Les dessins, à la fois très épurés et très complexes, m'ont beaucoup surpris. Mais ils sont plutôt réussis et collent bien au scénario, qui donne un peu dans le récit épique.
J'aime bien aussi la gymnastique que doit réaliser Aromm pour à la fois honorer sa parole, obéir à l'esprit de la steppe et assouvir sa soif de vengeance. Cette oeuvre nous permet de comprendre quel pouvait être l'état d'esprit de ces nomades, qui allaient être amenés à créer le plus grand empire de l'histoire.
Le côté négatif, c'est certaines séquences qui se répètent, certains oracles qui restent un peu obscurs ou certains évènements qui sont passés sous silence ou dont on ne connaît pas la fin. Enfin bref, une construction un peu surprenante et déroutante.
J'ai lu cette BD après avoir été attiré par la fabuleuse couverture du premier tome, c'est cette série qui m'a redonné envie de lire de la BD dite "Européenne", format que j'avais abandonné pendant pas mal d'années au profit du Comics.
Bonne BD fantastique, servie par un dessin et des couleurs magnifiques de Marini (je mets un bémol pour le 4ème tome un ton en-dessous de ce point de vue). Cette série pèche cependant par une baisse de qualité du scénario d'album en album (on y retrouve aussi le thème récurrent chez Marini du complot ce qui commence à faire redondant ...), le final étant quelque peu bâclé. C'est dommage même si elle reste un bon moment de détente.
Moi qui ne suis pourtant pas le plus gros fan de manga du monde, j'avoue avoir bien accroché à cette fort sympathique série (dont le sous-titre français, au cas où ça vous intéresse, est Les Epices couleur arc-en-ciel et fait référence aux 7 personnages principaux, tous prénommés d'après le nom d'une épice). C'est bon enfant, plein de fraîcheur et de fantaisie, ça ne se prend jamais au sérieux... Vous avez ainsi des allusions régulières au fait que tout ça n'est qu'une BD : les personnages prononcent des répliques comme "J'ai dit ça pour que nos lecteurs puissent comprendre", "Tu comprends bien que l'auteur ne peut peut pas tout dévoiler dès le premier chapitre" ou "Alors tout ça ne serait qu'une Love Comedy déguisée en manga historique ?"... C'est peut-être pas de la plus grande subtilité, mais je trouve ça marrant, et puis ça change des mangas où les personnages prennent des airs graves et compassés pour philosopher sur le ping-pong.
Les personnages sont très attachants (j'aime beaucoup le bébé ninja) malgré leur côté souvent stéréotypé : le super-guerrier est mystérieux, la petite princesse est capricieuse, l'inventeur est maladroit, les étrangers sont fourbes, le héros et l'héroïne se chamaillent tout le temps alors qu'ils sont secrètement amoureux (alors qu'ils sont peut-être frère et soeur, berk, c'est dégueulasse), etc. Mais ce défaut n'entache pas vraiment le plaisir qu'on prend à suivre les péripéties, pourtant pas foncièrement originales non plus (bagarre, dispute, bagarre, bagarre, dispute...), mais rondement menées, de cette petite bande, dont j'attends avec impatience la suite des aventures (pour l'instant, je n'ai lu que les 2 premiers tomes). Bref, rien de génial dans tout ça, mais une lecture très agréable avec laquelle on passe un bon moment.
Blankets est un bien bel album. Plutôt que d’une œuvre autobiographique, il serait sans doute plus judicieux de parler "d’œuvre-inspirée-de-faits-réels-que-l’auteur-a-vécus". Mais au final, je conviens que ça ne change pas grand chose pour le lecteur. Impossible d’être indifférent à la jeunesse de Craig et à son premier vrai amour. Ce que je vis actuellement n’est pas non plus pour rendre cet avis des plus objectifs.
Craig fait passer beaucoup d’émotions dans Blankets ... malgré une certaine lenteur du récit, on ne peut décrocher. Bel ouvrage, beau récit mais qui agace un peu aussi par l’omniprésence de la religion, comme l’a souligné Alix. C’est vrai que c’est le reflet de l’Amérique puritaine et l’auteur ne fait que de la retranscrire. Cependant, on comprend mieux ce choix à la fin ... Sinon, j’ai apprécié tout particulièrement le trait de Craig qui est à la fois spontané, frais et "vivant".
