Les derniers avis (48393 avis)

Par Terry
Note: 3/5
Couverture de la série Rapaces
Rapaces

C'est vraiment pas mal comme BD, il y a un bon scénario et pas mal d'originalité, en plus les dessins sont vraiment réalistes et suffisent à vous convaincre d'aller jusqu'au bout. La seule chose regrettable dans cette mise en scène très active est le côté un peu trop 'ricain, mais ça reste intéressant.

11/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Les Enquêtes de l'inspecteur Coke
Les Enquêtes de l'inspecteur Coke

La momie :
Deuxième contact avec Battaglia, après le plus que décevant "Wyozeck". Apparemment, l'auteur s'est bien illustré en adaptant des nouvelles et romans fantastiques en bande dessinée. Son dessin est assez sombre, très joli à sa manière, mais parfois assez déséspérément statique. :( Les liens entre les cases ne sont de plus pas toujours évidents, ce qui pose parfois de petits problèmes pour la lecture... L'histoire de "La momie" est très classique. Vraiment. Archi-connue, maintenant. En plus, on connaît les tenants et aboutissants de l'histoire quasiment dès le début, et la fin s'avère particulièrement rapide. C'est dommage, car le questionnement, le doute, l'incertitude liés au genre fantastique, en pâtissent. :o/ Cependant, si l'histoire est un grand classique, si les enchaînements sont parfois peu fluides, il faut bien reconnaître que cet album propose une ambiance sombre bien réussie et qui parvient à être fascinante... par moments.

11/03/2004 (modifier)
Par xavier
Note: 3/5
Couverture de la série Apocalypse Mania
Apocalypse Mania

C'est typiquement le genre de série où le scénario promet beaucoup mais tout s'allonge, s'allonge... On espère être sur le cul mais on est quand même déçu par le manque de nouveaux éléments pour faire avancer le schmilblic. Les 5 premiers forment un cycle, certes, mais qui dit cycle ne dit pas histoire complète... Bref, va falloir attendre... A découvrir quand même.

11/03/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 3/5
Couverture de la série Reiser Forever
Reiser Forever

Les hommages, souvent, c’est chiant, même les hommages aux rigolos. Heureusement, Reiser Forever se tire assez honorablement de cet exercice. Certes, parmi ces 29 petites BD, tout n’est pas génial ; certaines sont vraiment sans intérêt (Ness, Gotlib, Siné, Fred, Doucet…), d’autres pas terribles (Nicoulaud, Schlingo, Baudoin…), mais on trouve quand même quelques belles petites pièces, soit drôles (Satrapi, Charb, Lefred-Thouron…), soit touchantes (Pétillon, Guibert). L’ensemble, il faut bien le dire, ne casse quand même pas 3 pattes à un canard. Si vous n’aimez pas Reiser, ce n’est pas cette BD qui vous rendra le personnage plus attachant ; si vous ne le connaissez pas, le meilleur moyen de le découvrir reste quand même de lire un album de lui plutôt qu’un hommage ; et si vous aimez, ben le mieux est encore de lire ou de relire une de ses BD, qui sont tout de même plus réussies, plus drôles, plus intéressantes que ce cocktail hétéroclite, dont l’achat restera donc réservé aux fans absolus de Reiser qui tiennent à posséder tout ce qui porte son nom.

11/03/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 3/5
Couverture de la série Ludologie
Ludologie

Au moins, avec son titre, Ludovic Debeurme annonce d’entrée la couleur : Ludologie sera entièrement consacré à l’étude du petit nombril de Ludovic Debeurme. Comme environ 250 milliards de jeunes étudiants des Beaux-Arts désireux de faire de la BD l’ont fait avant lui, Ludovic a décidé de nous parler de ses souvenirs d’enfance, de sa sexualité sordide et de ses tourments d’artiste. Ni ses textes ni ses dessins n’ont particulièrement de personnalité, et dire que tout ça fait un peu déjà-vu serait un doux euphémisme ; néanmoins, comme toujours avec ce genre de BD, pour peu que les souvenirs de l’auteur rejoignent un peu ou beaucoup les vôtres, vous serez forcément tenté de trouver Ludologie touchant. Et j’avoue, ben… c’est pas forcément bien glorieux, vu la nature des épisodes de la vie de l’auteur auxquels je pense ici, mais il y a effectivement dans cet album des choses qui m’ont « parlé », que j’ai trouvé justes, personnellement. Y a même des moments franchement troublants : apparemment, ado, Debeurme et moi avions, entre autres tares, la même gueule ! Bref, tout ça pour vous dire que votre avis sur Ludologie risque de dépendre grandement de si votre propre vécu se rapproche ou non de celui de l’auteur. Ceux qui n’ont rien connu de ça (donc à peu près toutes les filles, déjà) risquent d’avoir les mêmes réactions de rejet ou de dégoût que celles que j’ai pu lire sur Le Playboy, de Chester Brown : ça n’a aucun intérêt, c’est ennuyeux, c’est débile, l’auteur est un pervers dégueulasse, etc.

