Cette BD possède un mérite essentiel qui fait que j'en recommande chaudement la lecture et c'est celui de se pencher sur la situation d'un pays sortant à peine de la guerre et qui nous montre que la paix très fragile.
Pas d’esbroufe, pas de chichis les faits sont exposés sans fard et je trouve que les choses sont montrées sinon expliquées d'une manière permettant au lecteur de s'y retrouver dans cet imbroglio Afghan. Il ressort de la lecture un aspect que je ne peux définir autrement que par le terme lumineux.
Autant que faire se peut le récit est d'une grande justesse de ton je le crois assez objectif pour montrer l'immense gâchis dont souffre ce pays. Hautement recommandable donc et pour allez plus loin sur le sujet je vous conseille la lecture du fabuleux et bien renseigné roman de DOA "Pukhtu".
Voici un véritable OVNI, un manga qui va au fond des choses sur un sujet particulièrement délicat, celui de l'ijime au Japon, c'est à dire les brimades entre élèves. Un phénomène plutôt silencieux, mais bien réel. L'auteure a gagné un concours il y a quelques années avec une première version de cette histoire, et en a fait une version longue, visiblement de toute qualité.
Car ce qui frappe dans l'histoire à sa lecture, c'est l'absence de manichéisme. Shoya n'est pas fondamentalement un mauvais garçon, disons plutôt qu'il s'ennuie, et qu'il est un peu idiot. Et dans sa classe apparaît quelqu'un de différent, une fillette malentendante, qui l'intrigue d'abord, puis l'agace par son besoin d'aide. Les petites niches, au départ pas bien méchantes, vont suivre, et devenir de plus en plus osées, d'autant plus que ses camarades vont être derrière lui. Jusqu'au jour où...
Cette montée en puissance, si je puis l'exprimer ainsi, est diablement bien montrée, il se passe beaucoup de choses dès ce premier tome, et le personnage de Shoya, l'emmerdeur, est bien rendu ; il vaut mieux car le récit est à la première personne, comme si nous étions dans son esprit. Une idée de génie : rendre "anonymes" les personnes que Shoya n'apprécie pas, ou qui l'indiffèrent, en mettant des croix dessus... Original et tellement clair...
Dans le deuxième tome le récit temporise un peu. Et continue dans le véridique, car bien sûr, les deux adolescents ne peuvent pas devenir les meilleurs amis du monde, voire plus, du jour au lendemain. D'autant plus que les personnages secondaires prennent un peu d'ampleur, comme Yuzuru et Tomohiro, qui échappent à des stéréotypes et sont eux-mêmes assez intéressants, surtout Yuzuru. Je n'ai pas pu décoller de ma lecture tant que je ne l'ai pas terminée, tellement j'étais dedans. Dans le tome 3, alors que Shoya se rapproche encore un peu de Shoko, voit l'apparition d'une ancienne connaissance, qui va faire surgir des nouveaux questionnements. Le tome se termine sur une chouette scène, qui montre toute la difficulté de la relation entre les deux adolescents.
Le tome 4 constitue une étape importante dans l'histoire, puisqu'un évènement inattendu dans la famille de Shoko va mettre en lumière le personnage de Yuzuru, la petite soeur. On en apprend un peu plus, d'ailleurs, sur l'histoire de cette famille. J'avoue, j'ai été fortement ému à la fin de ce tome. Les choses évoluent dans le tome 5, ça explose un peu pour mettre les points sur les i entre les protagonistes. Mais rien n'est réglé, comme le montre la fin du tome, qui s'achève sur un vrai cliffhanger, au sens proche comme au sens figuré. Toujours aussi subtil et prenant.
Et ce tome 6 opère un véritable tournant dans le récit. L'un des principaux personnages se retrouve indisponible, peut-être durablement, et le récit passe de l'un à l'autre de ses compagnons. Le segment le plus fort est celui qui concerne Shoko, avec sa sensibilité exacerbée, et j'ai peur pour la suite et fin...
