Bon, ce n'est franchement pas ma série préférée de Gotlib. Les gags sont ultra-répétitifs (c'est rare pourtant chez Gotlib), pas très malins, pas très drôles. Mais j'ai une affection tout de même pour cette série ne serait-ce que pour le personnage même de Pervers Pépère : c'est typiquement une idée drôle et originale de Gotlib que d'avoir créé un tel personnage pour une BD.
Dommage que la corde de cette idée aie été tiré largement trop loin, ôtant toute saveur à la plupart des gags et les rendant presque tous identiques, mais ça n'en reste pas moins drôle dans l'idée.
Note approximative : 2.5/5.
Ce n'est pas que le dessin ou l'histoire soient mauvais, mais...
Bon, le dessin est très épuré, c'est du dessin pour enfants mais il n'a rien de désagréable. Des couleurs un peu pastels, rien à redire au niveau graphisme donc.
Quant aux histoires, elles m'ont surpris (agréablement) par leur chute. Il y a dans cet album trois petites histoires. Chacune s'entame et se lit comme une histoire purement jeunesse (la petite fille qui croit que sa voisine est une sorcière, ou bien qui a peur de grandir et fait tout pour l'empêcher, ou finalement qui va chez le marchand pour choisir un gentil lapin pour que son papa lui achète). Mais chacune a un final que je trouve beaucoup plus adulte : légèrement humour noir pour la première histoire, assez philosophique pour la deuxième et... franchement sadique pour la troisième (argh ! le coup du pyjama !).
Ne serait-ce que pour cette dernière fin d'histoire, ce petit album m'a marqué.
Mais c'est bien ça le souci : il est très petit. Ca se lit en 2 minutes, c'est presque un format Patte de Mouche, souple et tout petit (même si le papier a l'air un peu plus solide)... Mais c'est quasiment le prix d'une grand BD normale. Je trouve ce prix franchement exagéré pour une BD sous ce format-là et c'est ça qui me fait hésiter à mettre 2/5.
C'est par la beauté de l'album, la matière souple dans laquelle il a été édité en français, le papier, le dessin de couverture, la solidité et la beauté de l'objet-livre lui-même, que j'ai été séduit et que j'ai eu envie d'acheter Kaze No Sho. Il faut aussi avouer que ayant vu peu de temps avant "le Dernier Samourai" (le film) qui m'avait plu, j'ai eu envie de lire une aventure de samouraïs écrite par un auteur japonais de talent.
Le dessin de Taniguchi ne démérite pas de la beauté globale de cet album. Il est très réussi (même si j'ai un peu de mal avec les bouches de ses personnages que je trouve similaires entre chacune de ses BDs) et je suis content d'avoir acheté un album qui dans son ensemble est aussi beau.
Par contre, j'ai eu franchement plus de mal avec le scénario, les textes et la narration.
Bon, le scénario n'est pas le plus à critiquer : il est sérieux, complet, et même si je ne l'ai pas trouvé particulièrement prenant, je l'ai trouvé intéressant.
Les textes, maintenant, sont remplis à ras-bord de noms japonais, de références historiques, géographiques, de noms propres, de surnoms historiques, etc... Ne connaissant quasiment pas l'époque décrite et les noms utilisés, j'ai eu un mal fou à ne pas tout mélanger et à comprendre ce qu'il se racontait. Alors oui, sur le plan historique et réaliste, cette BD doit être très instructive, mais en première lecture, je la trouve franchement ardue si on veut vraiment comprendre tous les tenants et aboutissants.
Et puis côté narration, j'ai eu aussi beaucoup de mal avec toutes les scènes d'action et de combats (qui sont nombreux). Bon, ça doit venir en grande partie du fait que la lecture de droite à gauche, j'ai encore beaucoup de mal à m'y faire et je saute de la première case à la dernière case de chaque planche avant de quasiment la relire en sens inverse pour comprendre ce qu'il s'y passe. Mais en plus, même dans le bon sens de lecture, j'ai un peu de mal à déchiffrer l'ordre des mouvements de sabre et des combattants et les explications de comment ils se retrouvent dans telle ou telle position.
En résumé, c'est une belle BD, très instructive et intéressante, mais j'ai trouvé sa lecture ardue et le plaisir que j'en ai dégagé était assez moindre en définitive.
