Les derniers avis (48420 avis)

Couverture de la série Elvira & Otto
Elvira & Otto

Elivra et Otto s’aiment passionnément mais leur liaison n’est pas vue d’un très bon œil par les habitants de la savane. Pensez ! Une gazelle et un éléphant, que voilà un couple mal assorti. Par un heureux concours de circonstance, ils vont découvrir le monde des humains et fascinés par celui-ci se mettre en route dans l’idée de s’y installer. Le premier tome de cette série jeunesse s’arrête là. On a donc le temps de découvrir les personnages principaux ainsi qu’une belle galerie de personnages secondaires. Le ton est naïf et joyeux mais il n’empêche pas de parler de nos problèmes de société (toujours sous un angle adapté à un jeune public). C’est sympathique à lire, frais et léger. Dessinée dans un style crayonné et expressif, l’histoire est parfaitement adaptée pour le public visé. Œuvre de deux jeunes auteurs allemands, la série bénéficie également du travail de Claire Paq en sa qualité de coloriste. Celle-ci apporte beaucoup de lumière et un aspect artisanal vraiment bienvenus aux planches. Enfin, la traduction signée Anne Bideault est de qualité, là encore bien adaptée au public visé avec des dialogues modernes et vivants. A voir comment la série va évoluer dans les prochains tomes (car tout l'enjeu est de découvrir le regard que vont porter les deux personnages principaux sur notre société) mais, jusqu’à présent, il s’agit d’une chouette petite découverte. Pas mal du tout !

01/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Cobayes anonymes
Les Cobayes anonymes

Le Cobayes anonymes est un récit farfelu destiné aux jeunes lecteurs. On y suit les improbables aventures d’un groupe d’humains sur lesquels ont été testés des produits révolutionnaires –issus du monde animal et végétal- destinés à leur procurer des superpouvoirs. Ces superpouvoirs se révèlent plus handicapants qu’autre chose au quotidien et ils désireraient donc s’en débarrasser… mais l’antidote est hors de prix. Sur base de ce synopsis assez basique, les auteurs construisent un récit très dynamique et enfantin. Le principe même d’inverser les rôles et de donner le rôle de victimes aux humains permet au jeune lecteur de réfléchir sur la pertinence des tests sur les animaux. L’origine des superpouvoirs est également source de connaissances puisqu’ils sont souvent issus de particularités bien spécifiques du genre animal ou végétal. L’histoire en elle-même n’est pas spécialement hilarante. Je l’ai trouvée trop simpliste et la fin m’a semblé trop facile. Pour moi, on reste entre le bof et le pas mal, mais ça se lit facilement et les intentions des auteurices sont louables, d’où une note un peu généreuse.

01/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Contes Grivois de Guy de Maupassant
Contes Grivois de Guy de Maupassant

J'adore Guy de Maupassant, auteur dont j'ai dévoré la plupart des ouvrages. Il est un peintre social parmi les meilleurs, selon moi, excellant dans cet art aussi bien dans ses livres que dans la pléthore de nouvelles qu'il a publiées dans sa vie. Il m'intéresse surtout parce que sa critique de son époque entre encore en résonnance aujourd'hui avec bien des aspects de la bonne société actuelle. Pour ce recueil, plusieurs auteurs se succèdent, entrecoupés de dessins inspirés de peintre du XIXe (et d'avant aussi semble-t-il). Si les références sont parfois clairement indiquées, j'ai noté d'autres sources d'inspiration qui ne le sont pas (comme Gaugin et ses tableaux de vahinés). Les nouvelles adaptent à chaque fois Maupassant, parfois au littéral (avec du texte trop envahissant à mon gout) et parfois en faisant une véritable BD qui parle plus par le dessin. A cet égard, les dernières du recueil sont celles qui m'ont le plus plu. Notamment parce qu'elles m'étaient aussi inconnues. Maupassant excelle dans sa peinture de mœurs, mais il est aussi surprenant pour son époque. Il n'est clairement pas féministe, qualificatif qu'il aurait rejeté sans frémir, mais sa vision de la femme est déjà bien libérée sur la question de la sexualité : il prône un droit au sexe pour les femmes et surtout une liberté de l'assumer. D'ailleurs les femmes sont loin d'être les dindons de la farce dans chaque nouvelle. Comme tout recueil, il y a du bon et du moins bons. Certaines nouvelles sont inutilement chargées de texte selon moi et l'une d'entre elle m'a gavé par l'utilisation d'une police manuscrite trop peu lisible. Je l'ai laissé tomber. Mais plusieurs autres m'ont rappelé des lectures et j'ai même plusieurs fois rigolé devant le propos parfois osé de Maupassant : les hussards qui ne reculent jamais ou cette brioche qu'il faut couper sont autant amusants que peinture d'une société. Maupassant est toujours acerbe envers la sienne, bien qu'il baigne totalement dedans. C'est divertissant, léger et tout de même un bel hommage à l'auteur qu'il fut. La BD ne se réserve pas aux seuls adorateurs de l'auteur mais saura trouver un public plus large.

