Ma BD de l'été assurément. D'abord, il y a plus de 100 pages de magnifiques dessins N&B. C'est massif. Y a du dessin au kilo pour les gourmands !
Puis évidemment, ce parti pris de proposer un Landru en victime de personnages plus crapuleux que lui, c'est tout bonnement excellent.
Voilà, une bonne BD type polar pour adulte...
Ce qui attire tout de suite l'attention est le dessin en peintures qui est plutôt bien réalisé. Je ne suis pas toujours accroc à ce style mais j'aime bien la patte de De Metter.
Concernant l'histoire, elle est assez forte même s'il y a déjà eu des dizaines de récits sur la première guerre mondiale, l'horreur des tranchées, véritable lieu de boucherie. On suit un homme qui lui a eu la chance de revenir en un seul morceau, ce n'est pas le cas de tout le monde : ses amis de la tranchée, ou encore ses voisins au village. Par rapport à la fin que certains peuvent critiquer, même si je comprends qu'elle est peut-être un peu rapide, j'ai du mal à voir comment on pouvait s'y attendre dès la page 2... Ce scénario tient parfaitement la route.
Un très bon one-shot.
Série historique qui nous plonge dans la guerre du pacifique entre le japon et les USA
On se plait à imaginer une autre histoire au fur et à mesure que les tomes paraissent...
A la rivalité historique d'alors entre les 2 états belligérant s'ajoute un dualisme entre les personnages (tous japonais) qui ont la capacité de modifier le cours des évènements (faut-il s'impliquer ou interférer le moins possible ?)
Passionnant débat !
Bémol : La série semble être assez longue (on doit approcher la trentaine de volumes parus au Japon)
La narration est intéressante : A chaque volume, c'est l'histoire d'un personnage différent de l'épopée arthurienne qui est racontée.
Les dessins et les couleurs sont sublimes.
Le cadre est historiquement réaliste (conforme à la culture celte antique et non revisité à la "sauce" romantique médiévale").
Cet album est passé assez inaperçu à sa sortie qui date déjà de 2004, du moins je ne me souviens pas qu'il y ait eu un peu de buzz comme avec Pourquoi j'ai tué Pierre par exemple. Je cite cet ouvrage car il est de la même collection et surtout leurs sujets sont assez proches. Tout deux constituent une sorte de témoignages de drames de l'enfance, exutoires d'un mal refoulé pendant des années.
Le texte est clairement le point fort ici, je ne connais pas le roman d'Amélie Sarn, mais Corbeyran a fait un bon travail dans ses choix. Le ton est froid, la jeune femme narratrice de son passé semble assez détachée. Je n'avais pas lu de résumé et je ne connaissais pas la teneur du propos mais on le sent rapidement venir, dès les premières pages en fait où l'accident entraînant le coma du père procure un grand plaisir à sa fille. Cela intrigue. Ce n'est pas un album qui fera sourire une seule fois. Malgré les faits évoqués, la lecture ne m'a pas non plus bouleversé. Peut-être parce que je suis un homme, que je n'ai pas d'enfants, un peu loin de m'identifier à la réalité de la narratrice.
Je ne suis pas fan du trait gras du dessinateur, mais la conception des planches est intéressante.
Une bonne lecture, un très bon roman graphique
La Lucha Libre... J'avais entendu parler de ce "magazine-BD" dans les catalogues des divers magasins de BD où je me promène régulièrement mais n'avais jamais eu l'occasion de jeter un oeil au magazine en question.
Voilà qui est chose faite puisque j'ai trouvé le numéro pour 3.5€ seulement sur un marché...
Frais. Voilà le mot qui me vient en premier à l'esprit. C'est frais, complètement délirant, plein d'humour, de super-héros pour le moins ordinaires et de méchants pas trop méchant (enfin, pas tous). Je me suis laissé séduire par le scénario très "freestyle" de Frissen et les dessins très sympas de Gobi aux couleurs chaudes agréables qui nous donnent l'impression de ne pas être si loin du Mexique et de ses héros du catch.
