna les Etats-Unis, ce fut avec de nombreux artefacts dans ses bagages. Fowler était tellement dévoré par son obsession qu'à sa mort, il se fit enterrer avec ses serviteurs dans les sous-sols de sa demeure, reproduisant ainsi le rite des pharaons et transformant sa résidence en une version moderne des tombes de la Vallée des Rois. Près de 60 ans après la mort de Fowler, Jessica Parrish, archéologue et aventurière en puissance, est sollicitée par le nouveau propriétaire du lieux, le sénateur Cornélius, pour rassembler et conduire une équipe à l'intérieur de la maison, d'y récupérer les objets de l'expédition Toutankhamon, mais également de détruire les pièges qui ont déjà coûté la vie à deux hommes du sénateur. Mais l'équipée va rapidement tourner au drame et verser dans le fantastique. Avec cet album, Nunzio DeFilippis et Christina Weir, lesquels sont déjà des auteurs reconnus aux Etats-Unis, nous offrent là une histoire dans le pur esprit des séries B. Une histoire entraînante, une narration fluide, des personnages humains et une intrigue à rebondissements, et ce qu'il faut d'informations pour tenir le lecteur collé à son siège, dans l'attente du dénouement final. Malgré le foisonnement d'idées, le lecteur n'est jamais complètement submergé par les informations et si le découpage très cinématographique nous renvoie d'une scène à l'autre dans un débordement d'activité, cela ne nuit pas à la lecture. Le travaille de Christopher Mitten au dessin n'est certes pas sans défauts, mais son trait fin et moderne arrive fort bien à donner vie à la vision des auteurs et réussit à rendre le récit limpide et dynamique. Au final, Le Tombeau est un très agréable divertissement, sans autre prétention que de faire passer un bon moment à ses lecteurs, à lire comme on regarde un bon petit film par un dimanche pluvieux. Petites précisions par rapport à l'avis du posteur Cassidy : a) Le Tombeau a été publié bien avant que Panini achète les droits du gros de la production US. b) Nous n'avons absolument pas vocation à publier des comics "indépendant trop cool car pas commercial". Dans ce cas, comme pour tous les albums que nous avons édité et ceux que nous éditerons, il s'agit d'albums ou de projets qui ont su nous séduire. Après, les goûts et les couleurs... blablabla... Après ça, il s'agit de l'avis d'un internaute aux goûts propres que nous ne nous permettrons pas de discuter.

27/09/2006 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Volupté
La Volupté

Blutch pose sur ces pages ses idées, sentiments et inspirations, que lui procure le mot volupté. J'aime cet exercice et la contrainte que représente une telle initiative. Le fruit de cette entreprise, cette oeuvre, est en marge de la production habituelle. L'originalité d'une BD ne suffit pas pour l'élever au rang de réussite c'est certain, loin de se contenter de sa seule originalité, "La Volupté" offre bien d'autres choses capables de toucher le lecteur. J'ai aimé, j'explique pourquoi. L'histoire paraît tout d'abord confuse, construite de courtes séquences enchevêtrées dont les liens sont invisibles au début, impossible en tant que lecteur de voir des repères qui n'existent pas encore. En lisant quelques pages on est tout de suite pris par la douce folie qu'elles nous laissent tout juste sentir, le rapport avec cet ouvrage se fait sensuel, intuitif, il faut accepter de se laisser guider sereinement par le récit. Blutch explore avec un plaisir perceptible les méandres de la volupté, sa volupté, qu'il raconte de façon insolite, ambiguë, qui touche parfois au surréalisme. J'emploie le verbe explorer car Blutch raconte, recherche, il n'affirme rien. Blutch n'oublie pas au fil du récit, de nous offrir des touches poétiques et des moments comiques réellement drôles. Quand à la fin de la lecture les liens se font visibles, les pièces se mettent en place, les espaces laissés par la narration se réduisent... l'histoire composée d'images fantasmées et de scènes vraies et crues se laisse totalement appréhender et le bonheur occasionné par ce livre n'en est que plus grand. J'ai gardé le meilleur pour la fin, car si le propos a de quoi séduire, la vraie force de cet album est son graphisme. Les dessins en plus d'offrir un soutien sans faille au récit en y collant parfaitement, sont absolument superbes. Blutch est sur le terrain de l'expérimentation et croque les pages de cet album plutôt qu'il ne les dessine. Il n'y a pas de cases dans cette BD, seulement les illustrations posées là. Pour la réalisation des dessins, Blutch à utilisé seulement deux crayons de couleurs, un noir et un rouge, hormis pour les cinq planches composant les prologues et épilogues où, toujours au crayon, Blutch se sert d'autres couleurs. Le rendu est splendide, la simple bichromie que peut offrir ce procédé se trouve transcendé par une infinie déclinaison des teintes. Loin d'être simple et brouillon le trait de Blutch est précis, une force incroyable se dégage des dessins. Une forme brute et essentielle. Dans ce genre de cas l'artiste est touché par la grâce, l'art s'en trouve grandi. L'accès de cet album est particulier mais non difficile, je l'ai adoré, je suis très content de l'avoir lu. Je pense qu'il serait dommage de lui passer à côté. "La Volupté" est une oeuvre, originale, décalée mais surtout indéniablement plaisante. Lecture fortement conseillée. JJJ

