Je ne connais rien de « Valérian », je n’ai jamais lu un seul album de cette série ! La faute à une mise en couleurs que je juge complètement démodée et qui ne me motive guère à me lancer dans la lecture de cette série culte. La faute aussi au nombre de tomes conséquent qui la composent (sous entendu : je ne suis pas prêt à mettre du fric pour lire « Valérian ») ! Et pourtant ! Il y a de quoi être intéressé par « Valérian » parce que son univers semble très riche, parce que les personnages paraissent attachants et parce que Luc Besson s’y est inspiré d’une façon efficace pour concevoir le film « Le cinquième élément ».
Mais lorsque j’ai su que Larcenet allait réaliser un hors-série de « Valérian », je fus tout de suite intéressé par cet album en question car ça se présentait en une histoire complète (et pas besoin de lire les tomes précédents pour bien appréhender les péripéties de nos héros) et sa mise en couleurs est vraiment très agréable à contempler !
Alors, ça donne quoi « L’armure du Jakolass » : un album déjanté, marrant, insolite, surprenant, regorgeant de trouvailles et d’originalités, au coup de patte très plaisant, sans temps mort, à la mise en couleurs d’une grande beauté qui m’a captivé de bout en bout !
Ce grand plaisir de lecture, je ne m’y attendais pas à ça ! De plus, le personnage de « Valérian » y est représenté par un anti-héros alcoolique par excellence au ventre omnipotent… bref, l’antithèse absolue du célébrissime personnage, il fallait le faire ! et pourtant, je fus charmé par ce « Valérian », c’est comme si Larcenet avait transformé « James Bond » à un lascar paumé : le rêve quoi !
Bon, je ne vous dirais pas plus sur le scénario de cette bande dessinée. Croyez-moi, avec ce graphisme pareil, cette belle mise en couleurs et ce scénario déjanté et jouissif, il y a fort à parier que vous prendrez autant de plaisirs que moi à feuilleter « L’armure de Jakolass » !
C’est le nom de l’auteur, Oliver Vatine, sur la couverture qui m’a motivé la lecture de ce premier tome de « Niourk ». En effet, plus que son coup de crayon, ce sont sa mise en scène et son découpage qui me font classer ce dessinateur parmi mes préférés.
Mais revenons un peu sur cette nouvelle série, il s’agit d’une adaptation d’un des romans de Stephan Wull, c’est un romancier que je ne connais absolument pas. En conclusion, il m’est impossible de comparer la bd au roman originel.
L’histoire se déroule dans un futur plus ou moins proche où la civilisation est redevenue à l’âge de pierre. Le lecteur suivra parallèlement le destin de Niourk « l’enfant noir », un jeune homme rejeté plus ou moins par ses pairs qui découvrira les restes de cette civilisation disparue, et celui de la tribu gouvernée par Thoz dont est issu Niourk.
L’histoire m’est apparue captivante. Intéressante parce que le scénario est assez plausible (même si je fus perplexe de voir les personnages de passer d’un monde aride à une terre enneigée apparemment en peu de temps) et, parce que la mise en page aérée et la narration d’Olivier Vatine sont à couper le souffle, à tel point que j’ai eu énormément de plaisir à suivre les péripéties de notre héros et de sa bande.
Il suffit de jeter un coup d’œil rapide en feuilletant ce premier tome pour constater que l’auteur semble avoir mis tout son savoir faire dessus, c’est à dire un dessin précis et dynamique, un découpage recherché et fluide, des cadrages époustouflants à l’image des pleines pages qui peuplent cette bande dessinée. Bref, du excellent boulot d’autant plus qu’Olivier Vatine est seul au commande de cette réalisation… Vraiment seul ? Non, car sa femme, Isabelle Rabarot l’accompagne pour la mise en couleurs, domaine où elle excelle au vu des ambiances qu’elle a su parfaitement mettre en adéquation selon l’intensité dramatique de chaque séquence. J’ai eu l’impression de retrouver « mon » Olivier Vatine et « ma » Isabelle Rabarot, ceux que j’ai adorés quand ils ont réalisé le quatrième tome d’ « Aquablue ».
