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Couverture de la série Feuilles volantes
Feuilles volantes

C'est le premier ouvrage d'Alexandre Clerisse que je lis et j'ai été bien séduit par sa créativité. En premier lieu la construction " en Chifoumi" interpelle par sa technicité. Trois personnages à trois époques qui se répondent dans une narration en boucle pas toujours simple à suivre. De plus l'auteur introduit une réflexion sur la création et son positionnement face à la technique. Les trois personnages sont face à un inconnu majeur pour le futur de leur passion : l'imprimerie pour Léon, l'ordinateur pour Max et la dématérialisation complète pour Suzie. Il faut pourtant aller de l'avant et franchir ces portes pleines d'inconnues voire de dangers. "Sais-tu où tu vas ?" est une réplique clé du récit et comme le souligne dans son avis Mac Arthur sur le final proposé, la réponse n'est pas si évidente. Le graphisme de Clérisse fait à la fois preuve d'originalité et renvoie comme un hommage au travail des enluminures des moines copistes du Moyen-Âge. La composition très travaillée de certaines planches rappelle Bosch ou Dürer. J'ai lu donc cet ouvrage comme une œuvre originale et ambitieuse, peut-être pas aussi aboutie que le souhaiteraient certains lecteurs mais vraiment digne d'intérêt. 3.5

06/08/2024 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 4/5
Couverture de la série Jusqu'au dernier
Jusqu'au dernier

Excellent mais trop court ! C’est dommage de voir des intrigues de cette qualité condensées en un seul tome, ce qui oblige à avancer trop rapidement dans l'histoire. Cela dit, c’est tout de même très bon. J’aime beaucoup être surpris et voir des choses qui sortent du schéma classique où tout est presque parfait pour nous satisfaire dans nos émotions. Ici, l’originalité est au rendez-vous. Le dessin est superbe, on passe un bon moment de lecture, mais, comme beaucoup je suis un peu frustré par le manque de développement de certains personnages et de l’intrigue, qui auraient pu être plus approfondis. M'enfin bon, la BD mérite tout de même sa bonne note.

06/08/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 4/5
Couverture de la série Namor - Voyage au fond des mers
Namor - Voyage au fond des mers

L'irrationalité des profondeurs. - En 1939, un aventurier du nom de Marlowe monte une expédition à bord d'un sous-marin pour retrouver la cité d'Atlantis. Toute l'expédition est perdue corps et âme. Quelques années plus tard, une nouvelle expédition est financée pour retrouver la précédente. Quelques industriels ou une agence gouvernementale chargent Randolph Stein de partir sur ses traces. Stein est un sceptique professionnel ; il parcourt le monde pour exposer la réalité derrière les mythes. Son dernier exploit est d'avoir capturer un spécimen de singe qui avait donné naissance à la légende de l'abominable homme des neiges. le lecteur est amené à suivre Randolph Stein à bord du submersible Plato. L'histoire est narrée essentiellement du point de vue de Stein avec quelques extraits de son journal intime. Toutes les figures imposées du genre sont au rendez-vous : scientifique en but aux croyances des marins, mutinerie, étrange créature évoluant autour du sous-marin sans laisser de trace matérielle, ténèbres des abysses, huis clos étouffant, angoisses, accès de démence, etc. L'histoire d'un équipage de sous-marin en plongée prolongée est un genre en soi. Peter Milligan et Esad Ribic nous livrent leur version, et le résultat est plutôt réussi. Il faut dire que les illustrations tirent à elle seule ce récit dans un monde à part. Ribic avait déjà illustré deux récits particuliers : Loki & Requiem : Kyrie, Sanctus, Benedictus, Agnus Dei. Il utilise la peinture pour mettre en images le récit de Milligan. Il affectionne des teintes pastel douces et presque fades. Ces couleurs délavées contrastent fortement avec la noirceur des abîmes des profondeurs. Il a également recours à des formes simplifiées (aucun encrage) qui donnent une impression de dessins parfois enfantins. Mais il maîtrise parfaitement la composition et les détails choisis qu'il met en valeur par une simple touche de couleur. Ce mélange d'objets familiers aisément reconnaissables et d'individus aux contours simplifiés provoquent une forte empathie chez le lecteur. Il ose également une interprétation de Namor très personnelle qui met en valeur son étrangeté et son appartenance au monde des poissons. Peter Milligan a choisi de faire de Namor un élément secondaire de l'intrigue. Il est une présence invisible aux abords de du sous-marin. Il rôde sans se montrer et au final il n'aura que deux interactions avec l'équipage du Plato. Le cœur du récit est donc un mélange de Stein poursuivant Namor pour mieux démontrer son inexistence (tel Achab obnubilé par Moby Dick pour d'autres raisons) et de raison pourfendant les superstitions. Il fait de Randolph Stein un homme obsédé par sa mission, prêt à tout sacrifier. Cette histoire a été éditée sous le label Marvel Knights qui est destiné à une tranche d'âge de lecteurs compris entre la ligne Marvel de base et ceux visé par la ligne MAX. Cette variation sur l'ivresse des profondeurs dans un monde exclusivement masculin m'a bien plu. Milligan sait rendre intéressant son personnage principal sans qu'il soit simpliste ou fanatique au premier degré. Les illustrations d'Esad Ribic sont originales et plongent le lecteur dans une atmosphère suffocante. Et ils disposent l'un comme l'autre d'assez d'originalité pour que l'on n'ait pas l'impression de lire une plongée qu'on a déjà vue en film : la claustrophobie n'est pas le seul ressort de l'intrigue.