Demi-déception, donc.
Ouhlala, ça date cette série. Je n'en connais que les albums parus en 16x22 chez Dargaud, scénarisés par Goscinny et dessinés par Attanasio. Il s'agit là de franco-belge très classique, tant dans le dessin que dans l'histoire. Le tout est très bon enfant, et les aventures s'empilent au rythme d'une par album. Les personnages sont plutôt burlesques, tant le mince et nerveux Spaghetti, son cousin, le rond et bonhomme Prosciutto, que les personnages secondaires. Ils ont tous quelque chose de ridiculement gentil, même les divers méchants. C'est fait pour rire ou sourire, se détendre, et en aucun cas sérieux.
Le dessin d'Attanasio est complètement dans l'esprit des histoires, et on peut constater une nette évolution entre des albums comme "L'émeraude rouge" et "Spaghetti à Paris" par exemple, où il semble avoir trouvé son "rythme de croisière".
Les ayant lus et relus quand j'étais jeune, ma note reflète un peu ces souvenirs. La parution de tels albums aujourd'hui serait inenvisageable tant ils sont datés. Mais bon, il s'agit tout de même là dans son genre d'une série agréable.
Plus encore que dans ses autres albums, Miller se lâche. Hard Boiled est en effet basé sur le principe de la castagne poussée à son maximum. Une espèce de Stallone + Schwarzenegger + Bruce Willis + Steven Seagall en bande dessinée… Comme dans "Bad Boy", on reste largement sur sa faim quant au fin mot de l'histoire, dont on ne voit qu'une partie, les raisons et motivations restant finalement très obscures. Puisqu'on vous dit que c'est l'action qui prime !
Le dessin de Geoff Darrow est très détaillé. Très très détaillé. Une foule d'objets, de figurants, de bâtiments encombrent la plupart des pages. C'en est parfois trop, mais cela créée une ambiance assez unique, futuriste et décalée à sa manière, de nombreux détails se révélant originaux et importants pour ladite ambiance. Par contre dire qu'il est beau est peut-être un peu exagéré; en tout cas personnellement je ne l'aime pas plus que ça. Le dessinateur prend l'espace qu'il pense avoir besoin sans gêne aucune, et cela donne des doubles pages énormes représentant une seule scène, une seule action. Le résultat est à la fois spectaculaires et un peu vide, puisqu'au final le visuel donne l'impression d'avoir été parfois (souvent ?) privilégié au contenu.
Dans tous les cas, "Hard Boiled" est assez unique en son genre. Du grand n'importe quoi qui pète de partout, spectaculaire et tout. Alors oui, ce n'est certainement pas le scénario ou même l'idée de l'année, mais c'est tout de même bien efficace et plaisant (âmes sensibles s'abstenir, c'est pas pour les chochottes).
Le début est assez prenant, tout particulièrement lorsque l'histoire recommence, mettant en scène exactement les mêmes événements, avec un petit détail qui change (l'œil au beurre noir). On se dit qu'il va se passer quelque chose de surprenant, et on l'attend avec impatience. Le tout est encore relevé par le personnage principal, ce petit garçon mal élevé qui n'arrête pas de jurer, complètement renfrogné, et vraiment pas amène. En plus le dessin, tirant bien sur le cauchemardesque lorsqu'il le faut, souligne ce suspense de façon parfaite.
Seulement voilà… Faire du suspense comme ça c'est bien, si si, mais finir comme ça en ne donnant strictement aucun début de réponse et en donnant une impression de n'importe quoi, ça gâche un peu le plaisir, et ce qui s'annonçait comme une petite histoire bien sympathique se révèle être finalement plutôt mal utilisé. Dommage.
L'oncle Sam en tant que personnage véritable et non simple allégorie, voilà le personnage central de cet album. Mais les temps changent, et il n'est plus ce qu'il était. Il ne reste de lui qu'un pauvre vieillard qui traîne dans la rue, sale, vêtu de loques, hagard, presque fou. Déchu. A travers lui et ses souvenirs mouvementés, on revoit l'histoire américaine, avec les aspirations, les réalisations et les échecs de tout un peuple.