Au tome 7 a lieu le retour de ce personnage important, et une guérison à plusieurs niveaux. Mais tout n'est pas rose, loin de là, et les meilleures intentions ne font pas forcément plaisir à tout le monde... Et la fin du lycée approche, les élèves vont devoir se positionner pour leur avenir. C'est bien, la façon dont cette série évite la plupart des écueils d'une histoire sentimentale (au sens large)...
Le dessin de Yoshitoki Oima, sans être exceptionnel, est très expressif, sans verser dans la caricature non plus.
Du très, très beau boulot, mon manga préféré du moment depuis l'achèvement de certaines séries historiques chez Ki-oon.
J'aime beaucoup l'intelligence des images de la galerie et la négation des personnages rebaptisés.
Il n'est pas faux de considérer cette saga comme un peu l'intersection de Notre Dame de Paris - Zorro - Les Trois Mousquetaires & d’Artagnan - Lagardère dans le Bossu - Fanfan la Tulipe, ... et j'en passe ! C'est tout cela à la fois, et à la fois autre.
Du très chouette divertissement en mode intrigues et scènes de capes et d'épées. Et l'une des plus attachantes série de Desberg.
Puis, le principal : Marini au graphisme, c'est grandiose !
Il est capable de fulgurances graphiques aux perspectives hallucinées et invraisemblables qui appuient une magnifique dynamique ; ces moments de lecture graphique sont des joyaux à découvrir par ci et par là dans la longue série, et dont l'ensemble reste toujours de très belle tenue visuelle avec une splendide colorisation.
Puissent les auteurs ne pas tomber dans le piège d'une série trop longue qui essoufflerait notre attrait et notre curiosité par des ficelles trop souvent tirées au point qu'elles ne cassent, et pouvoir s'arrêter à temps afin de sauvegarder toute la saveur du récit.
J'ai vraiment cru à la découverte du "Père" que le point final serait apporté. Et hop, ça rebondit ailleurs ! J'espère, sur la longueur, pour le meilleur !
Cela faisait longtemps que je ne m'étais plus autant diverti à la lecture d'un Raoul Cauvin.
Ce n'est pas de l'humour de haute volée, c'est très ras les pâquerettes, du vrai 1er degré, avec des gags assez idiots et des mises en situation qui le sont tout autant, mais dans cette optique de lecture ultra légère, le soufflé monte !
Et je trouve ce scénariste bien meilleur sur des histoires longues d'un album comme pour cette BD, ou les Tuniques Bleues, que sur des gags d'une ou plusieurs pages à répétition dans des séries à rallonges, qui trop souvent me laissaient de marbre à la lecture, avec tout au plus un sourire en coin pour les meilleurs de ceux-ci.
Cette BD est parmi la plus drôle de ce que j'ai pu lire de sa pléthorique production.
Le dessinateur a trouvé immédiatement ses marques dans un style caricatural qui s'approche du réalisme pour l'un ou l'autre personnage.
Vivement le tome 2
Ayant lu la charte de la bédéthèque, je me signale en tant qu'ami, fan, et membre de Pirates Editions. Cher Sloane, pour le style rétro, il suffit de rencontrer Marek, cet être d'une autre planète, ou plutôt d'une autre époque ! Son dessin lui ressemble, classe, hors du temps, tourné vers l'émerveillement, la gentillesse incarnée. (Aux éditions Pirates, nous avons tous un badge, "I Kif Marek") Et ce classicisme est habilement compensé par l'intrigant scénario de J-françois Kierzkowski, dont on se demande à chaque page où il nous emmène ? Réponse(s) dans le second tome de ce diptyque, dont l'encre n'est pas encore tout à fait sèche (Sortie: Octobre 2016).
Bonne lecture !
C’est pas révolutionnaire, ça sent même un peu le déjà vu mais c’est terriblement prenant.