31/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Chroniques du temps de la vallée des Ghlomes
Chroniques du temps de la vallée des Ghlomes

2.5 J'ai réussi à lire les deux premiers tomes et je n'ai pas envie de perdre mon temps à essayer de trouver la suite. C'est une série heroic-fantasy qui ne se prend pas trop au sérieux avec un peu de cul. Sur le papier, cela aurait pu donner une série sympathique parce que j'aime bien le duo d'auteurs, mais ici j'ai trouvé que le résultat était moyen. Déjà, l'humour m'a souvent semblé lourd, notamment avec toutes les ghlomettes qui montrent leurs culs en permanence. On retrouve la folie de ''Le Vagabond des Limbes'' que j'aime bien, sauf qu'ici cela marche moins bien. Dans les meilleurs albums du Vagabond, la folie avait tout de même une certaine logique et les scénarios des meilleurs albums étaient cohérents. Ici, j'ai eu l'impression qu'on passait du coq à l'âne trop souvent. On dirait plus une suite de sketchs, certaines scènes étant meilleures que d'autres. Mon principal problème est que le personnage principal est fade contrairement à Axel ou Musky. Il reste quelques bonnes idées et un dessin que j'aime bien, mais c'est peu pour rendre la série mémorable à mes yeux.

31/10/2023 (modifier)
Par ethanos
Note: 3/5
Couverture de la série Trafalgar
Trafalgar

Alors, que dire sur ce Trafalgar qui n'ait déjà été dit dans les précédents avis ? Pas grand chose en toute honnêteté, car, pour l'essentiel, je rejoins en grande partie tout ce qui a pu être dit sur ce nouvel album de la collection 'Les grandes batailles navales'. La patte de JY Delitte y est immédiatement reconnaissable, c'est une garantie de sérieux historique, comme d'habitude. Cet album ne fait aucunement exception, le petit dossier historique sous forme d'addendum à la suite vient d'ailleurs (très) rapidement apporter quelques éléments de contexte, toujours utiles, surtout pour celles et ceux qui ne connaissent pas spécialement cet épisode de l'histoire de l'Empire. L'ensemble est globalement sérieux, efficace, et bien ficelé, comme sur les quelques albums de cette collection que j'ai pu lire d'ailleurs. On pourra en dire à peu près autant du dessin de Béchu, même si ce dernier, bien que précis et méticuleux sur le soin apporté aux détails techniques (les navires sont reproduits avec une grande fidélité, me semble-t-il, même si je ne prétend aucunement être expert en la matière), son dessin donc, n'a rien de révolutionnaire, ne possède aucune caractéristique véritablement susceptible de marquer les esprits. La BD étant d'abord, on peut le penser, un art graphique, qui ne peut se limiter à une fonction purement pédagogique, ce dessin finalement assez neutre, probablement voulu comme tel, pourra être vu par certains comme le talon d'Achille de ce Trafalgar. On aurait pu espérer davantage de 'fougue'. L'autre point qui peut susciter quelques débats concerne la façon dont l'histoire nous est contée. Si le fait de faire une sorte de préambule qui ne pourra être véritablement compris qu'à la fin de la lecture est plutôt une bonne idée, on pourra cependant s'étonner des choix de narrateurs. Nous entrons en effet pas à pas dans un contexte, dans un évènement, en suivant l'évolution d'un jeune gabier qui, à l'image du lecteur, découvre un peu ce monde des navires de guerre, et, parallèlement à cela, grâce aux conversations entre différents gradés français ( Montalembert, Deniéport, etc) qui s'agacent de l'inaction imposée par l'amiral Villeneuve. (les auteurs ont choisi d'insister sur sa particule 'de' Villeneuve, ce qui peut surprendre, même s'il était effectivement noble, dans la mesure où la particule a souvent tendance à disparaître lorsque l'on donne un grade. Ici, l'amiral Villeneuve. Mais cela relève du détail...) Ces deux choix, et surtout le second, s'ils sont pertinents pour nous aider à 'entrer' dans cette histoire, nous éloignent paradoxalement de la bataille elle-même. Celle-ci se limite d'ailleurs à une double page (et encore) dans l'album. On ne nous dit rien de la brillante manoeuvre de Nelson qui se laissa volontairement 'barrer le T' (attaquer en colonne face à la ligne des bâtiments français), tactique hautement risquée, ni sur sa communication restée célèbre auprès de ses troupes (avec le message passé à tous ces hommes juste avant la bataille : 'England expects that every man will do his duty', célèbre aujourd'hui encore en Angleterre...), rien non plus sur les duels homériques entre le HMS Victory, face au Redoutable et au Bucentaure chez les français (cf les différents tableaux qui ont été faits sur ces affrontement, dont celui de Turner). Tout cela est réglé en quelques coups de crayons, sans que l'on ne voit bien, ni ne comprenne l'importance de l'exploit : gagner avec un flotte très inférieure à la flotte française, au moins en nombre. Au final, on a l'impression que l'on s'est beaucoup (trop ?) focalisé sur ce qui a précédé la bataille, sur certaines des raisons qui peuvent expliquer la déroute française, au détriment de ce qui pourtant devait constituer la 'pièce de résistance' de cet album, à savoir la bataille elle-même. C'est pour moi LE principal défaut de cet album, qui, du coup, laisse comme un goût d'inachevé. Raison pour laquelle je ne monte pas au dessus de 3/5. Bon, ben, finalement pour quelqu'un qui n'avait a priori pas grand chose à rajouter par rapport aux précédents commentaires....je me suis manifestement moi aussi laissé emporter par la houle.... ;-)

