King's Game est actuellement un des rares mangas que je suis avec une certaine assiduité. J'avoue avoir bien aimé et m'être laissé prendre à ce jeu plutôt morbide où les acteurs disparaissent à la manière des films d'horreur comme Destination finale. Bref, le cauchemar continue...
La question était de savoir de l'utilité d'une seconde saison alors que la première pouvait se suffire en soi. On n'arrive pas à comprendre pourquoi le jeu recommence aussi vite et que cela concerne le même personnage principal survivant. Autre incohérence de taille: les morts qui se succèdent tout simplement parce que le jeu commence à minuit et que certains dorment à cette heure là. Ils n'ont même pas eu connaissance des clauses de ce jeu qu'ils y passent allègrement ! Tout cela pour donner de l'effet extrême. Je dirais que ce n'est pas du jeu.
30 millions: c'est le chiffre officiel au Japon du nombre de lecteurs de King's Game ! Autant dire que c'est un véritable phénomène. Cela reste une série centrée sur les ados et qui sonne pleinement le commercial, le réchauffé et la surenchère. En effet, nous savons déjà qui est le roi. Doit-on alors assister gratuitement à toutes ces morts les plus horribles les unes comme les autres ? A quoi bon ? Prendre du plaisir à cela est malsain.
Les tomes se succèdent et c'est toujours aussi bon car le cauchemar continue. Je suis un peu accroc de cette série où l'on suite le jeune Nobuaki qui essaie de sauver ses camarades de classe d'une mort violente. J'ai toujours envie de connaître la suite. Cette saison 2 comportera 5 tomes. Espérons que le dénouement sera à la hauteur.
Oui, cette suite a été réellement à la hauteur. On ne perds pas en intensité bien au contraire. Le final sera époustouflant. Je relève ma note d'une étoile supplémentaire car les promesses ont été tenues. King's Game est un très bon manga mais King's Game Extrême semble être encore mieux. C'est un excellent survival horror !
Amis des comics, ce récit pour l'instant en quatre tomes est fait pour vous. Certes diront certains tous les codes du genre sont au rendez vous, pleines pages aux fulgurances graphiques, couleurs contrastés et récits gigognes mais qui toujours sait retomber sur ses pattes.
Au scénario Jonathan Hickman, déjà auteur chez Marvel, nous livre ici un complexe récit qui voit les États Unis au sortir de la guerre de sécession victime de la chute d'une météorite . Sept nations ont vu le jour et une paix précaire règne ici bas. Loin d'un récit apocalyptique auquel on aurait pu s'attendre, Hickman, préfère nous conter la constitution d'une nation arc en ciel sur un territoire qui nous est bien connu. C'est ainsi que se côtoient des puissances ou l'on croise une confédération proche des troupes de l'Union, un royaume dirigé par une dynastie noire, un autre ou les Indiens ont retrouvé leurs droits, etc, nous avons même droit à un improbable pays dirigé par les descendant de Mao. Et cela fonctionne, ce postulat de départ qui peut sembler stupide se laisse apprivoiser peu à peu et les problèmes géopolitiques qui les animent deviennent source de rebondissement et c'est personnellement avec bonheur que j'ai suivi les évènements.
Nous n'aurions qu'une bête fresque politique si le scénariste n'incluait pas une touche fantastique avec la présence au générique de son histoire des quatre cavaliers de l'apocalypse. La petite astuce qui consiste à les faire revenir sur terre dans des corps d'enfants permet quelques moments réjouissant. En effet personne n'est sans savoir qu'un cavalier de l'apocalypse c'est tout sauf sympa et qu'il se livre ici à des exactions qui menées par des gamins prend encore plus de poids.
Mort, pour une raison encore mystérieuse, est lui revenu dans un corps d'homme et son personnage pâle comme le cheval qu'il monte habituellement dans l'iconographie.
Peu à peu le récit qui prends son temps nous délivre les clés de compréhension de ce monde au bord du chaos.
Pour ce qui est du dessin, Nick Dragotta, alterne le bon et le plus rapide, dans le sens ou certaines planches sont vraiment plaisantes mais ou d'autres souffrent peut être d'avoir été faites un peu à la va vite. Fort heureusement cela ne plombe pas l'ensemble qui reste très séduisant, je dirais même que les choses dessin et couleurs s'améliorent.
Au final une série qui propose de bonnes surprises dans un récit complexe mais maitrisé que je recommande aux amateurs.
