Les derniers avis (32079 avis)

Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série L'Autre Monde - Cycle 2
L'Autre Monde - Cycle 2

Pour moi qui avais adoré le 1er cycle, la découverte de ce second diptyque a été très agréable. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé les personnages et leur monde un peu curieux. C’est également avec plaisir que je me suis replongé dans cette ambiance difficile à décrire, mélange entre féérie, poésie et conte. Une alchimie rendue possible et très plaisante grâce aux planches dessinées par Florence Magnin. Du côté de l’histoire je me suis rapidement laissé entrainer par ces nouvelles aventures. Il y a rapidement des évènements intrigants qui donnent envie de plonger dans le récit. Le développement est lui plus ou moins réussi. On trouve quelques bonnes idées par ci, par-là, des touches d’humour assez légères, et des clins d’œil sympas. Evidemment cela ne m’a pas fait le même effet jubilatoire que toutes les idées géniales exploitées dans la première série. Mais ce n’était probablement pas possible de faire aussi bien, et il ne fallait pas en attendre trop. Nos héros visitent tous les enfers possibles. Finalement ce qui m’a manqué c’est plus de consistance dans l’enchainement des péripéties. Car on a un peu l’impression d’assister à une suite de visites de l’enfer selon toutes les croyances, nos personnages passant de l’un à l’autre après quelques pages. Le tout donnant un peu le sentiment de n’être qu’un prétexte à Rodolphe pour nous démontrer pas mal d’imagination. Et c’est vrai qu’il en a ! Mais il manque de liant entre ces voyages, on n’est pas inquiet pour nos héros. Enfin, il manque aussi pour moi, un petit quelque chose de spectaculaire dans le final, là c’est trop simple pour nos personnages. Au final j’hésite entre 3 et 4. Disons que si vous avez aimé le premier cycle et que vous n’en attendez pas trop, alors ce second cycle vous offrira un bon moment de lecture.

10/01/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série AEthernam
AEthernam

Ah Aethernam, difficile d'être passé à côté, pour une habitué de BDThèque, vu le buzz que l'album a fait sur le site. En tout cas, il a fait assez de bruit pour attirer mon attention. Je connaissais un peu le trait de Morinière (que j'appréciais beaucoup, et qui m'impressionnait de sa technique), pour ses contes détournés avec Tarek. Ici, son trait est résolument plus adulte, mais il ne perd en rien sa technique (c'est même très virtuose dans les décors). Même si ses dessins adultes me charment moins, je dois reconnaitre sa grande maîtrise, que ça soit pour le monde des hommes, réaliste et contemporain, comme pour l'univers de Éthers, fantastique et merveilleux. Un trait qui, en plus d'être beau, est efficace, dynamique et qui sert très bien le récit. Et puis il y a le scénario de Samély... Je dois bien avouer que je ne suis pas un grand connaisseur en fantastique, donc pour moi ce récit est forcément original et attirant. D'ailleurs, ce sont plus les Éthers que Dante qui sont attachants. Dante ne fait que subir et n'est pas vraiment charismatique, alors que les Éthers, en plus d'être attachants (pour leurs côtés humains), mais inaccessibles (à cause de leurs côtés divins) sont aussi assez mystérieux (ils représentent les éléments, mais pas vraiment comme dans les autres œuvres, on a trois Éthers de terre, une d'eau, un de feu, et avant il y en avait un d'air). Même si, au niveau de l'intrigue, ce premier tome est accrocheur, on quitte les sphères des Éthers trop vite, en se disant que finalement, il ne s'est pas passé grande chose. Pour finir, l'édition est de très grande qualité, une belle couverture, un beau papier et un dossier de bonus à la fin très intéressant, pour prolonger l'expérience. J'attends avec une réelle impatience la suite et (déjà) la fin, de cette série très prometteuse, je dois dire que ce premier tome laisse sur sa faim, et qu'on n'a pas envie de quitter l'univers merveilleux créé par Samély et Morinière. Edit après lecture du tome 2 : La fin de la série est de la même veine que le premier tome, vraiment bien réalisée : on a le droit à quelques scènes magnifiques, dignes des plus grands blockbusters fantastiques, et à une fin, c'est le cas de le dire, dantesque et grandiose. Je passe donc ma note de 3 à 4* !