30/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Hommes à la mer
Hommes à la mer

Après la claque magistrale que fut Le Loup des Mers j'ai été intéressé par les différentes BD de Riff Reb's, et "Hommes à la mer" restait dans le thème marin que j'affectionne beaucoup suite au récits de Jack London notamment. J'ai été légèrement déçu de découvrir qu'il s'agissait de compilation de nouvelles illustrées, chacune d'une dizaines de pages seulement. Et lors de ma lecture, comme c'est souvent le cas dans des compilations BD, j'ai été plutôt déçu de la plupart d'entre elles. Il n'y en a guère que deux qui m'ont franchement plu dans leurs déroulés ou leur finalité, mais le reste m'a paru souvent très oubliable. C'est souvent ce qui m'embête dans des recueils de nouvelles en BD, qui sont assez rarement marquantes, contrairement à un recueil en livre. Peut-être parce que la BD s'inscrit plus dans une lecture sur de nombreuses pages, je ne sais pas trop. Cela dit je reconnais le talent dans le dessin, qui est du même niveau de ce que j'ai déjà vu de l'auteur. Là-dessus, rien à redire. En plus il ajoute quelques passages illustrés de livres d'auteurs, tous traitant de la mer aussi. C'est ce qui m'a le plus intéressé, parce qu'il y a là plusieurs styles et tons qui m'ont plu. Je vais sans doute aller en découvrir quelques uns par la suite ! Donc voila, une BD pas mauvaise mais qui a ses limites de par sa forme. Je suis clairement resté sur ma faim même cette retenue ne m'empêche pas d'en voir les qualités. Pour ma part, ça ne me refroidit pas de lire d'autres ouvrages de Riff Reb's, mais je trouve celui-là un cran en-dessous.

30/10/2023 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Robfox et le Voyage du Souvnhir
Robfox et le Voyage du Souvnhir

Série jeunesse scénarisée par Nicolas Pothier (Ratafia), les aventures de Robfox sont plaisantes et divertissantes, même une fois qu'on a dépassé le CM2. L'histoire est simple mais efficace, il y a de l'aventure, du fantastique, le tout est léger et saupoudré d'une petite touche d'humour. On a droit à quelques bons jeux de mots, notamment dans les noms de lieux ou de personnages. On reconnait la patte du scénariste :) Coté dessin, c'est coloré et très élégant. Les personnages, comme les décors sont détaillés et soignés. Ça colle tout a fait à l'esprit fun du récit et le rendu est une réussite. Du coup, Robfox c'est un renard affublé d'un robot qui voyage de villages en villages et qui fait toutes sortes de petits travaux. Un jour il se retrouve en charge d'un souvnhir, une petite créature étrange, qui aurait un don un peu spécial et qui va être l'objet de nombreuses convoitises. Sa mission sera semée d'embuches et remplies de méchants mal intentionnés qui convoitent la bestiole. Le coté fantaisie n'est pas désagréable, l'histoire est rythmée et les péripéties s'enchainent a grande vitesse, rendant la lecture interessante. C'est sûr qu'avec un regard d'adulte on n'est pas trop trop inquiet pour Robfox, mais ça se laisse lire volontiers et le final a le mérite d'apporter quelques surprises. C'est de la BD jeunesse de très bonne facture, et ce ne serait pas surprenant de voir d'autres tomes racontant la suite des aventures de ce petit renard.

