Les derniers avis (31949 avis)

Par Simili
Note: 4/5
Couverture de la série Idées Noires
Idées Noires

Loin de l'univers de Gaston, Franquin nous livre une pépite d'humour noir, Pour qui aime l'humour noir c'est clairement du pain béni et chaque "gag" arrachera un sourire. Il nous livre une vision très critique du monde qui l'entoure et des craintes que le chemin pris par la société pouvait charrier. Par ailleurs le dessin et l'utilisation du noir colle parfaitement à l'esprit de la BD. Alors oui depuis 40 ans la société a évolué et pourtant tous les sujets restent d'actualité. N'est ce pas ça finalement qui fait le plus peur ...

01/07/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série Le Scrameustache
Le Scrameustache

J'ai adoré plonger dans l'univers fantastique du Scrameustache. Les aventures de ce petit extraterrestre m'ont transporté loin de la réalité. Khéna, le Scrameustache et les Galaxiens sont des héros pleins de charme. Leurs péripéties m'ont fait sourire et rêver. Le style de Gos, avec ses couleurs vives et son trait dynamique, m'a rappelé les BD de mon enfance. Même adulte, j'ai apprécié cette série pour sa fraîcheur et son humour. Une valeur sûre pour les jeunes lecteurs ! "Le Scrameustache" est donc une BD qui mérite largement sa place dans votre bibliothèque.

30/06/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série Nävis
Nävis

J'ai été séduit par l'univers coloré et dynamique de Nävis. Les aventures de la jeune héroïne, ses interactions avec les animaux de la jungle et sa personnalité énergique m'ont captivé. Les illustrations de Munuera sont simples, mais elles transmettent parfaitement les émotions des personnages. J'ai particulièrement aimé le côté cartoon qui donne du mouvement à l'ensemble. Chaque tome propose des récits complets, avec des messages positifs sur l'amitié, la tolérance et l'entraide. C'est une lecture idéale pour les jeunes lecteurs. Nävis n'est peut-être pas une œuvre profonde, mais elle offre un moment de détente et d'évasion. J'ai apprécié cette sucrerie Delcourt qui m'a fait sourire. En résumé, si vous cherchez une BD légère et divertissante, je vous recommande vivement Nävis !

30/06/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série Léonard
Léonard

J'ai lu la bande dessinée "Léonard" et je lui donne une note de 4/5. Pourquoi ? Eh bien, c'est simple : j'ai beaucoup ri ! Les gags sont ingénieux, les personnages attachants, et l'humour est bien dosé. J'ai particulièrement apprécié les inventions farfelues de Léonard et les réactions du disciple. Si vous cherchez une BD légère et divertissante, je vous la recommande chaudement.

30/06/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série Petit Poilu
Petit Poilu

J'ai beaucoup aimé le petit héros, Petit Poilu. Son apparence mignonne et son nez rouge lui donnent un côté sympathique. Les histoires sont courtes mais riches en péripéties. J'ai apprécié l'imagination débordante qui se dégage de chaque page. Le fait qu'il n'y ait pas de texte permet aux jeunes lecteurs de s'approprier l'histoire et d'inventer leurs propres dialogues. Les illustrations sont simples mais expressives. Les couleurs chaudes captivent l'attention. Petit Poilu est une BD idéale pour les enfants, avec un personnage attachant et des aventures qui stimulent l'imaginaire.

30/06/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série Les Phalanges de l'ordre noir
Les Phalanges de l'ordre noir

J'ai retrouvé cette BD avec un mélange de curiosité et de mélancolie. Les septuagénaires, anciens combattants des Brigades Internationales, repartent en guerre après 40 ans de vie paisible. Leur quête vengeresse, motivée par des idéaux passés, m'a touché. Le dessin de Bilal, bien que particulier, renforce l'atmosphère poisseuse et désespérée de l'histoire. Cependant, certains passages sont trop longs et verbeux. Les personnages se complaisent dans leur nostalgie, ce qui nuit au rythme du récit. J'ai eu du mal à m'accrocher à l'intrigue, malgré l'intérêt du sujet. Christin explore la psychologie de ces vieux militants, en décalage avec leur époque. Leurs convictions, leurs illusions perdues, tout cela m'a interpellé. L'album soulève des questions sur la légitimité des actions passées et la vacuité des combats d'antan. En conclusion, "Les Phalanges de l'Ordre Noir" est une BD à la fois triste et pathétique, mais qui mérite d'être découverte pour son regard désabusé sur le militantisme.