Jean-Paul Eid est un des rares auteurs que je connaisse qui réussit à allier scénarios et constructions à contraintes et histoires lisibles et intéressantes. Qualités qu’il partage avec Etienne Lécroart et Marc-Antoine Mathieu. C’est avec ce dernier qu’il a le plus d’accointance (il lui rendra d’ailleurs hommages dans Le Fond du Trou en faisant apparaître un Julius au milieu de son album délirant et très réussi).
Comme MAM, Jean-Paul Eid multiplie les jeux autour du support, n’hésitant pas utiliser la transparence des pages, les scénarios que le lecteur peut modifier à sa guise, des personnages étant envoyés une quinzaine de pages plus loin, etc… C’est très ludique, très original, et le plus souvent très drôle !
J’avoue apprécier beaucoup cet auteur, qui regroupe dans cet album la plupart des histoires de Jérome Bigras publiées dans le magazine canadien CROC (en y ajoutant quelques inédits).
Bigras est un bonhomme jovial et bien en chair (qui traine une tondeuse nommée Rex ! comme « objet de compagnie » – d’où le titre), et qui vit dans un lotissement pavillonnaire de banlieue tout à fait quelconque. Sauf que lui ne l’est pas, quelconque – il s’y refuse, et qu’il va vivre des aventures parfois proches dans l’esprit de celles que « vit » un autre aventurier de Bande Dessinée à la noix, Raymond Calbuth.
Inventives, drôles, intelligentes, mais aussi totalement farfelues, loufoques et cons, ces aventures de Jérome Bigras – et de sa tondeuse Rex ! méritent nettement mieux que le relatif anonymat dans lequel elles végètent. Plus de 120 pages de délire absurde et surréaliste vraiment à découvrir !
Nouvel opus de qualité dans la collection "Latitudes" de chez Ki-oon !
L'auteur (Takashi Murakami), déjà connu pour Le Chien Gardien d'étoiles (que je n'ai pas lu), nous offre ici un récit constitué d'une série d'histoires courtes toutes reliées entre elles dans le temps et dans l'histoire d'une famille marquée par le drame de la perte d'un être cher.
Personnellement ce n'est pas le premier récit qui m'a le plus marquée, même si ce qu'il raconte est particulièrement horrible (la perte d'une enfant dans un accident de la route et le coma puis l'état végétatif de son conjoint également victime de l'accident). J'ai commencé à être touchée par la poésie et la force du récit dans les dernière pages de cette première partie (quand le mari quitte son état de coma et "laisse partir" son enfant - et donc comprend ce qu'il se passe) et dans toutes les autres histoires qui nous sont contées dans ce recueil : l'histoire du grand père lorsqu'il était jeune, la vie de la jeune maman qui tente de s'occuper de son mari, la vie des grands parents, etc...
L'oiseau Bleu est un récit qui prend de l'ampleur et de l'épaisseur au fil des pages, une histoire dont les fils se croisent et se recroisent chapitre après chapitre et qui sait toucher le lecteur tout en subtilité, bref : une petite perle à lire absolument.
Parker, où le bandit super fort, viril, leader ... qui s'en sort toujours.
Oui, mais comme c'est bien raconté, que les tomes indépendants sont bien construits, que les intrigues sont solides, cela fonctionne et j'ai accroché.
J'ai quand même préféré les 2 premiers tomes aux 2 derniers, que j'ai trouvé moins abouti et un peu simplistes dans leur construction (ils ont d'ailleurs moins de pages).
C'est un peu comme regardé un film sur la mafia avec tous les clichés, mais si le scénario, les acteurs, la réalisation sont de qualité, c'est toujours l'assurance de passer un bon moment. C'est la même chose pour Parker.
Il y a en plus quelques innovations dans la mise en page qui dynamise le récit, même si les pages de mes tomes se décrochent très facilement.
Je n'ai pas lu de Tif et Tondu, mais ayant toujours aimé les méchants bien campés, j'ai été attiré par cette série et bien m'en a pris.
Choc est clairement un personnage très intéressant, avec sa part de mystère, de folie mais aussi d'élégance et de panache.
L'histoire est très bien mené, fluide, avec son lot d'intrigues et d'actions. Le dessin est classique de la BD franco-belge, lisible et agréable à mon goût.
Vivement le tome 2.
L’histoire de l’amnésique ensanglanté se réveillant auprès d’un cadavre qu’il ne connait ou ne reconnait pas est un pitch vu et revu un nombre incalculable.
Le reste de l’histoire de ce polar pur et dur, s’il ne surprendra pas, a le mérite de se dérouler de façon tout à fait agréable avec différents points de vue, de la voix off caractérisant les états d’âme de l’infortuné suspect menant l’enquête afin de comprendre qui il est ou les investigations de la police en parallèle sur ce meurtre.