La raison ? Une narration pas prise de tête, bien chapitrée, très dynamique et légère malgré qu’elle soit tissée sur une matrice en mode conflit mondial entre bots et sur fond de dernier homme à protéger. Ca fight un peu mais, finalement, c’est le côté humain de la quête des bots qui prend le dessus. Le dessin n’est pas en reste avec une inspiration puisée dans les comics, le format et la pagination de l’album renforçant ce sentiment. C’est très coloré aussi, ce qui rend les planches plus gaies et qui, du coup, dédramatise la situation.
Une petite pépite de chez Ankama à prix tout doux.
J'ai un peu le cul entre deux chaises pour cette série, qui m'avait toujours attiré, et que l'on m'a offert il y a quelques temps.
Comme la note le laisse entrevoir, j'ai aimé, mais, comme l'aurait dit ma mémé, il y a un mais.
J'ai beaucoup apprécié les 2 premiers tomes, que j'ai trouvés très drôles, je me suis tapé d'ailleurs quelques barres tout seul dans mon lit. Les dialogues et le comique de situation font leur travail à merveille, et cette ambiance enfantine et sympathique colle parfaitement avec le dessin assez simpliste, mais auquel j'adhère complètement.
C'est ensuite que je suis un peu dérouté...La ligne scénaristique prend une direction différente, et, au lieu d'avoir une BD comique, on commence à avoir une histoire sérieuse, parfois même sombre, sur le destin du canard. Ça reste intéressant, je prend encore du plaisir à lire la série, mais plus autant.
Du coup, le graphisme, qui convenait bien à l'ambiance potache initiale, me semble ensuite en décalage.
Par ailleurs, le scénario, au fur et à mesure, tend à se contenter de quelques facilités.
Une bonne série, assurément, mais qui ne me comble pas autant que ce que j'avais espéré. Je préfère sa petite sœur Donjon potron-minet, que je trouve plus drôle et plus solidement construite. J'espère que les auteurs ne tomberont pas dans le piège de la rallonge à outrance, mais j'ai peu d'espoir en cela.
On est est loin du diptyque fantasy de « Les terres de Caël » et du bien léger récit d'aventure et d'espionnage « Spynest » d'Alliel.
Ici, comme personnages principaux, deux frères, dont l’aîné se revendique l’ascendant et le mentor du plus jeune. Il le protège à sa façon aussi. Tout en le gavant de son mode de pensée auquel il est prié d’adhérer sans discuter.
Démarrant dans la pauvreté absolue d'un village africain, le premier frère finira rebelle avant d’être mafieux à Paris. Le plus jeune frère veut rompre avec cette ascendance filiale qui l’empêche d’être libre.
Partant de l'Afrique profonde et de la violence des conflits rebelles, l'on erre quelque peu ensuite dans la violence en bandes dans la banlieue urbaine française.
C’est cru, violent, mais bien fait.
Fin assez inattendue.
3,7 / 5 pour dessin comme scénario
Mais... Mais quelle belle surprise ! Je pensais qu'il s'agissait d'une série d'humour ayant pour cadre l'Egypte antique, à dominance gros nez, mais "Kheops", c'est plus que ça. En effet la trame de fond de l'histoire, à savoir la construction d'une pyramidependant le règne de Kheops, est le prétexte pour Augustin de distiller de nombreuses informations au sujet de cette société qui continue à fasciner et intriguer. d'ailleurs chaque gag est suivi par un "cartouche" comprenant des informations "véritables". C'est très bien vu, et permet d'être didactique tout en gardant l'esprit comique de l'histoire.
Le dessin d'Augustin est donc assez typique de la BD franco-belge d'humour, mais il bénéficie d'une mise en scène dynamique et d'une mise en couleurs très agréable.
L'ensemble vaut pour moi un 3,5/5,arrondi au demi supérieur en raison de l'adéquation habile entre gags et infos sérieuses.