30/06/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 4/5
Couverture de la série L'Epée de Cristal
L'Epée de Cristal

J'ai apprécié le style unique de Crisse, même si ses personnages féminins sont un peu stéréotypés. Les décors sont détaillés et les couleurs bien choisies. L'histoire suit une quête classique, mais avec quelques retournements de situation. J'ai trouvé l'humour de Jacky Goupil rafraîchissant. Bien que certains soient clichés, j'ai été attaché à l'héroïne Zorya et à ses compagnons. "L'Épée de Cristal" n'est pas une série culte, mais elle reste une lecture agréable pour les amateurs d'héroïc-fantasy.

30/06/2024 (modifier)
Couverture de la série James Dieu
James Dieu

J’aime bien le dessin de Pontarolo et, comme pour les autres séries de lui que j’ai lues, j’apprécie encore plus son travail de colorisation. Son travail graphique m’a toujours séduit, et ce triptyque ne déroge pas à la règle. Pour ce qui est de l’histoire, elle est difficile, voire impossible à résumer. En effet, dès le départ ça part dans du loufoque, et ça s’y enfonce de plus en plus. Une intrigue barrée dans ses grandes lignes, mais aussi avec ces personnages déjantés. Les deux Elvis, dont le « génie du Coca » avant tout. Mais, autour des quelques personnages principaux, interviennent plusieurs « têtes connues », comme les frères Bogdanov, dans des rôles caricaturaux. Une intrigue loufoque donc, avec des passages violents, un chouia trashouilles parfois, et avec quelques dialogues bien cyniques (sur Dieu et la religion par exemple) qui teintent d’humour noir un récit haut en couleurs. Un univers décalé, une lecture qui peut dérouter ceux qui ne jurent que par du franco-belge cartésien. Une lecture que j’ai appréciée en tout cas.

30/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Renault - Les Mains noires
Renault - Les Mains noires

J’ai trouvé cette lecture intéressante. D’abord parce qu’elle donne de l’homme une image je pense équilibrée. C’est une biographie qui a quelques airs hagiographiques, mais elle n’en fait pas un saint, loin de là. Louis Renault a tout sacrifié à ses usines et ses véhicules, sa vie – et la santé de ses ouvriers sans doute aussi. Si la période de l’occupation est la plus controversée, son manque d’empathie (ou son anticommunisme – commun à la quasi-totalité des élites dirigeantes de l’époque) se mêle parfois d’un certain paternalisme, du moment qu’il garde le contrôle des opérations, et que cela peut améliorer les rendements. L’autre intérêt de cet album est qu’au travers de la vie de Louis Renault, c’est toute une époque qui est revisitée. Les progrès industriels, l’économie, la rivalité entre constructeurs, le rôle qu’ils ont joé dans la première guerre mondiale, les hauts et les bas de l’entre-deux guerres sont bien reliés à la biographie plus classique (avec le petit plus des voix off des proches de Louis Renault – famille ou collaborateurs – qui racontent leur version des faits). A noter quelques imprécisions : les deux semaines de congés payés et le jour de travail en moins dans la semaine sont consécutifs à des lois sociales votées ultérieurement, et non inscrits dans les accords Matignon, comme présenté page 53. Un album sans doute plus à décharge qu’à charge, mais qui s’est révélé intéressant. Note réelle 3,5/5.

30/06/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 4/5
Couverture de la série Walking Dead - Negan
Walking Dead - Negan

