Excellent ! Voilà véritablement un album qui s'adresse à la fois à un public jeunesse et à un lectorat adulte.
Le dessin de Bruno Duhamel est bon et vivant. Son trait est dynamique, ses planches soignées et travaillées, ses décors variés et jolis. Bref, c'est un joli album.
Et en plus, les histoires courtes qu'il contient sont bien. J'ai été assez éclaté de rire à la lecture de la première : il y a là un véritable humour qui, à mes yeux, saura toucher à différents niveaux les lecteurs, qu'ils soient adultes ou enfants. C'est à la fois mignon et décapant.
Les récits sont variés, emmenant l'héroïne aux quatre coins du monde dans des histoires très différentes les unes des autres mais reliées par un même état d'esprit gentiment incorrect par moments. Il y a un peu de poésie, d'enfantin et de léger sadisme dans ces pages. Un cocktail amusant et original. Et même si tous les récits ne sont pas égaux, même si c'est surtout sur la première que j'ai ri et que, sur celle du Village par exemple, j'ai été un peu circonspect, j'ai passé une lecture très agréable.
Et j'ai hâte de pouvoir lire cet album à ma fille pour voir de quelle manière, sûrement très différente, elle saura être touchée par lui.
Décidément, j'adore les associations entre Ferri et Larcenet. J'aime bien les oeuvres de chacun séparément, mais quand ils sont réunis, ils ont le chic pour se sublimer l'un l'autre. Larcenet apporte la vie de ses dessins et Ferri l'excellence de son humour, et les deux se marient à la perfection.
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec cet album. Sur le blog de Larcenet, où il publie déjà régulièrement des dessins diversifiés, l'auteur expliquait que Le Sens de la Vis avait été conçu en sens inverse des BDs traditionnelles. Larcenet avait tout d'abord présenté à Ferri une suite de dessins variés et sans liens. Ferri avait alors écrit des dialogues en rapport avec ces dessins, puis inventé une histoire les liant et enfin dégager une thématique au tout.
Mais alors, me disais-je ? Est-ce que ça veut dire que cet album est un recueil de dessins amalgamés en une histoire à peu près potable ? Eh bien... A la fois oui et non, car l'histoire que l'on y lit est une vraie histoire, une bonne histoire, et elle inclut de manière extrêmement réussie cette suite de dessins indépendants.
C'est l'histoire d'un jeune dessinateur qu'on imagine bien être Larcenet qui vient rendre visite à son gourou, un vieux sage oriental dans son temple zen, vieux sage en qui j'aime à reconnaitre le vénérable Ferri, gloire soit rendue à sa moustache. S'échappant de la folie médiocre du monde moderne, le jeune apprenti vient méditer avec le sage et lui présenter les dessins qu'il a réalisés récemment. Et le sage commente ces dessins, avec humour et pertinence. Enfin, pertinence...
Dès les premières pages, j'ai été séduit par le dessin. C'est le trait lâché et vif que Larcenet a su se créer ces derniers temps et je trouve qu'il passe vraiment bien ici et sait donner une vraie vie et esthétique à l'album.
Et lors de la présentation des premiers dessins et croquis du jeune apprenti, j'ai été carrément éclaté de rire à la lecture des dialogues. Ils sont bons, percutants, hilarants. Gros coup de coeur à ce moment là.
Au fil des pages, mon hilarité s'est un peu réduite car les pages s'accumulant, le concept perd un peu de sa force. Mais j'ai continué à trouver ça drôle et donnant un véritable intérêt aux tentatives graphiques de Larcenet que, prises seules et sans contexte ou humour, j'apprécie généralement moyennement sur son blog.
Très bonne lecture, des dessins graphiquement intéressants et vivants, et surtout beaucoup, beaucoup d'humour.
L’avis enthousiaste de Joe Sacco au dos du bouquin et la couverture classieuse m’ont convaincu de faire ce que je ne fais pourtant que rarement : acheter une BD dont je n’ai jamais entendu parler, d’une auteure que je ne connaissais même pas. Le pari a payé, j’ai passé un excellent moment de lecture.
Le contexte politisé (Tel Aviv, attentats suicides) ne sert que de toile de fond, et l’histoire elle-même est très « roman graphique ». Un homme part à la recherche de son père disparu, et découvre lors de son « enquête » de nombreux détails et faits surprenants sur ce personnage dont il ne connaît finalement pas grand chose. C’est facile à lire, très humain, et je trouve la fin vraiment belle (ah, cette dernière case !)