05/08/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 4/5
Couverture de la série The Last Days of American Crime
The Last Days of American Crime

Une mise en scène époustouflante pour un récit malin - La première page présente le personnage principal par terre, le visage en sang, un pistolet contre la tempe et un index s'apprête à en actionner la détente. le récit repart tout de suite deux semaines en arrière alors que Graham Brick rentre chez lui avec un jerrycan à la main. Il revient s'occuper d'une petite frappe qu'il a ligotée et flanquée dans la baignoire. Il lui explique en long en large et en travers pourquoi il a pris la peine d'aller chercher du gasoil pour l'immoler plutôt que de l'essence. Une fois cette tâche effectuée, Brick se rend dans un bar pour attendre son rendez-vous. La télé diffuse des émissions évoquant la mise en œuvre de diffusion d'ondes rendant impossible tout acte criminel. La date a été fixée à dans deux semaines. Alors qu'il sirote tranquillement un whisky, il se fait lever par une poulette très chaude avec une étoile tatouée sur le bras droit et une autre sur le sein droit. Ils concluent leurs petites affaires dans les toilettes pour dames. Son rendez-vous arrive enfin : Kevin Cash qui doit l'aider dans le casse qu'il a conçu et Shelby Dupree, sa copine (mais aussi la dame qu'il vient de s'envoyer dans les toilettes). Ce casse ne s'annonce pas sous les auspices les plus favorables. Cette histoire a bénéficié d'un grand buzz au moment de sa sortie en 2010, dans la mesure où Rick Remender est un scénariste qui monte, Radical Publishing est une nouvelle maison d'édition (en 2010) qui met toute son énergie à sortir des comics qui sortent de l'ordinaire (et qui peuvent être adaptés au cinéma) et Greg Tocchini a un style qui sort de l'ordinaire. Il est vrai que dès les premières pages le lecteur est plongé dans un monde peu reluisant au milieu d'une histoire bien noire, avec des personnages bien dérangés. En fait au-delà de l'horreur qui consiste à faire brûler un individu, le lecteur commence par être très étonné du comportement des personnes dans la rue. La population semble prise de folie et se livrer à des actes de violence gratuits, des actes de barbarie horrifiants, tout cela au milieu de personnes ayant préféré se donner la mort. Il faut attendre quelques pages pour comprendre qu'il s'agit d'un effet de la pacification à venir. Cette accumulation de ratonnade, de piquouzes, de prostitution agressive met tout de suite mal à l'aise. Il règne une atmosphère de fin du monde débilitante. C'est dans cette ambiance viciée que Brick prépare son casse qui le mettra à l'abri du besoin jusqu'à la fin de ses jours (et ce n'est pas une simple figure de style). Petit à petit, le lecteur découvre ses motivations, ainsi que celle de Shelby et de Kevin. Chacun d'eux se conduit de manière dégradante et amorale avec une capacité à encaisser les coups impressionnante. Chaque personnage porte le poids de son passé qui façonne sa conduite présente. Greg Tocchini réalise l'intégralité des illustrations qui ressemblent au final à des esquisses plus ou moins précises complétées par une mise en couleurs très sophistiquée dont il est difficile de dire si elle a été réalisée à la main ou à l'infographie (plus vraisemblablement la deuxième hypothèse). de la même manière que les personnages se conduisent comme des adultes bien frappés, les illustrations sont destinées à des adultes à l'esprit ouvert. Tocchini met en place un équilibre impressionnant entre des détails très réalistes (les modèles de voitures, les différentes armes à feu, le jerrycan, etc.), quelques textures qui titillent le sens du toucher, des ambiances établies par le jeu des couleurs et des sensations brutales transmises par le mouvement. Lorsque Shelby aguiche Graham la première fois, le lecteur peut sentir le velouté de sa peau sur le haut de sa poitrine laiteuse. Lorsqu'ils se démènent dans les toilettes, les teintes rouges exacerbent l'animalité de l'étreinte, mais elles mettent également en avant la rouille des tuyauteries et la saleté repoussante du lieu. Lorsque Graham vient au secours de Shelby et qu'il se fait tabasser, les chairs deviennent tuméfiées et leur fragilité répand un vrai malaise. Tocchini trouve à chaque fois le juste équilibre entre ce qu'il montre et ce qu'il suggère pour un impact maximal sur le lecteur. Chaque séquence est pensée pour enrichir le récit, tout en offrant un spectacle intense et terrifiant. Ce tome se lit d'une traite. Tocchini réalise une symphonie visuelle aussi riche que séduisante. le récit de Remender est très malin, il utilise les codes classiques du roman noir avec de vrais personnages, autour d'un casse ingénieux. Malgré tout la fin est tellement classique qu'elle laisse un peu le lecteur sur sa faim.