Voici l'homme. - Ce tome peut être vu comme une histoire complète qui ne nécessite pas de connaissance préalable de la série mensuelle The Walking Dead. Il retrace l'histoire de Negan depuis sa vie avant l'épidémie, jusqu'à ce qu'il devienne le chef incontesté des Sauveurs. Il comprend les chapitres sérialisés dans les numéros 1 à 18 du magazine Image +, initialement parus en 2016/2017, écrits par Robert Kirkman, dessinés et encrés par Charlie Adlard, avec des nuances de gris appliquées par Cliff Rahtburn, et un lettrage réalisé par Russ Wooton. Comme la série mensuelle, ce récit est en noir & blanc, avec des nuances de gris. Au temps présent, Negan est en train d'entortiller du fil de fer barbelé autour de Lucille. Dans le passé, quelque part dans une ville de banlieue, avant l'épidémie de zombies, Negan est un professeur de sport. Il lui arrive d'entraîner des élèves chez lui, au pingpong, sur sa table dans son garage. Il commente les performances de Josh en train de jouer avec lui, avec des remarques salaces sur sa mère. le gosse par en courant, suivi par ses 2 camarades. Negan se laisse choir dans son fauteuil en se rendant compte qu'il a commis un faux pas. Sa femme arrive pour l'admonester et le tancer. Negan s'excuse de mauvaise grâce, mais soudain sa femme tombe sans connaissance devant lui. Comme elle ne reprend pas connaissance, elle est emmenée à l'hôpital. le diagnostic s'avère mauvais : elle a un cancer. Negan accuse le coup, se donne à fond dans le sport, rompt avec sa maîtresse. Il l'annonce la nuit même à sa femme qi ne comprend pas pourquoi il a préféré rester avec elle qui va mourir, plutôt que de continuer sa relation avec l'autre. Les jours passent, sa femme dépérit, se retrouve en fauteuil roulant, perd ses cheveux du fait de la chimiothérapie, se retrouve appareillée dans un lit médicalisé à l'hôpital. Negan veille sur elle, pleure en public, lui tient la main sur son lit d'hôpital. Il est dérangé par un interne qui ouvre grand la porte et qu'il lui dit que l'hôpital est évacué. Negan refuse de quitter le chevet de sa femme. Il voit une voiture brûler en bas, en regardant par la fenêtre. Il voit passer un traînard dans le couloir lui enjoignant de fuir. Il décide de barricader la porte de la chambre avec un lourd appareillage médical. Il voit les émeutes dans la rue, avec des groupes d'individus s'en prendre à des personnes isolées. Il se retourne vivement en entendant sa femme tousser dans son dos. Il se rend compte progressivement de l'état de sa peau. Il finit par la laisser et par sortir dans le couloir. Dès le départ, le lecteur sait exactement ce que racontera le récit. Il sait qu'il n'a pas à lire cette histoire pour pouvoir apprécier la série mensuelle, et que ce qu'il glanera comme information sur Negan n'a pas d'importance. Dès le départ, le lecteur sait qu'il lui est impossible de résister à la tentation de lire ce volume hors-série, parce que la promesse de voir Negan cabotiner et tenir le premier rôle est une promesse trop belle. Alors même si l'histoire est déjà connue, il succombe à la tentation et savoure ces courtes 64 pages. le fait que le récit ait été prépublié dans le magazine Image+ ne se ressent pas, le récit étant d'un seul tenant. Sans surprise donc, le lecteur découvre ce que faisait Negan avant l'épidémie, les proches qu'il a perdus, la manière dont il a survécu, dont il s'est amouraché de sa batte de baseball, l'occasion au cours de laquelle il a récupéré son blouson en cuir, et son ascendant croissant sur les groupes qu'il a rencontrés, la raison pour laquelle il utilise un vocabulaire grossier et il émaille ses interventions d'images liées à la performance sexuelle et à la virilité. Robert Kirkman connaît son personnage et il n'y a aucun raté. Il va même au-delà en montrant pour quelle raison Negan a choisi Lucille comme nom pour sa batte de baseball. le lecteur découvre même à quelle occasion lui est venu l'idée d'enrouler du fil de fer barbelé autour. Son parcours montre comment il s'est endurci au point de ne pas ressentir d'empathie, tout en voulant construire une communauté pérenne et relativement sécurisée. le lecteur voit également les événements qui ont conduit Negan à exécrer les violences faites aux femmes. En fait si au préalable de sa lecture, il avait dressé une liste des caractéristiques de Negan, il pourrait cocher au fur et à mesure que le scénariste montre d'où elles proviennent ou comment elles se sont constituées. C'en est presque trop parfait, trop systématique pour être naturel, trop circonscrit pour que le lecteur ait l'impression de découvrir quelque chose sur Negan, trop millimétré pour laisser place à la surprise. Dans le même temps, c'est exactement ce que le lecteur est venu chercher, Robert Kirkman répondant parfaitement à son horizon d'attente. Le lecteur est donc aux anges et il peut apprécier le spectacle, en sachant très bien comment se termine cette phase de la vie de