Dernier Exil de Jean-Michel Ponzio est l'adaptation du roman de Jacques Spitz "L’œil du purgatoire".
Une adaptation osée pour ce qui est sans aucun doute le chef-d’œuvre de Jacques Spitz. La complexité des réflexions de Dagerlöff n'était pas forcément aisée à retranscrire. Quant à l'ensemble du scénario, qui fait appel à une psychologie profonde, torturée est tellement sombre, il fallait, j'imagine, une grande force pour s'immiscer en elle.
Jean-Michel Ponzio signe ici deux albums absolument maîtrisés, aboutis. Toute la force du livre est magnifiquement retranscrite. Le dessin, les couleurs aux sépias grisés sont sublimes et collent parfaitement à l'atmosphère de l'œuvre.
Ponzio prend un grand soin à poser son personnage et sa réflexion borderline. Il y a une force incroyable, un réalisme extraordinaire dans les traits, mais aussi dans les non-dits. Les bulles qui se superposent cachant les propos d'Armande au profit des pensées de Jean, offrent une sorte de réalité virtuelle.
Quelques cases donnent à penser que techniquement, certaines scènes ont pu être des photos, redessinées, colorisées. Ce qui est d'autant plus intéressant quand on voit l'importance que la photo prendra dans une part de l'histoire.
Bref, une bande-dessinée magnifique à ne pas manquer, qui se suffit à elle-même.
S'il n'est pas utile d'avoir lu le livre de Jacques Spitz pour se plonger dans la BD, je vous conseille néanmoins cet incontournable de la SF (à la limite du fantastique) française.
Les auteurs utilisent habilement les ingrédients du roman de cape et d'épée, les intrigues de cour, les conspirations, les courtisans, pour installer un univers historiquement crédible dans lequel se déroulera le destin hors du commun de son héros. Le père de ce jeune infirme rejeté par tous sera condamné à lui faire subir une opération d'une inimaginable cruauté qui le transformera en machine humaine condamnée à servir, jusqu'à la fin de ses jours, celui qui l'a fait supplicier: le Roi de France. Un premier ressort dramatique très fort, pour une série qui en annonce bien d'autres.
- Un récit d'aventure très riche, sur des bases historiques solides.
- Au cœur de l'action, un super-héros d'un genre nouveau, dont l'origine dramatique renforce l'humanité.
- Une reconstitution graphique minutieuse de l'époque du XVIIe siècle.
Bref, j'ai bien aimé et le conseille!
Après la lecture de 5 tomes.
Une série qui m'a vraiment emballé.
Commençons par l'histoire ; dans un lycée censé former les super-héros de demain, les trois derniers de la classe vont devoir faire équipe pour passer leurs examens de fin d'année ; s'en suivront de multiples aventures passionnantes pleines de scènes de combats déjantés, d'histoires d'amours et d'amitiés, de tirades humoristiques bien trouvées, ainsi que de nombreuses références à des oeuvres cinématographiques et littéraires. Bref, un scénario très plaisant et addictif dans lequel on ne s'ennuie pas une seconde.
Au niveau dessins, je les trouve très réussis, le style manga à la française employé ici convient à merveille à la série. On peut juste regretter que les trois quarts de chaque album soient en noir et blanc, ce qui donne parfois un manque de fluidité dans certaines scènes de combats (il faut dire aussi que j'ai vraiment du mal avec les dessins non colorisés).
En résumé, une série à découvrir absolument et qui s'offre le luxe de commettre un sans faute sur toute la ligne (sauf pour le manque de couleur dans mon cas). Les ados risquent d'en tomber accros, les adultes apprécieront fortement aussi.
Comment définir "Weëna" ? On pourrait la définir comme une histoire d'heroic fantasy teintée de fantastique et d'ésotérisme dans un genre finalement assez proche du fameux Seigneur des Anneaux. Bref, de l'heroic fantasy pure avec son lot de décors sauvages et féeriques, de créatures fabuleuses et de conquérants sauvages ! Ces albums mêlent des scènes d'action spectaculaires comme sait si bien les imaginer Corbeyran.
Au fil du récit, on se laisse drôlement prendre par le rythme et les rebondissements. Le tome 3 est particulièrement réussi car nous avons enfin droit à des explications sur le passé de ce monde empreint de malédictions et de sorcellerie. Il y a comme un souffle épique et authentique qui habite Weëna. C'est également une série qui semble se bonifier au fil des tomes et qui semble acquérir une certaine profondeur notamment dans le tome 5. J’utilise le verbe sembler car c’est en réalité à double tranchant. On découvre notamment que le méchant de service n’est pas au fond aussi vil que cela. Cependant, peut-on naïvement pardonner toutes les horreurs commises ? Et puis, cela sonne faux après tout ce qui s’est passé. On sait que ce ne fut pas l’intention de départ de l’auteur qui a évolué.
