Franchement intéressant.
Bien que les tomes soient relativement inégaux (le premier est vraiment magnifique). Le dessin est dans l'ensemble très bon malgré qu'il soit parfois trop sombre, du coup, il perd parfois un peu en lisibilité.
Le premier tome distille une ambiance, lourde, pleine de claustrophobie ou on peut bien sentir pointer la folie. La plongée dans le fantastique du second met bien les choses en place, pour pratiquement basculer dans l'horreur dans le dernier tome. Rien à dire, c'est une série rondement menée, agréablement courte (3 tomes ça fait plaisir) et qui en plus pose une fin comme on en voit peu. A lire...
Petit truc sympa, on remarque facilement que deux acteurs américains bien connus (et de talent très inégal) on inspirés Christophe Bec. (un Bruce et un Johnny).
Une vrai petite perle teintée d'humour noir.
Ce florilège de petites histoires est d'un excellent niveau tant au niveau dessin que celui des scénarios.
On devine parfois la chute de certaines histoires, sans que cela n'enlève l'intérêt de la lecture.
Il est à noter que je n'ai lu que la version N&B, domaine de prédilection de Chabouté.
Globalement, c'est très positif. Je conseille vivement la découverte de ce recueil.
Je vais aller directement au 4/5 pour encourager cette série.
il y a beaucoup de séries s'appuyant sur l'opposition du bien et du mal.
Celle ci a le mérite de bouleverser les rôles et de placer le sauveur de la race humaine là où ne l'attend pas.
Ce premier tome d'introduction se lit avec aisance. Le rythme est soutenu et le dessin de bon niveau sauf peut être les personnages vus de loin.
La colorisation est relativement douce et très agréable.
Vu la tournure du scénario dans ce premier tome, j'ai hâte de voir l'évolution de l'histoire, même si la dernière page nous donne la ligne conductrice du récit à venir.
Le fond et la forme étant réunis, on est en droit d'espérer pour la suite.
C’est un album coup de cœur.
J’ai lu peu de choses de Fred (rien serait le terme plus approprié). Et pourtant... Quelle claque !
Pour illustrer le Journal de Jules Renard, Fred choisit comme cadre à son récit une promenade bucolique mettant en scène Mr Renard accompagné d’un corbeau (tiens, tiens). Notre paire disserte longuement sur les choses de la vie. Les citations sont légion. On pourrait même dire que les dialogues ne sont que citations : des paroles sombres, profondes et ô combien justes et d’actualité. On a l’impression que Maître Corbeau n’est présent que pour relancer Mr Renard dans ses pensées. Cette balade est aussi l’occasion de faire des rencontres plus ou moins incongrues. On peut résumer cet album en une succession de pensées, idées qui ont fait la renommée de Jules Renard. Le final est particulièrement réussi et ponctue de belle manière ce récit consacré au journal de celui qui a écrit "Poil de carotte".
Le dessin n’est pas en reste. Fred surprend par la diversité des plans (larges ou resserrés). Les cadrages sont également variés : à de pleines pages se succèdent des pages avec une multitude de petites cases. Certains plans sont découpés en plusieurs cases. D’autres cases sont reprises en "négatif" pour mieux faire ressortir les pensées de l’écrivain. Bref, le traitement graphique est en phase avec le scénario et constitue ainsi un exemple pour tout dessinateur, de l’apprenti au "confirmé".
Un album injustement méconnu.
Diptyque excellent et indispensable!
L’histoire, qui fait la force première de ce récit, mêle habilement les bons ingrédients du western avec un polar et une enquête "policière".
Un homme est à la recherche du meurtrier de sa femme et sa fille, cette quête n’est pas exclusivement dictée par une simple vengeance comme l’on pourrait le voir dans des mauvaises séries B mais également par une remise en question du héros, de son passé, de sa "pseudo-culture" américaine et de l’esclavage des indiens d’Amérique. Tous ces ingrédients sont convenablement romancés afin de permettre au lecteur de ne pas voir les pages défiler.