Le dessin d'Alex Ross, j'ai déjà eu l'occasion de le dire à propos de Kingdom Come, est quasiment photo-réaliste, et pourtant il parvient à rester très vivant, ce qui, si on le compare à d'autres du même genre, n'est pas un détail. Les expressions des visages en particulier, relativement outrées lorsqu'on examine de près les cases une par une, sont en tant que séquence parfaitement rendues et rendent la lecture très fluide (traduction : lecture y en a être très naturelle même si dessin y en a être très réaliste. Ca y en était pas gagné, lecteur y en a qu'à regarder ce que Hermann y en a faire…).
Le traitement du sujet est, lui, assez surprenant. Il s'agit en effet ni plus ni moins que d'une attaque assez virulente contre ce que les Etats-Unis sont devenus, au détriment de leur idéal. Un passage en particulier est très édifiant, celui où un nouveau sénateur a été élu et fait un discours, traduit en même temps par Uncle Sam pour montrer sa véritable signification. Un ouvrage engagé chez DC Comics ?! Dessiné par Alex Ross ?! O_ô
Le problème, c'est que l'ensemble est tout de même un peu confus. Uncle Sam est en effet à la limite de la folie, a plein d'hallucinations (qui sont l'évocation de passages historiques marquants, ou de symboles tels que Victoria ou Marianne incarnant l'empire britannique ou la révolution française), le tout est mêlé au présent et on a donc un peu de mal à s'y retrouver.
Mais c'est surtout au niveau de l'argumentation que c'est un peu confus. Le propos revient en gros à "on nous ment, les grosses entreprises tiennent le pouvoir et nous endorment, notre histoire n'est pas si glorieuse qu'on voudrait le croire", le tout semblant faire nettement plus appel à l'émotionnel qu'à l'intellectuel. Dans un genre similaire, "Bowling for Columbine" de Michael Moore, est d'une efficacité, d'une précision et d'une intelligence bien plus grande. Il démonte et détruit l'argumentation de ceux à qui il s'attaque d'une manière éminemment plus magistrale. Et puis il faut bien dire que la fin d'"Uncle Sam" est tout de même un peu décevante…
Et puis certaines petites choses sont oubliées, comme Pearl Harbor par exemple, ou même tout simplement les deux guerres mondiales, ou encore la guerre du Vietnam, sur lesquelles il y aurait pourtant eu bien des choses à dire. Cela relève certainement d'un choix, celui de n'évoquer que les périodes et événements complètement centrés sur les Etats-Unis, mais du coup le résultat en paraît beaucoup plus égocentrique, plus partiel (et donc partial) et moins convaincant.
Ceci dit, cet album est loin d'être à jeter aux orties, mais il est tout de même loin d'être aussi bien construit qu'il aurait pu l'être, avec un tel sujet.
Je ne m'étendrai pas sur l'histoire de cet album, les autres critiques en parlent déjà...
Je voudrais simplement dire qu'ici, Davodeau reste égal à lui même, il n'y a pas de discussion possible. On y retrouve tous les éléments qui lui sont propres et qui plongent le lecteur dans cette atmosphère si spéciale.
Mais je trouve que cet album n'est pas le meilleur qu'il ait fait. Rural et sont, pour moi, un cran au-dessus (d'où ma note de 3/5, même si j'ai bien aimé cet opus - j'aurais bien mis 3,5 mais...).
Un auteur à découvrir (mais vous devriez déjà le connaître) !
S'il n'y avait eu que les quatre premiers tomes, j'aurais facilement mis 4/5, car le scénario est intéressant et reprend habilement les règles du monde de Troy, les dessins et les personnages invitent à la lecture...
Bien que les images soient encore plus belles dans les tomes suivants, c'est le scénario de ceux-ci qui me font baisser la note de cette série.
Un scénario par tome, et pas des meilleurs, on sent une série qui tourne au burlesque et qui n'aura plus jamais de fin, et ça j'aime pas...
J'aime bien ce manga, mais il est vrai qu'il y a quand même beaucoup trop de sang ! lol
Sinon l'inconvénient MAJEUR est le nombre de tomes ! 33 au Japon O_o
Voilà sinon je le conseille quand même, c'est divertissant.
