Les derniers avis (32036 avis)

Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme de l'Année - 1967
L'Homme de l'Année - 1967

Après la lecture de ce quatrième album, j'avoue que cette série concept remonte dans mon estime. C'est sans doute dû au fait que le scénariste est Wilfrid Lupano. Cette histoire inspirée d'une "rumeur" sur le soldat ayant tué le Che (n'oubliez pas de lire le commentaire du scénariste) est très intéressante à suivre. Mais le dessin est tout aussi agréable. Même si ce one-shot se lit très vite on passe un bon moment. Finalement même si cette série est assez inégale j'en conseille la lecture et même l'achat, ne serait-ce que pour les couvertures qui sont superbes.

01/07/2014 (modifier)
Par dut
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Homme de l'Année - 1967
L'Homme de l'Année - 1967

Le concept de cette série est plutôt accrocheur, on prend un événement marquant de l'histoire, et l'on raconte l'histoire d'un homme qui a un rôle important dans cet événement historique. Le tout est une fiction qui sort de la tête du scénariste. Outre le thème et l'époque abordés, ça repose quand même sur l'histoire imaginée par le scénariste. Les auteurs changent à chaque tomes pour garder un rythme de sortie soutenu, ça a son avantage mais aussi des inconvénients Difficile de noter cette série dans son ensemble, car dans les séries concept qui ne comprennent que des one shot, la qualité peut être assez inégale. Après 4 tomes, selon moi, la qualité fait dans l'ordre : très bien / moyen / moyen / excellent. Ce tome 4 est juste excellent ! Une histoire top par Lupano, pleine de symboles avec le Che, le dessin vraiment bon. Espérons que la qualité reste bonne pour les tomes suivants !

01/07/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Isabelle - La Louve de France
Isabelle - La Louve de France

Très bonne surprise que cette nouvelle série historique, qui marque l'arrivée de Marie Gloris en tant que co-scénariste auprès de son mari Thierry, plus aguerri. Elle nous conte le destin d'Isabelle de France, fille de Philippe IV le Bel et épouse du roi Edouard II d'Angleterre. Lequel, en plus de n'avoir aucune affection pour son épouse (au profit de différents mignons), se montre très belliqueux envers son suzerain français... Isabelle, surnommée la Louve de France, va donc se montrer violente... Dès le premier tome ça monte déjà en puissance, Isabelle commence à péter quelques trucs. Par la suite elle s'affirme encore plus, dans un rôle très contrasté, très ambigu. Je dois le dire, j'ai été surpris par la tournure prise par les évènements, la volonté des deux co-scénaristes étant claire, sortant très vite le récit d'un quelconque train-train d'intrigues de palais et de manigances géopolitiques parfois complexes. Très vite les enjeux deviennent clairs, même si le positionnement de certains personnages reste flou... On verra que Roger Mortimer tient un rôle crucial dans l'histoire, même si je n'ai pas tout à fait compris pourquoi il se retrouve dans une telle situation à la fin... C'est très prenant, très dense, et sans un illustrateur de choc, je dois dire que ç'aurait été très compliqué à lire. Heureusement l'espagnol Jaime Calderon a une technique somptueuse, avec un trait réaliste qui m'a agréablement surpris. cela reste très statique dans les situations (entendez par là qu'il y a très peu de scènes d'action), mais je suis séduit. Le travail sur les couleurs de Johann Corgié, un débutant qui promet, est tout aussi remarquable. Dans le tome 2 le traitement est peut-être légèrement différent, j'ai eu l'impression, surtout au début, que le dessin était un peu "flouté" ou "écrasé". Mais juste un peu, la qualité reste au rendez-vous. Un très bon diptyque, qui n'a pas à rougir de la concurrence avec la collection Vécu chez Glénat.

08/11/2012 (MAJ le 30/06/2014) (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Un petit goût de noisette
Un petit goût de noisette

J'ai franchement bien aimé ces petites histoires où les personnages sont parfois interconnectés. Le récit concernant Benoît m'a particulièrement interloqué. J'aurais aimé avoir une suite à ce récit comme à d'autres d'ailleurs qui se finissent un peu en nous laissant sur notre faim. Qui a par exemple envoyé le colis de noisettes ? A un moment donné, on ne sait plus qui est amoureux de qui. Il y a une pléiade de personnages dont certains sont assez intéressants. Le style de graphisme est très doux. Il y a de la grâce dans les traits. J'ai bien aimé ce style de manga à la française. Les thèmes évoqués tournent autour de l'amour qui semble être un sujet passionnant donnant lieu à diverses interprétations. Bref, cette lecture a été un grand bol d'air frais qui fait la différence.