05/08/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Sur un air de Fado
Sur un air de Fado

J'ai entendu parler très tard de Salazar et son gouvernement fasciste qui régna sur le Portugal pendant un si long moment, jusqu'à la révolution des œillets. Il faut dire qu'éclipsé par les autres gouvernements fascistes de la période, Salazar est souvent oublié, coincé dans son pays au bout du monde sans contact avec le reste du monde, renfermé sur lui-même. Depuis cette découverte, j'aime aller voir ce que fut cette dictature qui poussa tant de portugais à s'exiler loin de chez eux. Et cette BD est une bonne entrée vers cette histoire un peu oubliée. Prenant comme point de départ la chute dans le coma du fameux dictateur, l'histoire suit simplement une vie ordinaire de médecin portugais. Les petites violences quotidiennes, la peur, la disparition de certaines personnes, la répression silencieuse. Finalement, le pire n'est pas de craindre pour soi mais de se censurer chaque jour. La vie devient cloisonnée, surveillée, insupportable. La BD est longue et oscille entre les souvenirs d'une jeunesse dans les années 1950, tandis que le présent de 1968 est résigné, presque trop. Le médecin est un personnage bien construit : simple produit de son époque, pas militant ni investi, il s'est approché de tout ça un jour, par amour. Plus dragueur que révolté, il est désormais soumis, comme tant d'autres. Et progressivement, les relations sociales vont se redessiner, se remettre en branle. Ce qui arrivera, c'est que sous l'apparente façade sereine, ce personnage est finalement travaillé par le régime et sa violence sourde. Sous un air de fado, c'est le jeu de la mort et de l'oppression. La BD a un dessin qui fonctionne et fait ressortir les espaces de cette Lisboa, capitale d'un Portugal cloisonné. L'image du médecin franchissant enfin le fleuve pour se rendre de l'autre côté est symbolique, et je suis sur qu'une personne connaissant Lisbonne sera à même de reconnaitre les bâtiments, architectures et places. On sent l'atmosphère des cafés et des ruelles le soir. Une BD sur une dictature qui présente encore une fois l'intérieur. Sans horreur permanente, la BD rappelle qu'une dictature est insidieuse, larvée. Elle se glisse dans nos vies pour les étouffer, elle finit par contrôler nos façons de parler. Une piqure de rappel que je trouve très intéressant en ce moment !