22/02/2011 (MAJ le 09/01/2013) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série La Bête
La Bête

Le point fort de cette BD, c’est bien entendu son ambiance : un village paumé et coupé du monde par une tempête de neige, des paysans bien épais, une jeune femme énigmatique, des meurtres, une bête mystérieuse et terrifiante… et ce dessin en noir et blanc magnifique qui vient transcender ce polar pourtant classique. L’auteur reprend en effet tous les poncifs du genre, et la fin sent le déjà vu (même si je dois avouer que je ne l’ai personnellement pas vu venir !) mais le récit est prenant, la lecture fluide et agréable, bref, un chouette moment de lecture en ce qui me concerne. A découvrir…

09/01/2013 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lupus
Lupus

Après lecture des deux derniers volumes, je suis obligé de modifier ma note un peu à la baisse... hélas ! C’est une BD très racée à laquelle on a affaire ici, dans un genre unique situé entre SF et roman graphique inclassable, subtile, bien construite, captivante, profonde, poétique, onirique, littéraire, émouvante, envoûtante, fantaisiste, drôle, sensuelle, avec des personnages attachants aux personnalités fouillées… Rien à redire au niveau du trait qui me plaît vraiment beaucoup et me semble s’être affiné au fil de la série. Un beau noir et blanc aux courbes fluides et élégantes, une ligne épurée, hachée ou foisonnante selon les moments, un cadrage efficace s’attardant parfois sur des détails a priori insignifiants, bref, un vrai plaisir des yeux. F. Peeters semble décidément fasciné par toutes les choses qui poussent, prolifèrent, grouillent, serpentent et ondulent, végétales ou animales, géantes ou microscopiques, apparaissant régulièrement telles des images subliminales pour souligner un instant particulier ou créer une atmosphère… renforçant l’étrangeté de cette ambiance spatiale déjà particulière… le paysage est plus suggéré que dessiné, passant en quelque sorte au second plan derrière la psychologie des personnages, qui nous sont si proches qu’on pourrait tout à fait imaginer les rencontrer dans une rue de Paris, Guéret ou Bangkok… L’espace et ses planètes ne sont ici qu’une métaphore permettant de dramatiser le récit, un prétexte servant à montrant que l’environnement, si vaste et fantastique soit-il, ne fait jamais oublier aux hommes leurs limites et leur condition tragique… Amateurs de SF, de polars, d’aventures, de poésie ou de littérature, anars, écolos ou alter mondialistes, chacun pourra y trouver son compte dans cet univers qui réussit avec brio le pari pas si évident de transporter le lecteur avec une économie de moyens… Une réussite dans le domaine du roman graphique ! Pour ce qui est de la forme, le papier est de qualité, ainsi que le graphisme des couvertures, remarquable, où Lupus, seul ou accompagné, semble toujours contemplatif, un peu perdu face à l’immensité du paysage environnant… Bref, cette BD sent le vécu. Incontestablement, Frederick Peeters a produit quelque chose de très original et très personnel, réunissant les extrêmes (introspectif/aventure, familier/futuriste, microscopique/galactique, humoristique/tragique…). Tout aurait pu être parfait si l'équilibre n’avait été rompu dans la deuxième partie, où le sérieux tend à l’emporter sur la légèreté… Volume 1 Dès les premières pages, on est intrigué par ces drôles de zigotos dans un vaisseau spatial qui ne pensent qu’à prendre du bon temps. On ne comprend pas très bien non plus ce qu’ils font ensemble, tant leurs personnalités semblent éloignées, la seule chose qui semblent les réunir étant la consommation de substances illicites et leur désir de fuir tout ce qui ressemble de près ou de loin à un humain… sauf peut-être si ce dernier est de sexe féminin et plutôt attirant… Très vite, on s’attache à ces personnages, en particulier Lupus, introverti et écorché vif, dont on se sent proche comme un frère, peut-être à cause de ses failles propres au commun des mortels. Bref, voilà une très bonne introduction à une histoire dont on tremble pour son « anti-héros » au destin vacillant… Volume 2 Non seulement, cette suite reste digne du premier tome mais monte également en puissance, l’étau se resserrant peu à peu sur les fuyards dont la tête a été mise à prix dans toute la galaxie…Lupus se sent aspiré et désarmé face au charme et à la candeur de Sanaa, dont les yeux et le cœur restent insondables, [SPOILER] alors qu’il n’a même pas eu le temps de se remettre de la perte tragique et brutale de son ami… [ fin du SPOILER]. Deux éléments concourrant à accentuer lentement la tension du récit. Leur séjour dans la petite communauté clandestine leur permettra toutefois de prendre du recul et de passer du bon temps en compagnie de ces vieux rebelles aux personnalités bien trempées et non dépourvus d’humour... Des passages aussi hilarants (le t-shirt capteur d’émotions) que plein d’émotion contenue (la rencontre entre Sanaa et un vieillard emmuré dans le silence depuis 30 ans, après la mort accidentelle de sa femme et son fils). 19/20 Volume 3 Le scénario nous offre ici pas mal de rebondissements et une fois encore un changement d’environnement et pas mal de trouvailles surprenantes et souvent amusantes. Cela étant, j’ai trouvé que l’histoire avait perdu progressivement la légèreté du début en abordant des thèmes assez variés (le couple, la solitude des êtres, la transmission, etc.), mais d’une façon presque trop sérieuse. Certes il y a toujours l’humour, mais j’ai eu cette impression que l’auteur tendait à mettre un peu trop l’accent sur l’aspect psychologique au détriment de l’aventure. Bien sûr, ce n’est pas de la SF conventionnelle et on se dit que c’est certainement dû au mal de l’espace et à l’isolement en milieu confiné, alors on se dépêche de terminer pour passer au volume 4… Volume 4 C’est avec ce tome que j’ai commencé à décrocher. J’ai trouvé que l’intrigue s’éternisait dans cet environnement confiné, à coup d’incidents anecdotiques parfois amusants, de rêves et de flashbacks en lien avec l’enfance de Lupus, sans aucun rebondissement. Disons que ce tome est essentiellement consacré aux états d’âme de Lupus et à la relation entre le jeune homme et Sanaa. Cela n’est pas inintéressant, mais cela tranche trop radicalement avec le reste de la série. Il me semble que l’auteur aurait pu davantage se lâcher par rapport à ce que laissait entrevoir la fantaisie des tomes précédents. Là au contraire, il se met à prendre son histoire trop au sérieux, recourant à des ellipses étranges voire nébuleuses, cela en devient légèrement agaçant. Le dénouement n’arrange rien, tombant un peu à plat, trop énigmatique voire incompréhensible [SPOILER] : pourquoi et où Sanaa disparaît-elle ? Par quel moyen est arrivé le père ? [FIN DU SPOILER]. Du coup, les moments qui sont censés être émouvants m’ont laissé de glace… C’est vraiment dommage et je reste donc un peu frustré avec ce dernier volet qui empêche la série d’être un véritable chef d’œuvre.