J’ai abordé cette lecture avec beaucoup de recul. Il faut dire que j’étais l’un des rares lecteurs à ne pas avoir aimé Souvenirs de l'empire de l'atome des mêmes auteurs dont l’œuvre avait fait l’effet d’une bombe. Le style graphique est le même mais le récit est totalement différent. Et je ne sais pas ce qui s’est passé au juste, le résultat est que cela m’a plu contre toute attente. J’ai cru d’abord à un miracle inexpliqué. Comme j’ai perdu la foi, je pense que cela doit avoir des explications plus scientifiques à défaut d’être diaboliques.
A l’inverse, je me rappelle avoir été enthousiasmé par une œuvre comme Daytripper (au jour le jour) pour ensuite être plutôt déçu par les publications ultérieures des mêmes auteurs. Aimer une œuvre est quelque chose qui ne se commande pas à l’avance. Un auteur qu’on aime bien peut nous décevoir et inversement. Les choses ne sont jamais figées à l’avance. On ne peut pas alors affirmer que tel posteur persiste à lire des choses qu’il n’aime pas ou inversement. C’est également cela la richesse de la bande dessinée.
Oui, j’ai été véritablement surpris par cet été diabolik car entraîné par cette histoire à rebondissements. On va vivre l’été 1967 avec les yeux d’un adolescent qui découvre l’amour sous l’œil bienveillant d’un père assez mystérieux qui va finir par disparaître de sa vie. On aura droit à une explication 20 ans plus tard au regard de petits détails qui ont été parsemés. Il y a juste un épisode qui me titille à savoir celui du cascadeur qui trouve la mort dans un accident de voiture sur la corniche. Etait-ce un trompe l’œil ou un faux indice ? Et puis, le personnage d’Erik était-il aussi indispensable derrière sa superficialité ? Autant de questions que l’on peut se poser.
En tout cas, c’est une réussite aussi bien scénaristique que graphique avec une belle ambiance des années 60 qui nous est restituée pour notre plus grand plaisir. Au-delà du polar d’espionnage, on aura droit à une belle quête dans l’intimité.
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Les Larmes du Seigneur Afghan
Cette BD possède un mérite essentiel qui fait que j'en recommande chaudement la lecture et c'est celui de se pencher sur la situation d'un pays sortant à peine de la guerre et qui nous montre que la paix très fragile. Pas d’esbroufe, pas de chichis les faits sont exposés sans fard et je trouve que les choses sont montrées sinon expliquées d'une manière permettant au lecteur de s'y retrouver dans cet imbroglio Afghan. Il ressort de la lecture un aspect que je ne peux définir autrement que par le terme lumineux. Autant que faire se peut le récit est d'une grande justesse de ton je le crois assez objectif pour montrer l'immense gâchis dont souffre ce pays. Hautement recommandable donc et pour allez plus loin sur le sujet je vous conseille la lecture du fabuleux et bien renseigné roman de DOA "Pukhtu".
A Silent voice
Voici un véritable OVNI, un manga qui va au fond des choses sur un sujet particulièrement délicat, celui de l'ijime au Japon, c'est à dire les brimades entre élèves. Un phénomène plutôt silencieux, mais bien réel. L'auteure a gagné un concours il y a quelques années avec une première version de cette histoire, et en a fait une version longue, visiblement de toute qualité. Car ce qui frappe dans l'histoire à sa lecture, c'est l'absence de manichéisme. Shoya n'est pas fondamentalement un mauvais garçon, disons plutôt qu'il s'ennuie, et qu'il est un peu idiot. Et dans sa classe apparaît quelqu'un de différent, une fillette malentendante, qui l'intrigue d'abord, puis l'agace par son besoin d'aide. Les petites niches, au départ pas bien méchantes, vont suivre, et devenir de plus en plus osées, d'autant plus que ses camarades vont être derrière lui. Jusqu'au jour où... Cette montée en puissance, si je puis l'exprimer ainsi, est diablement bien montrée, il se passe beaucoup de choses dès ce premier tome, et