29/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Dominion
Dominion

Je me souviens avoir vu il y a longtemps l'adaptation en anime et j'en gardais un bon souvenir. Le manga est un peu moins mémorable, mais il se laisse lire sans problème. Les personnages sont attachants et l'univers créé par l'auteur est intéressant. J'aurais aimé que ça soit un peu plus développé, un ou deux tomes de plus n'aurait pas fait du tort. Dommage aussi que les récits présentent dans cet unique tome sont inégales, mais la plupart du temps c'est du niveau correct. Le dessin est pas mal quoique comme c'est souvent le cas avec les mangas, les scènes d'actions sont parfois un peu dures à suivre.

29/10/2023 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
Couverture de la série Night Fever
Night Fever

Night Fever est un one shot signé par le duo Brubaker - Phillips qu'on ne présente plus. Il nous raconte ici l'histoire de Jonathan Webb, un américain en voyage d'affaire en Europe. Au gré de ses insomnies il va plonger dans le monde de la nuit de cette grande ville. Et il ne va pas forcément en voir le meilleur. Il va se lier d'amitié avec un homme curieux qui va lui servir de guide, et un peu plus. Il va l'entrainer dans un univers violent et un peu malsain. Le début est bien construit, et l'entame est assez accrocheuse. Les prémices de cette plongée dans ce milieu de noctambules est intrigant. Par contre au fur et à mesure qu'on avance dans le récit, cette curiosité disparait peu à peu et laisse la place à un étrange sentiment. Entre violence, acte illégaux et hallucinations notre bonhomme se laisse entrainer dans une spirale sombre un peu malgré lui. Mais je n'ai pas été 100% convaincu ces péripéties, et au final j'ai eu du mal à adhérent pleinement. Le final est satisfait et met un point final à cette histoire. Un récit qui se laisse lire, pas désagréable mais pas inoubliable. On reconnait bien la patte et le style des auteurs, mais c'est pas leur meilleure collaboration.

29/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 3/5
Couverture de la série Killing Joke (Batman - The Killing Joke/Rire et Mourir/Souriez !)
Killing Joke (Batman - The Killing Joke/Rire et Mourir/Souriez !)

... Bien que l'ayant lu au moment de sa parution, nanti de son premier titre Francophone somme toute assez réussi et très en rapport avec la couverture (de l'époque !), je dois dire que j'étais un peu resté sur ma faim, moi aussi. Et pas seulement à cause de la platitude scénaristique sensée résumer la naissance d'un personnage aussi emblématique que le Joker... Plouf, donc. Sans trait d'esprit parce que c'est vraiment pas drôle ! Comme cité précédemment, l'histoire, à part dans ses scènes de violence gratuites (c'était quand même un peu expéditif de se débarrasser comme ça de Batgirl juste parce que le concept n'a jamais tenu la route !), se déroule sans vraie originalité ni réelle tension ; et seul le dessin très figuratif de Brian Bolland donne de la puissance au propos -et pourtant, je ne suis pas fan ! Berk : il est incapable de traduire une émotion sans enlaidir un visage. Comme quoi la virtuosité académique n'est pas tout dans ce domaine incroyablement riche de possibilités d'expression qu'est la Bande Dessinée. Ce qui n'enlève rien, surtout à l'époque, à la rareté -et donc l'attrait- de la rigueur "réaliste" de son style. Le résultat est une traduction très crue des scènes (Barbara, encore une fois ! Insupportable, on se croirait au journal télévisé !) et cela a sans aucun doute beaucoup contribué au succès des ventes. Un des premiers essais aux commandes d'une franchise célèbre du sinon (d'habitude ?!) très créatif Alan Moore qui, peut-être, s'est senti obligé d'y aller fort dans la torture "psychologique" (à l'Américaine, hein !) et le racolage, pour être sûr de marquer les esprits et faire son trou outre-Atlantique. Pari (facile) gagné.

29/10/2023 (modifier)