Mais ce qui l’est moins, c’est la maitrise graphique de Pascal Regnauld qui instaure une ambiance bichromique des plus réussies avec un style ligne claire de toute beauté. Du bleu à l’ocre jaune, la partie graphique est flatteuse et attise l’œil rompu à un exercice convenu mais de toute beauté.
On peut surement gloser longuement sur une histoire convenue et peu surprenante mais elle est entrainée avec une telle mise en scène et des dessins d’une élégance fifties proche du style atome cher à Chaland ou Antonio Lapone qu’on arrive bien vite à la conclusion de ce premier tome en maugréant de ne pas avoir encore le second tome entre les mimines.
Un seul regret : peu de personnages féminins dans ce premier tome mais le drapeau est planté pour la suite et fin de cette aventure mafieuse palpitante dans un second et dernier tome.
Enfin ! Enfin un manga qui me change des shojos, des yaois qui inondent le marché actuel. J’avoue que cela fait du bien de lire quelque chose de plus dur, de plus brutal et sans doute plus mâture. Cela fait du bien car c’est expiatoire d’une certaine forme de violence interne. De toute façon, l’éditeur nous prévient que c’est pour un public averti car rien ne nous sera épargné.
On commence par découvrir notre héros : une jeune garçon de 16 ans qui assassine brutalement ses deux parents à coup de couteau devant les yeux de sa propre sœur qui n’aura plus d’autre choix que de se prostituer. Celui-ci se retrouve dans une maison de redressement pour y purger une peine de deux ans. Je répète de 2 ans. Certains y verront une justice plus laxiste que la nôtre. Oui, cela existe. Puis, il se fait sauvagement violer par une brute épaisse à qui il mangera le petit bout. Je ne vais pas raconter toute l’histoire mais là, le décor est planté. C’est âpre et violent.
On ne peut s’empêcher d’avoir de la pitié et de la miséricorde pour ce frêle gamin un peu dépassé par les événements. Certes, ses actes sont inexcusables même si ce dernier estime l’avoir fait pour sauver son esprit. C’est vrai que ses parents étaient banquiers et lui offraient une vie moins miséreuse que la normale. Mais bon, ce n’est pas une raison valable même si certains pourraient en douter.
La suite en dehors de la prison reste tout à fait appréciable à la lecture mais c’est vrai que l’intérêt décroit petit à petit avec cette succession de combats. Cela devient une vraie bd de baston mais joliment bien faite avec une rage de vivre tout à fait appréciable. Les arts martiaux n’auront plus aucun secret pour les lecteurs. Il est vrai que je ne suis pas un spécialiste. J’aime bien également cette critique de la société du spectacle mondialisé.
Pour la petite histoire, il y a eu un arrêt de 5 ans entre le tome 19 et 20 car le dessinateur a intenté un procès en droit d’auteur au scénariste qui ne lui avait donné qu’une ébauche de l’oeuvre qu’il a sérieusement complétée pour en faire le succès que l’on connait. Un compromis a été trouvé entre les auteurs ce qui a contribué à la poursuite de la série qui a bien failli s’arrêter. Les dernières news sur la série nous annoncent la fin prochaine avec un tome 34 ou 35. En France, il y a une réédition de l’œuvre qui devrait comporter à peu près 20 tomes. Il est vrai que les derniers volumes nous offrent un peu du n’importe quoi au niveau des réactions de notre anti-héros. On ne peut que constater un gâchis immense. C’est une série qui aurait dû être plus courte.
Au final, un seinen qui sort du lot et qui ne laissera pas indifférent.
Hey les gars et les filles ! vous avez aimé Le Château des étoiles, grande fresque, grosse baffe, hommage à la fois à Jules Vernes et Miyazaki avec des couleurs hallucinantes, dans des pastels de fous et avec des fulgurances de planches telles qu'Alex Alice sait nous en créer depuis longue date.
Ici certains crierons au plagiat, à la petite panne de neurones qui fait qu'un auteur s'inspire d'un sujet pour en faire un succédané. Alors oui, Valp, cet auteur dont je n'avais jamais entendu causer, a lu "Le Château" sus nommé. Est-ce un hommage , une pâle copie, un crime de lèse majesté ? Non point, vilains que vous êtes et prompts à la critique, ce récit, premier d'une série qui s'annonce redoutable, est au-delà de cela, parce que oui on sent une patte, une personnalité derrière tout cela. Un trait sûr, un sens de l'intrigue digne d'un vieux routard.