Grâce à un Olivier Vatine en grand forme et à son scénario assez captivant, je me suis régalé à la lecture de ce premier tome de « Niourk ». Bref, je suis impatient de lire la suite de cette série !
Je suis étonné de n'être que la sixième personne à donner son avis sur cette série que je trouve fort sympathique. Je reviendrai plus tard sur le dessin qui pourrait gêner certains lecteurs.
L'histoire de cette trilogie de science-fiction reste relativement classique, au coeur de la galaxie d'Irth le pouvoir en place veut écraser toute rebellion. Seuls les insurgés d'Edaleth osent s'opposer au commandeur Braso.
Tout au long des trois albums les auteurs réussissent à nous tenir en haleine grâce à de nombreux rebondissements, de l'action, du sexe ( mais pas trop), des belles filles, de la violence, la critique des médias et j'en passe.
Cette série m'a beaucoup fait penser au film Dune de David Lynch, lui-même adapté de la série de romans de Franck Herbert, qui malheureusement a pris un coup de vieux (là je parle du film et je ne pense pas être le seul à le dire).
Il est vrai que l'on y retrouve le même genre de paysages (en particulier le désert de la planète Arrakis), de costumes (ceux des soldats de la Maison Harkonnen opposée à la Maison Atréides), d'armes que dans dans cette adaptation cinématographique datant des années 80.
Pour en revenir au dessin il faut avouer que ce style est très particulier. J'ai cru comprendre en lisant les autres avis que le dessin informatisé dérange la plupart des posteurs. En ce qui me concerne il ne me gêne pas trop car je crois que ce genre de dessin "futuriste" s'adapte parfaitement à un récit de space opéra.
On peut donc dire que cette série est agréable à lire, alors les fans de science-fiction peuvent se lancer dans cette trilogie sans hésiter.
Je n'ai pas connu la frustration d'attendre 6 ans pour lire le tome 2, je viens à peine de découvrir les 2 albums de Songes (en même temps, j'ai attendu suffisamment longtemps le tome 2 de Sasmira...)
Clairement ce qui m'a attiré dans Songes ce sont les dessins. Somptueux ! Un univers graphique vraiment réussi ! Un 18e siècle avec des machines futuristes et loufoques, une propriété grandiose, le tout qui fourmille de détails, ajoutez une Coraline plus belle que jamais et souvent en tenue légère, un soupçon d'érotisme, ouais je suis archi convaincu !
Coté histoire, les rêves sont un bon prétexte pour pouvoir s'évader, partir dans des aventures pas toujours cohérentes, mais bon en même temps vos rêves sont tous cohérents ? Pas vraiment hein ? Les références à Titanic, Robinson Crusoé etc m'ont fait sourire.
Bref je me suis évadé !
Petit bémol sur le tome 2 qui semble un peu moins travaillé graphiquement, et aussi une histoire qui, pour moi, se termine un peu vite, j'aurais aimé avoir un peu plus de détails sur la situation initiale (je veux pas spoiler).
Cette série Sillage est une bonne série de SF tout public réalisée avec humour et avec une belle création artistique chez les aliens.
Dans l'approche, cette série me fait penser à Valérian. Une différence importante est qu'il est assez essentiel dans Sillage que le personnage principal est à la recherche de ses origines étant donné qu'elle est la seule (ou presque) "exemplaire" connue de sa race très proche de l'être humain.
Dans Valérian, on a un agent spatio-temporel dont chacune des enquêtes est complètement indépendante des autres hormis certains personnages récurrents (les succulents Shingouz par exemple).
Toutefois, la narration dans Sillage est très bien réalisée et c'est un plaisir que de lire ces histoires.
Je dirais toutefois que sur les derniers tomes, les histoires sont de plus en plus éloignées de la quête originale de Nävis (personnage principal). Ça commence à faire beaucoup de tomes avec cette approche. Il me semble important que les auteurs se recentrent sur le sujet principal.
Mais dans l'ensemble, il s'agit d'une très belle série grand public.