Chapeau bas également pour le dessin réaliste très efficace de Picard qui sert à merveille le scénario. D’une planche à l’autre, les tons chauds et froids se succèdent, ce qui donne un rythme au récit plutôt agréable. On sent la finesse et la sensibilité du dessin qui se transmet aux personnages. Les détails des costumes sont remarquables.
Bien sûr, cela manque un peu d'originalité car j'ai déjà lu maintes fois la même trame. Nous avons une belle héroïne qui est promise à un destin qu’elle ne maîtrise pas et qui sera emportée par les évènements. Cela demeure néanmoins efficace et plaisant.
Le 8ème tome vient clore cette série en laissant une porte ouverte sur une saison 2. Je m’arrêterai là question achat. D’ailleurs, Delcourt a annulé le projet d’une suite, ce qui en dit long. Il restera le mystère Noor qui nous sera sans doute expliqué par un diptyque.
J’ai finalement trois gros reproches à formuler : la série est beaucoup trop longue, il y a un côté trop fleur bleue et la fin n’est guère satisfaisante. Pour autant, on ne peut être que subjugué par la beauté du graphisme qui masque en fait un scénario un peu mièvre.
Note Dessin: 4.25/5 - Note Scénario: 3.25/5 - Note Globale: 3.75/5
3.5
Un ouvrage assez intéressant sur l'histoire de l'association. On apprend les coulisses de cette maison d'édition pas comme les autres et notamment les conflits entre les membres (enfin, c'est souvent J-C Menu contre tout le monde).
J'ai beaucoup aimé ma lecture car je ne connaissais pas très bien l'association et je ne comprenais pas trop le conflit entre Menu et les autres. J'ai bien aimé lire les différents témoignages (il n'y a que les histoires de Berberian et Stanilas qui m'ont semblé sans intéret). Il y a certes certaines répétition, mais j'ai adoré voir des points de vues différents sur un même évenement. Le seul truc c'est que j'aurais bien aimé voir plus ce qui se passait entre les débuts de L'Association et la crise. Cela fait tout de même plusieurs années qu'on saute et je suis curieux de savoir ce qui s'est passé durant ses années.
Je me suis comporté en élève studieux, puisque avant de lire cette transposition de l’univers de Stevenson j’ai lu le roman original, en Anglais (merci d’ailleurs au dico intégré Kindle, parce que le texte est rempli de jargon maritime).
J’ai beaucoup apprécié le roman, j’étais donc curieux de lire cette transposition vers un cadre « urbain et contemporain ». L’exercice est intriguant : pas de pirates, pas de navire, pas de trésor… L’intrigue parle ici de magouille politique, de chantier banlieusard, de billets de banque, de vigiles, etc. L’histoire est à la fois méconnaissable, et fidèle au récit original ! Les événements s’y succèdent dans le même ordre, et sont parfaitement retranscrits dans un contexte pourtant complètement différent. Mais si la BD ne portait pas le même titre que le roman, je ne pense pas que j’aurais fait le rapprochement. Étonnant non ? Le résumé de l’éditeur parle de « mutation respectueuse », ce qui résume parfaitement la chose.
D’un point de vue technique, l’adaptation est réussie donc… mais cela va plus loin que ça. La trame et les personnages originaux étaient déjà fort intéressants, et pas manichéens pour un sou… Le changement d’époque apporte vraiment un plus, et permet de faire écho à des problèmes sociaux et moraux plus modernes.
Voilà un exercice un peu casse gueule, mais parfaitement réussi (et superbement mis en image par Jean-Philippe Stassen). Si je devais chipoter je dirais qu’une partie de mon plaisir vient sans doute de ce rapprochement avec le roman original. Je ne sais pas si mon enthousiasme aurait été aussi grand si je n’avais pas lu ce dernier.
A découvrir !
Au premier coup d’œil, Boule à zéro fait penser à un album d'humour pour la jeunesse sur le milieu hospitalier. A la lecture, le récit se révèle cependant très mature, et s'il ne manque certes pas d'humour ce sont surtout les beaux sentiments et l'émotion qui s'en dégagent avant tout.