05/08/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série L'Enfant ébranlé
L'Enfant ébranlé

J'ai fait confiance à fuuhuu sur cette BD, et bien m'en a pris ! C'est une plongée lente et douce dans un quotidien d'enfant de huit ans dans la Chine des années 90. Réminiscence de l'auteur ou pas, je n'en sais rien, mais le récit touche très juste dans son rapport entre personnes, à la famille et au monde autour. C'est une histoire qui se construit lentement, avec des non-dits, des silences et des regards. Un enfant qui voit son père rentrer mais la joie de son retour laisse vite place aux soucis familiaux. Les copains à l'école, et les mauvaises fréquentations qui semblent pourtant plus sincère et honnête. Le jeu vidéo qui s'immisce petit à petit dans la vie, la famille traditionnelle qui prend un coup dans une société où le divorce arrive. C'est plein de petits sujets qui composent une sorte de tranche de vie pour laquelle un fil rouge se dégage nettement tout de même : le rapport au mensonge et à la sincérité. Et sous un aspect banal, il y a une vraie réflexion intéressante : la famille parentale présentée comme idéale reste pourtant loin de son enfant, s'en soucie peu et se déchire autour de soucis réels. Les mauvaises fréquentations sont des gens paumés, souvent seuls, qui prennent soin des leurs au détriment d'autres personnes, les faisant passer pour des voyous. Dans ce mélange, les actes sincères transparaissent de façon fugitives, presque comme une erreur dans l'ensemble des comportements qui ne sont pas agréables. Le manga est rehaussé par un dessin très contemplatif mais aussi agréable. Ce n'est jamais long et chiant, il y a toujours un petit détail qui attire l'attention, l'ensemble se lit sans temps mort et je dirais que les quelques effets qui parsèment l'ouvrage ne font pas trop. L'ensemble est vraiment sobre, mais d'une sobriété qui n'est jamais ennuyante. C'est bien mené, tout simplement. Une lecture séduisante, pour ceux qui n'ont pas peur des romans graphiques avec un quotidien marqué, dans lequel vient s'ajouter tout les petits tracas de la vie qui n'en sont finalement pas. C'est une BD sur le quotidien tragique et la société chinoise qui masque derrière une façade de respectabilité et de tradition des comportements qui ne sont plus admis aujourd'hui. Et c'est triste, mais sincère. Une lecture plus prenante que je n'aurais pensé.

05/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Névé
Névé

J'ai beaucoup apprécié cette série de cinq épisodes qui se focalise sur le développement affectif du jeune Névé. Dans un cadre de haute montagne vraiment crédible j'ai trouvé les aventures/rencontres du jeune orphelin très bien mises en scène avec de nombreuses trouvailles intéressantes. L'ambiance qui nous fait voyager de l'Aconcagua jusqu'à l’Annapurna en passant par une Réunion backstage rappelle les meilleurs ouvrages de Cosey. Chaque épisode représente une histoire complète mais il faut lire les opus dans l'ordre pour apprécier la cohérence du suivi de la narration. Du jeune ado qui affronte la mort au trentenaire qui affronte sa sexualité le parcours de Névé emprunte un parcours plus escarpé que les pentes qu'il maîtrise. Chaque épisode se renouvelle avec des thématiques difficiles traitées de façons non-manichéennes : la mort, la culpabilité du fratricide réel ou supposé, la sorcellerie, la pédophilie, l'endoctrinement possible des êtres vulnérables ou l'acceptation de sa nature véritable. Dieter a su créer un parcours du combattant très convaincant sur le sentier de Névé et de ceux qui l'accompagnent. Personnellement j'ai lu les cinq épisodes de l'intégrale avec la même avidité. Les dialogues sont d'un bon niveau évitant la mièvrerie ou les leçons de morale. Les fins d'épisodes sont toujours ouvertes laissant le lecteur actif dans sa lecture. Seule la conclusion en happy end m'a laissé circonspect par son improbabilité mais elle conclut de façon romanesque une série très attachante. Le graphisme de Lepage, un peu vintage mais agréable, réussit à merveille à nous immerger dans les cordées périlleuses que vivent Névé et sa famille. La narration visuelle rappelle vraiment les romans de Frison-Roche de mon adolescence. Je ne suis pas alpiniste mais je connais un peu la montagne de randonnée ayant eu une épouse Chamoniarde. Ainsi je me suis retrouvé pleinement dans les propositions graphiques et techniques de l'auteur. C'est beau c'est intelligent et cela procure un vrai bol d'air frais qui vient en contraste avec les ambiances parfois malsaines évoquées. Une très belle lecture.

