Les derniers avis (32099 avis)

Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Escale sur Pharagonescia
Escale sur Pharagonescia

Excellente BD composée de petites histoires très réussies. La première, Escale sur Pharagonescia, est celle que je préfère. Des terriens débarquent sur la planète, sortent en ville sans trop connaître les us et coutumes de la région, et vont donc connaître quelques déboires. Beaucoup d’humour et d’originalité dans cette histoire très bien construite. L’homme est il bon ? est un récit remarquable et assez connu, le graphisme est tout simplement génial, pas de phylactères ! tout est dit ! Les autres histoires son amusantes et graphiquement intéressantes. Une BD qui vaut le détour.

18/02/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série L'Enfant cachée
L'Enfant cachée

Belle surprise en effet avec cet album. Enfin... non, pas vraiment une surprise en fait, tant on connaît l'écriture fine et sensible de Loïc Dauvillier... On l'avait un peu perdu de vue depuis un an environ, mais le voilà qui revient avec marc Lizano, l'un de ses premiers complices en BD, pour un one shot à mettre entre toutes les mains, même les plus jeunes, et je dirais SURTOUT entre les plus jeunes mains. Car il nous raconte, au travers du regard d'une petite fille, le drame de la déportation de la deuxième guerre, d'abord les étoiles de David cousues sur les vêtements, ensuite la mise au ban à l'école, dans la rue, puis la rafle, la fuite, la reconstruction en zone libre, et enfin... la suite. Dounia, alias Simone, retrouvera-t-elle ses parents ? Cette question l'a hantée pendant des mois, voire des années. Cette période marquera à jamais sa vie, à tel point qu'elle mettra des années avant d'en parler à ses proches, cette dernière question faisant l'objet d'un épilogue qui réussit à éviter les écueils de la sensiblerie. Encore une fois, bravo Loïc. Mais le récit ne serait pas grand-chose sans le talent de Marc Lizano. Son trait rond, éminemment expressif, parvient à nous mettre totalement dans la peau de la petite fille, qui vit les moments les plus sombres de son existence, si petite... Un album exemplaire, à faire lire à l'école pour expliquer aux plus jeunes la déportation.

17/02/2012 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série Freaks of the Heartland
Freaks of the Heartland

J’en aurai mis du temps à trouver ce Freaks of thé Heartland et je ne regrette vraiment pas sa découverte. La couverture découpée pour laisser apparaître une silhouette d’un gamin est dès plus réussie… C’est sûr, cela intrigue dès le départ. L’histoire démarre un peu dans le mystère, dans le brouillard, pour dévoiler au fur et à mesure ses cartes. L’étrangeté de l’histoire, mêlée d’une touche d’horreur, se poursuit par une chasse à l‘homme. Le tout est très bien rythmé et dès lors captivant. C’est un très bon one-shot, qui aurait peut-être encore gagné en qualité s’il avait un peu plus développé son sujet mais qu’importe, cela reste excellent. Mais que serait cette histoire sans ce talent graphique ? Le trait nerveux et la palette de couleurs sont très bien réussis. Tout simplement magistral ! En conclusion, je ne voudrais pas trop en dire pour vous laisser la surprise de ce petit bijou. Ce mélange certes classique mais subtil de fantastique et d’horreur mérite indéniablement d’être découvert ! Je le recommande chaudement !

17/02/2012 (modifier)
Couverture de la série Les Aventures de Huckleberry Finn
Les Aventures de Huckleberry Finn