Les dessins et couleurs sont superbes, comme pour la plupart des ouvrages de ce dessinateur.
La deuxième version intégrale bénéficie de quelques pages de supplément qui sont de très bonnes factures.
Achat vivement conseillé pour un excellent moment de lecture...
Difficile de ne pas répéter les précédents avis...
Je confirme dès lors tout le bien de cette série historique, à posséder sans aucune hésitation si vous aimez la Rome Antique, ses gladiateurs, ses complots, ses Empereurs, son sénat...
Le premier cycle s’est terminé au quatrième tome. Personnellement, je trouve que le deuxième cycle met du temps à se mettre en place. J’ai même été un peu déçu du dernier opus.
Malgré cela, la série ne peut souffrir de cette petite impression tant le travail du scénariste (qui relève de l’historien) est aussi impeccable que celui du dessinateur.
A posséder de toute urgence...
Une série sortie en mai 2005, assez discrète, mais de bonne qualité...
Elle est adaptée d’un roman de Wolfgang Hohlbein (auteur allemand célèbre). Je pense dès lors déceler que le scénario a dû être fortement simplifié, notamment pour permettre à l’histoire de trouver sa fin en deux tomes...
Je rejoins les avis précédents quant à la simplicité du récit, et je les rejoins également quant à la qualité extraordinaire des planches graphiques proposées... C’est visuellement très abouti.
En réalité, s’il est vrai que l’ensemble du scénario manque un peu de densité, ce premier opus entraîne néanmoins le lecteur dans cette histoire de pitié, de douleur, de haine, de violence et d'amour.
Certaines scènes, magnifiquement mises en page, m’ont coupé le souffle. Là réside selon moi la qualité principale de l’album, en regard du point négatif évoqué ci-dessus...
En résumé, comme pour tant d’autres séries injustement peu connues, je conseille celle-ci, en espérant que le second et dernier tome pointe bientôt le bout de son nez !
L’album que j’ai découvert en octobre 2006 est mon seul achat de la collection 32, je ne pourrais dès lors pas le comparer avec d’autres mais mon impression est très bonne.
Le bémol évoqué de l’édition sous le format initial (pour rappel : BD souple "sans charnière", de 32 pages, à prix ultra compétitif) ne me dérange pas vraiment. Je me disais que la maison d’édition aurait peut-être l’idée de sortir, à la fin de la série, un coffret pour y ranger les autres tomes... C’est toujours mieux dans la bibliothèque ! La question ne se pose plus, de ce que j’ai pu comprendre, dommage, je tenais à la souligner dans cet avis, une BD à 4,90 euros, c’est notamment rendre le 9ème Art accessible à tous, sans que ce soit l’unique solution, d’accord, mais je trouvais le postulat assez sympathique.
Ici, l’auteur nous propose de commencer le récit par la mort du détective en mettant ensuite en place l’enquête de son fidèle collaborateur. Le rythme est soutenu et ponctué de flash-back, bien mis en place, notamment par des cadrages différents.
Le lecteur est constamment invité à en découvrir un peu plus sur la personnalité, pour le moins troublée, du héros détective.
Les dessins sont excellents, c’est en partie par le travail de qualité de Cécil dans Le Réseau Bombyce que je me suis décidé à acquérir cette série.
Les couleurs, dans les tons bleu-gris, apportent un cachet "old-school anglais" à l’ensemble proposé, qui fait un peu "vieilles photos"... Surprenant et beau !
Je conseille dès lors cet album, du moins j’en conseille l’achat futur sous le nouveau format. Pour ma part, j’attends le tome 2 avec une certaine impatience depuis août 2007...
Eh bien moi j'aime beaucoup ce que fait Fabcaro. J'avais déjà bien apprécié Le Steak Haché de Damoclès, pour son humour, son évocation décalée, ses petites faiblesses, mais aussi le dessin bien sympa de Fabcaro.