Le magazine comprend également deux autres histoires récurrentes, qui sont en fait des mini-sketch sur une page et qui restent sympathiques même si elles m'ont moins séduit.
Voilà, voilà... seul soucis : le prix. Comme vu précédemment 7.5€ ça fait un peu cher pour un petit magazine, mais bon... les gens achètent tellement de magazines à la con tous les jours pour 5-6€ alors quitte à mettre à peine plus, c'est quand même un aut' niveau ;o).
Félicitations à Léo pour cette suite à Aldébaran superbement bien menée.
Les décors, les couleurs et les graphismes de "Bételgeuse" sont magnifiques. Quelle imagination, quelle créativité surtout pour le monde animal. Et en plus de ce dessin vraiment réussi, le scénario est sensationnel et nous donne des réponses sur les étranges phénomènes qui se produisent sur Aldébaran et Bételgeuse. De plus un autre personnage très surprenant et intéressant intervient en fin du tome 5, ce qui nous laisse présager un très bon 3ème cycle.
Le seul petit reproche que je pourrais faire est le trop de « Kim », elle est présente en permanence ! Défocaliser le scénario sur d’autres personnages, comme dans Aldébaran (Marc, Kim etc) serait plus agréable. Peut-être dans le prochain cycle !
Merci à Léo de ne pas avoir fait durer trop longtemps le suspens concernant la Mantrisse et de continuer l’histoire sur d’autres questions ouvertes.
Très bonne BD de SF.
"Petites éclipses" est l'histoire d'un week-end entre bobos égocentriques, en pleine crise de la quarantaine (enfin, ils vont sur la quarantaine), qui n'ont d'ailleurs pas forcément envie de se retrouver là.
Qu'ils aient du mal à assumer leur âge et les responsabilités qui en découlent, qu'ils courent après une jeunesse définitivement perdue ou qu'ils cherchent encore à se dissimuler derrière une personnalité d'emprunt, tous ces personnages sont un peu pathétiques, et bien sûr, l'ambiance est assez vite pesante. Mais les auteurs, en introduisant une petite dose d'humour, du point de vue du scénario, mais aussi du dessin, avec des expressions très réussies, évitent l'écueil du récit type "règlement de compte à OK Corral".
Pour ma part, même si j'ai du mal à m’identifier aux personnages, j'ai trouvé l'étude psychologique des personnages assez pertinente. Mais ce qui monte la note à 4/5, c'est le dessin, très fluide, sympa, en noir et blanc, avec, pour ne pas gâcher, une édition Ecritures de chez Casterman toujours impeccable.
Un fort bel objet.
A peine lauréat du prix du meilleur premier album des lycéens picards 2007 grâce à Voies off, Yannick Corboz s’associe avec Wilfrid Lupano (auteur de Alim le tanneur) au scénario pour concevoir une bd pleine de fraîcheur : « Célestin gobe-la lune » !
L’histoire se déroule apparemment au XVIème, XVIIème ou XVIIIème siècle (à vous de choisir !), elle met en scène un jeune citadin au nom de Célestin. Ce dernier est un orphelin doux rêveur et libertin, il est convaincu d’être l’héritier d’une noble filiation. Ainsi, pour retrouver rapidement le rang qu’il aspire, il se mettra tous ses moyens en oeuvre pour séduire une riche demoiselle… et comme par hasard, il trouve sa cible de choix en la personne de Pimprinule : la charmante fille du roi…
Plusieurs points forts ressortent de cette bd :
Premièrement, bien que le scénario soit classique, les dialogues empreints de poésie et les situations dans lesquelles va se retrouver Célestin sont vraiment hilarants ! L’histoire est très vivante, aucun temps mort n’est à déplorer, j’ai lu cette bd d’un trait avec grand plaisir.
Deuxièmement, les personnages sont la plupart très attachants. Célestin m’est apparu comme un antihéros un peu niais qui déborde d’affections qu’on a envie à tout prix de le protéger ! D’ailleurs, le scénariste a eu l’intelligence d’insérer pertinemment dans son histoire le passé de celui-ci. Les personnages secondaires ne sont pas en reste : Pimprinule est l’archétype de la princesse hautaine et capricieuse qui semble se désintéresser complètement de la gente masculine, l’ami de Célestin semble être son complément idéal car ils sont de caractères pratiquement différents.