Pourquoi aime-t-on une bande dessinée ? Par quelle alchimie son charme vénéneux nous pénètre-t-il jusqu’aux tréfonds de l’âme au point de nous laisser transis, charmés, subjugués ? Vaste question… Pour répondre, je partirai d’un exemple concret : le « Huckleberry Finn » de Mattotti. Voilà ! Comment dire… Voilà exactement… (Pourquoi j’ai choisi cette bd, moi…) Non, parce que franchement, cet album, il sent un peu le dessous de bras, hein. Il date de 78, me direz-vous. C’est un fait mais ce trait a une gueule incroyable ! Je le trouve même résolument moderne. Bon, un bête exemple : une case illustre Jim se cachant le visage de la main. Comptons les phalanges ensemble et nous découvrirons que l’auriculaire en compte… oulahhh… ah oui, tant que ça… en plus y a une phalange pliée et allongée à outrance. C’est mal dessiné, me direz-vous. Et bien, non, justement ! C’est faussé, déformé, mais la composition est excellente. Le dessin de Mattotti est d’une incroyable spontanéité, c’est jeté, vif, brouillon… indiscutablement vivant et expressif. Chaque planche semble avoir été touchée par la grâce divine. Non qu’elles soient magnifiques mais elles auraient pu être franchement moches s’il n’y avait eu ce quelque chose d’indéfinissable que l’on appelle charme pour me laisser sur le cul. Et que dire alors de la colorisation ? Toujours elle met en valeur le trait, tout en dégageant un halo de chaleur, de torpeur en parfaite adéquation avec le sujet. L’histoire, elle, est sans surprise. Les péripéties s’enchainent telles des bicyclettes sur un trottoir hollandais. Les personnages sont attachants dans ce mélange de ruse et de naïveté cher au genre. L’exotisme est au rendez-vous. J’ai donc trouvé l’univers que j’espérais. A l’image du Mississipi, cette histoire est tout sauf un long fleuve tranquille. Les personnages coulent au rythme du fleuve, avec ses crues et ses décrues, s’écartant constamment du thème central (pour peu qu’il y en ait un) tout en conservant la même direction… … En résumé : je ne sais pas pourquoi j’aime cet album. Ce qui est sûr, c’est que je lui trouve une gueule manifeste et que l’histoire qui m’est proposée m'a diverti quand bien même elle ne m'a pas surpris.

16/02/2012 (modifier)
Couverture de la série L'Expédition
L'Expédition

Loin de la grandeur officielle de l’armée Romaine, Marazano a choisi pour nous de suivre un groupe d’ aventuriers romains en quête de trésors sur les terres inconnues du monde romain. Il faut dire qu’un mystérieux personnage est arrivé mort sur le Nil, paré de bijoux et de tatouages extraordinaires. La richesse ostentatoire de cet inconnu enflamme l’avidité du centurion ?? et l’incite à monter une expédition sans ordre officiel. Pour cela, il demande à Marcus Livius de déserter et de constituer sa troupe de mercenaires. Que dire de cet album ? Tout d’abord, si vous appréciez la série TV “Rome” ou le film “300″, vous devriez être en terrain connu. Comme pour ces 2 références, c’est un monde romain brutal et moderne que nous fait vivre Marazano et Frusin. Eux aussi se sont intéressés aux guerriers de cette époque (et uniquement à ceux, contrairement à “Rome”) et ils cherchent à nous faire vivre et comprendre leurs mœurs, leur monde de fureur et d’obéissance. Si vous en avez votre compte de combats et d’aventure héroïques, passez votre chemin. Sinon, engagez-vous dans ce périple. Même si la thématique romaine est en vogue et vendeur, Marazano a eu l’intelligence de déporter son histoire dans tes territoires moins évoqués habituellement : L’Egypte, province romaine pour commencer, puis a travers d’autres terres plus exotiques. Ce qui change tout. Comme tout premier tome d’une saga (4 tomes annoncés), une bonne part de cet album est une mise en place. Marazano nous montre le résultat de l’expédition, pour faire connaissance avec le personnage principal : Marcus, le lion est accusé de désertion. Le flashback qui suit, et qui commence vraiment le récit, va nous apprendre l’origine de la mission et nous permettre de faire connaissance avec ces participants. Le recrutement de ces derniers permettra d’en connaitre la psychologie tout en découvrant brièvement ce monde romain en terrain conquis et ses difficultés. Mais là, n’est pas le propos principal. Au terme de cette sélection, Tivius embarque donc a fond de train vers sa mission, sans remords, ni interrogation. Reste donc une moitié d’album pour commencer à dérouler les aventures de cette troupe. De problèmes simples (trouver suffisamment d’eau pou s’abreuver) en passant par l’attaque de bêtes sauvages, ils rencontrent rapidement de sérieux problèmes. Même lancés dans la mission, Marazano n’en oublie pas de développer les particularismes de ce monde romain en Egypte. C’est là, sa force. Ne jamais oublier dans ses scenarii (assez “bourrin”) le coté humain. Cela donne de la profondeur à son histoire et permet de s’attacher aux personnages. Enfin, ne vous attachez pas à tous : le groupe va vite fondre. Chaque légionnaire a sa raison personnelle d’avoir accepté cette mission suicidaire et ces différences créerons des tensions de plus en plus fortes. Au delà de ces conflits de personnalité, il règne dans ce petit groupe une certaine forme de solidarité. Cette “fraternité” de guerriers embarqués dans le même bateau donne du poid, de l’authenticité au groupe. C’est donc une “grande” aventure, très typé “Peplum” que nous suivons, mais sans omettre la psyché de ces participants. Coté graphisme, Tout les codes imposés par le genre “Guerre” et “Peplum” sont respectés. Frusin, qui vient des comics a été à une bonne école. Il compose ses plans, façon cinéma, mais sans abus. Les planches sont toujours lisibles, même dans les scènes un peu plus confuses de bataille. Peu de case, un peu trop de texte, quelquefois, mais un grand plaisir de lecture fluide est au rendez-vous. Il est fort, Frusin, pour son dessin. L’efficacité est son maître mot. Moi, qui ne suis pas un habitué des comics, je dois dire que malgré son trait que je trouve un peu épais, je suis parfaitement convaincu. Il faut préciser que son dessin est servi par une mise en couleur (informatique) tout aussi parfaitement maîtrisée. Les ambiances sont parfaitement réussies, qu’il s’agisse de grands panorama, ou de petite salle sombre, sa palette graphique fait merveille. Frusin ne chôme pas, c’est certain. Pour s’en convaincre, regardez les détails des bâtiments égyptiens, ou encore (si vous avez la version “canal BD”) les crayonnés qui agrémentent la fin de l’album en supplément. En résumé, je conseille l’Expédition aux lecteurs qui recherchent l’évasion tout autant qu à ceux qui s’intéressent à la nature humaine. Avec ce groupe de légionnaires romains peu fréquentables, vous serez transporté par le souffle de la grande aventure en apprenant à comprendre ses participants.