05/08/2024 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 4/5
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

Parmi les 6 histoires de "Lucky Luke vu par", je place ces deux tomes en 1ere position. Le dessin est très appréciable, sérieux, tout comme le ton des deux albums. La colorisation est vraiment originale, ça apporte une ambiance particulière au récit que j'ai adoré. Je suis immédiatement entré dans l'histoire, faut dire que l'image de Lucky Luke allongé mort au sol ne laisse pas indifférent. Mais ce qui m'a vraiment tout de suite séduit, c'est l'ambiance pesante qui nous plonge directement dans un mood spécial. J'ai adoré cette sensation. Mon principal reproche est que tout est bien trop prévisible, ce qui est vraiment dommage, car j'aurais pu lui attribuer la note maximale avec un meilleur scénario. Car tout le reste etait parfait. [SPOILER, ce paragraphe peut contenir des indices, donc évitez de lire si vous n'avez pas encore lu la BD] J'avais déjà ma petite idée sur la mort de Lucky, et je ne pense pas être le seul. Mais c'était juste une intuition qui ne gêne en rien la découverte de l'intrigue, et je me suis tout de même laissé porter par l'histoire avec plaisir. En revanche, concernant l'enquête et l'indien, c'était évident. Beaucoup trop prévisible très rapidement ne laissant aucune surprise. [FIN DU SPOILER] Alors pourquoi cette belle note malgré ça ? Un scénario trop prévisible ça gâche normalement un peu le plaisir, mais ici j'ai trouvé que c'était tout de même rondement bien mené. Certes, un peu rapide, mais pour tout caser dans un seul tome il faut avouer que c'était très bien. De plus, le père a apporté son lot de surprises, réussissant à me surprendre, et j'ai beaucoup aimé la tournure que prend le final. Quant au deuxième tome, sans m'étendre dessus, il m'a également conquis et j'ai eu le plaisir de le trouver bien moins prévisible que le premier, bien que légèrement en dessous en termes d'enthousiasme pendant la lecture, sans pour autant me déplaire, bien au contraire. En bref, j'ai passé un très bon moment avec ces 2 lectures. J'ai beaucoup aimé le dessin et la colorisation, et les quelques moments forts ont réussi à me toucher.

05/08/2024 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 4/5
Couverture de la série Lucky Luke - Les Indomptés
Lucky Luke - Les Indomptés

Parmi les 6 histoires de "Lucky Luke vu par", je place celle-ci en 2eme position. J'ai apprécié le style de dessin plus réaliste, mais surtout, l'histoire m'a plu. J'ai beaucoup aimé les différents personnages, trouvé l'humour très réussi, et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Lucky Luke en baby-sitter m'a fait rire, tout comme cette famille complètement déjantée, des plus jeunes aux plus âgés. Les shérifs et les méchants m'ont également beaucoup amusé. Bref, j'ai passé un très bon moment sans prise de tête. 3.5 que j'arrondis à 4 pour le démarquer des autres grâce à son humour qui m'a conquis.

05/08/2024 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 4/5
Couverture de la série Adabana
Adabana

Belle surprise que ce manga ! Je n'ai pas l'habitude de lire ce genre d'intrigue en format manga, et franchement j'ai passé un très bon moment. C'est une enquête psychologique centrée sur une détenue, mêlant des avocats bienveillants : j'ai vu pas mal de films dans ce style que j'apprécie beaucoup et ici, c'est à nouveau assez original. Je n'ai pas remarqué d'incohérences, ce qui renforce la crédibilité du récit. On ne s'ennuie pas et les 3 tomes se lisent comme un long film découpé en 3 chapitres bien structurés. Les thèmes abordés dans le manga sont d'actualité, comme la pornographie non consentie, la pression psychologique d'un proche, le chantage... On devine quelques éléments de l'intrigue, mais ça n'enlève rien à la force du récit. Puis j'ai été surpris par la fin. Je m'attendais à quelque chose de plus happy, de plus facile, de la surenchère et au final, le ton reste assez réaliste, ce qui m'a particulièrement plu. Le dessin est classique pour les personnages de manga, mais il y a un très beau travail sur les décors et les objets, qui sont très réalistes et détaillés. L'achat vaut le coup. On passe un bon moment. 3.5 que j’arrondis volontiers à 4.

04/08/2024 (modifier)