Les derniers avis (32001 avis)

Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série La Passion de Dodin-Bouffant
La Passion de Dodin-Bouffant

Dodin-Bouffant est un passionné de bonne gastronomie. C'est un bourgeois épicurien et généreux. Il vient de perdre sa délicieuse cuisinière qui lui faisait vibrer ses papilles. Le monde semble s'effondrer autour de lui. Cependant, la vie continue. Il va se battre et trouver la perle rare: Adèle. La scène chez le prince m'a rappelé une petite déconvenue que j'ai subi la semaine dernière et qui peut arriver à tout le monde. J'ai invité mon épouse dans un restaurant qui jouissait d'excellentes critiques. Cependant, les plats présentés n'ont absolument pas été à la hauteur de ce qu'on attendait. Mon épouse, fine cuisinière, ne s'est pas laissé tromper par les artifices. Le poisson tout comme la choucroute étaient trop secs. Pour en revenir à la bd, Dodin va triompher sur le prince d'Eurasie en lui infligeant une bonne leçon culinaire. Un pot-au-feu tout comme une ratatouille peuvent rivaliser avec les plus grands plats. Au diable le cholestérol et les kilos ! Laissez-vous tentez par cette orgie gastronomique qui rend un véritable hommage à la cuisine française.

15/03/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Les premiers
Les premiers

Il s'en passe des choses à Perpignan ! Un gendarme ne dort plus la nuit. Il fait des cauchemars qui le ramènent des milliers d'années en arrière. Est-ce lié à ces inquiétantes disparitions qui ont lieu dans la région ? Il faut dire que la gendarmerie est sur le pied de guerre. Quelles sont ces ombres que l'ont voit la nuit tout juste avant la disparition de gens ordinaires ? Bref, il semblerait que cette enquête résonne de plus en plus violemment en lui. Il faut qu'il retrouve le sommeil afin de retrouver ses esprits. Pour autant, il connaîtra enfin l'atroce vérité. Cela démarre fort et cela va se poursuivre avec un final qui ira encore plus loin. J'ai rarement vu un thriller ne payant pas de mine aussi bien réalisé. Des scientifiques de l'institut Max Plank ont récemment prouvé lors de séquençage que les européens possèdent jusqu'à 6% des gênes contenus dans les hommes de Néandertal, l'autre branche du genre humain qui s'est éteinte mystérieusement il y a 28000 ans. Or, cette enquête policière assez classique va rejoindre une explication possible mais effrayante. De quoi faire des cauchemars !

15/03/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Kaboul Disco
Kaboul Disco

Il me tardait de découvrir ce fameux Kaboul Disco après avoir découvert cet auteur en lisant le magnifique Ainsi se tut Zarathoustra. Il faut dire que j'aime le style de cet auteur alsacien qui part à la découverte de l'Orient. En effet, cela regorge de tous ces petits détails intéressants à découvrir avec une bonne dose d'humour. L'auteur se présente comme un jeune insouciant sans domicile fixe qui a même failli rester coincé en Azerbaijan. Avant l'Iran, ce fut donc la découverte de l'Afghanistan, un pays en proie à la guerre depuis quelques décennies à commencer par l'invasion soviétique en 1979. L'action se déroule en 2005 pendant que l'armée américaine part à la chasse aux talibans. Il dresse un regard plutôt ironique sur ce pays quand d'autres auteurs se livrent à un constat plus mesuré et finalement moins crédible. J'ai apprécié cette liberté de ton. C'est une bd de reportage qui possède d'excellentes qualités. Le disco à Kaboul, c'est une véritable tuerie !

15/03/2015 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Quatre soeurs
Quatre soeurs

Nickel. Et on en a pour son argent : 150 pages de couleurs en livrets brochés, avec plein de rebondissements. Le dessin à l'encre est aquarellé de manière contrastée et colorée, avec des cases sans contour au trait. Les visages autant que les paysages sont expressifs et mouvementés. L'histoire qui peut ressembler à une sorte de club des cinq un peu moins politiquement correct est tout-à-fait bien construite. Une manoir breton abrite les vies quotidiennes variées de 5 sœurs de tous âges. Les amours, les angoisses de chacune s'imbriquent dans ce décors plein de possibilités scénaristiques (puits, chaudières, arbre mort, bal déguisé, tempête, chat, fantôme, etc...). Les dialogues sont frais et proche de nous. C'est plutôt en direction des jeunes ados, (garçons ou filles parce que toutes ces belles jeunes filles sont représentées avec beaucoup de sensualité, il me semble...) mais cela reste amusant et touchant pour tout un chacun. Après "Enid" (L'automne), "Hortense"(L'hiver) et "Bettina" (le printemps), l'ambiance de doux bazar familial se démultiplie savamment , l'une qui se découvre comédienne, l'autre qui se rend compte de la différence entre beauté et charme, une troisième qui correspond avec une amie lointaine et malade, une autre qui trompe son médecin d'amant et enfin "Geneviève" (l'été) qui attend l'âme sœur en vendant des glaces sur la plage. Comment s'appelle donc celle qui a quatre sœurs?