15/02/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Sasmira
Sasmira

Je réécris mon avis suite à la lecture du 2eme tome, et ma note reste à 4/5 (mais de justesse !) L’histoire, déjà classique dans le 1er tome (le coup du retour dans le passé, on connaît), tourne carrément au déjà-vu dans ce tome 2, avec son lot de magie égyptienne et de filles dénudées pour faire joli. Cependant il faut avouer que l’intrigue est toujours rondement menée, et que les deux tomes s’avalent sans forcer. Le dessin est magnifique, parfaitement adapté à l’histoire, et retranscrit bien les ambiances des différentes époques. Le changement de dessinateur pour le tome 2 se fait tout en douceur. Reste que ce 2eme tome, sorti 14 ans après le 1er, n’apporte pas beaucoup de réponses. Ma lecture fut agréable, mais je n’en ressors pas plus avancé… attendons donc la suite, prévue pour… quand exactement ? Le nouveau dessinateur nous a récemment avoué dans une interview qu’il ne travaillera sans doute pas sur le tome 3… Rendez-vous dans 14 ans ? Argh !

11/04/2007 (MAJ le 14/02/2012) (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Voyage des Pères
Le Voyage des Pères

Cette bd n’est clairement pas faite pour les anticléricaux. Si c’est ton cas, passe ton chemin car, à moins d’un miracle, tu n’apprécieras pas. Et pourtant . . . . . . et pourtant ce serait passer à côté d’une petite perle qui dépoussière les évangiles du nouveau testament. Le ton est frais et moderne ; l’humour léger et bien vu. Il se dégage de ces pages une très grande sensibilité qui rend les personnages attachants (même Jonas !). Cette histoire, c’est celle de papas qui partent à la recherche de leurs fils embrigadés dans la secte tendance du moment menée par le nazaréen. Le discours n’est pas toujours tendre envers le catholicisme mais il se justifie par la crainte de l’inconnu et l’amour d’un père à son fils disparu. Jonas est particulièrement terrible et porte quasi à lui tout seul tout le sel du récit. La fin de la vie de Jésus est connue de tous, celle des apôtres et de leurs pères beaucoup moins. Maintenant, elle est dévoilée . . . Côté dessin, un gros travail est réalisé sur les personnages quasi-caricaturaux. C’est assez expressif et donc réussi . . . Voici donc une bd à lire, à relire, à emprunter, à acheter, à offrir, à s’offrir ou à se faire offrir (comme c’est mon cas ^^).