11/03/2004 (modifier)
Par Don Lope
Note: 3/5
Couverture de la série Les Formidables Aventures sans Lapinot
Les Formidables Aventures sans Lapinot

Très déçu par le premier tome, j'ai heureusement trouvé les deux suivants, beaucoup plus centrés sur le monde formidable de l'informatique, tout à fait savoureux. Sans se foutre trop de la nouvelle génération, Trondheim jette un regard tendre et ironique à la fois sur ces jeunes et la société dans laquelle ils évoluent (et qu'ils font de fait évoluer). Certains gags sur la création de jeux vidéos et de monstres plus abominables les uns que les autres (dans le style des "Crados") m'ont vraiment fait marrer. On peut juste regretter l'absence de liant entre les différentes histoires qui se fait parfois sentir.

10/03/2004 (modifier)
Par Don Lope
Note: 3/5
Couverture de la série Le Sang des Valentines
Le Sang des Valentines

L'autre grand choc graphique, avec "La vengeance du comte Skarbek", de ce début d'année. Malheureusement, malgré un début d'histoire prometteur, "Le sang des Valentines" tombe vite dans un ennui, certes relatif, la lecture n'étant pas désagréable, mais bien réel. On a peine à être passionné par le deuil de ce pauvre bougre, rentré indemne de la grande guerre, pour s'apercevoir au final qu'il n'a plus de famille. L'ensemble se veut poétique, mais peine à émouvoir en voulant en rajouter dans le tragique larmoyant à la manière d'un film grand budget de Miramax dans la course à l'Oscar. Une BD qui se voulait ambitieuse mais qui peine, passé l'effet de surprise, et se termine en eau de boudin. Reste le dessin, magnifique.

10/03/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Double JE
Double JE

Voilà le prototype de la BD vite lue, vite oubliée. Malgré le scénario percutant de Toff (manipulations génétiques, mère porteuse inhabituelle), il s'agit avant tout d'une histoire d'amour, entre Luce et Stéphane/Vincent, mais aussi entre Luce et son père. Mais malgré le dessin tout à fait honnête de Joseph Béhé, on n'y croit pas vraiment. Dommage, avec un scénario plus solide, cela aurait pu donner un classique du genre.

10/03/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Irish Melody (Lester Cockney Jeunesse)
Irish Melody (Lester Cockney Jeunesse)

Ce qui m'a tout d'abord plu dans cette bd, c'est le décor. C'est le coin d'Irlande qui m'avait le plus plu quand j'y étais (le Comté de Kerry et le Dingle) et il est représenté de façon "vraie", c'est-à-dire tel qu'il est, sans coucher de soleil ou couleurs pêtantes pour faire encore plus grandiloquent, sans celticisme exagéré. J'ai ressenti une impression de véracité dans cette lecture, un peu comme si c'était une oeuvre historique et que la jeunesse de Lester Cockney avait réellement eu lieu ainsi et que je le suivais dans un décor d'Irlande telle qu'elle était vraiment à l'époque. Bref, de beaux décors mis en valeur par le dessin de Franz qui est très réaliste (en général, je n'aime pas ça, mais là ça m'allait très bien) et très sympa à la fois. Ensuite l'histoire en elle-même est bien aussi. Très réaliste également, elle ne sombre ni dans la tragique ni dans le conte qui finit bien où tout se passe bien. Encore une fois, ça sonne totalement vrai. Maintenant vient ce qui m'a posé problème à la lecture de ces deux albums. Dans "Irish Melody", en fait d'histoire, on suit 2 histoires quasiment totalement indépendantes : celle de Lester Cockney et celle d'une petite aristocrate et de sa famille. Déjà, je ne vois pas le lien entre les deux, et à quoi servait-il de raconter celle de l'aristocrate dans une BD sensée raconter la jeunesse de Lester Cockney seulement, mais surtout les sauts d'une histoire à l'autre sont abrupts et assez mal gérés, je trouvais. Mais le vrai souci à mes yeux vient de la narration, que ce soit dans "Irish Melody" ou dans "Shamrock Song". L'enchainement des évènements et des cases n'est pas toujours évident, avec parfois quelques raccourcis dans l'histoire peu intelligibles, des enchainements de paroles également parfois incongrus. Bref, l'histoire n'est pas mauvaise mais pourrait être mieux racontée. Une bd intéressante, bien dessinée, dans un décor vrai et beau dans sa simplicité, mais dont on a parfois du mal à voir où veut en venir l'histoire et où la narration laisse à désirer.