J’ai longtemps hésité entre 3 ou 4 étoiles. J’ai fini par mettre 3 à Blankets pour deux raisons : premièrement, l’omniprésence du religieux m’a un peu gavé même si elle n’est pas complètement futile pour bien cerner l’auteur et ses doutes et, deuxièmement, j’ai pas trop compris la fin ... ou je préfère ne pas la comprendre !
J'ai été agréablement surpris par cette BD. Venant de Ledroit, je m'attendais à une BD jolie mais sans scénario intéressant, mais c'est quasiment l'inverse. ;)
En fait, côté dessin, il y a de bons côtés : l'ambiance post-apocalyptique et oppressante est très bien rendue. On s'y croirait. Mais d'une part, je me suis vite lassé du code de couleurs uniquement noir, brun et rouge, et d'autre part je trouve les traits de dessins un peu baclés, le tout étant rendu assez moche, comme flou et sans détail. Ça ressemble parfois même à du crayonné brouillon, comme si Ledroit n'avait pas voulu s'attarder autant sur ces dessins que sur ceux d'autres oeuvres comme Xoco ou les couvertures des Chroniques de la lune noire.
Est-ce un choix artistique de Ledroit ? Quoiqu'il en soit, je n'aime que moyennement.
Maintenant vient le scénario. C'est un grand classique de l'histoire SF post-apocalyptique : des humains en hibernation se réveillent et explorent une terre devenue ultra-dangereuse et désormais peuplée de mutants tous différents.
Mais je trouve l'intrigue très accrocheuse, l'histoire prenante. J'ai eu envie, dès la première sortie de ces psychics hors de leur base, de savoir ce qui allait se passer ensuite, et encore après.
Bon, ce n'est pas pour le moment du grand scénario, mais franchement, venant de Ledroit que je ne connais que comme dessinateur, je trouve que ce n'est pas mal.
A suivre donc... enfin si une suite sort un jour...
Comme mon prédécesseur ci-dessous, je vais commencer par le dessin. Il est superbe, du pur style Hermann. Par contre, j'ai eu un peu plus de mal avec la colorisation. Je comprends que tout ce qui est souvenirs, etc... soit en noir et blanc (enfin en teintes de gris), et bon, même si je trouve que c'est gâché les capacités de coloriste d'Hermann, c'est pas mal fait. Et je trouve superbe ce passage à la couleur rouge lors du coucher de soleil au-dessus du Grand Canyon. Par contre, les couleurs de l'histoire qui se passe au temps "présent" sont un peu trop ternes à mon goût : je trouve que ça manque de force dans ces couleurs.
Mais pour en revenir au dessin de manière générale, il est vraiment excellent. On se croirait totalement plongé dans un film noir. Et j'ai été soufflé par certains décors, notamment ceux de Monument Valley vus en plongée avec la route et la voiture toute petite à cause de la distance.
Maintenant, concernant l'histoire, c'est aussi du plus pur "film noir" américain. L'intrigue est assez bien foutue, la narration pas mauvaise, le dénouement assez prévisible mais bon. L'ennui, c'est que globalement, ce type d'histoire n'est pas ma tasse de thé. Toutes ces histoires mêlant enquête policière, nostalgie, mélancolie, blues, etc... je trouve ça vain, personnellement. Disons que j'y suis insensible.
Bel album, bien fait, mais par goût personnel je n'ai pas tant apprécié que ça.
Commençons par le dessin : il mélange un style réaliste assez classique avec quelques cases ou planches assimilables à des peintures. Autant je trouve le premier style banal, assez réussi mais banal, autant les peintures rendent l'album joliment esthétique.
Ensuite, vient le scénario. Disons que je trouve l'histoire assez plaisante, relativement intéressante sur le domaine de la peinture, de l'inspiration, etc... Mais dans l'ensemble, ça se lit un peu vite et pour le moment, ça ne m'a pas complètement captivé.
Joli, intéressant, pas désagréable à lire, mais je ne suis pas encore convaincu.
Ahhhhh je l'attendais celui là ! Et bien je suis pas mécontente de l'avoir enfin ! J'avais même peur d'être déçue tellement je l'attendais, cet album !
Déjà j'ai eu un trop gros coup de coeur pour le dessin de Marion Poinsot, je trouve ça super frais, je sais pas trop comment qualifier ce trait mais j'adore ! En plus c'est tout benef', autant dans "Chaëlle" on avait des couleurs limites flashies parfois, autant là c'est pile poil le ton juste. Par contre Dread a été fort bien gâtée par la nature, et Marion ne cesse de nous le montrer, ça peut faire partie de son personnage mais bon...