29/01/2015 (MAJ le 14/03/2015) (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hotel Particulier
Hotel Particulier

Cet album possède plusieurs qualités, celles-ci ne pouvaient que m'inciter a lui mettre cette note. Tout d'abord le dessin de Sorel dont je suis assez fan depuis de nombreuses années et qui à mon sens excelle dans le genre fantastique ou onirique. Ses teintes pastel, sépia qui jouent sur de subtils effets d'ombre et de lumière sont ici autre chose qu'un simple noir et blanc. Comment dire? Il y a comme un effet de transparence dans les planches qui s'offrent à nos yeux. Un autre point qui m'a fait apprécier cette histoire c'est que l'auteur qui n'abuse pas des dialogues, que par ailleurs je trouve très justes, cite quelques strophes de poèmes d'auteurs que j'aime beaucoup. Pensez donc, nous avons droit à Baudelaire, Rimbaud et Lewis Caroll. En aucun cas cela ne plombe le récit, tout au contraire cela ajoute à sa charge onirique. Il y a énormément de poésie, de magie dans cette œuvre, elle possède également un charme suranné qui nous propose autant de voyages qu'il y a d’appartements et de propriétaires. Laissez vous embarquer dans celui de ce collectionneur de livres, grand épicurien qui "anime" les personnages des romans qu'il possède. Affligez vous face au sort réservé à cet enfant coincé dans son placard et dont les parents ne savent plus rien. Méditez sur la bêtise banale de cette concierge qui n'aurait pas du .... et souffrez les affres de la création avec ce peintre aux abois qui recherche une image entraperçue dans un miroir. Enfin dernier hommage à Baudelaire, il y a le sphinx, le destin, en fait le chat!!!!

14/03/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Tirésias
Tirésias

Comme pour La gloire d'Héra, Rossi et Le Tendre réinventent la mythologie grecque ou tout du moins donnent leurs versions de la jeunesse de différentes figures de cette période. Ce qui m'a frappé de prime abord c'est qu'ici l'humour est à mon sens beaucoup plus absent que dans l'histoire d'Hercule. Certes au début l'on trouve un héros bagarreur, buveur qui aime faire la fête avec ses amis et surtout honorer les femmes de sa cité. Cela offre quelques moments qui prêtent à sourire mais l'on est très vite pris dans la malédiction de la déesse Athéna qui transforme ce brave Tirésias. Une fois que celui ci semble avoir accepté son sort, le destin, les Dieux se rappellent à son bon souvenir et lui infligent une épreuve finale. Les auteurs nous propose encore une fois un travail impeccable pour cette tragédie, un tout donc qui associe originalité et beau graphisme.

14/03/2015 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5
Couverture de la série La Légende des nuées écarlates
La Légende des nuées écarlates

C'est beau, c'est bien écrit, les personnages sont réussis, c'est sanglant. Bref tout pour plaire. La méchante est sadique, sublime et assez fascinante, en particulier dans ses délires calligraphiques et la recherche du trait parfait (de loin les plus belles planches de cette bd). Le héros n'est pas neuneu, la femme qu'il aime non plus : ouf. Ca fait plaisir de retrouver un univers médiéval japonais dans autre chose qu'un manga pour pouvoir l'apprécier en grand format et en couleur (une superbe opposition tout au long entre blanc et rouge). Il manque un petit quelque chose que je n'ai pas encore identifié pour que cette série soit un chef d'oeuvre (peut-être davantage de souffle épique), pourtant je ne lui trouve aucun défaut.

14/03/2015 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

Une bd satirique jubilatoire où une bande de démeurés en prennent pour leur grade. Je n'ai pas grand chose à dire sur cette bd, on se fout un peu des personnages et je n'accroche pas particulièrement au dessin caricatural et minimaliste ce qui m'a plu c'est ce ton satirique, cette dénonciation de l’imbécillité la plus crasse, dans les deux camps d'ailleurs. Ca fait du bien de lire ça. C'est une sorte de conte philosophique à la Voltaire.

14/03/2015 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5
Couverture de la série Long John Silver
Long John Silver

Les dessins d'Alex Alice sont toujours aussi sublimes et le scénario n'est pas en reste. J'admets que les deux premiers albums sont supérieurs aux deux autres voire une pointe de déception au dernier album : était-ce nécessaire cette histoire d'indiens zombies? Le premier album en tout cas est une perfection pour ce qui est du scénario : très bonne introduction des personnages et des enjeux, j'ai rarement vu une exposition aussi bonne. On dépasse le simple hommage à L'île au trésor. On s'attache en particulier à la principale création du scénariste, Lady Vivian Hastings débauchée et égoïste mais attachante. Elle est presque le personnage principal de la série d'ailleurs. En fait ce début était tellement parfait que la suite ne pouvait que décevoir : personnages secondaires supposés jouer un rôle laissés de côté et tués sans avoir servi à rien, du fantastique hors sujet, apparition éclair de Lord Hastings. Mais on reste accroché à l'histoire grâce aux personnages principaux et au dessin d'Alex Alice.

14/03/2015 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5
Couverture de la série Barracuda
Barracuda

Le premier tome est un chef d'oeuvre tant sur l'histoire extrêmement prenante que sur le dessin, absolument sublime. Il y a une légère baisse de niveau sur les tomes suivants : le scénario prend des directions totalement inattendues et le dessin n'est pas aussi bluffant que dans le premier album mais ça reste extrêmement plaisant. Je regrette surtout que le fils de Blackdog, Raffy devienne imbuvable et tombe amoureux de Maria, son ennemie, histoire d'amour bidon, alors que j'appréciais beaucoup le personnage dans le premier album. Le reste même inattendu part dans des directions amusantes et surprenantes : le mariage-vengeance de Maria qui maltraite son époux, l'histoire d'amour homosexuelle puis de vengeance entre Emilio et Flinn. L'idée de faire une histoire de pirates se déroulant sur terre permet finalement d'explorer des situations inédites parfois jubilatoires. Et une histoire de pédés dans un récit de piraterie c'est toujours bon à prendre! On regrettera cependant du coup l'absence de Black dog disparu depuis le premier album (ce qui fait que le titre de la série est des plus incohérents : Baraccuda c'est le bateau et on ne le voit plus beaucoup...)

14/03/2015 (modifier)