Troisièmement, des intrigues supplémentaires apparaissent dans la bd qui rendent la lecture intéressante (je préfère ne rien dévoiler…).
Et enfin, j’aime énormément le style de Yannick Corboz, il représente en grande partie que j’apprécie dans le dessin : un trait légèrement gras, des décors fouillis, un coup de patte relâché mais pas trop, une mise en couleurs en parfaite adéquation avec le récit avec des tons chauds et agréables à l’œil. Le découpage m’est apparu excellent et le choix des cadrages participe beaucoup à la grande vivacité de ce récit.
Bon, vous l’aurez compris, j’ai grandement apprécié « Célestin gode-la-lune ». Cette série semble être bien partie pour être un classique de la bd franco-belge. Le prochain tome devrait clore ce premier cycle : je l’attends impatiemment !
Etant fan de mangas et connaissant tous mes classiques shonens, je me permets de conseiller cet imposant volume regroupant les 13 histoires préférées des lecteurs de golgo 13.
J'ai lu ce manga avec passion. Golgo 13 est un tueur à gages. C'est un personnage trouble solitaire aux capacités surhumaines. On ne connaît pas précisément ses motivations qui le poussent à agir, ce qui rend le personnage très mystérieux. Au travers de ces histoires, on découvre les possibles causes de sa force (l'entraînement, la volonté, la génétique, l'envie de revanche...). On se demande si l'auteur lui même avait envie d'élucider ce mystère… ce qui donne une dimension quasi-mystique à ce personnage.
Golgo13 est précurseur de beaucoup de personnages dans la lignée de City Hunter ou Cobra.
Il y a beaucoup d'action.
Les dessins m'ont plu et le manga aussi.
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Henri Désiré Landru
Ma BD de l'été assurément. D'abord, il y a plus de 100 pages de magnifiques dessins N&B. C'est massif. Y a du dessin au kilo pour les gourmands ! Puis évidemment, ce parti pris de proposer un Landru en victime de personnages plus crapuleux que lui, c'est tout bonnement excellent. Voilà, une bonne BD type polar pour adulte...
Le Sang des Valentines
Ce qui attire tout de suite l'attention est le dessin en peintures qui est plutôt bien réalisé. Je ne suis pas toujours accroc à ce style mais j'aime bien la patte de De Metter. Concernant l'histoire, elle est assez forte même s'il y a déjà eu des dizaines de récits sur la première guerre mondiale, l'horreur des tranchées, véritable lieu de boucherie. On suit un homme qui lui a eu la chance de revenir en un seul morceau, ce n'est pas le cas de tout le monde : ses amis de la tranchée, ou encore ses voisins au village. Par rapport à la fin que certains peuvent critiquer, même si je comprends qu'elle est peut-être un peu rapide, j'ai du mal à voir comment on pouvait s'y attendre dès la page 2... Ce scénario tient parfaitement la route. Un très bon one-shot.
Zipang
Série historique qui nous plonge dans la guerre du pacifique entre le japon et les USA On se plait à imaginer une autre histoire au fur et à mesure que les tomes paraissent... A la rivalité historique d'alors entre les 2 états belligérant s'ajoute un dualisme entre les personnages (tous japonais) qui ont la capacité de modifier le cours des évènements (faut-il s'impliquer ou interférer le moins possible ?) Passionnant débat ! Bémol : La série semble être assez longue (on doit approcher la trentaine de volumes parus au Japon)
Arthur
La narration est intéressante : A chaque volume, c'est l'histoire d'un personnage différent de l'épopée arthurienne qui est racontée. Les dessins et les couleurs sont sublimes. Le cadre est historiquement réaliste (conforme à la culture celte antique et non revisité à la "sauce" romantique médiévale").
