Les derniers avis (32251 avis)

Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Cités obscures
Les Cités obscures

Une série qui débute dans "A suivre" n° 53 de Juin 1982 et où des cités tiennent le rôle premier... Curieux et emballant !... L'imagination fertile -et un rien débridée- de Peeters conçoit ainsi une sorte d'hommage aux grands bâtisseurs du début de l'ancien siècle (comme Horta, Eiffel...). Schuiten, lui, "accouche des images" d'un trait qui fait véritablement penser à une sorte de gravure sur papier. Cette combinaison du textuel et du graphisme m'en ont mis plein la ... vue. Une sorte de monde parallèle immense, un nouvel univers régi par des lois et des codes qui ne sont pas sans rappeler les nôtres. Ces "cités" sont inracontables. Un concept nouveau, une originalité d'idées visionnaires adroitement mêlées à la ligne classique, la sérigraphie, l'illustration et -pourquoi pas- la sculpture. Une grande oeuvre pour des mégapoles envoûtantes qui vous attirent en leur sein, vous nourrissent, et ne vous lâchent plus. J'ai été... soufflé ! Impossible de rester insensible à cette sorte de "poésie cosmique". Grand ! Tout simplement...

27/11/2006 (modifier)
Par jesme
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Y Le Dernier Homme
Y Le Dernier Homme

Cette BD m'a été conseillée par un revendeur. J'étais un peu perplexe : je ne trouvais rien d'extraordinaire au dessin et le concept de dernier homme me laissait perplexe. Mais jusqu'à présent j'avais toujours reçu de bons conseils... La lecture des 2 tomes de cette série a été une claque. Le scénario est très intelligent : être le dernier homme n'est pas de tout repos. Le plus frustrant dans cette série : il n'y a que 2 tomes qui soient sortis en français. J'ai dévoré les deux tomes d'une traite. J'attendais avec une impatience plus que certaine une éventuelle suite qui n'est jamais sortie. Pour combler ma frustration, je vais devoir me procurer la version américaine ; quel dommage ! Je ne conseille donc pas l'achat de cette BD.

27/11/2006 (modifier)
Par marcel
Note: 4/5
Couverture de la série Kaamelott
Kaamelott

Tout d'abord, je précise sans contestation possible, que cet album est complètement hors de la catégorie des Caméra café, L5, et autres Joséphine. D'abord, Dupré est un vrai dessinateur, qui n'a pas bâclé son travail, qui sait ce que sont un avant et un arrière-plan. Une mise en scène, donc, dynamique et réussie. Côté scénario, certes, c'est moins drôle parce que le jeu des acteurs manque (encore que je les "entendais" parfaitement) mais les personnages sont bien là, bien campés, ressemblants, mais avec des libertés graphiques pour renforcer les mimiques, avec toujours cette manière de parler particulière. L'intrigue en elle-même, c'est bêtement une quête. C'est infiniment mieux construit que bien des merdes pseudo celtiques que proposent Soleil et consorts. Au moins, ça ne se prend pas au sérieux. En fait, au-delà du produit dérivé, je pense que cette série est surtout une occasion pour Astier d'utiliser des choses beaucoup trop chères pour la télé : une armée de morts-vivants, une créature gigantesque dans une caverne, etc... Bref, du travail plus qu'honnête qui, même s'il faut connaître un peu le caractère des personnages, peut être lu indépendamment de la série télé.

27/11/2006 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5
Couverture de la série Tout doit disparaître
Tout doit disparaître

L’histoire se déroule dans une ville où bien peu de monde aurait envie de vivre et dans laquelle se mêle détresse, imbécillité, tares, misère, échec et déclin pour ne citer que quelques adjectifs. Dans ce contexte, une petite et jeune communauté d’adolescents rejetant ce mode de vie et se croyant au dessus des pensées et des habitudes des gens qui les entourent, essaye de vivre une vie hors norme pour ne pas ressembler au commun de cette société en recherchant des expériences fortes…. L’histoire démontrera notamment lors de l’escalade finale qu’ils ne sont pas si différents et que beaucoup de choses peuvent se dérouler dans une ville au départ destinée à mourir…. Les dessins en noir et blanc retransmettent très bien l’atmosphère oppressante du scénario qui est au départ assez difficile d’accès et devrait réserver quelques surprises lors des relectures. Un très bon album qui est aussi un très bel objet qui objective l’idée que Futuropolis est peut-être qualitativement l’éditeur de cette année 2006.

26/11/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série J.O. 2012
J.O. 2012

Voici une bonne petite bd de la collection miniblog ! Les personnages patatoïdes de Martin Vidberg, alias Everland, sont bien connus des habitués de sites bd. Monsieur Patate et sa dame sont cette fois ci mis à contribution pour organiser les prochains J.O. Enfin, c’est surtout Monsieur qui se charge de l’organisation. Madame, elle, voit d’un mauvais œil tout ce remue-ménage pour transformer leur habitation en complexe olympien. Le décalage entre les aspirations de Monsieur et la tranquillité revendiquée par Madame donnent lieu à des situations cocasses qui impriment un rictus de contentement sur les lèvres du lecteur. Petit bémol concernant le supplément web qui apporte peu de choses en plus.