Une excellente histoire que je n'aurais peut-être pas lue sans ce merveilleux site ! C'est le genre de conte que j'aime lire. Tout peut arriver et cela me semble normal et en plus je ne sais jamais ce qu'il va arriver ensuite. Après avoir lu autant de séries, je suis content de savoir que je peux être surpris par un scénario.
Le dessin est vraiment excellent et il représente bien l'imagination de l'auteur. C'est un vrai plaisir pour les yeux ! Mais le point fort est sans aucun doute le découpage que j'ai trouvé dynamique et bien fait. Les deux tomes se lisent facilement et j'ai lu les deux tomes d'un trait ! Il y a tout de même deux ou trois scènes qui ne m'ont pas captivé ce qui explique qu'au final je ne mets 'que' 4 étoiles, mais peut-être que je vais augmenter ma note après une relecture.
Je me range facilement dans l'avis général encore une fois. Car il est vrai que cette BD est bien excellente.
Si j'avais trouvé l'autre opus (Les pionniers de l'aventure humaine) plus faible, ce tome est au-dessus de par ses histoires qui sont plus nombreuses à être intéressantes et extraordinaires. Celle du repos du guerrier est juste extraordinaire. Quelle chute ! Magnifique.
Mais les autres ne sont pas en reste, et Boucq sait très facilement caricaturer la société dans un propos qui semble au début complètement barré avant qu'on se rende compte de la caricature. C'est fort, vraiment très fort.
Et ajouté à cela le must du dessin ! Sublime, avec les couleurs qui ne sont pas en reste. Au final, c'est vraiment un plaisir pour les yeux.
Bref, j'ai adoré. L'humour est acide, et la caricature excellente. Le tout est parfait. Lecture chaudement recommandée.
Les petites gens est un récit à côté duquel je serais passé si l’occasion de le louer ne m’avait été octroyée. En effet, la couverture ne m’attirait pas du tout, et de ce simple fait, je ne l’aurais jamais acheté « à l’aveugle ».
… Et franchement, je serais passé à côté d’un bel album !
A la manière d’un Zidrou (« Lydie », « La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis »), Vincent Zabus décrit avec tendresse le quotidien d’un quartier anonyme. Il s’agit donc d’un récit chorale qui s’articule autour de trois histoires principales, et le maître mot est « douceur ». Qu’il s’agisse d’un amour secret, d’un deuil douloureux ou d’une vieillesse difficile à vivre, les préoccupations des différents protagonistes sont on ne peut plus simples et proches de nous. La poésie mais aussi la justesse des mots m’ont touché tandis que ces personnages, page après page devenaient mes compagnons d’un soir.
Seule réticence : le dessin de Thomas Campi. Je l’ai déjà dit, la couverture ne me donnait pas envie d’ouvrir ce livre. Et il m’a fallu quelques planches pour vraiment entrer dans l’histoire. Pourtant l’artiste est incontestablement doué et son dessin a une vraie personnalité. Je dirais même qu’à re-feuilleter l’album (comme je suis en train de le faire en rédigeant cet avis) je le trouve beau, tout simplement… mais singulier.
Un très bel album, qui nous force à regarder au-delà des apparences, car la beauté et la poésie se cachent parfois là où on les attend le moins. Et dans le cas présent, la remarque est autant valable pour l’histoire qui nous est contée que pour le dessin qui lui sert de support.
Special Branch est ce que j’appelle un récit « à l’ancienne », même si quelques touches de modernisme sont visibles çà et là.
Récit à l’ancienne car nous sommes dans un genre policier très british par son ton (et sa localisation géographique). L’enquête est menée par un duo central qui use plus de sa cervelle que de ses muscles pour dénouer les fils de l’intrigue. La touche de modernité est amenée par le personnage féminin, sœur de l’enquêteur principal et sorte d’experte avant l’heure (et médecin légiste de profession).
Le moins que je puisse dire est que j’ai vraiment bien aimé la manière dont ce récit est construit. Certes, ce n’est pas spécialement original mais tout s’enchaine avec logique et fluidité.