Le trait évidement n'est pas sans rappeler celui de Mister Alice mais un poil plus sombre, moins pastel. Je dirais que le dessin est un brin plus gras, mais sans que cette connotation soit péjorative. Certes il y a moins de grandes envolées graphiques, mais j'ai véritablement apprécié cette histoire, steampunk, oui mais sachant instiller une curieuse ambiance des vieux films hollywoodiens des années 40.
Pour ce premier avis, vous résumerai-je l'histoire ? Non ! Sachez seulement qu'elle est tout sauf niaise, que les personnages possèdent l'épaisseur qui convient, qu'il n'y a pas de bêtes raccourcis scénaristiques, que c'est fluide et divertissant et que le fond qu nous appelons parfois background est parfaitement réussi. J'oubliais pour vous convaincre totalement que de vilains automates en veulent à notre charmante héroïne dont les pommettes rougeoyantes sont finalement assez jolies.
Pour en revenir à notre Château dont les critiques dithyrambiques ne laissaient que peu de place à la critique, j'invite tous ceux qui ont apprécié l’œuvre d' A. Alice à jeter plus qu'un coup d’œil à celle-ci qui deviendra, je le parie, quelque chose de très fort, plus sombre, moins transgénérationnel peut être mais ô combien réjouissant. J'invite tous mes petits camarades à se ruer sur la chose et, cochon qui s'en dédit, j'épluche les patates à vie à Angoulême si vous n'aimez pas.
Une surprise… d'autant plus agréable qu'elle était inattendue.
Franchement, qui aurait parié un kopeck sur Bob Morane ? Après plus de 200 romans, le héros balourd et ringard créé par Henri Vernes pour les préadolescents d'après guerre ne faisait plus rêver personne depuis longtemps.
Il y a déjà 30 ans que le Bob Marone de Yann et Conrad avait résumé le ridicule de ces histoires mal fagotées et bourrées de clichés… Depuis, et malgré tout le talent des dessinateurs et scénaristes qui ont travaillé pour adapter 85 (!) de ces récits en bandes dessinées, le personnage de l'éternel aventurier avait sombré depuis longtemps dans la médiocrité.
Et voilà que les éditions du Lombard relancent la franchise. Une opération commerciale visiblement… On a vraiment échappé au pire, puisque Christophe Bec, un moment pressenti pour reprendre le projet, a finalement été écarté. Quand on voit quel scénario grotesque il avait prévu – il a été publié en 2013-2014 sous le titre Lancaster, l'une des plus mauvaises séries que j'aie lue ces dernières années –, j'en tremble rétrospectivement.
Et ce sont finalement les excellents Luc Brunschwig (dont j'adore le travail depuis ses premiers albums) et Aurélien Ducoudray (dont j'avais apprécié le travail sur Clichés de Bosnie et surtout sur Amère Russie) qui s'y sont collés. Malgré ces deux signatures prestigieuses, j'avoue que ce sont les critiques enthousiastes publiées sur BDTheque qui m'ont convaincu de donner une dernière chance à « l'aventurier-contre-tout-guerrier » [Ça veut dire quoi au juste ? Non, mais franchement… Même quand on le met en musique, on a envie de devenir sourd tellement c'est con.]… Et là, chapeau !
Je fais mon mea culpa. Ce Bob Morane Renaissance est bon, très bon même.
La contrainte est toujours forte quand il s'agit de reprendre les rênes d'un univers rebattu, mais les deux scénaristes ont négocié ce handicap comme des chefs. Ce scénario est original, actualisé et aussi fin qu'on puisse l'être en mettant en scène un personnage de redresseur de torts sans peur en 2015. On y évoque les problèmes de démocratie et de gouvernance en Afrique, le néocolonialisme des firmes transnationales européennes et chinoises, le rôle ambigu de l'ONU et des ONG… Par ailleurs, il est intéressant de constater que, pour une fois, les Africains ne sont pas traités comme des simples d'esprits à peine sortis de la préhistoire. Sortirait-on enfin de la vision postcoloniale à ras de terre ? [oui, Spooky, je suis ton regard, mais 1,60 m, je trouve que c'est encore un peu élevé…]
Je ne connaissais pas le dessinateur Dimitri Armand, mais il s'adapte bien à la série, dans un style très réaliste et moderne, sans chercher à copier le style de la série d'origine, mais sans la trahir.
L'histoire amorcée dans ce premier tome appelle une suite, que j'achèterai avec enthousiasme cette fois-ci.