Elle ne pleure pas, elle chante
Cet album est passé assez inaperçu à sa sortie qui date déjà de 2004, du moins je ne me souviens pas qu'il y ait eu un peu de buzz comme avec Pourquoi j'ai tué Pierre par exemple. Je cite cet ouvrage car il est de la même collection et surtout leurs sujets sont assez proches. Tout deux constituent une sorte de témoignages de drames de l'enfance, exutoires d'un mal refoulé pendant des années. Le texte est clairement le point fort ici, je ne connais pas le roman d'Amélie Sarn, mais Corbeyran a fait un bon travail dans ses choix. Le ton est froid, la jeune femme narratrice de son passé semble assez détachée. Je n'avais pas lu de résumé et je ne connaissais pas la teneur du propos mais on le sent rapidement venir, dès les premières pages en fait où l'accident entraînant le coma du père procure un grand plaisir à sa fille. Cela intrigue. Ce n'est pas un album qui fera sourire une seule fois. Malgré les faits évoqués, la lecture ne m'a pas non plus bouleversé. Peut-être parce que je suis un homme, que je n'ai pas d'enfants, un peu loin de m'identifier à la réalité de la narratrice. Je ne suis pas fan du trait gras du dessinateur, mais la conception des planches est intéressante. Une bonne lecture, un très bon roman graphique
Lucha Libre
La Lucha Libre... J'avais entendu parler de ce "magazine-BD" dans les catalogues des divers magasins de BD où je me promène régulièrement mais n'avais jamais eu l'occasion de jeter un oeil au magazine en question. Voilà qui est chose faite puisque j'ai trouvé le numéro pour 3.5€ seulement sur un marché... Frais. Voilà le mot qui me vient en premier à l'esprit. C'est frais, complètement délirant, plein d'humour, de super-héros pour le moins ordinaires et de méchants pas trop méchant (enfin, pas tous). Je me suis laissé séduire par le scénario très "freestyle" de Frissen et les dessins très sympas de Gobi aux couleurs chaudes agréables qui nous donnent l'impression de ne pas être si loin du Mexique et de ses héros du catch. Le magazine comprend également deux autres histoires récurrentes, qui sont en fait des mini-sketch sur une page et qui restent sympathiques même si elles m'ont moins séduit. Voilà, voilà... seul soucis : le prix. Comme vu précédemment 7.5€ ça fait un peu cher pour un petit magazine, mais bon... les gens achètent tellement de magazines à la con tous les jours pour 5-6€ alors quitte à mettre à peine plus, c'est quand même un aut' niveau ;o).
Bételgeuse
Félicitations à Léo pour cette suite à Aldébaran superbement bien menée. Les décors, les couleurs et les graphismes de "Bételgeuse" sont magnifiques. Quelle imagination, quelle créativité surtout pour le monde animal. Et en plus de ce dessin vraiment réussi, le scénario est sensationnel et nous donne des réponses sur les étranges phénomènes qui se produisent sur Aldébaran et Bételgeuse. De plus un autre personnage très surprenant et intéressant intervient en fin du tome 5, ce qui nous laisse présager un très bon 3ème cycle. Le seul petit reproche que je pourrais faire est le trop de « Kim », elle est présente en permanence ! Défocaliser le scénario sur d’autres personnages, comme dans Aldébaran (Marc, Kim etc) serait plus agréable. Peut-être dans le prochain cycle ! Merci à Léo de ne pas avoir fait durer trop longtemps le suspens concernant la Mantrisse et de continuer l’histoire sur d’autres questions ouvertes. Très bonne BD de SF.