Le ton employé est principalement sérieux. Ces enquêteurs ne sont pas des comiques. Mais nous ne sommes pas pour autant devant un récit austère et des discrètes touches d’humour apparaissent régulièrement.
L’usage de la troisième personne et du présent pour le récitatif accentue encore ce sentiment d’être face à un récit d’une autre époque. Cela n’a l’air de rien mais je suis tellement habitué à lire aujourd’hui des textes à la première personne ou au passé que ce récitatif m’a surpris dans un premier temps… avant de me charmer.
Le dessin de Hamo est un autre point fort de la série. Il est proche de la perfection à mes yeux, du moins pour ce genre de série. Soigné dans ses décors, diversifiant les physionomies des personnages et rehaussé d’une colorisation nuancée, il est en outre précis et facile à lire.
L’enquête se prolonge sur trois tomes sans que la lassitude s’installe puisque chacun d’eux apporte son lot de péripéties, de révélations et de surprises. Et, si elle se clôture bien au terme de ce troisième tome, les auteurs laissent la porte grande ouverte pour une éventuelle suite (dont le sujet est déjà tout désigné). Et, je l’avoue, je serai heureux de les suivre dans cette aventure.
Peut-être pas novateur mais une très bonne série grand public.
Très bonne surprise que ce premier volume qui certes ne renouvelle pas le genre en western mais qui apporte un vent de fraicheur avec ce mystérieux révérend (qui, si mes souvenirs sont exacts, ne va pas sans rappeler un autre révérend dans la série Comanche d'Herman).
Tous les codes du genre sont présents dans cet opus : le saloon, le shériff, les filles, les duels et une série de meurtres dans une bourgade pas si tranquille que cela.
Bref un scénario inventif et une fin de premier tome qui me donne furieusement envie de connaître la suite.
Quant au dessin, il faut tout simplement saluer la performance d'Augustin Lebon qui signe là son premier album avec une parfaite maîtrise.
Histoire prévue en seulement deux volumes, il faut souhaiter que la suite soit aussi réussie.
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Valérian - L'Armure du Jakolass
Je ne connais rien de « Valérian », je n’ai jamais lu un seul album de cette série ! La faute à une mise en couleurs que je juge complètement démodée et qui ne me motive guère à me lancer dans la lecture de cette série culte. La faute aussi au nombre de tomes conséquent qui la composent (sous entendu : je ne suis pas prêt à mettre du fric pour lire « Valérian ») ! Et pourtant ! Il y a de quoi être intéressé par « Valérian » parce que son univers semble très riche, parce que les personnages paraissent attachants et parce que Luc Besson s’y est inspiré d’une façon efficace pour concevoir le film « Le cinquième élément ». Mais lorsque j’ai su que Larcenet allait réaliser un hors-série de « Valérian », je fus tout de suite intéressé par cet album en question car ça se présentait en une histoire complète (et pas besoin de lire les tomes précédents pour bien appréhender les péripéties de nos héros) et sa mise en couleurs est vraiment très agréable à contempler ! Alors, ça donne quoi « L’armure du Jakolass » : un album déjanté, marrant, insolite, surprenant, regorgeant de trouvailles et d’originalités, au coup de patte très plaisant, sans temps mort, à la mise en couleurs d’une grande beauté qui m’a captivé de bout en bout ! Ce grand plaisir de lecture, je ne m’y attendais pas à ça ! De plus, le personnage de « Valérian » y est représenté par un anti-héros alcoolique par excellence au ventre omnipotent… bref, l’antithèse absolue du célébrissime personnage, il fallait le faire ! et pourtant, je fus charmé par ce « Valérian », c’est comme si Larcenet avait transformé « James Bond » à un lascar paumé : le rêve quoi ! Bon, je ne vous dirais pas plus sur le scénario de cette bande dessinée. Croyez-moi, avec ce graphisme pareil, cette belle mise en couleurs et ce scénario déjanté et jouissif, il y a fort à parier que vous prendrez autant de plaisirs que moi à feuilleter « L’armure de Jakolass » !