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King's Game Extreme
King's Game est actuellement un des rares mangas que je suis avec une certaine assiduité. J'avoue avoir bien aimé et m'être laissé prendre à ce jeu plutôt morbide où les acteurs disparaissent à la manière des films d'horreur comme Destination finale. Bref, le cauchemar continue... La question était de savoir de l'utilité d'une seconde saison alors que la première pouvait se suffire en soi. On n'arrive pas à comprendre pourquoi le jeu recommence aussi vite et que cela concerne le même personnage principal survivant. Autre incohérence de taille: les morts qui se succèdent tout simplement parce que le jeu commence à minuit et que certains dorment à cette heure là. Ils n'ont même pas eu connaissance des clauses de ce jeu qu'ils y passent allègrement ! Tout cela pour donner de l'effet extrême. Je dirais que ce n'est pas du jeu. 30 millions: c'est le chiffre officiel au Japon du nombre de lecteurs de King's Game ! Autant dire que c'est un véritable phénomène. Cela reste une série centrée sur les ados et qui sonne pleinement le commercial, le réchauffé et la surenchère. En effet, nous savons déjà qui est le roi. Doit-on alors assister gratuitement à toutes ces morts les plus horribles les unes comme les autres ? A quoi bon ? Prendre du plaisir à cela est malsain. Les tomes se succèdent et c'est toujours aussi bon car le cauchemar continue. Je suis un peu accroc de cette série où l'on suite le jeune Nobuaki qui essaie de sauver ses camarades de classe d'une mort violente. J'ai toujours envie de connaître la suite. Cette saison 2 comportera 5 tomes. Espérons que le dénouement sera à la hauteur. Oui, cette suite a été réellement à la hauteur. On ne perds pas en intensité bien au contraire. Le final sera époustouflant. Je relève ma note d'une étoile supplémentaire car les promesses ont été tenues. King's Game est un très bon manga mais King's Game Extrême semble être encore mieux. C'est un excellent survival horror !
East of West
Amis des comics, ce récit pour l'instant en quatre tomes est fait pour vous. Certes diront certains tous les codes du genre sont au rendez vous, pleines pages aux fulgurances graphiques, couleurs contrastés et récits gigognes mais qui toujours sait retomber sur ses pattes. Au scénario Jonathan Hickman, déjà auteur chez Marvel, nous livre ici un complexe récit qui voit les États Unis au sortir de la guerre de sécession victime de la chute d'une météorite . Sept nations ont vu le jour et une paix précaire règne ici bas. Loin d'un récit apocalyptique auquel on aurait pu s'attendre, Hickman, préfère nous conter la constitution d'une nation arc en ciel sur un territoire qui nous est bien connu. C'est ainsi que se côtoient des puissances ou l'on croise une confédération proche des troupes de l'Union, un royaume dirigé par une dynastie noire, un autre ou les Indiens ont retrouvé leurs droits, etc, nous avons même droit à un improbable pays dirigé par les descendant de Mao. Et cela fonctionne, ce postulat de départ qui peut sembler stupide se laisse apprivoiser peu à peu et les problèmes géopolitiques qui les animent deviennent source de rebondissement et c'est personnellement avec bonheur que j'ai suivi les évènements. Nous n'aurions qu'une bête fresque politique si le scénariste n'incluait pas une touche fantastique avec la présence au générique de son histoire des quatre cavaliers de l'apocalypse. La petite astuce qui consiste à les faire revenir sur terre dans des corps d'enfants permet quelques moments réjouissant. En effet personne n'est sans savoir qu'un cavalier de l'apocalypse c'est tout sauf sympa et qu'il se livre ici à des exactions qui menées par des gamins prend encore plus de poids. Mort, pour une raison encore mystérieuse, est lui revenu dans un corps d'homme et son personnage pâle comme le cheval qu'il monte habituellement dans l'iconographie. Peu à peu le récit qui prends son temps nous délivre les clés de compréhension de ce monde au bord du chaos. Pour ce qui est du dessin, Nick Dragotta, alterne le bon et le plus rapide, dans le sens ou certaines planches sont vraiment plaisantes mais ou d'autres souffrent peut être d'avoir été faites un peu à la va vite. Fort heureusement cela ne plombe pas l'ensemble qui reste très séduisant, je dirais même que les choses dessin et couleurs s'améliorent. Au final une série qui propose de bonnes surprises dans un récit complexe mais maitrisé que je recommande aux amateurs.