Le dessin est plutôt du genre « ligne claire », dépouillé, et s’il n’impressionne pas techniquement, on peut quand même dire qu’il a un style bien à lui.
Une belle découverte…
Pas grand chose à dire sur cette bd, si ce n'est qu'elle permet d'apprendre l'histoire en s'amusant. Ainsi, les adolescents ou même n'importe qui, préfère lire une bd, qu'un gros livre d'histoire de 2 tomes... J'adore beaucoup cette série, drôle et instructive !
Quel plaisir de lire cette BD !
Pour les amateurs de De Cape et de Crocs, on ne peut pas passer à côté de cette série.
Prévue en 2 tomes, elle réunit la simplicité, la poésie, l’humour fin, le dessin original, les couleurs chaudes et l’exquise écriture...
Vous êtes de mauvaise humeur ? Lisez ces quelques pages, souriez, rigolez et appréciez la finesse avec laquelle l’auteur nous conte les (més-) aventures de Célestin, jeune homme libertin à la recherche d’une conquête de bonne famille...
Sans hésiter à recommander !
Superbe compromis scénario/graphisme pour un résultat exemplaire.
J'ai emprunté cette série, et je vais certainement acheter l'intégrale cette semaine.
Le scénario est relativement complexe et pourtant très clair. Les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres. Cette histoire d'agents secrets se cale proprement dans des faits historiques réels. C'est vraiment bluffant.
Le dessin n'est pas en reste, il faut quand même un temps d'adaptation car il est original surtout pour les visages des personnages, sans traits mais tout en nuances de pastels, à la manière d'aquarelles. Le rendu mérite vraiment le détour.
Il est inutile d'en parler plus, mais tout simplement d'inciter à lire ce triptyque de très haut niveau, et pourquoi pas profiter de la sortie de l'intégrale.
Un très beau petit album.
Arnaud Quéré y raconte son enfance dorée dans la campagne lyonnaise, au fil de la Saône, rivière si charmante. Ce qui fait véritablement le sel de cet album, c'est le souci d'authenticité dont a fait preuve l'auteur. Arnaud Quéré y a mis tout ce qu'il avait dans le cœur, tous ses souvenirs, ses impressions, sa famille aussi. Les portraits de ses proches sont à la fois drôles et émouvants, sans toutefois verser dans la mélancolie. Il nous livre une série d'instantanés de son enfance, en commençant par l'environnement géographique de cette vieille maison chez ses grands-parents, puis les anecdotes avec ses frères, les voisins, les clients du bar-restaurant tenu par ses grands-parents. C'était le bon temps, qui réveillera sans doute des échos chez certains d'entre nous... Personnellement, j'ai passé pas mal de week-end dans les dépendances d'un château, où un terrible chien-loup s'appelait Gaston et nous terrorisait, ma sœur et moi. Comme dans "Un Air de paradis".
Arnaud Quéré s'est beaucoup investi dans les paysages, les architectures des vieilles maisons (d'après souvenirs seulement ?), et tout ça respire le vrai.
Un seul petit bémol, l'organisation des différentes anecdotes. J'aurais disposé tout cela différemment, de façon un peu plus logique. Mais il est évident que lorsque les sentiments, le cœur parlent, la raison perd ses droits. Et le cœur d'Arnaud Quéré est ici couplé au coup de cœur de son éditrice, qui nous offre ici un bel objet, à la maquette superbe.
Sentez-vous ce parfum d'authenticité ?
Je n'avais pas vu le film et je n'avais même aucune idée de quoi parlait cette BD avant de l'entamer. Autant dire que je partais sans a priori ni éléments de comparaison, et j'ai beaucoup apprécié ma lecture.
Le dessin a été la première chose que j'ai remarquée.
Je me suis dit à quelques moments que j'appréciais moyennement certaines cases sur lesquelles il me fallait rester une ou deux secondes pour bien déchiffrer le contenu. Et de même, j'ai constaté avec un peu de regret le caractère changeant de certains visages, notamment celui de Michael O'Sullivan qui ressemble tour à tour à plusieurs acteurs de cinéma à mes yeux.
Mais de nombreuses fois, je me suis dit que j'aimais ce trait auquel je trouvais une certaine classe. Je lui trouve un vrai charme de même qu'une jolie esthétique grâce à sa technique changeante.
J'ai donc un avis mitigé sur le graphisme, mais globalement je le trouve pas mal.