Boule à zéro, c'est une plongée dans l'univers des enfants malades et des pensionnaires à long terme des hôpitaux. Voilà un sujet qui fait franchement peur et qui rebute à priori. Pourtant Zidrou et Ernst parviennent à emplir leur récit d'une vraie chaleur et d'une joie de vivre qui amènent le sourire des premières à la dernière page.
Boule à zéro, c'est le nom d'une petite fille qui va avoir 13 ans même si elle ne les fait pas. Elle se surnomme comme ça parce qu'avec le traitement de sa leucémie, elle n'a plus de cheveu et ça l'agace bien car tout le monde la confond avec un garçon. Depuis 9 ans qu'elle vit à l'hôpital, c'est devenu sa vraie maison et, malgré sa maladie et sa mère qui lui manque, elle prend à cœur d'y mettre de l'animation et de se faire des amis de tout le monde, qu'il s'agisse du personnel soignant ou des autres malades, enfants ou personnes âgées.
C'est une vraie belle histoire. Avec un réalisme teinté d'optimisme, même si on peut lui reprocher un aspect "tout le monde est beau tout le monde est gentil", Zidrou parvient occulter complètement la part déprimante et angoissante des hôpitaux pour faire ressortir toute la vie et les sourires de ceux qui les fréquentent jour après jour. Des sujets graves y sont abordés pour mieux être combattus par la bonne humeur de l'héroïne et de ses amis. On pourrait facilement lui reprocher un côté légèrement larmoyant et des effets sentimentaux faciles, mais j'ai trouvé que ça passait tout à fait bien.
C'est une BD touchante et intelligente, qui réchauffe le cœur sans se prendre la tête sur un sujet pourtant difficile.
Le 6ème sens rencontre Shining dans un cadre historique bien documenté ayant pour élément central le Waverly Hills Sanatorium : voici résumé en gros le pitch de cette série.
Et j’avoue avoir été séduit par ce scénario. Un scénario qui ne propose rien de spécialement original mais les auteurs ont réussi à doter la série d’une ambiance lourde et malsaine très prenante. J’ai enchainé les trois tomes d’autant plus facilement que ceux-ci se lisent vite et que les deux premiers se terminent sur des cliffhanger très accrocheurs.
Les différents protagonistes sont bien typés (voire même stéréotypés) et les principales disposent de suffisamment de charisme pour que je m’attache à elles.
Le dessin convient bien à ce genre de série. Les décors sont soignés et la présence du sanatorium pèse vraiment sur ce triptyque.
L’ensemble est donc assez convenu mais diantrement efficace. Entre le « pas mal » et le « franchement bien ! » J’opte pour cette dernière cote malgré le manque d’originalité pour récompenser la fluidité et la facilité de lecture de l’ensemble.
Ghost est un bon, un très bon one shot.
L’histoire est relativement classique mais elle est très bien traitée. Le lecteur est plongé dans une ambiance sombre, noire et pesante. Le personnage principal, un ancien agent du FBI torturé par des démons du passé, reprend du service pour traquer un serial killer.
La lecture est prenante car rythmée. Cela se lit assez vite mais il était nécessaire pour l’histoire que le rythme soit rapide. En fin de compte, la trame policière n’occupe pas la première place dans la construction du récit et ce sont tous les éléments qui gravitent autour qui donnent à l’histoire une consistance toute particulière.
Graphiquement, le trait et la colorisation étayent admirablement bien toute la folie, toute la noirceur qui se dégagent de la personnalité du triste héros. C’est nerveux et ça fonctionne !
À la fermeture de l’album, je garde une excellente impression de ma lecture. Je vous conseille la lecture et l’achat de ce one-shot et pense sincèrement le relire très bientôt.
La trame est classique ? Ok, mais c’est fichtrement réussi quand même !
Premier tome composé de 18 histoires avec Donald Duck comme principal protagoniste, 384 pages pour se ressourcer dans cet univers magique.
Chaque histoire est précédée d’une fiche d’identité bibliographique qui permet de la replacer dans le contexte de la première publication.
Bien que les histoires datent des années 1950-1951 la lecture est très agréable, le dessin magnifique n’a pas pris une ride, bref une œuvre intemporelle.
Il faut noter l’excellent travail de l’éditeur qui a en plus documenté l’ouvrage de façon intelligente.
Tome 2,3,4,5 :
Le principe de la série n'est pas changé et le niveau reste excellent , une BD très agréable qui permet de se délasser de façon optimale sans trop se casser la tête.