14/02/2012 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Les Souvenirs de Mamette
Les Souvenirs de Mamette

J’aime beaucoup « Mamette » la série mère, c’est avec une petite pointe d’inquiétude que je me suis mis à découvrir son dérivé non pas à cause du graphisme qui reste magnifique mais parce que j’avais peur de lire une nouvelle bande dessinée sans intérêt. Finalement, « Les Souvenirs de Mamette » est également une série très agréable à feuilleter. J’y ai apprécié les péripéties de Mamette chez ses grands-parents dans la campagne car l’ensemble m’est apparu frais, très tendre, poétique et doté d’un humour communicatif et exempt de grossièreté (ce qui est malheureusement rare de nos jours !). Dans « Les Souvenirs de Mamette », la vie à la campagne m’est apparue très réaliste : les protagonistes sont tellement harassés par la somme importante de travaux à réaliser en journée qu’ils se mettent au lit dès que le soir tombe. Malgré la dureté des tâches à accomplir en tant que cultivateurs ou agriculteurs, les gens gardent tout de même leur sens de l’humour et leur humanisme. Cette situation à la campagne qui fait l’intérêt de cette bd est liée par une intrigue principale dont Mamette semble avoir du mal à « digérer » et à accepter sa condition : Sa mère est en train de divorcer, pour le bien de sa fille et afin que cette dernière souffre le moins possible de cette situation, elle a emmené Mamette chez ses grands-parents en attendant que ses démarches de séparation soient terminées… et on devine la rancœur de certains paysans, la jalousie de certains campagnards de voir une fille du village allée chercher la « belle vie en ville », et les reproches de certains des proches de la famille envers la mère à une époque où le divorce était moins accepté de nos jours. Le gros changement des « Souvenirs de Mamette » par rapport à la série mère se situe dans la narration : Cette nouvelle bande dessinée comporte à chaque tome une histoire complète alors que « Mamette » est composé d’un ensemble de courts récits. C’est donc bien un roman graphique que le lecteur découvrira. Pour le reste, le graphisme de Nob reste magnifique ! J’adore les mimiques que l’auteur donne à ses personnages, j’admire la richesse de ses décors. Enfin, j’apprécie hautement sa mise en couleurs ! Au final, « Les Souvenirs de Mamette » est un (très) bon complément à la série mère « Mamette ». Dans cette nouvelle série, on y retrouve la bonne humeur, la tendresse et le dessin magnifique. La situation de ce récit dans la campagne m’est apparue comme une bonne idée car elle permet aux lecteurs de montrer qu’habiter dans une ferme n’était pas aussi idyllique qu’on ne le pensait et parce qu’on ressent malgré tout une nostalgie de ce temps résolu. Un seul regret toutefois : que le format de cette bande dessinée ne soit pas plus grand ! En tout cas, moi, j’attendrai toujours avec impatience que l’auteur nous dévoile les autres souvenirs de Mamette !

14/02/2012 (modifier)
Par Erwelyn
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jack Black
Jack Black

Les amateurs de James Bond, Jack Bauer le héros de 24 heures chrono, Jason Bourne (les initiales sont les même et le titre sonne comme un roman de Robert Ludlum), de Sam Fisher, l'agent des jeux vidéos d'infiltration Splinter Cell, ou encore de Mission impossible et des films de John Woo vont se régaler. Sauf que Jack Black est encore plus fort qu'eux tous réunis. C'est un homme amélioré, transformé pour sa mission, il ne peut donc pas être mis en échec. Visuellement, la couleur est belle et il y a un bon dosage entre scènes d'action et de violence. Le scénario, qui ne réinvente pas le genre, est pourtant captivant. Les auteurs ne lésinent pas sur les dialogues et on a finalement une première mission menée à bien, sans temps mort, avec tous les ingrédients d'un très bon film d'action et d'espionnage, sans frustration à la fin de ce premier album. Bravo et longue vie à Jack Black. Limite je mettrais 5/5, mais j'attends de voir si la suite est à la hauteur.

14/02/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Jeronimus
Jeronimus

Ce triptyque relate le voyage du navire Batavia d’Amsterdam vers Java au 17ème siècle. Le personnage principal, Jeronimus, que rien ne prédisposait à cette aventure, va transformer ce voyage en cauchemar. Je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler l’excellent scénario de Christophe Dabitch. Le travail sur la psychologie des personnages (et notamment sur son antihéros éponyme) est remarquable. La narration omniprésente accompagne parfaitement l’action tout en documentant habilement le lecteur sur le contexte et les pratiques de l’époque. On sent que la recherche historique des auteurs a été très poussée. Et le dessin n’est pas en reste ! Jean-Denis Pendanx nous propose de magnifiques planches inspirées de la peinture hollandaise de l’époque. Joli clin d’œil ! Tout le visuel se veut fidèle à l’époque : costumes, villes, navires, etc. On est donc parfaitement immergé dans l’univers. Le seul petit bémol est un visuel un brin figé mais je chicane… Voilà une œuvre exigeante et fort bien documentée que je recommande vivement.

13/02/2012 (modifier)