Mais c'est surtout le scénario qui m'a captivé, et cela d'autant plus que je réalisais au fur et à mesure qu'il s'agissait d'une histoire basée sur des faits et personnages réels. Je l'ai trouvé assez fort, prenant et intéressant. J'avais vraiment envie de suivre cet irlandais, d'un côté tueur froid et extrêmement efficace, et d'un autre côté père attentif et affectueux. J'avais vraiment envie de le voir gagner sa "guerre" et mener à bien sa vengeance, la sienne ainsi que celle de son fils. Tant et si bien qu'alors que, fatigué, je comptais n'en lire que le premier chapitre hier soir, je n'ai pas pu lâcher l'album avant la fin.
Et même si les prouesses assassines de O'Sullivan me semblent fortement exagérées, j'ai été fasciné par l'aspect réaliste et crédible de tous les évènements, de cette plongée dans le monde de la maffia par un point de vue assez différent de ce qu'il se fait d'habitude.
Très bonne lecture.
Bonne série, scénar bien que peu original en période de « Da Vinci Code » mais il est bien saucissonné.
4 volumes, c’est un peu pauvre, on aurait mérité 2 ou 3 tomes de plus.
Les dessins sont assez fins et bien réalisés, les couleurs sombres mettent bien dans l'ambiance société secrète avec une touche du nom de la rose.
D'ailleurs je vais relire cette série bientôt pour vous en dire plus.
Cette série est très sympa, un scénar correct qui nous fait voyager à travers un monde de magie super original, les dessins bien qu'un peu enfantin sont très bien fait avec des couleurs vives et rayonnantes, de plus les héroïnes sont très sexy.....
Lanfeust de Troy est une bonne série courte, 8 volumes, on ne traîne pas en longueur, il y a du rythme et un super happy-end, assez inattendu.
En revanche, je n'ai pas lu les autres séries de Troy car je n'aime pas, peut-être à tort, les grosses machines commerciales que Soleil a une fâcheuse tendance à produire. Car ils font une production de 8 volumes puis si ça marche, ils font les suites, puis les coffrets, puis les produits dérivés, etc..... ça me saoule, mais c'est vraiment dommage car ils ont de bonnes idées.
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Je suis pas petite !!!
Excellent ! Voilà véritablement un album qui s'adresse à la fois à un public jeunesse et à un lectorat adulte. Le dessin de Bruno Duhamel est bon et vivant. Son trait est dynamique, ses planches soignées et travaillées, ses décors variés et jolis. Bref, c'est un joli album. Et en plus, les histoires courtes qu'il contient sont bien. J'ai été assez éclaté de rire à la lecture de la première : il y a là un véritable humour qui, à mes yeux, saura toucher à différents niveaux les lecteurs, qu'ils soient adultes ou enfants. C'est à la fois mignon et décapant. Les récits sont variés, emmenant l'héroïne aux quatre coins du monde dans des histoires très différentes les unes des autres mais reliées par un même état d'esprit gentiment incorrect par moments. Il y a un peu de poésie, d'enfantin et de léger sadisme dans ces pages. Un cocktail amusant et original. Et même si tous les récits ne sont pas égaux, même si c'est surtout sur la première que j'ai ri et que, sur celle du Village par exemple, j'ai été un peu circonspect, j'ai passé une lecture très agréable. Et j'ai hâte de pouvoir lire cet album à ma fille pour voir de quelle manière, sûrement très différente, elle saura être touchée par lui.