Niourk
C’est le nom de l’auteur, Oliver Vatine, sur la couverture qui m’a motivé la lecture de ce premier tome de « Niourk ». En effet, plus que son coup de crayon, ce sont sa mise en scène et son découpage qui me font classer ce dessinateur parmi mes préférés. Mais revenons un peu sur cette nouvelle série, il s’agit d’une adaptation d’un des romans de Stephan Wull, c’est un romancier que je ne connais absolument pas. En conclusion, il m’est impossible de comparer la bd au roman originel. L’histoire se déroule dans un futur plus ou moins proche où la civilisation est redevenue à l’âge de pierre. Le lecteur suivra parallèlement le destin de Niourk « l’enfant noir », un jeune homme rejeté plus ou moins par ses pairs qui découvrira les restes de cette civilisation disparue, et celui de la tribu gouvernée par Thoz dont est issu Niourk. L’histoire m’est apparue captivante. Intéressante parce que le scénario est assez plausible (même si je fus perplexe de voir les personnages de passer d’un monde aride à une terre enneigée apparemment en peu de temps) et, parce que la mise en page aérée et la narration d’Olivier Vatine sont à couper le souffle, à tel point que j’ai eu énormément de plaisir à suivre les péripéties de notre héros et de sa bande. Il suffit de jeter un coup d’œil rapide en feuilletant ce premier tome pour constater que l’auteur semble avoir mis tout son savoir faire dessus, c’est à dire un dessin précis et dynamique, un découpage recherché et fluide, des cadrages époustouflants à l’image des pleines pages qui peuplent cette bande dessinée. Bref, du excellent boulot d’autant plus qu’Olivier Vatine est seul au commande de cette réalisation… Vraiment seul ? Non, car sa femme, Isabelle Rabarot l’accompagne pour la mise en couleurs, domaine où elle excelle au vu des ambiances qu’elle a su parfaitement mettre en adéquation selon l’intensité dramatique de chaque séquence. J’ai eu l’impression de retrouver « mon » Olivier Vatine et « ma » Isabelle Rabarot, ceux que j’ai adorés quand ils ont réalisé le quatrième tome d’ « Aquablue ». Grâce à un Olivier Vatine en grand forme et à son scénario assez captivant, je me suis régalé à la lecture de ce premier tome de « Niourk ». Bref, je suis impatient de lire la suite de cette série !
Les Insurgés d'Edaleth
Je suis étonné de n'être que la sixième personne à donner son avis sur cette série que je trouve fort sympathique. Je reviendrai plus tard sur le dessin qui pourrait gêner certains lecteurs. L'histoire de cette trilogie de science-fiction reste relativement classique, au coeur de la galaxie d'Irth le pouvoir en place veut écraser toute rebellion. Seuls les insurgés d'Edaleth osent s'opposer au commandeur Braso. Tout au long des trois albums les auteurs réussissent à nous tenir en haleine grâce à de nombreux rebondissements, de l'action, du sexe ( mais pas trop), des belles filles, de la violence, la critique des médias et j'en passe. Cette série m'a beaucoup fait penser au film Dune de David Lynch, lui-même adapté de la série de romans de Franck Herbert, qui malheureusement a pris un coup de vieux (là je parle du film et je ne pense pas être le seul à le dire). Il est vrai que l'on y retrouve le même genre de paysages (en particulier le désert de la planète Arrakis), de costumes (ceux des soldats de la Maison Harkonnen opposée à la Maison Atréides), d'armes que dans dans cette adaptation cinématographique datant des années 80. Pour en revenir au dessin il faut avouer que ce style est très particulier. J'ai cru comprendre en lisant les autres avis que le dessin informatisé dérange la plupart des posteurs. En ce qui me concerne il ne me gêne pas trop car je crois que ce genre de dessin "futuriste" s'adapte parfaitement à un récit de space opéra. On peut donc dire que cette série est agréable à lire, alors les fans de science-fiction peuvent se lancer dans cette trilogie sans hésiter.