Jérôme Bigras
Jean-Paul Eid est un des rares auteurs que je connaisse qui réussit à allier scénarios et constructions à contraintes et histoires lisibles et intéressantes. Qualités qu’il partage avec Etienne Lécroart et Marc-Antoine Mathieu. C’est avec ce dernier qu’il a le plus d’accointance (il lui rendra d’ailleurs hommages dans Le Fond du Trou en faisant apparaître un Julius au milieu de son album délirant et très réussi). Comme MAM, Jean-Paul Eid multiplie les jeux autour du support, n’hésitant pas utiliser la transparence des pages, les scénarios que le lecteur peut modifier à sa guise, des personnages étant envoyés une quinzaine de pages plus loin, etc… C’est très ludique, très original, et le plus souvent très drôle ! J’avoue apprécier beaucoup cet auteur, qui regroupe dans cet album la plupart des histoires de Jérome Bigras publiées dans le magazine canadien CROC (en y ajoutant quelques inédits). Bigras est un bonhomme jovial et bien en chair (qui traine une tondeuse nommée Rex ! comme « objet de compagnie » – d’où le titre), et qui vit dans un lotissement pavillonnaire de banlieue tout à fait quelconque. Sauf que lui ne l’est pas, quelconque – il s’y refuse, et qu’il va vivre des aventures parfois proches dans l’esprit de celles que « vit » un autre aventurier de Bande Dessinée à la noix, Raymond Calbuth. Inventives, drôles, intelligentes, mais aussi totalement farfelues, loufoques et cons, ces aventures de Jérome Bigras – et de sa tondeuse Rex ! méritent nettement mieux que le relatif anonymat dans lequel elles végètent. Plus de 120 pages de délire absurde et surréaliste vraiment à découvrir !
L'Oiseau Bleu
Nouvel opus de qualité dans la collection "Latitudes" de chez Ki-oon ! L'auteur (Takashi Murakami), déjà connu pour Le Chien Gardien d'étoiles (que je n'ai pas lu), nous offre ici un récit constitué d'une série d'histoires courtes toutes reliées entre elles dans le temps et dans l'histoire d'une famille marquée par le drame de la perte d'un être cher. Personnellement ce n'est pas le premier récit qui m'a le plus marquée, même si ce qu'il raconte est particulièrement horrible (la perte d'une enfant dans un accident de la route et le coma puis l'état végétatif de son conjoint également victime de l'accident). J'ai commencé à être touchée par la poésie et la force du récit dans les dernière pages de cette première partie (quand le mari quitte son état de coma et "laisse partir" son enfant - et donc comprend ce qu'il se passe) et dans toutes les autres histoires qui nous sont contées dans ce recueil : l'histoire du grand père lorsqu'il était jeune, la vie de la jeune maman qui tente de s'occuper de son mari, la vie des grands parents, etc... L'oiseau Bleu est un récit qui prend de l'ampleur et de l'épaisseur au fil des pages, une histoire dont les fils se croisent et se recroisent chapitre après chapitre et qui sait toucher le lecteur tout en subtilité, bref : une petite perle à lire absolument.
Parker
Parker, où le bandit super fort, viril, leader ... qui s'en sort toujours. Oui, mais comme c'est bien raconté, que les tomes indépendants sont bien construits, que les intrigues sont solides, cela fonctionne et j'ai accroché. J'ai quand même préféré les 2 premiers tomes aux 2 derniers, que j'ai trouvé moins abouti et un peu simplistes dans leur construction (ils ont d'ailleurs moins de pages). C'est un peu comme regardé un film sur la mafia avec tous les clichés, mais si le scénario, les acteurs, la réalisation sont de qualité, c'est toujours l'assurance de passer un bon moment. C'est la même chose pour Parker. Il y a en plus quelques innovations dans la mise en page qui dynamise le récit, même si les pages de mes tomes se décrochent très facilement.
Choc
Je n'ai pas lu de Tif et Tondu, mais ayant toujours aimé les méchants bien campés, j'ai été attiré par cette série et bien m'en a pris. Choc est clairement un personnage très intéressant, avec sa part de mystère, de folie mais aussi d'élégance et de panache. L'histoire est très bien mené, fluide, avec son lot d'intrigues et d'actions. Le dessin est classique de la BD franco-belge, lisible et agréable à mon goût. Vivement le tome 2.