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Dernier exil
Dernier Exil de Jean-Michel Ponzio est l'adaptation du roman de Jacques Spitz "L’œil du purgatoire". Une adaptation osée pour ce qui est sans aucun doute le chef-d’œuvre de Jacques Spitz. La complexité des réflexions de Dagerlöff n'était pas forcément aisée à retranscrire. Quant à l'ensemble du scénario, qui fait appel à une psychologie profonde, torturée est tellement sombre, il fallait, j'imagine, une grande force pour s'immiscer en elle. Jean-Michel Ponzio signe ici deux albums absolument maîtrisés, aboutis. Toute la force du livre est magnifiquement retranscrite. Le dessin, les couleurs aux sépias grisés sont sublimes et collent parfaitement à l'atmosphère de l'œuvre. Ponzio prend un grand soin à poser son personnage et sa réflexion borderline. Il y a une force incroyable, un réalisme extraordinaire dans les traits, mais aussi dans les non-dits. Les bulles qui se superposent cachant les propos d'Armande au profit des pensées de Jean, offrent une sorte de réalité virtuelle. Quelques cases donnent à penser que techniquement, certaines scènes ont pu être des photos, redessinées, colorisées. Ce qui est d'autant plus intéressant quand on voit l'importance que la photo prendra dans une part de l'histoire. Bref, une bande-dessinée magnifique à ne pas manquer, qui se suffit à elle-même. S'il n'est pas utile d'avoir lu le livre de Jacques Spitz pour se plonger dans la BD, je vous conseille néanmoins cet incontournable de la SF (à la limite du fantastique) française.
Le Chevalier Mécanique
Les auteurs utilisent habilement les ingrédients du roman de cape et d'épée, les intrigues de cour, les conspirations, les courtisans, pour installer un univers historiquement crédible dans lequel se déroulera le destin hors du commun de son héros. Le père de ce jeune infirme rejeté par tous sera condamné à lui faire subir une opération d'une inimaginable cruauté qui le transformera en machine humaine condamnée à servir, jusqu'à la fin de ses jours, celui qui l'a fait supplicier: le Roi de France. Un premier ressort dramatique très fort, pour une série qui en annonce bien d'autres. - Un récit d'aventure très riche, sur des bases historiques solides. - Au cœur de l'action, un super-héros d'un genre nouveau, dont l'origine dramatique renforce l'humanité. - Une reconstitution graphique minutieuse de l'époque du XVIIe siècle. Bref, j'ai bien aimé et le conseille!
Freaks' Squeele
Après la lecture de 5 tomes. Une série qui m'a vraiment emballé. Commençons par l'histoire ; dans un lycée censé former les super-héros de demain, les trois derniers de la classe vont devoir faire équipe pour passer leurs examens de fin d'année ; s'en suivront de multiples aventures passionnantes pleines de scènes de combats déjantés, d'histoires d'amours et d'amitiés, de tirades humoristiques bien trouvées, ainsi que de nombreuses références à des oeuvres cinématographiques et littéraires. Bref, un scénario très plaisant et addictif dans lequel on ne s'ennuie pas une seconde. Au niveau dessins, je les trouve très réussis, le style manga à la française employé ici convient à merveille à la série. On peut juste regretter que les trois quarts de chaque album soient en noir et blanc, ce qui donne parfois un manque de fluidité dans certaines scènes de combats (il faut dire aussi que j'ai vraiment du mal avec les dessins non colorisés). En résumé, une série à découvrir absolument et qui s'offre le luxe de commettre un sans faute sur toute la ligne (sauf pour le manque de couleur dans mon cas). Les ados risquent d'en tomber accros, les adultes apprécieront fortement aussi.