30/06/2014 (modifier)
Couverture de la série Carmen
Carmen

On a tendance à oublier que "Carmen", c'est avant tout une courte nouvelle de Mérimée écrite en 1845, l'opéra de Bizet en 1875 ayant tellement phagocyté le sujet par son immense succès et sa popularité, je crois même avoir lu quelque part que c'était l'opéra le plus joué dans le monde, même en chinois... Pichard s'attaque à cette histoire où l'on pourrait craindre tous les excès, mais il s'en sort remarquablement, car il est d'une totale fidélité à l'intrigue d'origine. C'est l'histoire tragique d'une passion fatale, où une belle bohémienne au caractère ardent ensorcelle un homme devenu fou d'amour pour elle ; l'achèvement de ce destin, c'est le meurtre de Carmen qui est en même temps un acte d'amour qui conduit son amant à sa propre mort. Pichard traduit en images simples et belles ces sentiments forts, très joliment dessinés, c'est un roman graphique superbe, chaleureux, sensuel et passionné où il fait du Pichard, c'est à dire qu'on s'attend à un déferlement de fesses et de seins, mais étrangement, il n'en abuse pas. Certes, il dessine en noir et blanc avec toujours son style particulier de belles femmes dodues et quelques étreintes passionnées, mais sans que ça devienne vulgaire ou indigeste ; en gros, il y a juste ce qu'il faut d'érotisme dans cette histoire qui déjà à sa publication sentait un peu le souffre, les baisers y sont ardents, les contacts charnels enfiévrés mais dans une limite de raisonnable, car il s'en tient au sujet, et d'ailleurs la couverture d'album comporte l'inscription "d'après Mérimée". Une adaptation parfaitement réussie qui se trouve assez facilement en occase.

30/06/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série D
D

Très bonne entrée en matière dans le genre vampirique. La page Garulfo est tournée, nous avons là un récit un peu plus noir, même si Alain Ayroles ne peut s'empêcher de glisser un peu d'humour dans son histoire. Cet humour est toutefois le bienvenu, cela permet de relâcher un peu la pression. La reconstitution de la société victorienne me semble très sérieuse, notamment dans ce mélange subtil de décadence et de pudibonderie qui la caractérise parfois. Le personnage de Swindley, fortement inspiré par celui d'Oscar Wilde, me plaît beaucoup. Le personnage de Drake est bien campé, il me plaît beaucoup avec ce panachage d'héroïsme un peu bourrin et d'intelligence cultivée. Le lent basculement d'Elisabeth dans sa nouvelle condition est habilement amené, les changements de postures des personnages sont franchement bien équilibrés. Et n'oublions pas que certains gardent leur part d'ombres... L'histoire aurait pu se terminer à la moitié du tome 2, mais Ayroles introduit d'autres éléments et personnages qui nous emmènent sur d'autres pistes. Astucieux. dans le tome 3 on approche également l'histoire de Jack l'Eventreur, mais il s'agit -ou pas- d'une fausse piste. La fin du récit est relativement prévisible, mais j'ai bien aimé son cheminement et son traitement. Le tout est remarquablement servi par le trait jouissif de Bruno Maïorana, qui n'a pas pour autant lâché certains "tics" visuels de Garulfo. C'est un plaisir pour les yeux. dommage qu'il aie décidé d'arrêter la BD :( Un classique.