Le Sens de la Vis
Décidément, j'adore les associations entre Ferri et Larcenet. J'aime bien les oeuvres de chacun séparément, mais quand ils sont réunis, ils ont le chic pour se sublimer l'un l'autre. Larcenet apporte la vie de ses dessins et Ferri l'excellence de son humour, et les deux se marient à la perfection. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec cet album. Sur le blog de Larcenet, où il publie déjà régulièrement des dessins diversifiés, l'auteur expliquait que Le Sens de la Vis avait été conçu en sens inverse des BDs traditionnelles. Larcenet avait tout d'abord présenté à Ferri une suite de dessins variés et sans liens. Ferri avait alors écrit des dialogues en rapport avec ces dessins, puis inventé une histoire les liant et enfin dégager une thématique au tout. Mais alors, me disais-je ? Est-ce que ça veut dire que cet album est un recueil de dessins amalgamés en une histoire à peu près potable ? Eh bien... A la fois oui et non, car l'histoire que l'on y lit est une vraie histoire, une bonne histoire, et elle inclut de manière extrêmement réussie cette suite de dessins indépendants. C'est l'histoire d'un jeune dessinateur qu'on imagine bien être Larcenet qui vient rendre visite à son gourou, un vieux sage oriental dans son temple zen, vieux sage en qui j'aime à reconnaitre le vénérable Ferri, gloire soit rendue à sa moustache. S'échappant de la folie médiocre du monde moderne, le jeune apprenti vient méditer avec le sage et lui présenter les dessins qu'il a réalisés récemment. Et le sage commente ces dessins, avec humour et pertinence. Enfin, pertinence... Dès les premières pages, j'ai été séduit par le dessin. C'est le trait lâché et vif que Larcenet a su se créer ces derniers temps et je trouve qu'il passe vraiment bien ici et sait donner une vraie vie et esthétique à l'album. Et lors de la présentation des premiers dessins et croquis du jeune apprenti, j'ai été carrément éclaté de rire à la lecture des dialogues. Ils sont bons, percutants, hilarants. Gros coup de coeur à ce moment là. Au fil des pages, mon hilarité s'est un peu réduite car les pages s'accumulant, le concept perd un peu de sa force. Mais j'ai continué à trouver ça drôle et donnant un véritable intérêt aux tentatives graphiques de Larcenet que, prises seules et sans contexte ou humour, j'apprécie généralement moyennement sur son blog. Très bonne lecture, des dessins graphiquement intéressants et vivants, et surtout beaucoup, beaucoup d'humour.
Exit Wounds
L’avis enthousiaste de Joe Sacco au dos du bouquin et la couverture classieuse m’ont convaincu de faire ce que je ne fais pourtant que rarement : acheter une BD dont je n’ai jamais entendu parler, d’une auteure que je ne connaissais même pas. Le pari a payé, j’ai passé un excellent moment de lecture. Le contexte politisé (Tel Aviv, attentats suicides) ne sert que de toile de fond, et l’histoire elle-même est très « roman graphique ». Un homme part à la recherche de son père disparu, et découvre lors de son « enquête » de nombreux détails et faits surprenants sur ce personnage dont il ne connaît finalement pas grand chose. C’est facile à lire, très humain, et je trouve la fin vraiment belle (ah, cette dernière case !) Le dessin est plutôt du genre « ligne claire », dépouillé, et s’il n’impressionne pas techniquement, on peut quand même dire qu’il a un style bien à lui. Une belle découverte…
Alcibiade Didascaux
Pas grand chose à dire sur cette bd, si ce n'est qu'elle permet d'apprendre l'histoire en s'amusant. Ainsi, les adolescents ou même n'importe qui, préfère lire une bd, qu'un gros livre d'histoire de 2 tomes... J'adore beaucoup cette série, drôle et instructive !
Célestin Gobe-la-lune
Quel plaisir de lire cette BD ! Pour les amateurs de De Cape et de Crocs, on ne peut pas passer à côté de cette série. Prévue en 2 tomes, elle réunit la simplicité, la poésie, l’humour fin, le dessin original, les couleurs chaudes et l’exquise écriture... Vous êtes de mauvaise humeur ? Lisez ces quelques pages, souriez, rigolez et appréciez la finesse avec laquelle l’auteur nous conte les (més-) aventures de Célestin, jeune homme libertin à la recherche d’une conquête de bonne famille... Sans hésiter à recommander !
Sir Arthur Benton
Superbe compromis scénario/graphisme pour un résultat exemplaire. J'ai emprunté cette série, et je vais certainement acheter l'intégrale cette semaine. Le scénario est relativement complexe et pourtant très clair. Les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres. Cette histoire d'agents secrets se cale proprement dans des faits historiques réels. C'est vraiment bluffant. Le dessin n'est pas en reste, il faut quand même un temps d'adaptation car il est original surtout pour les visages des personnages, sans traits mais tout en nuances de pastels, à la manière d'aquarelles. Le rendu mérite vraiment le détour. Il est inutile d'en parler plus, mais tout simplement d'inciter à lire ce triptyque de très haut niveau, et pourquoi pas profiter de la sortie de l'intégrale.