Weëna
Comment définir "Weëna" ? On pourrait la définir comme une histoire d'heroic fantasy teintée de fantastique et d'ésotérisme dans un genre finalement assez proche du fameux Seigneur des Anneaux. Bref, de l'heroic fantasy pure avec son lot de décors sauvages et féeriques, de créatures fabuleuses et de conquérants sauvages ! Ces albums mêlent des scènes d'action spectaculaires comme sait si bien les imaginer Corbeyran. Au fil du récit, on se laisse drôlement prendre par le rythme et les rebondissements. Le tome 3 est particulièrement réussi car nous avons enfin droit à des explications sur le passé de ce monde empreint de malédictions et de sorcellerie. Il y a comme un souffle épique et authentique qui habite Weëna. C'est également une série qui semble se bonifier au fil des tomes et qui semble acquérir une certaine profondeur notamment dans le tome 5. J’utilise le verbe sembler car c’est en réalité à double tranchant. On découvre notamment que le méchant de service n’est pas au fond aussi vil que cela. Cependant, peut-on naïvement pardonner toutes les horreurs commises ? Et puis, cela sonne faux après tout ce qui s’est passé. On sait que ce ne fut pas l’intention de départ de l’auteur qui a évolué. Chapeau bas également pour le dessin réaliste très efficace de Picard qui sert à merveille le scénario. D’une planche à l’autre, les tons chauds et froids se succèdent, ce qui donne un rythme au récit plutôt agréable. On sent la finesse et la sensibilité du dessin qui se transmet aux personnages. Les détails des costumes sont remarquables. Bien sûr, cela manque un peu d'originalité car j'ai déjà lu maintes fois la même trame. Nous avons une belle héroïne qui est promise à un destin qu’elle ne maîtrise pas et qui sera emportée par les évènements. Cela demeure néanmoins efficace et plaisant. Le 8ème tome vient clore cette série en laissant une porte ouverte sur une saison 2. Je m’arrêterai là question achat. D’ailleurs, Delcourt a annulé le projet d’une suite, ce qui en dit long. Il restera le mystère Noor qui nous sera sans doute expliqué par un diptyque. J’ai finalement trois gros reproches à formuler : la série est beaucoup trop longue, il y a un côté trop fleur bleue et la fin n’est guère satisfaisante. Pour autant, on ne peut être que subjugué par la beauté du graphisme qui masque en fait un scénario un peu mièvre. Note Dessin: 4.25/5 - Note Scénario: 3.25/5 - Note Globale: 3.75/5
Quoi !
3.5 Un ouvrage assez intéressant sur l'histoire de l'association. On apprend les coulisses de cette maison d'édition pas comme les autres et notamment les conflits entre les membres (enfin, c'est souvent J-C Menu contre tout le monde). J'ai beaucoup aimé ma lecture car je ne connaissais pas très bien l'association et je ne comprenais pas trop le conflit entre Menu et les autres. J'ai bien aimé lire les différents témoignages (il n'y a que les histoires de Berberian et Stanilas qui m'ont semblé sans intéret). Il y a certes certaines répétition, mais j'ai adoré voir des points de vues différents sur un même évenement. Le seul truc c'est que j'aurais bien aimé voir plus ce qui se passait entre les débuts de L'Association et la crise. Cela fait tout de même plusieurs années qu'on saute et je suis curieux de savoir ce qui s'est passé durant ses années.
L'Île au trésor (Futuropolis)
Je me suis comporté en élève studieux, puisque avant de lire cette transposition de l’univers de Stevenson j’ai lu le roman original, en Anglais (merci d’ailleurs au dico intégré Kindle, parce que le texte est rempli de jargon maritime). J’ai beaucoup apprécié le roman, j’étais donc curieux de lire cette transposition vers un cadre « urbain et contemporain ». L’exercice est intriguant : pas de pirates, pas de navire, pas de trésor… L’intrigue parle ici de magouille politique, de chantier banlieusard, de billets de banque, de vigiles, etc. L’histoire est à la fois méconnaissable, et fidèle au récit original ! Les événements s’y succèdent dans le même ordre, et sont parfaitement retranscrits dans un contexte pourtant complètement différent. Mais si la BD ne portait pas le même titre que le roman, je ne pense pas que j’aurais fait le rapprochement. Étonnant non ? Le résumé de l’éditeur parle de « mutation respectueuse », ce qui résume parfaitement la chose. D’un point de vue technique, l’adaptation est réussie donc… mais cela va plus loin que ça. La trame et les personnages originaux étaient déjà fort intéressants, et pas manichéens pour un sou… Le changement d’époque apporte vraiment un plus, et permet de faire écho à des problèmes sociaux et moraux plus modernes. Voilà un exercice un peu casse gueule, mais parfaitement réussi (et superbement mis en image par Jean-Philippe Stassen). Si je devais chipoter je dirais qu’une partie de mon plaisir vient sans doute de ce rapprochement avec le roman original. Je ne sais pas si mon enthousiasme aurait été aussi grand si je n’avais pas lu ce dernier. A découvrir !