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Pervers Pépère
Bon, ce n'est franchement pas ma série préférée de Gotlib. Les gags sont ultra-répétitifs (c'est rare pourtant chez Gotlib), pas très malins, pas très drôles. Mais j'ai une affection tout de même pour cette série ne serait-ce que pour le personnage même de Pervers Pépère : c'est typiquement une idée drôle et originale de Gotlib que d'avoir créé un tel personnage pour une BD. Dommage que la corde de cette idée aie été tiré largement trop loin, ôtant toute saveur à la plupart des gags et les rendant presque tous identiques, mais ça n'en reste pas moins drôle dans l'idée.
Louise et ses petits tracas
Note approximative : 2.5/5. Ce n'est pas que le dessin ou l'histoire soient mauvais, mais... Bon, le dessin est très épuré, c'est du dessin pour enfants mais il n'a rien de désagréable. Des couleurs un peu pastels, rien à redire au niveau graphisme donc. Quant aux histoires, elles m'ont surpris (agréablement) par leur chute. Il y a dans cet album trois petites histoires. Chacune s'entame et se lit comme une histoire purement jeunesse (la petite fille qui croit que sa voisine est une sorcière, ou bien qui a peur de grandir et fait tout pour l'empêcher, ou finalement qui va chez le marchand pour choisir un gentil lapin pour que son papa lui achète). Mais chacune a un final que je trouve beaucoup plus adulte : légèrement humour noir pour la première histoire, assez philosophique pour la deuxième et... franchement sadique pour la troisième (argh ! le coup du pyjama !). Ne serait-ce que pour cette dernière fin d'histoire, ce petit album m'a marqué. Mais c'est bien ça le souci : il est très petit. Ca se lit en 2 minutes, c'est presque un format Patte de Mouche, souple et tout petit (même si le papier a l'air un peu plus solide)... Mais c'est quasiment le prix d'une grand BD normale. Je trouve ce prix franchement exagéré pour une BD sous ce format-là et c'est ça qui me fait hésiter à mettre 2/5.
Kaze No Sho - Le Livre du vent
C'est par la beauté de l'album, la matière souple dans laquelle il a été édité en français, le papier, le dessin de couverture, la solidité et la beauté de l'objet-livre lui-même, que j'ai été séduit et que j'ai eu envie d'acheter Kaze No Sho. Il faut aussi avouer que ayant vu peu de temps avant "le Dernier Samourai" (le film) qui m'avait plu, j'ai eu envie de lire une aventure de samouraïs écrite par un auteur japonais de talent. Le dessin de Taniguchi ne démérite pas de la beauté globale de cet album. Il est très réussi (même si j'ai un peu de mal avec les bouches de ses personnages que je trouve similaires entre chacune de ses BDs) et je suis content d'avoir acheté un album qui dans son ensemble est aussi beau. Par contre, j'ai eu franchement plus de mal avec le scénario, les textes et la narration. Bon, le scénario n'est pas le plus à critiquer : il est sérieux, complet, et même si je ne l'ai pas trouvé particulièrement prenant, je l'ai trouvé intéressant. Les textes, maintenant, sont remplis à ras-bord de noms japonais, de références historiques, géographiques, de noms propres, de surnoms historiques, etc... Ne connaissant quasiment pas l'époque décrite et les noms utilisés, j'ai eu un mal fou à ne pas tout mélanger et à comprendre ce qu'il se racontait. Alors oui, sur le plan historique et réaliste, cette BD doit être très instructive, mais en première lecture, je la trouve franchement ardue si on veut vraiment comprendre tous les tenants et aboutissants. Et puis côté narration, j'ai eu aussi beaucoup de mal avec toutes les scènes d'action et de combats (qui sont nombreux). Bon, ça doit venir en grande partie du fait que la lecture de droite à gauche, j'ai encore beaucoup de mal à m'y faire et je saute de la première case à la dernière case de chaque planche avant de quasiment la relire en sens inverse pour comprendre ce qu'il s'y passe. Mais en plus, même dans le bon sens de lecture, j'ai un peu de mal à déchiffrer l'ordre des mouvements de sabre et des combattants et les explications de comment ils se retrouvent dans telle ou telle position. En résumé, c'est une belle BD, très instructive et intéressante, mais j'ai trouvé sa lecture ardue et le plaisir que j'en ai dégagé était assez moindre en définitive. Demi-déception, donc.