10/03/2004 (modifier)
Par ArzaK
Note: 3/5
Couverture de la série Mardi 11 septembre
Mardi 11 septembre

Cette bd me laisse perplexe, très perplexe même. J’aurais aimé ne pas devoir lui donner une cote, mais puisqu’il le faut, je vais lui donner 3 étoiles, parce que j’ai préféré cet album à celui que Sandrine Revel avait réalisé sur le même sujet (et auquel je n’en avais donné que deux). Le lien entre le Danois Henrik Rehr et le 11 septembre est avant tout celui d’une proximité. Il habitait à deux pas du World Trade Center et il était chez lui lorsque le terrorisme aveugle a frappé. Il nous raconte la manière dont, accompagné de son plus jeune fils, il a vécu les événements de la journée, sans trop savoir ce qui se passait, sans savoir si les siens (sa femme et son autre fils) étaient encore en vie. Aux événements du mardi noir viennent s’ajouter d’autres, plus anciens, plus personnels, l'auteur raconte avec beaucoup de sobriété la manière dont quelques années plus tôt, la mort s’était invité à sa table avant de se retirer. Enceinte de son premier enfant, sa femme avait failli mourir d'une maladie liée à l'accouchement pour être finalement épargnée. L’auteur rapproche ces deux instants, constatant que la vie est fragile et qu’il vaut mieux profiter de tous les instants de la vie tant qu’il en est encore temps, cultiver son jardin et vivre dans la sérénité, parce que d’une certaine manière, nous ne décidons de rien… alors pourquoi s’en faire ? C’est un peu le propos du livre et je dois dire qu’une telle morale, quoique touchante, m’embête un peu quand elle est émise à propos d’un événement comme le 11 septembre. Parce que considérer que deux avions qui viennent se projeter sur deux immeubles, c’est l’adversité, au même titre qu’une maladie, c’est un raisonnement un peu nombriliste. Je veux bien que ce jour là, l’auteur explique bien à quel point il s’est senti si faible, si impuissant face à la violence de la chose; qu’il était là, avec son fils mais qu’il ne savait que lui dire, que lui expliquer face à un évènement auquel il ne pouvait rien (au même titre que la maladie de sa femme). Mais de là à n’avoir absolument aucun recul sur le 11 septembre et ses conséquences mondiales, de là à ne se poser absolument aucune question sur les motivations des terroristes... Je dis non ! Je veux bien qu’un simple père de famille n’a pas grand-chose à voir avec les plans machiavéliques d’un groupuscules fanatiques qui ne rêve que d’un clash des civilisations. Mais face à l’évènement, il y a des questions qui se posent, même si les réponses ne sont pas connues. Au nom de quoi ? Au nom de qui ? Pour qui ? Pourquoi ? Rehr ne parle de l’évènement que comme s’il ne s’agissait que d’un tremblement de terre, d’une catastrophe tout à fait en dehors de la volonté humaine. En fait, ce qui me gêne peut-être le plus, dans Le 11e Jour de Revel, comme dans ce livre-ci, c’est que les auteurs se sont bornés à ne nous parler que de l’évènement. C’est déjà une bonne chose en soi, dans la mesure où ces deux auteurs étaient sur les lieux au moment des faits et que cela les as marqué à tel point qu’ils ont ressentis le besoin de l’exprimer mais on peut attendre autre chose, je pense, d’une bande dessinée. Parce que s’il s’agit de rivaliser avec l’image filmée, c’est foutu d’avance. Je suppose que tout le monde a vu comme moi bien des documentaires sur le sujet. Ce 11 septembre a été un des événements les plus filmés au monde. Y’a une masse d’images considérables dont beaucoup sont très parlantes en tant que telles. Face à ces images, que peut une image dessinée ? Pas grand-chose… Rehr dessine, par exemple, l’image d’un homme qui saute d’une des deux tours, le corps suspendus dans le vide. Cette image a très peu d’effet sur moi, parce que j’en ai vu d’autre, d’autres images de ces corps sautant dans le vide, captés par les milliers de caméra qui étaient là ce jour-là, images plus « vraies », plus directes, plus cruelles, plus horribles. Ici, c’est juste une image un peu vaine… presque nulle…

09/03/2004 (modifier)