26/11/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Largo Winch ?... Costaud !... Son "père", un véritable despote a été assassiné. Largo Winczlav, enfant adopté, va hériter d'un nouveau nom : Winch, et surtout hériter de milliards de dollars, d'une puissante multinationale tentaculaire et... collectionner un grand nombre de sombres et invisibles ennemis. Point de départ d'une magnifique série qui mélange très habilement les genres policier, espionnage et grande aventure. Je possédais quelques romans, parus chez Mercure de France dès 1977. Mais je dois dire que j'ai plus qu'immédiatement adhéré à la série en BD. Les scénarios ?... Du béton ! Il faut dire que Van Hamme est un véritable agrégé en sciences commerciales, licencié en droit des assurances, en journalisme et en économie. Toutes ces études et cas vécus lui ont inspiré cette véritable saga où il voltige dans les milieux de la haute finance internationale. Qui plus est, Van Hamme a créé sur papier un véritable holding mondial, un holding tentaculaire où chaque département est confié à des personnages bien typés de style et de caractère. Je m'y suis vraiment cru et me suis souvent posé la question de savoir ce qu'il en est de ces sociétés qui n'ont qu'un seul leitmotiv : le rendement. Au détriment -souvent- de ceux qui y sont employés. Mais ici le "nouveau patron" est quand même attentif aux questions d'ordre social, ne s'en prend -souvent avec une rare violence, ou par des manoeuvres machiavéliques- qu'aux "nuisibles". Tout cela me procure un réel plaisir de lecture pour une série "en béton", pétante d'action ; une véritable saga "à suspense" qui dure depuis plus de quinze ans. J'aurais aimé mettre une cote réelle de 4,5/5, mais j'en reste à "4". Les derniers opus ont légèrement baissé dans mon estime. Même si les trames générales sont bien construites, elles me semblent en deçà de celles des premiers tomes.

26/11/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Laïyna
Laïyna

Laiyna ?... Une sorte de fresque lyrique qui se déroule dans un Moyen Age de légende ; une période où rôdent encore des forces obscures, la magie et les enchantements divers... Laiyna ?... Je l'ai découverte dans l'hebdo Spirou n°2488 du 17 Décembre 1985. J'ai de suite aimé. Le postulat de départ est pourtant simple : ses parents assassinés, une petite fille est recueillie par un "petit peuple". Elle y fera l'apprentissage de la vie auprès des elfes et autres lutins. Mais devenue grande, il va lui falloir bientôt affronter le monde réel est ses nombreuses déconvenues... J'ai rencontre Hausman, en Mars de cette année, lors d'un festival BD où il était mis à l'honneur. Un personnage fantastique, une sorte de "forestier" tout droit sorti d'un conte des frères Grimm. J'ai ainsi pu admirer sa technique graphique, son traitement de la mise en page en couleurs directes. Du grand art. Laiyna ?... Une très belle série, baroque à souhait, qui mêle fort adroitement le merveilleux d'une "sauvageonne" confrontée à ce qui devra être sa "nouvelle vie". A déguster doucement ; chaque "case" -mais peut-on parler de cases ?- étant un véritable tableau à elle seule. Laiyna ?... Lorsque poésie et enchantement visuel se combinent...

26/11/2006 (modifier)
Par Cécile
Note: 4/5
Couverture de la série Magasin général
Magasin général

J'avais aimé le premier tome, j'ai adoré le deuxième. Les dessins sont superbes. Les auteurs nous livrent une histoire toute simple (sans aventure), mais une si belle tranche de vie. Le décor du Québec est plein de charme, l'humour est au rendez-vous (tout en finesse). Le deuxième tome apporte dans l'histoire des moments de générosité de toute beauté.

25/11/2006 (modifier)
Par Ninja
Note: 4/5
Couverture de la série Jihad (L'Empereur-Océan)
Jihad (L'Empereur-Océan)

Très bonne BD. Le scénario est, je trouve, bien monté et on a franchement pas le temps de s'ennuyer. Il est surtout très original et mélange bien science-fiction, mysticisme et histoire. Cela peut en repousser certains mais ça m'a beaucoup plu. Le style graphique m'a un peu rebuté au début. Le dessin en effet m'a paru un peu simpliste, pas assez détaillé. Mais j'ai vraiment apprécié la mise en scène des cases, qui mélange allégrement le rêve et la réalité, le fantasme et le matériel. Si l'on prend par exemple le dernier tome où l'un des personnages se trouve dans une cave sordide avec un spectre qui lui promet (bip... censuré !) où on peut ensuite voir ce fantasme dessiné avec des couleurs et des positions très équivoque, mais aussi très symboliques (non, ce n'est pas du sexe)... Rwaah... Bref, bonne BD je pense, un peu barrée parfois mais c'est ce qui fait son intérêt.

25/11/2006 (modifier)
Couverture de la série Dororo
Dororo

Encore une série courte de Tezuka. Mais une fois n'est pas coutume, elle aurait dû être bien plus longue (presque 50 chapitres en tout) et sa fin a été accélérée, comme il s'en excuse sur deux pages à la fin du dernier tome. Quoi qu'il en soit, ses talents de conteur sont intacts et chaque chapitre est touchant et/ou prenant. Nombre d'auteurs actuels (et pas forcément japonais) devraient s'inspirer de ses talents pour leurs scénarios, tellement ses moins bonnes réussites restent au dessus de la production moyenne du plus grand nombre.

25/11/2006 (modifier)