20/11/2010 (MAJ le 09/01/2013) (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Nous sommes tous morts
Nous sommes tous morts

Alors ça ... Ça c'est vraiment fort. Une BD qui fait 24 planches à raison de 4 cases maximum (!) par planche, avec un trait le plus minimaliste possible (bonhomme tout simple et environnement de même), c'est de la BD minimaliste à l’extrême. Et pourtant, quelle densité ! Quelle richesse ! C'est dément. Je m'attendais à de la philosophie en BD, mais j'avoue que ce n'étais pas à ce stade. Là c'est du génie tout simplement ! Tout d'abord dans les dessins. En relisant pour la quatrième ou la cinquième fois, j'ai remarqué tout les détails incroyable dont Trondheim à truffé les pages, que je n'avais pas constaté auparavant : la mort qui va grossir au fur et à mesure, le personnage qui tente de fuir tout au long, les petites mort auxquelles il échappe. Bref, le dessin est minimaliste et simple, certes, mais construit de manière très intelligente. C'est vraiment subtile, on ne remarque pas tout de suite mais en relisant on se rend compte que c'est superbement bien fait. Et bien évidemment sur le propos. Quel propos ! Génial, il n'y a pas de doute. J'ai été conquis, c'est le moins qu'on puisse dire. Car la répartie de ce crâne est juste incroyable. Usant d'arguments dont je n'aurais jamais eu idée, il construit un raisonnement logique imparable contre lequel je ne vois pas du tout d'argument. L'ensemble tiens du génie, je le répète, mais dans la construction des bulles, des cases, de l'ensemble, tout passe en douceur. Je crois bien que ma note est également revue à la hausse par la surprise de taille que fut la BD, mais lors de la lecture j'ai été vraiment sous le choc. Pour une somme dérisoire, on a le droit à un cours de philosophie construit de manière parfaite. J'aurais presque tendance à penser que rien n'a été laissé au hasard. Une BD comme ça durant mes années de lycée et je pense franchement que le cours de philosophie aurait pris une tout autre tournure. Faudrait vraiment réformer l'éducation nationale. La BD dans les classes ! Non mais vraiment, cette BD est géniale. Et vu le prix, je crois que personne n'est en mesure de se priver de l'achat. Il recommandé, conseillé, et surtout, offrez là ! C'est à un prix dérisoire, et je pense qu'elle peut faire très plaisir. En tout cas pour moi je vais la faire découvrir à d'autre, et tout de suite d'ailleurs.