Un Air de paradis
Un très beau petit album. Arnaud Quéré y raconte son enfance dorée dans la campagne lyonnaise, au fil de la Saône, rivière si charmante. Ce qui fait véritablement le sel de cet album, c'est le souci d'authenticité dont a fait preuve l'auteur. Arnaud Quéré y a mis tout ce qu'il avait dans le cœur, tous ses souvenirs, ses impressions, sa famille aussi. Les portraits de ses proches sont à la fois drôles et émouvants, sans toutefois verser dans la mélancolie. Il nous livre une série d'instantanés de son enfance, en commençant par l'environnement géographique de cette vieille maison chez ses grands-parents, puis les anecdotes avec ses frères, les voisins, les clients du bar-restaurant tenu par ses grands-parents. C'était le bon temps, qui réveillera sans doute des échos chez certains d'entre nous... Personnellement, j'ai passé pas mal de week-end dans les dépendances d'un château, où un terrible chien-loup s'appelait Gaston et nous terrorisait, ma sœur et moi. Comme dans "Un Air de paradis". Arnaud Quéré s'est beaucoup investi dans les paysages, les architectures des vieilles maisons (d'après souvenirs seulement ?), et tout ça respire le vrai. Un seul petit bémol, l'organisation des différentes anecdotes. J'aurais disposé tout cela différemment, de façon un peu plus logique. Mais il est évident que lorsque les sentiments, le cœur parlent, la raison perd ses droits. Et le cœur d'Arnaud Quéré est ici couplé au coup de cœur de son éditrice, qui nous offre ici un bel objet, à la maquette superbe. Sentez-vous ce parfum d'authenticité ?
Les Sentiers de la Perdition
Je n'avais pas vu le film et je n'avais même aucune idée de quoi parlait cette BD avant de l'entamer. Autant dire que je partais sans a priori ni éléments de comparaison, et j'ai beaucoup apprécié ma lecture. Le dessin a été la première chose que j'ai remarquée. Je me suis dit à quelques moments que j'appréciais moyennement certaines cases sur lesquelles il me fallait rester une ou deux secondes pour bien déchiffrer le contenu. Et de même, j'ai constaté avec un peu de regret le caractère changeant de certains visages, notamment celui de Michael O'Sullivan qui ressemble tour à tour à plusieurs acteurs de cinéma à mes yeux. Mais de nombreuses fois, je me suis dit que j'aimais ce trait auquel je trouvais une certaine classe. Je lui trouve un vrai charme de même qu'une jolie esthétique grâce à sa technique changeante. J'ai donc un avis mitigé sur le graphisme, mais globalement je le trouve pas mal. Mais c'est surtout le scénario qui m'a captivé, et cela d'autant plus que je réalisais au fur et à mesure qu'il s'agissait d'une histoire basée sur des faits et personnages réels. Je l'ai trouvé assez fort, prenant et intéressant. J'avais vraiment envie de suivre cet irlandais, d'un côté tueur froid et extrêmement efficace, et d'un autre côté père attentif et affectueux. J'avais vraiment envie de le voir gagner sa "guerre" et mener à bien sa vengeance, la sienne ainsi que celle de son fils. Tant et si bien qu'alors que, fatigué, je comptais n'en lire que le premier chapitre hier soir, je n'ai pas pu lâcher l'album avant la fin. Et même si les prouesses assassines de O'Sullivan me semblent fortement exagérées, j'ai été fasciné par l'aspect réaliste et crédible de tous les évènements, de cette plongée dans le monde de la maffia par un point de vue assez différent de ce qu'il se fait d'habitude. Très bonne lecture.
Le Troisième Testament
Bonne série, scénar bien que peu original en période de « Da Vinci Code » mais il est bien saucissonné. 4 volumes, c’est un peu pauvre, on aurait mérité 2 ou 3 tomes de plus. Les dessins sont assez fins et bien réalisés, les couleurs sombres mettent bien dans l'ambiance société secrète avec une touche du nom de la rose. D'ailleurs je vais relire cette série bientôt pour vous en dire plus.
Lanfeust de Troy
Cette série est très sympa, un scénar correct qui nous fait voyager à travers un monde de magie super original, les dessins bien qu'un peu enfantin sont très bien fait avec des couleurs vives et rayonnantes, de plus les héroïnes sont très sexy..... Lanfeust de Troy est une bonne série courte, 8 volumes, on ne traîne pas en longueur, il y a du rythme et un super happy-end, assez inattendu. En revanche, je n'ai pas lu les autres séries de Troy car je n'aime pas, peut-être à tort, les grosses machines commerciales que Soleil a une fâcheuse tendance à produire. Car ils font une production de 8 volumes puis si ça marche, ils font les suites, puis les coffrets, puis les produits dérivés, etc..... ça me saoule, mais c'est vraiment dommage car ils ont de bonnes idées.