"Droit dans le mûr" se situe dans la même veine autobiographique. L'auteur y évoque, avec beaucoup d'humour, mais surtout un humour bon enfant, la crise de la trentaine, avec son cortège de petites défaites, de concessions à ses anciennes convictions, ses doutes, ses phobies même. Du glissement du tutoiement au vouvoiement quand on lui adresse la parole, des kilos superflus, de l'achat d'une maison, de la découverte de la vie active (ou du moins de l'obligation d'y rentrer à partir de 30 ans), l'auteur décline le sujet à l'infini, ou presque. Mais il ne se répète pas, traite tout ça avec un humour ravageur, et je dois bien l'avouer, même si ça a l'air d'un argument de VRP, je me suis entièrement reconnu dans certaines séquences, mais je ne vous dirai pas lesquelles.
Bref, un vrai coup de coeur pour cet auteur qui continue à tracer un sillon sympathique, et la confirmation d'un vrai talent à mon sens.
Houlaaaa…. costaud !… très !…
Et pourtant, une série pas trop connue je pense. Mais qui le mérite car vous risquez de passer à côté de « quelque chose ».
La série, la longue enquête sanglante et ses développements, fait quatre tomes.
Sept personnages sont potentiellement coupables, dont trois racontent les faits : un policier chargé du dossier, un mafioso, un écrivain qui suit le travail sur le terrain pour se « documenter ».
Un dessinateur « principal » s’occupe –avec son style- d’un de ces trois personnages et se charge du chapitre dans lequel il intervient. D’autres dessinateurs ont la charge des « seconds rôles ».
Le scénario ?… costaud ; un narratif « millimétré »pour un réel intérêt de l’intrigue qui vous tient en haleine jusqu’au dénouement final. Un long récit qui ouvre de nombreuses portes, en laisse ouvertes, en referme, sème des pistes que Godard prend un réel plaisir à brouiller.
L’ensemble ?… une longue histoire d’ambiances à déguster, une sorte de patchwork de styles divers vraiment bien réussi.
Je recommande. Vraiment.
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Franchement intéressant. Bien que les tomes soient relativement inégaux (le premier est vraiment magnifique). Le dessin est dans l'ensemble très bon malgré qu'il soit parfois trop sombre, du coup, il perd parfois un peu en lisibilité. Le premier tome distille une ambiance, lourde, pleine de claustrophobie ou on peut bien sentir pointer la folie. La plongée dans le fantastique du second met bien les choses en place, pour pratiquement basculer dans l'horreur dans le dernier tome. Rien à dire, c'est une série rondement menée, agréablement courte (3 tomes ça fait plaisir) et qui en plus pose une fin comme on en voit peu. A lire... Petit truc sympa, on remarque facilement que deux acteurs américains bien connus (et de talent très inégal) on inspirés Christophe Bec. (un Bruce et un Johnny).
Sorcières
Une vrai petite perle teintée d'humour noir. Ce florilège de petites histoires est d'un excellent niveau tant au niveau dessin que celui des scénarios. On devine parfois la chute de certaines histoires, sans que cela n'enlève l'intérêt de la lecture. Il est à noter que je n'ai lu que la version N&B, domaine de prédilection de Chabouté. Globalement, c'est très positif. Je conseille vivement la découverte de ce recueil.
Les Jours du Chaos
Je vais aller directement au 4/5 pour encourager cette série. il y a beaucoup de séries s'appuyant sur l'opposition du bien et du mal. Celle ci a le mérite de bouleverser les rôles et de placer le sauveur de la race humaine là où ne l'attend pas. Ce premier tome d'introduction se lit avec aisance. Le rythme est soutenu et le dessin de bon niveau sauf peut être les personnages vus de loin. La colorisation est relativement douce et très agréable. Vu la tournure du scénario dans ce premier tome, j'ai hâte de voir l'évolution de l'histoire, même si la dernière page nous donne la ligne conductrice du récit à venir. Le fond et la forme étant réunis, on est en droit d'espérer pour la suite.