27/09/2006 (modifier)
Par Nyarla
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Aigle sans orteils
L'Aigle sans orteils

J'ai adoré ce one shot que je trouve particulièrement bien réussi. L'histoire est poignante. Les dessins sont superbes, la colorisation également. L'ambiance des scènes en montagne ou à vélo est magnifique. Enfin, l'auteur a fait un travail documentaire digne d'éloges. A posséder absolument dans sa collection, surtout si on aime le vélo et la montagne.

27/09/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Epopées fantastiques (Arn / Les armées du conquérant)
Epopées fantastiques (Arn / Les armées du conquérant)

(Avis sur le 1er tome : Les armées du conquérant) C'est tout simplement : superbe !.. Les Armées du Conquérant ?... Je les ai découvertes dans le n° 1 de "Métal Hurlant" en 1975. Et j'ai été de suite conquis par ces superbes histoires de la meilleure veine du "médiéval-fantastique". Dionnet a concocté cinq histoires originales qui composent cet album. L'action générale se développe dans un temps indéfini. Mais les personnages sont des humains et les animaux dessinés sont ceux qui vivent de nos jours. Gal, au dessin, restitue chaque scénario dans un graphisme époustouflant. La mise en page est on ne peut plus recherchée : un mélange de cases régulières et d'éclatés qui forment un tout vraiment homogène à l'oeil. Les atmosphères sont soignées, les décors minutieux, la composition d'ensemble originale. L'ensemble est présenté dans un album grand format (du moins l'édition originale brochée de 1977, en noir et blanc - la meilleure-) qui permet d'apprécier ainsi le graphisme de très haute tenue réalisé par le dessinateur. Ce "one-shot" est un de mes préférés de mes nombreuses collections. Et il ne fait pas ses 30 ans d'âge. A (re)découvrir. Vite ! A noter : une réédition cartonnée, en couleurs, de 1981. A oublier. Le dessinateur : Jean-Claude GAL, dessinateur-scénariste de nationalité française, né à Digne le 6 Août 1942 et décédé en Ecosse le 23 Août 1994. Un graphisme novateur, exigeant, méticuleux. Gal y est excellent dans la composition de grandes scènes guerrières et héroïques. Quelqu'un de vraiment très prometteur, malheureusement parti trop tôt...

27/09/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mon fiston
Mon fiston

Petit coup de coeur pour moi pour cette BD un peu hors-norme. Par son graphisme et sa narration, Olivier Schrauwen rend hommage aux anciennes BDS américaines du début du 20e siècle. Couleurs vintage, mise en page rétro, personnages soignés et figés à la manière des vieilles BD, on retrouve du Winsor McCay (Little Nemo) dans cette BD mais aussi d'autres influences vénérables. Avec de tels décors et personnages, on pourrait se croire aux Etats-Unis, mais l'auteur nous rappelle subtilement que la scène a lieu en Belgique par l'insertion de séquences rappelant les tableaux surréalistes du peintre belge Magritte. Le résultat est surprenant mais très agréable. Très touché par ce graphisme, j'avoue prendre un plaisir simple à feuilleter ces pages et observer les planches. J'aime beaucoup ! Et malgré cet aspect vieillot, la lecture est tout à fait fluide et plaisante. Oui mais l'histoire me direz-vous ? Eh bien, elle est étonnante. Imaginez un gentleman grand et viril, moustache et costume parfaits, fou amoureux de son fils, un tout petit bonhomme moche et apathique, au corps de larve et qu'on n'entend à peine quand il lui arrive de parler (je note d'ailleurs avec le sourire que cet enfant a le même visage que Jimmy Corrigan, et presque autant de personnalité). Ce poupon miniature, son père au physique de vieux beau le promène un peu partout, au zoo, au musée, l'emmène au golf, etc. Et sans cesse ce sont des manifestations d'affection enamourée du père envers le fils, de fières présentations de sa progéniture aux autres adultes, et surtout des crises d'affreuses angoisses paternelles quand la petite chose se perd et risque tous les dangers tant il est petit et amorphe. Etrange, n'est-ce pas ? Oui mais drôle, burlesque, tout étant présenté avec un humour pince-sans-rire et pourtant souvent délirant. Il se dégage également un léger malaise à voir le comportement du père et de son entourage envers cette chose enfant. Une lecture qu'on ne sait très bien comment prendre entre malaise et humour, mais qui sait toucher par son originalité et la beauté rétro de son dessin.