Negan. Robert Kirkman entre dans le vif du sujet dès la première page, avec Negan sortant une énormité sur le manque d'énergie que met un jeune adolescent à frapper la balle avec sa raquette de pingpong, en comparant cette mollesse à la vigueur de son poignet quand il se masturbe. le ton du récit est posé, et le lecteur n'a pas de doute sur le fait qu'il s'agit du même personnage. Il est un peu surpris de découvrir le mode relationnel que Negan entretient avec sa femme, beaucoup moins quand il voit qu'il la trompe, et qu'elle le sait. Ce tome est également l'occasion de retrouver Charlie Adlard s'encrant lui-même, ce qu'il a arrêté de faire sur la série mensuelle à partir du numéro 115 en octobre 2013. le lecteur voit sa forme d'encrage un peu plus pâteuse que celle de Stefano Gaudiano, transcrivant un monde où il n'est pas possible de prendre le temps de regarder dans le menu détail, quand on est trop occupé à survivre. Bien évidemment, les compositions de l'artiste n'ont rien perdu de leur force, de leur évidence, de leur approche pile entre les 2 yeux. Même un peu moins découplée, la silhouette de Negan reste impressionnante. le lecteur peut lire son assurance dans ses postures. Il le voit accuser le coup devant la maladie de son proche en se courbant un peu comme s'il portait un fardeau trop lourd pour lui. Il le voit reprendre le dessus dès qu'il doit agir, ou plutôt réagir à l'intrusion des zombies dans l'hôpital. Au fur et à mesure du récit, Adlard affine sa silhouette, le fait se redresser. Lorsqu'il est proche d'atteindre la stature que le lecteur lui connaît, il commence à arborer son sourire enjôleur et ravageur. Lorsqu'il est amené à utiliser Lucille pour fracasser son premier crâne, le lecteur retrouve également son regard bestial de dément. Même s'il lui prenait l'idée farfelue de ne pas lire les dialogues, le lecteur pourrait voir l'évolution de l'état d'esprit de Negan rien qu'en regardant son visage et ses postures. L'artiste n'a rien perdu de sa capacité à faire naître des personnages simples et immédiatement reconnaissables. Ce savoir-faire donne une consistance étonnante au fait que Negan réussit à survivre, alors que ses compagnons de route successifs succombent les uns après les autres aux agressions de zombies. Charlie Adlard n'a rien perdu de sa capacité à donner l'impression au lecteur de pouvoir se projeter dans l'environnement des personnages, même s'il n'est pas dessiné dans le détail. Cette faculté est apparente dès la première page, avec l'intérieur du garage de Negan, où est installée la table de pingpong, et des formes encrées évoquant les bidons qu'on peut trouver sur une étagère dans un tel endroit, sans qu'aucun ne soit reconnaissable. Il en va de même pour les appareillages médicaux présents dans la chambre de la malade, pour les abords d'une ville pavillonnaire, ou pour les arbres à la forme indistincte, à l'essence inidentifiable. Les pages comprennent en moyenne 6 cases, ce chiffre pouvant monter jusqu'à une dizaine, et il y a un dessin en pleine page, et plusieurs pages avec une case occupant les 2 tiers de la surface. Comme toujours les mises en scène sont limpides et d'une facilité exemplaire à suivre, et Charlie Adlard n'hésite pas à choisir des angles de vue en contreplongée, ou de plans rapprochés pour dramatiser un affrontement ou une réaction suite à une découverte choquante. La première page comprend 4 cases de même taille, de la largeur de la page, où Negan entortille le fil de fer barbelé autour de Lucille. Cette page est reprise à l'identique à 8 pages de la fin. le contraste du noir et blanc, l'absence de tout mot transportent cette séquence dans le domaine du mythe. Il s'agit de l'acte de naissance de Negan, du moment où il forge son symbole. le lecteur assiste à la naissance d'une légende. le lecteur ressent cette dimension de mythe également dans les parallèles qu'il peut dresser avec la propre histoire de Rick. Il ne s'agit pas d'une coïncidence si Negan se trouve dans un hôpital quand l'épidémie survient, comme Rick a repris connaissance dans un hôpital, lors du tout premier épisode la série mensuelle. le fait que les convictions de Negan et sa psychologie sont façonnées par son rapport avec ses êtres chers constitue également une situation miroir de celle de Rick Grimes. En prime, le lecteur retrouve le charisme hors échelle de Negan, et ce bien avant la séquence de fin où il prend la tête des Sauveurs. Robert Kirkman, Charlie Adlard et Cliff Rahtburn réussissent leur pari paradoxal : raconter l'histoire connue à l'avance par le lecteur, ne pas entamer la mystique du personnage, faire rayonner son aura. Negan ne ressort pas grandi ou renforcé du récit ; le lecteur en sort juste conforté dans ce qu'il savait déjà. Malgré tout, il a bénéficié d'une excellente lecture. Il n'éprouve aucun regret et même mesure sa chance d'avoir pu ainsi passer du temps supplémentaire avec Negan.

30/06/2024 (modifier)