le personnage de Shoya, l'emmerdeur, est bien rendu ; il vaut mieux car le récit est à la première personne, comme si nous étions dans son esprit. Une idée de génie : rendre "anonymes" les personnes que Shoya n'apprécie pas, ou qui l'indiffèrent, en mettant des croix dessus... Original et tellement clair... Dans le deuxième tome le récit temporise un peu. Et continue dans le véridique, car bien sûr, les deux adolescents ne peuvent pas devenir les meilleurs amis du monde, voire plus, du jour au lendemain. D'autant plus que les personnages secondaires prennent un peu d'ampleur, comme Yuzuru et Tomohiro, qui échappent à des stéréotypes et sont eux-mêmes assez intéressants, surtout Yuzuru. Je n'ai pas pu décoller de ma lecture tant que je ne l'ai pas terminée, tellement j'étais dedans. Dans le tome 3, alors que Shoya se rapproche encore un peu de Shoko, voit l'apparition d'une ancienne connaissance, qui va faire surgir des nouveaux questionnements. Le tome se termine sur une chouette scène, qui montre toute la difficulté de la relation entre les deux adolescents. Le tome 4 constitue une étape importante dans l'histoire, puisqu'un évènement inattendu dans la famille de Shoko va mettre en lumière le personnage de Yuzuru, la petite soeur. On en apprend un peu plus, d'ailleurs, sur l'histoire de cette famille. J'avoue, j'ai été fortement ému à la fin de ce tome. Les choses évoluent dans le tome 5, ça explose un peu pour mettre les points sur les i entre les protagonistes. Mais rien n'est réglé, comme le montre la fin du tome, qui s'achève sur un vrai cliffhanger, au sens proche comme au sens figuré. Toujours aussi subtil et prenant. Et ce tome 6 opère un véritable tournant dans le récit. L'un des principaux personnages se retrouve indisponible, peut-être durablement, et le récit passe de l'un à l'autre de ses compagnons. Le segment le plus fort est celui qui concerne Shoko, avec sa sensibilité exacerbée, et j'ai peur pour la suite et fin... Au tome 7 a lieu le retour de ce personnage important, et une guérison à plusieurs niveaux. Mais tout n'est pas rose, loin de là, et les meilleures intentions ne font pas forcément plaisir à tout le monde... Et la fin du lycée approche, les élèves vont devoir se positionner pour leur avenir. C'est bien, la façon dont cette série évite la plupart des écueils d'une histoire sentimentale (au sens large)... Le dessin de Yoshitoki Oima, sans être exceptionnel, est très expressif, sans verser dans la caricature non plus. Du très, très beau boulot, mon manga préféré du moment depuis l'achèvement de certaines séries historiques chez Ki-oon.
Le Scorpion
J'aime beaucoup l'intelligence des images de la galerie et la négation des personnages rebaptisés. Il n'est pas faux de considérer cette saga comme un peu l'intersection de Notre Dame de Paris - Zorro - Les Trois Mousquetaires & d’Artagnan - Lagardère dans le Bossu - Fanfan la Tulipe, ... et j'en passe ! C'est tout cela à la fois, et à la fois autre. Du très chouette divertissement en mode intrigues et scènes de capes et d'épées. Et l'une des plus attachantes série de Desberg. Puis, le principal : Marini au graphisme, c'est grandiose ! Il est capable de fulgurances graphiques aux perspectives hallucinées et invraisemblables qui appuient une magnifique dynamique ; ces moments de lecture graphique sont des joyaux à découvrir par ci et par là dans la longue série, et dont l'ensemble reste toujours de très belle tenue visuelle avec une splendide colorisation. Puissent les auteurs ne pas tomber dans le piège d'une série trop longue qui essoufflerait notre attrait et notre curiosité par des ficelles trop souvent tirées au point qu'elles ne cassent, et pouvoir s'arrêter à temps afin de sauvegarder toute la saveur du récit. J'ai vraiment cru à la découverte du "Père" que le point final serait apporté. Et hop, ça rebondit ailleurs ! J'espère, sur la longueur, pour le meilleur !