Petites éclipses
"Petites éclipses" est l'histoire d'un week-end entre bobos égocentriques, en pleine crise de la quarantaine (enfin, ils vont sur la quarantaine), qui n'ont d'ailleurs pas forcément envie de se retrouver là. Qu'ils aient du mal à assumer leur âge et les responsabilités qui en découlent, qu'ils courent après une jeunesse définitivement perdue ou qu'ils cherchent encore à se dissimuler derrière une personnalité d'emprunt, tous ces personnages sont un peu pathétiques, et bien sûr, l'ambiance est assez vite pesante. Mais les auteurs, en introduisant une petite dose d'humour, du point de vue du scénario, mais aussi du dessin, avec des expressions très réussies, évitent l'écueil du récit type "règlement de compte à OK Corral". Pour ma part, même si j'ai du mal à m’identifier aux personnages, j'ai trouvé l'étude psychologique des personnages assez pertinente. Mais ce qui monte la note à 4/5, c'est le dessin, très fluide, sympa, en noir et blanc, avec, pour ne pas gâcher, une édition Ecritures de chez Casterman toujours impeccable. Un fort bel objet.
Célestin Gobe-la-lune
A peine lauréat du prix du meilleur premier album des lycéens picards 2007 grâce à Voies off, Yannick Corboz s’associe avec Wilfrid Lupano (auteur de Alim le tanneur) au scénario pour concevoir une bd pleine de fraîcheur : « Célestin gobe-la lune » ! L’histoire se déroule apparemment au XVIème, XVIIème ou XVIIIème siècle (à vous de choisir !), elle met en scène un jeune citadin au nom de Célestin. Ce dernier est un orphelin doux rêveur et libertin, il est convaincu d’être l’héritier d’une noble filiation. Ainsi, pour retrouver rapidement le rang qu’il aspire, il se mettra tous ses moyens en oeuvre pour séduire une riche demoiselle… et comme par hasard, il trouve sa cible de choix en la personne de Pimprinule : la charmante fille du roi… Plusieurs points forts ressortent de cette bd : Premièrement, bien que le scénario soit classique, les dialogues empreints de poésie et les situations dans lesquelles va se retrouver Célestin sont vraiment hilarants ! L’histoire est très vivante, aucun temps mort n’est à déplorer, j’ai lu cette bd d’un trait avec grand plaisir. Deuxièmement, les personnages sont la plupart très attachants. Célestin m’est apparu comme un antihéros un peu niais qui déborde d’affections qu’on a envie à tout prix de le protéger ! D’ailleurs, le scénariste a eu l’intelligence d’insérer pertinemment dans son histoire le passé de celui-ci. Les personnages secondaires ne sont pas en reste : Pimprinule est l’archétype de la princesse hautaine et capricieuse qui semble se désintéresser complètement de la gente masculine, l’ami de Célestin semble être son complément idéal car ils sont de caractères pratiquement différents. Troisièmement, des intrigues supplémentaires apparaissent dans la bd qui rendent la lecture intéressante (je préfère ne rien dévoiler…). Et enfin, j’aime énormément le style de Yannick Corboz, il représente en grande partie que j’apprécie dans le dessin : un trait légèrement gras, des décors fouillis, un coup de patte relâché mais pas trop, une mise en couleurs en parfaite adéquation avec le récit avec des tons chauds et agréables à l’œil. Le découpage m’est apparu excellent et le choix des cadrages participe beaucoup à la grande vivacité de ce récit. Bon, vous l’aurez compris, j’ai grandement apprécié « Célestin gode-la-lune ». Cette série semble être bien partie pour être un classique de la bd franco-belge. Le prochain tome devrait clore ce premier cycle : je l’attends impatiemment !
Golgo 13
Etant fan de mangas et connaissant tous mes classiques shonens, je me permets de conseiller cet imposant volume regroupant les 13 histoires préférées des lecteurs de golgo 13. J'ai lu ce manga avec passion. Golgo 13 est un tueur à gages. C'est un personnage trouble solitaire aux capacités surhumaines. On ne connaît pas précisément ses motivations qui le poussent à agir, ce qui rend le personnage très mystérieux. Au travers de ces histoires, on découvre les possibles causes de sa force (l'entraînement, la volonté, la génétique, l'envie de revanche...). On se demande si l'auteur lui même avait envie d'élucider ce mystère… ce qui donne une dimension quasi-mystique à ce personnage. Golgo13 est précurseur de beaucoup de personnages dans la lignée de City Hunter ou Cobra. Il y a beaucoup d'action. Les dessins m'ont plu et le manga aussi.