26/02/2009 (MAJ le 30/06/2014) (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Une Folie très ordinaire
Une Folie très ordinaire

Une bonne série policière qui nous emmène dans les recoins de la sombre société et de l'âme humaine dans ce qu'elle peut avoir de plus noir. Les personnages sont tous plus blasés les uns que les autres (le lieutenant de police Tanner, l'écrivain Anderson,...) et impossible de lâcher la lecture avant la fin tant l'ambiance générale est envoûtante avec un certain voyeurisme parfois malsain qui donne un petit quelque-chose en plus à cette série... Le suspense est omniprésent, les auteurs s'amusent à nous balader d'un meurtre à l'autre avec à chaque fois un suspect différent et on finit par se demander qui sont/est le(s) psychopathe(s) qui mène(nt) la danse et tue(nt) toutes ces femmes. Tout est fluide (découpage, dialogue,...) et certaines répliques sont quand même bien succulentes, Godard n'y va pas de main morte, spécialement sur le dos des femmes mais principalement des garces. Un peu mysogine Mr Godard? Petite chute de qualité parfois sur les dessins, 7 dessinateurs différents se passent la main d'où une certaine inégalité de styles mais ça ne m'a pas dérangé plus que ça, on identifie les personnages sans problèmes. Enfin, tout n'est pas parfait mais c'est une BD (pas très connue) qui vaut largement une découverte.

29/06/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Servitude
Servitude

Qu'ajouter à tous les commentaires précédents! Rien à redire bien sûr au niveau du dessin, la colorisation qui pourrait en dérouter plus d'un est juste parfaite et colle de manière totalement adéquate au sujet. Le sujet, ou plutôt les sujets, est carrément de la grande ouvrage. J'adore ces auteurs qui savent bâtir un univers et le rendre parfaitement crédible. Il y a ici du Tolkien, du Herbert, du Silverberg, du Vance. Sûr que nous sommes bien loin de la production habituelle de chez Soleil, (encore que Excalibur Chronique est juste jouissif), alors pour une fois merci Soleil d'avoir permis à Mrs David et Bourgier d'avoir pu mener leur projet à bien. J'attends avec impatience le dernier tome pour que toutes ces aventures se rejoignent et donner la note maximale.

28/06/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Joker Anthologie
Joker Anthologie

3.5 J'attendais avec impatience cette anthologie même si j'ai déjà lu certaines histoires présentes dans ce recueil (mon père a une anthologie d'histoires du Joker parue en anglais vers la fin des années 80/début des années 90). Le résultat est bon. Il n'y a pas d'histoires que j'ai trouvé mauvaise, même les histoires des années 50-60 qui sont certes enfantines, mais qui ont un coté kitsch sympathique. La seule complainte que j'ai c'est qu'il y a deux histoires en deux parties et dans les deux cas nous n'avons droit qu'à une partie ! C'est un peu frustrant. Mes parties préférées sont les histoires des années 70-80 et j'aimerais bien des intégrales de cette époque. Urban comics a annoncé qu'ils vont sortir les épisodes Steven Englehart- Marshall Rogers et j'espère qu'il va y avoir des albums sur les Batman de Gerry Conway. Une autre histoire que j'aime bien est celle tirée du dessin animé des années 90 qui montre comment agit le Joker après une confrontation avec Batman. Elle montre bien à quel point il est fou. Les premières histoires des années 40 avant qu'il se transforme en clown inoffensif sont aussi intéressantes même si cela a un peu vieilli.

28/06/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Au coeur des ténèbres
Au coeur des ténèbres

Cette adaptation est d'évidence à replacer dans son contexte historique, à savoir de manière pas du tout déguisée dans le Congo non pas Belge mais propriété du roi Léopold II qui y procéda à un génocide des populations autochtones. Ce roman de J. Conrad qui a inspiré "Apocalypse Now" est moins le procès d'un système que celui de la quête d'un homme en recherche de son identité, de son "moi". En fait c'est deux hommes qui se cherchent ; Marlow et Kurtz. Ils se trouveront finalement mais d'une manière très particulière. Il y a plusieurs clefs pour aborder cette histoire, à chacun son chemin, sa remontée du fleuve, on y trouve aussi du Don Lope De Aguirre et ce roman, cette BD arrive à exprimer les doutes, les voies, les attentes, les désillusions, les espoirs que chacun portent. Avis un peu court mais en dire plus me semblerait un peu pompeux, j'aime trop Conrad pour me permettre de donner un avis qui serait un peu péremptoire. Comme il est dit dans l'appendice, plus Marlow avance vers Kurtz plus il lui échappe, j'ajouterais, plus lui-même se trouve. A lire d'urgence !

27/06/2014 (modifier)