Trou de mémoire
L’histoire de l’amnésique ensanglanté se réveillant auprès d’un cadavre qu’il ne connait ou ne reconnait pas est un pitch vu et revu un nombre incalculable. Le reste de l’histoire de ce polar pur et dur, s’il ne surprendra pas, a le mérite de se dérouler de façon tout à fait agréable avec différents points de vue, de la voix off caractérisant les états d’âme de l’infortuné suspect menant l’enquête afin de comprendre qui il est ou les investigations de la police en parallèle sur ce meurtre. Mais ce qui l’est moins, c’est la maitrise graphique de Pascal Regnauld qui instaure une ambiance bichromique des plus réussies avec un style ligne claire de toute beauté. Du bleu à l’ocre jaune, la partie graphique est flatteuse et attise l’œil rompu à un exercice convenu mais de toute beauté. On peut surement gloser longuement sur une histoire convenue et peu surprenante mais elle est entrainée avec une telle mise en scène et des dessins d’une élégance fifties proche du style atome cher à Chaland ou Antonio Lapone qu’on arrive bien vite à la conclusion de ce premier tome en maugréant de ne pas avoir encore le second tome entre les mimines. Un seul regret : peu de personnages féminins dans ce premier tome mais le drapeau est planté pour la suite et fin de cette aventure mafieuse palpitante dans un second et dernier tome.
Coq de combat
Enfin ! Enfin un manga qui me change des shojos, des yaois qui inondent le marché actuel. J’avoue que cela fait du bien de lire quelque chose de plus dur, de plus brutal et sans doute plus mâture. Cela fait du bien car c’est expiatoire d’une certaine forme de violence interne. De toute façon, l’éditeur nous prévient que c’est pour un public averti car rien ne nous sera épargné. On commence par découvrir notre héros : une jeune garçon de 16 ans qui assassine brutalement ses deux parents à coup de couteau devant les yeux de sa propre sœur qui n’aura plus d’autre choix que de se prostituer. Celui-ci se retrouve dans une maison de redressement pour y purger une peine de deux ans. Je répète de 2 ans. Certains y verront une justice plus laxiste que la nôtre. Oui, cela existe. Puis, il se fait sauvagement violer par une brute épaisse à qui il mangera le petit bout. Je ne vais pas raconter toute l’histoire mais là, le décor est planté. C’est âpre et violent. On ne peut s’empêcher d’avoir de la pitié et de la miséricorde pour ce frêle gamin un peu dépassé par les événements. Certes, ses actes sont inexcusables même si ce dernier estime l’avoir fait pour sauver son esprit. C’est vrai que ses parents étaient banquiers et lui offraient une vie moins miséreuse que la normale. Mais bon, ce n’est pas une raison valable même si certains pourraient en douter. La suite en dehors de la prison reste tout à fait appréciable à la lecture mais c’est vrai que l’intérêt décroit petit à petit avec cette succession de combats. Cela devient une vraie bd de baston mais joliment bien faite avec une rage de vivre tout à fait appréciable. Les arts martiaux n’auront plus aucun secret pour les lecteurs. Il est vrai que je ne suis pas un spécialiste. J’aime bien également cette critique de la société du spectacle mondialisé. Pour la petite histoire, il y a eu un arrêt de 5 ans entre le tome 19 et 20 car le dessinateur a intenté un procès en droit d’auteur au scénariste qui ne lui avait donné qu’une ébauche de l’oeuvre qu’il a sérieusement complétée pour en faire le succès que l’on connait. Un compromis a été trouvé entre les auteurs ce qui a contribué à la poursuite de la série qui a bien failli s’arrêter. Les dernières news sur la série nous annoncent la fin prochaine avec un tome 34 ou 35. En France, il y a une réédition de l’œuvre qui devrait comporter à peu près 20 tomes. Il est vrai que les derniers volumes nous offrent un peu du n’importe quoi au niveau des réactions de notre anti-héros. On ne peut que constater un gâchis immense. C’est une série qui aurait dû être plus courte. Au final, un seinen qui sort du lot et qui ne laissera pas indifférent.