26/09/2006 (modifier)
Par Brotch
Note: 4/5
Couverture de la série Quarterback
Quarterback

Tome 1 Ca c'est une couverture qui accroche ! Au coeur d'une grande ville américaine, on retrouve un thriller qui mêle adroitement intrigue, meurtre, et gros sous. Tout ce qu'il y a de plus banal ? Si on veut, mais c'est sans compter sur le talent narratif de l'auteur qui pendant un premier tome exceptionnel, nous balade le ventre noué, dans cette atmosphère oppressante. Quelle efficacité dans le découpage, ce dessin incisif qui régulièrement offert sans parole (parfois pour voyager dans le passé, d'autres fois pour rendre la tension plus intense). Et cette particularité de quadriller ses premières et dernière planches avec un suivi simultané de neuf personnages qui, dès cet épisode, semblent détenir la clé de l'histoire. Vivement la suite ! Tome 2 Chouette suivi des couvertures, qui, bien qu'ayant changé de coloriste en cours, conservent l'aspect attrayant de l'aventure. Car c'est bien de cela dont il s'agit ! Après s'être fait semer dans le brouillard par nos neuf "héros", et avoir à peine entraperçu quelques pièces du puzzle, nous voilà lancés à la poursuite de membres d'une équipe de Football Américain. L'équipe opposée réunissant un inspecteur du FBI avec des principes et un journaliste qui n'a pas froid aux yeux laisse présager de l'évolution de l'enquête. Et redouté d'être plus sanglant que le premier opus, le deuxième volet de ce quaterback ne déçoit pas. Tome 3 A l'ouverture du troisième épisode, même si les données précédentes sont respectées, les dessins sont souvent trop éclairés, j'imagine que c'est la colorisation par ordinateur qui donne cette impression, ou alors c'est voulu, comme pour associer au fait que la trame historique est moins floue. On accroche encore bien à l'histoire. Apprendre plus de chose sur l'un ou l'autre des neuf est on ne peut plus intéressant. Ca finit trop vite, on a l'impression qu'il reste tant à apprendre. Trop pour le dernier tome ? Tome 4 Trop, en effet. La couverture promettait pourtant un album à la hauteur. Mais dès la première page, les dessins sont bien en dessous de ce qu'on avait connu jusqu'alors. Et l'histoire qui se révèle être quelque peu tirée par les cheveux, déçoit. A trop vouloir surprendre, on oublie des morceaux en route. Dommage, ce dernier album semble vite fait, mal fait : une dernière page, où le bonus quadrillé final achève le Hara-kiri. Mais comme c'est sur l'ensemble de la série que je donne mon avis, ce dernier bâclage est à oublier. Et l'essence de cette histoire m'ayant touché, alliant aux bons moments humour (oui, oui, il y en a !) et sentiments, je conseillerai la lecture de cette série. L'achat est quant à lui laissé au choix du lecteur qui s'il aime une série même incomplète sera ravi des 3 premiers tomes, sinon qu'il garde sa monnaie pour une sortie (inattendue) du quart-arrière de la série.

26/09/2006 (modifier)
Couverture de la série La Sirène des pompiers
La Sirène des pompiers

Bien d'accord avec tous : c'est frais, poétique, un peu triste, l'histoire est originale, on se laisse bercer facilement. Contrairement à certains, j'aime le dessin. Un seul défaut selon moi : la fin, que je trouve un peu bâclée...

26/09/2006 (modifier)