Boule à zéro
Au premier coup d’œil, Boule à zéro fait penser à un album d'humour pour la jeunesse sur le milieu hospitalier. A la lecture, le récit se révèle cependant très mature, et s'il ne manque certes pas d'humour ce sont surtout les beaux sentiments et l'émotion qui s'en dégagent avant tout. Boule à zéro, c'est une plongée dans l'univers des enfants malades et des pensionnaires à long terme des hôpitaux. Voilà un sujet qui fait franchement peur et qui rebute à priori. Pourtant Zidrou et Ernst parviennent à emplir leur récit d'une vraie chaleur et d'une joie de vivre qui amènent le sourire des premières à la dernière page. Boule à zéro, c'est le nom d'une petite fille qui va avoir 13 ans même si elle ne les fait pas. Elle se surnomme comme ça parce qu'avec le traitement de sa leucémie, elle n'a plus de cheveu et ça l'agace bien car tout le monde la confond avec un garçon. Depuis 9 ans qu'elle vit à l'hôpital, c'est devenu sa vraie maison et, malgré sa maladie et sa mère qui lui manque, elle prend à cœur d'y mettre de l'animation et de se faire des amis de tout le monde, qu'il s'agisse du personnel soignant ou des autres malades, enfants ou personnes âgées. C'est une vraie belle histoire. Avec un réalisme teinté d'optimisme, même si on peut lui reprocher un aspect "tout le monde est beau tout le monde est gentil", Zidrou parvient occulter complètement la part déprimante et angoissante des hôpitaux pour faire ressortir toute la vie et les sourires de ceux qui les fréquentent jour après jour. Des sujets graves y sont abordés pour mieux être combattus par la bonne humeur de l'héroïne et de ses amis. On pourrait facilement lui reprocher un côté légèrement larmoyant et des effets sentimentaux faciles, mais j'ai trouvé que ça passait tout à fait bien. C'est une BD touchante et intelligente, qui réchauffe le cœur sans se prendre la tête sur un sujet pourtant difficile.
Pandemonium
Le 6ème sens rencontre Shining dans un cadre historique bien documenté ayant pour élément central le Waverly Hills Sanatorium : voici résumé en gros le pitch de cette série. Et j’avoue avoir été séduit par ce scénario. Un scénario qui ne propose rien de spécialement original mais les auteurs ont réussi à doter la série d’une ambiance lourde et malsaine très prenante. J’ai enchainé les trois tomes d’autant plus facilement que ceux-ci se lisent vite et que les deux premiers se terminent sur des cliffhanger très accrocheurs. Les différents protagonistes sont bien typés (voire même stéréotypés) et les principales disposent de suffisamment de charisme pour que je m’attache à elles. Le dessin convient bien à ce genre de série. Les décors sont soignés et la présence du sanatorium pèse vraiment sur ce triptyque. L’ensemble est donc assez convenu mais diantrement efficace. Entre le « pas mal » et le « franchement bien ! » J’opte pour cette dernière cote malgré le manque d’originalité pour récompenser la fluidité et la facilité de lecture de l’ensemble.
Ghost
Ghost est un bon, un très bon one shot. L’histoire est relativement classique mais elle est très bien traitée. Le lecteur est plongé dans une ambiance sombre, noire et pesante. Le personnage principal, un ancien agent du FBI torturé par des démons du passé, reprend du service pour traquer un serial killer. La lecture est prenante car rythmée. Cela se lit assez vite mais il était nécessaire pour l’histoire que le rythme soit rapide. En fin de compte, la trame policière n’occupe pas la première place dans la construction du récit et ce sont tous les éléments qui gravitent autour qui donnent à l’histoire une consistance toute particulière. Graphiquement, le trait et la colorisation étayent admirablement bien toute la folie, toute la noirceur qui se dégagent de la personnalité du triste héros. C’est nerveux et ça fonctionne ! À la fermeture de l’album, je garde une excellente impression de ma lecture. Je vous conseille la lecture et l’achat de ce one-shot et pense sincèrement le relire très bientôt. La trame est classique ? Ok, mais c’est fichtrement réussi quand même !
La dynastie Donald Duck
Premier tome composé de 18 histoires avec Donald Duck comme principal protagoniste, 384 pages pour se ressourcer dans cet univers magique. Chaque histoire est précédée d’une fiche d’identité bibliographique qui permet de la replacer dans le contexte de la première publication. Bien que les histoires datent des années 1950-1951 la lecture est très agréable, le dessin magnifique n’a pas pris une ride, bref une œuvre intemporelle. Il faut noter l’excellent travail de l’éditeur qui a en plus documenté l’ouvrage de façon intelligente. Tome 2,3,4,5 : Le principe de la série n'est pas changé et le niveau reste excellent , une BD très agréable qui permet de se délasser de façon optimale sans trop se casser la tête. La fraîcheur est toujours au rendez-vous !