Le Journal de Jules Renard lu par Fred
C’est un album coup de cœur. J’ai lu peu de choses de Fred (rien serait le terme plus approprié). Et pourtant... Quelle claque ! Pour illustrer le Journal de Jules Renard, Fred choisit comme cadre à son récit une promenade bucolique mettant en scène Mr Renard accompagné d’un corbeau (tiens, tiens). Notre paire disserte longuement sur les choses de la vie. Les citations sont légion. On pourrait même dire que les dialogues ne sont que citations : des paroles sombres, profondes et ô combien justes et d’actualité. On a l’impression que Maître Corbeau n’est présent que pour relancer Mr Renard dans ses pensées. Cette balade est aussi l’occasion de faire des rencontres plus ou moins incongrues. On peut résumer cet album en une succession de pensées, idées qui ont fait la renommée de Jules Renard. Le final est particulièrement réussi et ponctue de belle manière ce récit consacré au journal de celui qui a écrit "Poil de carotte". Le dessin n’est pas en reste. Fred surprend par la diversité des plans (larges ou resserrés). Les cadrages sont également variés : à de pleines pages se succèdent des pages avec une multitude de petites cases. Certains plans sont découpés en plusieurs cases. D’autres cases sont reprises en "négatif" pour mieux faire ressortir les pensées de l’écrivain. Bref, le traitement graphique est en phase avec le scénario et constitue ainsi un exemple pour tout dessinateur, de l’apprenti au "confirmé". Un album injustement méconnu.
L'Etoile du Désert
Diptyque excellent et indispensable! L’histoire, qui fait la force première de ce récit, mêle habilement les bons ingrédients du western avec un polar et une enquête "policière". Un homme est à la recherche du meurtrier de sa femme et sa fille, cette quête n’est pas exclusivement dictée par une simple vengeance comme l’on pourrait le voir dans des mauvaises séries B mais également par une remise en question du héros, de son passé, de sa "pseudo-culture" américaine et de l’esclavage des indiens d’Amérique. Tous ces ingrédients sont convenablement romancés afin de permettre au lecteur de ne pas voir les pages défiler. Les dessins et couleurs sont superbes, comme pour la plupart des ouvrages de ce dessinateur. La deuxième version intégrale bénéficie de quelques pages de supplément qui sont de très bonnes factures. Achat vivement conseillé pour un excellent moment de lecture...
Murena
Difficile de ne pas répéter les précédents avis... Je confirme dès lors tout le bien de cette série historique, à posséder sans aucune hésitation si vous aimez la Rome Antique, ses gladiateurs, ses complots, ses Empereurs, son sénat... Le premier cycle s’est terminé au quatrième tome. Personnellement, je trouve que le deuxième cycle met du temps à se mettre en place. J’ai même été un peu déçu du dernier opus. Malgré cela, la série ne peut souffrir de cette petite impression tant le travail du scénariste (qui relève de l’historien) est aussi impeccable que celui du dessinateur. A posséder de toute urgence...
La Chronique des Immortels
Une série sortie en mai 2005, assez discrète, mais de bonne qualité... Elle est adaptée d’un roman de Wolfgang Hohlbein (auteur allemand célèbre). Je pense dès lors déceler que le scénario a dû être fortement simplifié, notamment pour permettre à l’histoire de trouver sa fin en deux tomes... Je rejoins les avis précédents quant à la simplicité du récit, et je les rejoins également quant à la qualité extraordinaire des planches graphiques proposées... C’est visuellement très abouti. En réalité, s’il est vrai que l’ensemble du scénario manque un peu de densité, ce premier opus entraîne néanmoins le lecteur dans cette histoire de pitié, de douleur, de haine, de violence et d'amour. Certaines scènes, magnifiquement mises en page, m’ont coupé le souffle. Là réside selon moi la qualité principale de l’album, en regard du point négatif évoqué ci-dessus... En résumé, comme pour tant d’autres séries injustement peu connues, je conseille celle-ci, en espérant que le second et dernier tome pointe bientôt le bout de son nez !