Les Fantômes de Neptune
Hey les gars et les filles ! vous avez aimé Le Château des étoiles, grande fresque, grosse baffe, hommage à la fois à Jules Vernes et Miyazaki avec des couleurs hallucinantes, dans des pastels de fous et avec des fulgurances de planches telles qu'Alex Alice sait nous en créer depuis longue date. Ici certains crierons au plagiat, à la petite panne de neurones qui fait qu'un auteur s'inspire d'un sujet pour en faire un succédané. Alors oui, Valp, cet auteur dont je n'avais jamais entendu causer, a lu "Le Château" sus nommé. Est-ce un hommage , une pâle copie, un crime de lèse majesté ? Non point, vilains que vous êtes et prompts à la critique, ce récit, premier d'une série qui s'annonce redoutable, est au-delà de cela, parce que oui on sent une patte, une personnalité derrière tout cela. Un trait sûr, un sens de l'intrigue digne d'un vieux routard. Le trait évidement n'est pas sans rappeler celui de Mister Alice mais un poil plus sombre, moins pastel. Je dirais que le dessin est un brin plus gras, mais sans que cette connotation soit péjorative. Certes il y a moins de grandes envolées graphiques, mais j'ai véritablement apprécié cette histoire, steampunk, oui mais sachant instiller une curieuse ambiance des vieux films hollywoodiens des années 40. Pour ce premier avis, vous résumerai-je l'histoire ? Non ! Sachez seulement qu'elle est tout sauf niaise, que les personnages possèdent l'épaisseur qui convient, qu'il n'y a pas de bêtes raccourcis scénaristiques, que c'est fluide et divertissant et que le fond qu nous appelons parfois background est parfaitement réussi. J'oubliais pour vous convaincre totalement que de vilains automates en veulent à notre charmante héroïne dont les pommettes rougeoyantes sont finalement assez jolies. Pour en revenir à notre Château dont les critiques dithyrambiques ne laissaient que peu de place à la critique, j'invite tous ceux qui ont apprécié l’œuvre d' A. Alice à jeter plus qu'un coup d’œil à celle-ci qui deviendra, je le parie, quelque chose de très fort, plus sombre, moins transgénérationnel peut être mais ô combien réjouissant. J'invite tous mes petits camarades à se ruer sur la chose et, cochon qui s'en dédit, j'épluche les patates à vie à Angoulême si vous n'aimez pas.
Bob Morane Renaissance
Une surprise… d'autant plus agréable qu'elle était inattendue. Franchement, qui aurait parié un kopeck sur Bob Morane ? Après plus de 200 romans, le héros balourd et ringard créé par Henri Vernes pour les préadolescents d'après guerre ne faisait plus rêver personne depuis longtemps. Il y a déjà 30 ans que le Bob Marone de Yann et Conrad avait résumé le ridicule de ces histoires mal fagotées et bourrées de clichés… Depuis, et malgré tout le talent des dessinateurs et scénaristes qui ont travaillé pour adapter 85 (!) de ces récits en bandes dessinées, le personnage de l'éternel aventurier avait sombré depuis longtemps dans la médiocrité. Et voilà que les éditions du Lombard relancent la franchise. Une opération commerciale visiblement… On a vraiment échappé au pire, puisque Christophe Bec, un moment pressenti pour reprendre le projet, a finalement été écarté. Quand on voit quel scénario grotesque il avait prévu – il a été publié en 2013-2014 sous le titre Lancaster, l'une des plus mauvaises séries que j'aie lue ces dernières années –, j'en tremble rétrospectivement. Et ce sont finalement les excellents Luc Brunschwig (dont j'adore le travail depuis ses premiers albums) et Aurélien Ducoudray (dont j'avais apprécié le travail sur Clichés de Bosnie et surtout sur Amère Russie) qui s'y sont collés. Malgré ces deux signatures prestigieuses, j'avoue que ce sont les critiques enthousiastes publiées sur BDTheque qui m'ont convaincu de donner une dernière chance à « l'aventurier-contre-tout-guerrier » [Ça veut dire quoi au juste ? Non, mais franchement… Même quand on le met en musique, on a envie de devenir sourd tellement c'est con.]… Et là, chapeau ! Je fais mon mea culpa. Ce Bob Morane Renaissance est bon, très bon même. La contrainte est toujours forte quand il s'agit de reprendre les rênes d'un univers rebattu, mais les deux scénaristes ont négocié ce handicap comme des chefs. Ce scénario est original, actualisé et aussi fin qu'on puisse l'être en mettant en scène un personnage de redresseur de torts sans peur en 2015. On y évoque les problèmes de démocratie et de gouvernance en Afrique, le néocolonialisme des firmes transnationales européennes et chinoises, le rôle ambigu de l'ONU et des ONG… Par ailleurs, il est intéressant de constater que, pour une fois, les Africains ne sont pas traités comme des simples d'esprits à peine sortis de la préhistoire. Sortirait-on enfin de la vision postcoloniale à ras de terre ? [oui, Spooky, je suis ton regard, mais 1,60 m, je trouve que c'est encore un peu élevé…] Je ne connaissais pas le dessinateur Dimitri Armand, mais il s'adapte bien à la série, dans un style très réaliste et moderne, sans chercher à copier le style de la série d'origine, mais sans la trahir. L'histoire amorcée dans ce premier tome appelle une suite, que j'achèterai avec enthousiasme cette fois-ci.