09/01/2013 (modifier)
Couverture de la série Cercle vicieux
Cercle vicieux

Ce petit livre est avant tout un exercice de style. L’histoire comme le dessin s’effacent devant une prouesse technique assez amusante. Le concept faisant tout le charme de l’album, je ne vous en dirai pas plus. J’ai toutefois apprécié le fait qu’au-delà de cette idée, Lécroart a réussi à nous proposer une histoire cohérente et drôle par bien des aspects. Le dessin, comme je le disais, sert prioritairement de support à l’histoire mais, dans son genre très caricatural, je le trouve plaisant. Le concept, lui, fonctionne d’autant mieux que j’ai le sentiment que l’auteur a construit son récit en privilégiant la seconde partie de celui-ci. On reste donc sur une très bonne impression finale alors que certains enchainements étaient plus bancals dans la première partie. Si vous avez l’occasion de le lire, n’hésitez pas ! C’est original, bien mené et vite lu. Personnellement, je le possède… et je ne le regrette pas car cela m’offre le loisir de relire certaines séquences en prenant tout mon temps pour les comparer.

09/01/2013 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Mystère Nemo
Le Mystère Nemo

5 aventuriers échouent sur une ile déserte et commencent à organiser leur survie. Peu à peu d'étranges phénomènes inexpliqués viennent troubler leur quotidien. Quelques passages relatant la vie d'un prince indien se greffent en parallèle à l'histoire. Cet homme ne devrait pas tarder à devenir le grand méchant dans la suite de la série. Encore une BD inspirée par l'œuvre de Jules Verne. Mathieu Gabella signe ici un super récit d'aventures. Le ton est léger, je n'ai pas l'impression qu'on veut nous faire croire à une histoire qui aurait pu être réelle. Le dessin précis, mais un peu fun, et les couleurs vives contribuent bien à ce sentiment. L'histoire est simple, mais le scénario est rondement mené et diablement efficace. Le rythme est fluide, ça se lit vraiment tout seul. Il faut évidemment adhérer au pitch de départ pour entrer pleinement dans cette aventure. Et une fois plongé dedans, l'album se dévore. Que peut-il bien se passer réellement sur cette ile ? Que cache-t-elle à nos héros ? Les premiers éléments de réponses nous plongent dans une ambiance encore plus mystérieuse, parsemée d'une légère couche steampunk, avec le renfort de bien curieuses machines. Intrigues et dessins : tout est bon ! A la fin de ce tome 1 je suis très impatient de lire la suite et d'en apprendre un peu plus sur les mystères de cette ile ! tome 2 et 3 La série se poursuit de la même manière, le rythme est toujours là, les éléments mystérieux aussi et le ton reste léger. Nouvelles péripéties, nouvelles rencontres, c'est presque tout bon ... mais au bout d'un moment cela commence à faire un peu trop. Il y a de plus en plus de technologie et de machines. Une petite couche c'était super agréable dans le premier tome, mais là il y en a un peu trop. D'autant que plus on avance dans le récit et plus on en découvre. (le meilleur exemple c'est lorsque les dites machines sont capables de manipuler le cerveau d'autres protagonistes). C'est un peu moins passionnant et cela coûterait presque une étoile, mais heureusement que je m'étais attaché aux personnages et que ma curiosité avait vraiment été mise à mal par le début. Du coup cette lecture est toujours restée sympa. Et puis j'ai beaucoup aimé la fin, très bien trouvée et pleine de clins d'oeil particulièrement appréciables.

17/01/2010 (MAJ le 09/01/2013) (modifier)
Couverture de la série Aspic Détectives de l'étrange
Aspic Détectives de l'étrange