Spaghetti
Ouhlala, ça date cette série. Je n'en connais que les albums parus en 16x22 chez Dargaud, scénarisés par Goscinny et dessinés par Attanasio. Il s'agit là de franco-belge très classique, tant dans le dessin que dans l'histoire. Le tout est très bon enfant, et les aventures s'empilent au rythme d'une par album. Les personnages sont plutôt burlesques, tant le mince et nerveux Spaghetti, son cousin, le rond et bonhomme Prosciutto, que les personnages secondaires. Ils ont tous quelque chose de ridiculement gentil, même les divers méchants. C'est fait pour rire ou sourire, se détendre, et en aucun cas sérieux. Le dessin d'Attanasio est complètement dans l'esprit des histoires, et on peut constater une nette évolution entre des albums comme "L'émeraude rouge" et "Spaghetti à Paris" par exemple, où il semble avoir trouvé son "rythme de croisière". Les ayant lus et relus quand j'étais jeune, ma note reflète un peu ces souvenirs. La parution de tels albums aujourd'hui serait inenvisageable tant ils sont datés. Mais bon, il s'agit tout de même là dans son genre d'une série agréable.
Hard Boiled
Plus encore que dans ses autres albums, Miller se lâche. Hard Boiled est en effet basé sur le principe de la castagne poussée à son maximum. Une espèce de Stallone + Schwarzenegger + Bruce Willis + Steven Seagall en bande dessinée… Comme dans "Bad Boy", on reste largement sur sa faim quant au fin mot de l'histoire, dont on ne voit qu'une partie, les raisons et motivations restant finalement très obscures. Puisqu'on vous dit que c'est l'action qui prime ! Le dessin de Geoff Darrow est très détaillé. Très très détaillé. Une foule d'objets, de figurants, de bâtiments encombrent la plupart des pages. C'en est parfois trop, mais cela créée une ambiance assez unique, futuriste et décalée à sa manière, de nombreux détails se révélant originaux et importants pour ladite ambiance. Par contre dire qu'il est beau est peut-être un peu exagéré; en tout cas personnellement je ne l'aime pas plus que ça. Le dessinateur prend l'espace qu'il pense avoir besoin sans gêne aucune, et cela donne des doubles pages énormes représentant une seule scène, une seule action. Le résultat est à la fois spectaculaires et un peu vide, puisqu'au final le visuel donne l'impression d'avoir été parfois (souvent ?) privilégié au contenu. Dans tous les cas, "Hard Boiled" est assez unique en son genre. Du grand n'importe quoi qui pète de partout, spectaculaire et tout. Alors oui, ce n'est certainement pas le scénario ou même l'idée de l'année, mais c'est tout de même bien efficace et plaisant (âmes sensibles s'abstenir, c'est pas pour les chochottes).
Bad Boy
Le début est assez prenant, tout particulièrement lorsque l'histoire recommence, mettant en scène exactement les mêmes événements, avec un petit détail qui change (l'œil au beurre noir). On se dit qu'il va se passer quelque chose de surprenant, et on l'attend avec impatience. Le tout est encore relevé par le personnage principal, ce petit garçon mal élevé qui n'arrête pas de jurer, complètement renfrogné, et vraiment pas amène. En plus le dessin, tirant bien sur le cauchemardesque lorsqu'il le faut, souligne ce suspense de façon parfaite. Seulement voilà… Faire du suspense comme ça c'est bien, si si, mais finir comme ça en ne donnant strictement aucun début de réponse et en donnant une impression de n'importe quoi, ça gâche un peu le plaisir, et ce qui s'annonçait comme une petite histoire bien sympathique se révèle être finalement plutôt mal utilisé. Dommage.