Holmes
L’album que j’ai découvert en octobre 2006 est mon seul achat de la collection 32, je ne pourrais dès lors pas le comparer avec d’autres mais mon impression est très bonne. Le bémol évoqué de l’édition sous le format initial (pour rappel : BD souple "sans charnière", de 32 pages, à prix ultra compétitif) ne me dérange pas vraiment. Je me disais que la maison d’édition aurait peut-être l’idée de sortir, à la fin de la série, un coffret pour y ranger les autres tomes... C’est toujours mieux dans la bibliothèque ! La question ne se pose plus, de ce que j’ai pu comprendre, dommage, je tenais à la souligner dans cet avis, une BD à 4,90 euros, c’est notamment rendre le 9ème Art accessible à tous, sans que ce soit l’unique solution, d’accord, mais je trouvais le postulat assez sympathique. Ici, l’auteur nous propose de commencer le récit par la mort du détective en mettant ensuite en place l’enquête de son fidèle collaborateur. Le rythme est soutenu et ponctué de flash-back, bien mis en place, notamment par des cadrages différents. Le lecteur est constamment invité à en découvrir un peu plus sur la personnalité, pour le moins troublée, du héros détective. Les dessins sont excellents, c’est en partie par le travail de qualité de Cécil dans Le Réseau Bombyce que je me suis décidé à acquérir cette série. Les couleurs, dans les tons bleu-gris, apportent un cachet "old-school anglais" à l’ensemble proposé, qui fait un peu "vieilles photos"... Surprenant et beau ! Je conseille dès lors cet album, du moins j’en conseille l’achat futur sous le nouveau format. Pour ma part, j’attends le tome 2 avec une certaine impatience depuis août 2007...
Droit dans le mûr (Steak it easy)
Eh bien moi j'aime beaucoup ce que fait Fabcaro. J'avais déjà bien apprécié Le Steak Haché de Damoclès, pour son humour, son évocation décalée, ses petites faiblesses, mais aussi le dessin bien sympa de Fabcaro. "Droit dans le mûr" se situe dans la même veine autobiographique. L'auteur y évoque, avec beaucoup d'humour, mais surtout un humour bon enfant, la crise de la trentaine, avec son cortège de petites défaites, de concessions à ses anciennes convictions, ses doutes, ses phobies même. Du glissement du tutoiement au vouvoiement quand on lui adresse la parole, des kilos superflus, de l'achat d'une maison, de la découverte de la vie active (ou du moins de l'obligation d'y rentrer à partir de 30 ans), l'auteur décline le sujet à l'infini, ou presque. Mais il ne se répète pas, traite tout ça avec un humour ravageur, et je dois bien l'avouer, même si ça a l'air d'un argument de VRP, je me suis entièrement reconnu dans certaines séquences, mais je ne vous dirai pas lesquelles. Bref, un vrai coup de coeur pour cet auteur qui continue à tracer un sillon sympathique, et la confirmation d'un vrai talent à mon sens.
Une Folie très ordinaire
Houlaaaa…. costaud !… très !… Et pourtant, une série pas trop connue je pense. Mais qui le mérite car vous risquez de passer à côté de « quelque chose ». La série, la longue enquête sanglante et ses développements, fait quatre tomes. Sept personnages sont potentiellement coupables, dont trois racontent les faits : un policier chargé du dossier, un mafioso, un écrivain qui suit le travail sur le terrain pour se « documenter ». Un dessinateur « principal » s’occupe –avec son style- d’un de ces trois personnages et se charge du chapitre dans lequel il intervient. D’autres dessinateurs ont la charge des « seconds rôles ». Le scénario ?… costaud ; un narratif « millimétré »pour un réel intérêt de l’intrigue qui vous tient en haleine jusqu’au dénouement final. Un long récit qui ouvre de nombreuses portes, en laisse ouvertes, en referme, sème des pistes que Godard prend un réel plaisir à brouiller. L’ensemble ?… une longue histoire d’ambiances à déguster, une sorte de patchwork de styles divers vraiment bien réussi. Je recommande. Vraiment.