Songes
Je n'ai pas connu la frustration d'attendre 6 ans pour lire le tome 2, je viens à peine de découvrir les 2 albums de Songes (en même temps, j'ai attendu suffisamment longtemps le tome 2 de Sasmira...) Clairement ce qui m'a attiré dans Songes ce sont les dessins. Somptueux ! Un univers graphique vraiment réussi ! Un 18e siècle avec des machines futuristes et loufoques, une propriété grandiose, le tout qui fourmille de détails, ajoutez une Coraline plus belle que jamais et souvent en tenue légère, un soupçon d'érotisme, ouais je suis archi convaincu ! Coté histoire, les rêves sont un bon prétexte pour pouvoir s'évader, partir dans des aventures pas toujours cohérentes, mais bon en même temps vos rêves sont tous cohérents ? Pas vraiment hein ? Les références à Titanic, Robinson Crusoé etc m'ont fait sourire. Bref je me suis évadé ! Petit bémol sur le tome 2 qui semble un peu moins travaillé graphiquement, et aussi une histoire qui, pour moi, se termine un peu vite, j'aurais aimé avoir un peu plus de détails sur la situation initiale (je veux pas spoiler).
Sillage
Cette série Sillage est une bonne série de SF tout public réalisée avec humour et avec une belle création artistique chez les aliens. Dans l'approche, cette série me fait penser à Valérian. Une différence importante est qu'il est assez essentiel dans Sillage que le personnage principal est à la recherche de ses origines étant donné qu'elle est la seule (ou presque) "exemplaire" connue de sa race très proche de l'être humain. Dans Valérian, on a un agent spatio-temporel dont chacune des enquêtes est complètement indépendante des autres hormis certains personnages récurrents (les succulents Shingouz par exemple). Toutefois, la narration dans Sillage est très bien réalisée et c'est un plaisir que de lire ces histoires. Je dirais toutefois que sur les derniers tomes, les histoires sont de plus en plus éloignées de la quête originale de Nävis (personnage principal). Ça commence à faire beaucoup de tomes avec cette approche. Il me semble important que les auteurs se recentrent sur le sujet principal. Mais dans l'ensemble, il s'agit d'une très belle série grand public.
Les Contes de l'ère du Cobra
Une excellente histoire que je n'aurais peut-être pas lue sans ce merveilleux site ! C'est le genre de conte que j'aime lire. Tout peut arriver et cela me semble normal et en plus je ne sais jamais ce qu'il va arriver ensuite. Après avoir lu autant de séries, je suis content de savoir que je peux être surpris par un scénario. Le dessin est vraiment excellent et il représente bien l'imagination de l'auteur. C'est un vrai plaisir pour les yeux ! Mais le point fort est sans aucun doute le découpage que j'ai trouvé dynamique et bien fait. Les deux tomes se lisent facilement et j'ai lu les deux tomes d'un trait ! Il y a tout de même deux ou trois scènes qui ne m'ont pas captivé ce qui explique qu'au final je ne mets 'que' 4 étoiles, mais peut-être que je vais augmenter ma note après une relecture.
La Dérisoire effervescence des comprimés
Je me range facilement dans l'avis général encore une fois. Car il est vrai que cette BD est bien excellente. Si j'avais trouvé l'autre opus (Les pionniers de l'aventure humaine) plus faible, ce tome est au-dessus de par ses histoires qui sont plus nombreuses à être intéressantes et extraordinaires. Celle du repos du guerrier est juste extraordinaire. Quelle chute ! Magnifique. Mais les autres ne sont pas en reste, et Boucq sait très facilement caricaturer la société dans un propos qui semble au début complètement barré avant qu'on se rende compte de la caricature. C'est fort, vraiment très fort. Et ajouté à cela le must du dessin ! Sublime, avec les couleurs qui ne sont pas en reste. Au final, c'est vraiment un plaisir pour les yeux. Bref, j'ai adoré. L'humour est acide, et la caricature excellente. Le tout est parfait. Lecture chaudement recommandée.