Uncle Sam
L'oncle Sam en tant que personnage véritable et non simple allégorie, voilà le personnage central de cet album. Mais les temps changent, et il n'est plus ce qu'il était. Il ne reste de lui qu'un pauvre vieillard qui traîne dans la rue, sale, vêtu de loques, hagard, presque fou. Déchu. A travers lui et ses souvenirs mouvementés, on revoit l'histoire américaine, avec les aspirations, les réalisations et les échecs de tout un peuple. Le dessin d'Alex Ross, j'ai déjà eu l'occasion de le dire à propos de Kingdom Come, est quasiment photo-réaliste, et pourtant il parvient à rester très vivant, ce qui, si on le compare à d'autres du même genre, n'est pas un détail. Les expressions des visages en particulier, relativement outrées lorsqu'on examine de près les cases une par une, sont en tant que séquence parfaitement rendues et rendent la lecture très fluide (traduction : lecture y en a être très naturelle même si dessin y en a être très réaliste. Ca y en était pas gagné, lecteur y en a qu'à regarder ce que Hermann y en a faire…). Le traitement du sujet est, lui, assez surprenant. Il s'agit en effet ni plus ni moins que d'une attaque assez virulente contre ce que les Etats-Unis sont devenus, au détriment de leur idéal. Un passage en particulier est très édifiant, celui où un nouveau sénateur a été élu et fait un discours, traduit en même temps par Uncle Sam pour montrer sa véritable signification. Un ouvrage engagé chez DC Comics ?! Dessiné par Alex Ross ?! O_ô Le problème, c'est que l'ensemble est tout de même un peu confus. Uncle Sam est en effet à la limite de la folie, a plein d'hallucinations (qui sont l'évocation de passages historiques marquants, ou de symboles tels que Victoria ou Marianne incarnant l'empire britannique ou la révolution française), le tout est mêlé au présent et on a donc un peu de mal à s'y retrouver. Mais c'est surtout au niveau de l'argumentation que c'est un peu confus. Le propos revient en gros à "on nous ment, les grosses entreprises tiennent le pouvoir et nous endorment, notre histoire n'est pas si glorieuse qu'on voudrait le croire", le tout semblant faire nettement plus appel à l'émotionnel qu'à l'intellectuel. Dans un genre similaire, "Bowling for Columbine" de Michael Moore, est d'une efficacité, d'une précision et d'une intelligence bien plus grande. Il démonte et détruit l'argumentation de ceux à qui il s'attaque d'une manière éminemment plus magistrale. Et puis il faut bien dire que la fin d'"Uncle Sam" est tout de même un peu décevante… Et puis certaines petites choses sont oubliées, comme Pearl Harbor par exemple, ou même tout simplement les deux guerres mondiales, ou encore la guerre du Vietnam, sur lesquelles il y aurait pourtant eu bien des choses à dire. Cela relève certainement d'un choix, celui de n'évoquer que les périodes et événements complètement centrés sur les Etats-Unis, mais du coup le résultat en paraît beaucoup plus égocentrique, plus partiel (et donc partial) et moins convaincant. Ceci dit, cet album est loin d'être à jeter aux orties, mais il est tout de même loin d'être aussi bien construit qu'il aurait pu l'être, avec un tel sujet.
Chute de Vélo
Je ne m'étendrai pas sur l'histoire de cet album, les autres critiques en parlent déjà... Je voudrais simplement dire qu'ici, Davodeau reste égal à lui même, il n'y a pas de discussion possible. On y retrouve tous les éléments qui lui sont propres et qui plongent le lecteur dans cette atmosphère si spéciale. Mais je trouve que cet album n'est pas le meilleur qu'il ait fait. Rural et sont, pour moi, un cran au-dessus (d'où ma note de 3/5, même si j'ai bien aimé cet opus - j'aurais bien mis 3,5 mais...). Un auteur à découvrir (mais vous devriez déjà le connaître) !
Trolls de Troy
S'il n'y avait eu que les quatre premiers tomes, j'aurais facilement mis 4/5, car le scénario est intéressant et reprend habilement les règles du monde de Troy, les dessins et les personnages invitent à la lecture... Bien que les images soient encore plus belles dans les tomes suivants, c'est le scénario de ceux-ci qui me font baisser la note de cette série. Un scénario par tome, et pas des meilleurs, on sent une série qui tourne au burlesque et qui n'aura plus jamais de fin, et ça j'aime pas...
Inu yasha
J'aime bien ce manga, mais il est vrai qu'il y a quand même beaucoup trop de sang ! lol Sinon l'inconvénient MAJEUR est le nombre de tomes ! 33 au Japon O_o Voilà sinon je le conseille quand même, c'est divertissant.