Empruntée au hasard à ma bibliothèque municipale, voici une série assez chouette que je viens de découvrir. J’avais déjà lu, et apprécié Le Codex angélique du même Gloris, et je retrouve ici certains des thèmes qui semblent lui tenir à cœur. D’abord l’univers fin du XIXème siècle/ Belle époque, bien rendu encore. Mais aussi, au cœur de ce décor historique, une bonne dose de fantastique, d’occulte, à chaque fois crédible, malgré l’improbable situation de départ : on oublie rapidement l’infaisabilité des choses, et, tout côté cartésien mis en sommeil, Gloris nous entraîne sans effort dans un bon scénario. Où fourmillent d’autres "invraisemblances crédibles" (certains véhicules, et le fait que l’héroïne les conduise…). En plus des thèmes évoqués plus haut, on peut semble-t-il trouver dans "Aspic" quelques traces des goûts littéraires de l’auteur. En effet, l’un des personnages principaux renvoie à Victor Hugo et à Stendhal par ses nom et prénom, et un des méchants est surnommé Maldoror, la créature de Lautréamont. Gloris va même jusqu’à l’anachronisme, puisqu’un personnage parle de surréalisme ! Le dessin de Lamontagne est assez bon, même si les personnages sont parfois un peu trop statiques. Mais cela n’entrave pas la lecture d’une intrigue rondement menée, avec les rebondissements liés au genre. Et un petit clin d’œil final amusant. A propos de fin, si l’intrigue est bien close, Gloris ne ferme pas la porte à une suite ? En tout cas, si ces deux détectives reprennent du service, je serais un lecteur intéressé… Bref, c’est un bon diptyque, que j’ai lu très rapidement. Et ceci n’est ici pas un reproche, c’est que la lecture était agréable, et que je la recommande.

09/01/2013 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lou !
Lou !

Excelllllllllentissime cette BD !! J'adore, tout simplement. J'adore le journal intime de Lou qui est au début et à la fin de chaque tome, avec ce qu'elle pense de sa mère, de ses ami(e)s, de Richard, de son chat, de sa grand-mère. Le "jeu de moi" du T3 est une excellente trouvaille, autant qu'un très bon résumé des 2 premiers tomes de la série… J'adore la mère de Lou, éternelle adolescente parfois moins mature que sa fille, qui joue en cachette aux jeux vidéo au lieu d'écrire son bouquin. J'adore la grand-mère de Lou avec son caractère bourru, sa mauvaise humeur perpétuelle, ses choux de Bruxelles pour toutes les occasions (c'est festif le chou de Bruxelles) et son cœur gros comme ça. J'adore les prénoms donnés au chat. J'adore la gothique Marie-Machin et ses parents complètement à l'ouest. J'adore le nom du collège de Lou : Collège "Guy Degrenne". J'adore Sidera et le prince Fulgor. Bref, je pourrais continuer longtemps comme ça… Cette série regorge de trouvailles à la fois dans l'image et dans le texte. Le dessin colle parfaitement à l'ambiance. C'est riche de la première à la dernière page et c'est peu de le dire. C'est drôle, mignon, et franchement je ne m'attendais pas à trouver autant de bonnes choses - pour moi - dans une série estampillée "Jeunesse". Après lecture du T6 je suis... circonspecte. Personnellement je n'ai pas bien saisi le sens de cette histoire, j'ai espéré jusqu'à la fin avoir au moins un semblant d'explication, mais non... J'espère sincèrement que si suite il y a, elle rattrapera un peu cet OVNI, dont la qualité graphique laisse également un peu à désirer... Je retire un petit point à ma note de départ, ça reste tout de même une très bonne série, au moins les 4/5 premiers tomes.

22/10/2009 (MAJ le 09/01/2013) (modifier)
Couverture de la série Les Bidochon
Les Bidochon

Que dire si ce n’est que Les Bidochon est une de mes séries humoristique préférée. L’éloge de la « beaufitude », voilà ce que nous propose Binet. Chaque album a son thème et on regarde le couple Robert (béret et bretelle) et Raymonde (la ménagère de plus de 50 ans) s’embourber dans leurs délires de bouseux. C’est simple, quand je vois ces deux énergumènes se mettre au téléphone portable dans le tome 17 ou à l’internet dans le tome 19, j’ai l’impression de voir un épisode de « strip-tease » (l’émission sur France 3) avec une loupe grossissante. On aime se foutre d’eux mais derrière il y a aussi une critique souvent très juste sur notre société où l’humain n’est plus qu’un consommateur mouton abruti et avachi devant sa télé entre autres choses. Les Bidochon ont un téléphone portable pour faire comme tout le monde alors qu’ils n’ont que 2 contacts, alors ils usent le forfait en appelant n’importe qui. Ils partent en voyage organisé et ont une vision caricaturale de l’étranger comme beaucoup de français. Quand ils partent en vacances, sur l’autoroute Robert ne veut pas s’arrêter parce que ça lui ferait « baisser sa moyenne », etc. En chacun de nous, il y a un Bidochon qui sommeille. Le dessin est génial aussi, un style simple mais bigrement efficace. J’adore le faciès de Robert quand il pète un câble, j’en ai eu des fous rires. On adhère ou pas mais il faut l’avoir lue au moins une fois. Mon album préféré est le tome 12 « Téléspectateurs ».

08/01/2013 (modifier)