Le Bâtard des Étoiles
Cela faisait longtemps que je ne m'étais plus autant diverti à la lecture d'un Raoul Cauvin. Ce n'est pas de l'humour de haute volée, c'est très ras les pâquerettes, du vrai 1er degré, avec des gags assez idiots et des mises en situation qui le sont tout autant, mais dans cette optique de lecture ultra légère, le soufflé monte ! Et je trouve ce scénariste bien meilleur sur des histoires longues d'un album comme pour cette BD, ou les Tuniques Bleues, que sur des gags d'une ou plusieurs pages à répétition dans des séries à rallonges, qui trop souvent me laissaient de marbre à la lecture, avec tout au plus un sourire en coin pour les meilleurs de ceux-ci. Cette BD est parmi la plus drôle de ce que j'ai pu lire de sa pléthorique production. Le dessinateur a trouvé immédiatement ses marques dans un style caricatural qui s'approche du réalisme pour l'un ou l'autre personnage. Vivement le tome 2
La Suite de Skolem
Ayant lu la charte de la bédéthèque, je me signale en tant qu'ami, fan, et membre de Pirates Editions. Cher Sloane, pour le style rétro, il suffit de rencontrer Marek, cet être d'une autre planète, ou plutôt d'une autre époque ! Son dessin lui ressemble, classe, hors du temps, tourné vers l'émerveillement, la gentillesse incarnée. (Aux éditions Pirates, nous avons tous un badge, "I Kif Marek") Et ce classicisme est habilement compensé par l'intrigant scénario de J-françois Kierzkowski, dont on se demande à chaque page où il nous emmène ? Réponse(s) dans le second tome de ce diptyque, dont l'encre n'est pas encore tout à fait sèche (Sortie: Octobre 2016). Bonne lecture !
Bots
C’est pas révolutionnaire, ça sent même un peu le déjà vu mais c’est terriblement prenant. La raison ? Une narration pas prise de tête, bien chapitrée, très dynamique et légère malgré qu’elle soit tissée sur une matrice en mode conflit mondial entre bots et sur fond de dernier homme à protéger. Ca fight un peu mais, finalement, c’est le côté humain de la quête des bots qui prend le dessus. Le dessin n’est pas en reste avec une inspiration puisée dans les comics, le format et la pagination de l’album renforçant ce sentiment. C’est très coloré aussi, ce qui rend les planches plus gaies et qui, du coup, dédramatise la situation. Une petite pépite de chez Ankama à prix tout doux.
Donjon Zenith
J'ai un peu le cul entre deux chaises pour cette série, qui m'avait toujours attiré, et que l'on m'a offert il y a quelques temps. Comme la note le laisse entrevoir, j'ai aimé, mais, comme l'aurait dit ma mémé, il y a un mais. J'ai beaucoup apprécié les 2 premiers tomes, que j'ai trouvés très drôles, je me suis tapé d'ailleurs quelques barres tout seul dans mon lit. Les dialogues et le comique de situation font leur travail à merveille, et cette ambiance enfantine et sympathique colle parfaitement avec le dessin assez simpliste, mais auquel j'adhère complètement. C'est ensuite que je suis un peu dérouté...La ligne scénaristique prend une direction différente, et, au lieu d'avoir une BD comique, on commence à avoir une histoire sérieuse, parfois même sombre, sur le destin du canard. Ça reste intéressant, je prend encore du plaisir à lire la série, mais plus autant. Du coup, le graphisme, qui convenait bien à l'ambiance potache initiale, me semble ensuite en décalage. Par ailleurs, le scénario, au fur et à mesure, tend à se contenter de quelques facilités. Une bonne série, assurément, mais qui ne me comble pas autant que ce que j'avais espéré. Je préfère sa petite sœur Donjon potron-minet, que je trouve plus drôle et plus solidement construite. J'espère que les auteurs ne tomberont pas dans le piège de la rallonge à outrance, mais j'ai peu d'espoir en cela.