Les Petites Gens
Les petites gens est un récit à côté duquel je serais passé si l’occasion de le louer ne m’avait été octroyée. En effet, la couverture ne m’attirait pas du tout, et de ce simple fait, je ne l’aurais jamais acheté « à l’aveugle ». … Et franchement, je serais passé à côté d’un bel album ! A la manière d’un Zidrou (« Lydie », « La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis »), Vincent Zabus décrit avec tendresse le quotidien d’un quartier anonyme. Il s’agit donc d’un récit chorale qui s’articule autour de trois histoires principales, et le maître mot est « douceur ». Qu’il s’agisse d’un amour secret, d’un deuil douloureux ou d’une vieillesse difficile à vivre, les préoccupations des différents protagonistes sont on ne peut plus simples et proches de nous. La poésie mais aussi la justesse des mots m’ont touché tandis que ces personnages, page après page devenaient mes compagnons d’un soir. Seule réticence : le dessin de Thomas Campi. Je l’ai déjà dit, la couverture ne me donnait pas envie d’ouvrir ce livre. Et il m’a fallu quelques planches pour vraiment entrer dans l’histoire. Pourtant l’artiste est incontestablement doué et son dessin a une vraie personnalité. Je dirais même qu’à re-feuilleter l’album (comme je suis en train de le faire en rédigeant cet avis) je le trouve beau, tout simplement… mais singulier. Un très bel album, qui nous force à regarder au-delà des apparences, car la beauté et la poésie se cachent parfois là où on les attend le moins. Et dans le cas présent, la remarque est autant valable pour l’histoire qui nous est contée que pour le dessin qui lui sert de support.
Special Branch
Special Branch est ce que j’appelle un récit « à l’ancienne », même si quelques touches de modernisme sont visibles çà et là. Récit à l’ancienne car nous sommes dans un genre policier très british par son ton (et sa localisation géographique). L’enquête est menée par un duo central qui use plus de sa cervelle que de ses muscles pour dénouer les fils de l’intrigue. La touche de modernité est amenée par le personnage féminin, sœur de l’enquêteur principal et sorte d’experte avant l’heure (et médecin légiste de profession). Le moins que je puisse dire est que j’ai vraiment bien aimé la manière dont ce récit est construit. Certes, ce n’est pas spécialement original mais tout s’enchaine avec logique et fluidité. Le ton employé est principalement sérieux. Ces enquêteurs ne sont pas des comiques. Mais nous ne sommes pas pour autant devant un récit austère et des discrètes touches d’humour apparaissent régulièrement. L’usage de la troisième personne et du présent pour le récitatif accentue encore ce sentiment d’être face à un récit d’une autre époque. Cela n’a l’air de rien mais je suis tellement habitué à lire aujourd’hui des textes à la première personne ou au passé que ce récitatif m’a surpris dans un premier temps… avant de me charmer. Le dessin de Hamo est un autre point fort de la série. Il est proche de la perfection à mes yeux, du moins pour ce genre de série. Soigné dans ses décors, diversifiant les physionomies des personnages et rehaussé d’une colorisation nuancée, il est en outre précis et facile à lire. L’enquête se prolonge sur trois tomes sans que la lassitude s’installe puisque chacun d’eux apporte son lot de péripéties, de révélations et de surprises. Et, si elle se clôture bien au terme de ce troisième tome, les auteurs laissent la porte grande ouverte pour une éventuelle suite (dont le sujet est déjà tout désigné). Et, je l’avoue, je serai heureux de les suivre dans cette aventure. Peut-être pas novateur mais une très bonne série grand public.
Le Révérend
Très bonne surprise que ce premier volume qui certes ne renouvelle pas le genre en western mais qui apporte un vent de fraicheur avec ce mystérieux révérend (qui, si mes souvenirs sont exacts, ne va pas sans rappeler un autre révérend dans la série Comanche d'Herman). Tous les codes du genre sont présents dans cet opus : le saloon, le shériff, les filles, les duels et une série de meurtres dans une bourgade pas si tranquille que cela. Bref un scénario inventif et une fin de premier tome qui me donne furieusement envie de connaître la suite. Quant au dessin, il faut tout simplement saluer la performance d'Augustin Lebon qui signe là son premier album avec une parfaite maîtrise. Histoire prévue en seulement deux volumes, il faut souhaiter que la suite soit aussi réussie.