Le Ventre de la Hyène
On est est loin du diptyque fantasy de « Les terres de Caël » et du bien léger récit d'aventure et d'espionnage « Spynest » d'Alliel. Ici, comme personnages principaux, deux frères, dont l’aîné se revendique l’ascendant et le mentor du plus jeune. Il le protège à sa façon aussi. Tout en le gavant de son mode de pensée auquel il est prié d’adhérer sans discuter. Démarrant dans la pauvreté absolue d'un village africain, le premier frère finira rebelle avant d’être mafieux à Paris. Le plus jeune frère veut rompre avec cette ascendance filiale qui l’empêche d’être libre. Partant de l'Afrique profonde et de la violence des conflits rebelles, l'on erre quelque peu ensuite dans la violence en bandes dans la banlieue urbaine française. C’est cru, violent, mais bien fait. Fin assez inattendue. 3,7 / 5 pour dessin comme scénario
Kheops
Mais... Mais quelle belle surprise ! Je pensais qu'il s'agissait d'une série d'humour ayant pour cadre l'Egypte antique, à dominance gros nez, mais "Kheops", c'est plus que ça. En effet la trame de fond de l'histoire, à savoir la construction d'une pyramidependant le règne de Kheops, est le prétexte pour Augustin de distiller de nombreuses informations au sujet de cette société qui continue à fasciner et intriguer. d'ailleurs chaque gag est suivi par un "cartouche" comprenant des informations "véritables". C'est très bien vu, et permet d'être didactique tout en gardant l'esprit comique de l'histoire. Le dessin d'Augustin est donc assez typique de la BD franco-belge d'humour, mais il bénéficie d'une mise en scène dynamique et d'une mise en couleurs très agréable. L'ensemble vaut pour moi un 3,5/5,arrondi au demi supérieur en raison de l'adéquation habile entre gags et infos sérieuses.
L'Eté Diabolik
J’ai abordé cette lecture avec beaucoup de recul. Il faut dire que j’étais l’un des rares lecteurs à ne pas avoir aimé Souvenirs de l'empire de l'atome des mêmes auteurs dont l’œuvre avait fait l’effet d’une bombe. Le style graphique est le même mais le récit est totalement différent. Et je ne sais pas ce qui s’est passé au juste, le résultat est que cela m’a plu contre toute attente. J’ai cru d’abord à un miracle inexpliqué. Comme j’ai perdu la foi, je pense que cela doit avoir des explications plus scientifiques à défaut d’être diaboliques. A l’inverse, je me rappelle avoir été enthousiasmé par une œuvre comme Daytripper (au jour le jour) pour ensuite être plutôt déçu par les publications ultérieures des mêmes auteurs. Aimer une œuvre est quelque chose qui ne se commande pas à l’avance. Un auteur qu’on aime bien peut nous décevoir et inversement. Les choses ne sont jamais figées à l’avance. On ne peut pas alors affirmer que tel posteur persiste à lire des choses qu’il n’aime pas ou inversement. C’est également cela la richesse de la bande dessinée. Oui, j’ai été véritablement surpris par cet été diabolik car entraîné par cette histoire à rebondissements. On va vivre l’été 1967 avec les yeux d’un adolescent qui découvre l’amour sous l’œil bienveillant d’un père assez mystérieux qui va finir par disparaître de sa vie. On aura droit à une explication 20 ans plus tard au regard de petits détails qui ont été parsemés. Il y a juste un épisode qui me titille à savoir celui du cascadeur qui trouve la mort dans un accident de voiture sur la corniche. Etait-ce un trompe l’œil ou un faux indice ? Et puis, le personnage d’Erik était-il aussi indispensable derrière sa superficialité ? Autant de questions que l’on peut se poser. En tout cas, c’est une réussite aussi bien scénaristique que graphique avec une belle ambiance des années 60 qui nous est restituée pour notre plus grand plaisir. Au-delà du polar d’espionnage, on aura droit à une belle quête dans l’intimité.