Je souligne 2 choses : à un moment on a une scène de combat naval, avec abordage et elle est magnifique je trouve, un pur régal !
Et deusio, le coloriste retranscrit assez bien la pluie, ça donne une ambiance très jolie...
Pour ce qui est de l'histoire, c'est un premier tome donc tout reste à confirmer (ou démentir). Commençons par les reproches :
***ATTENTION SPOILER***
Quand Crochet fait la cicatrice à Dread, celle ci à l'air de n'en avoir absolument rien à faire et pourtant... Un peu de réaction n'aurait pas été de trop, c'est dommage.
***FIN DU SPOILER***
D'autre part on ne sait pas exactement ses motivations, devenir pirate oui, ok, mais ça reste un peu flou je trouve...
A part ça c'est intéressant de retrouver Peter, la fée, les sirènes, tout ce petit monde est très sympa. Mention spéciale au capitaine Crochet, qui par son charisme et sa beauté (il faut le dire) est un personnage fort.
Voilà je crois bien avoir tout dit, en tout cas c'est une bd très jolie et intéressante et je ne suis pas déçue de mon attente !
Sans partager complètement l'enthousiasme de fourmi (à qui je signale que l'éditeur "toute nouvelle" Tête Rock Underground existe depuis le début des années 80, et a déjà publié du Crumb, l'intégrale du Chat de Fat Freddy ou encore des Fabuleux Freak Brothers bien avant Kampung Boy...), j'avoue que j'ai bien apprécié cette sympathique petite BD. Il n'y a pas vraiment d'histoire, juste une succession de souvenirs... L'ambiance générale est très agréable, très dépaysante, et on se laisse bercer avec plaisir par ce doux mélange de nostalgie et d'humour pince-sans-rire, reflet d'un monde simple qui n'existe presque plus... On n'est pas loin de Taniguchi, le côté un peu "guimauve" en moins. J'avoue quand même que je ne me suis pas plongé dedans avec passion mais c'est un chouette album, plutôt original, qui mérite qu'on y jette un oeil.
Je lisais ça dans Casus Belli, et je trouvais ça bien marrant, publié comme ça une page ou deux par mois. Evidemment, ensuite, quand j'ai relu ça en album, avec tous les gags les uns à la suite des autres, j'ai trouvé l'humour un peu plus au ras des paquerettes. Disons que le niveau est inégal.
Mais ça reste bon et c'est surtout une référence pour les amateurs de jeux de rôles. C'est de la grosse rigolade, pas franchement de l'humour fin et distingué.
Ah, cette idée de créer un gobelin avec un unique point de vie indestructible ! :) Et ça doit être la première BD à avoir mis en scène des grobills aussi (c'est l'ancêtre de Krän donc ;) ).
Franchement, pour un amateur de JdR, y a de quoi se fendre la gueule le long de pas mal de planches de cet album.
Alors évidemment ça s'adresse à un public spécialisé (sans connaître les termes du JdR et de l'heroïc-fantasy, ça doit pas être top), mais pour ceux-là, c'est une référence de l'humour en la matière.
Ceci étant dit, personnellement, je n'achèterais pas cette BD : c'est plus fait pour être feuilleté que pour vraiment le posséder, je trouve.
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Âromm
Les dessins, à la fois très épurés et très complexes, m'ont beaucoup surpris. Mais ils sont plutôt réussis et collent bien au scénario, qui donne un peu dans le récit épique. J'aime bien aussi la gymnastique que doit réaliser Aromm pour à la fois honorer sa parole, obéir à l'esprit de la steppe et assouvir sa soif de vengeance. Cette oeuvre nous permet de comprendre quel pouvait être l'état d'esprit de ces nomades, qui allaient être amenés à créer le plus grand empire de l'histoire. Le côté négatif, c'est certaines séquences qui se répètent, certains oracles qui restent un peu obscurs ou certains évènements qui sont passés sous silence ou dont on ne connaît pas la fin. Enfin bref, une construction un peu surprenante et déroutante.
Rapaces
J'ai lu cette BD après avoir été attiré par la fabuleuse couverture du premier tome, c'est cette série qui m'a redonné envie de lire de la BD dite "Européenne", format que j'avais abandonné pendant pas mal d'années au profit du Comics. Bonne BD fantastique, servie par un dessin et des couleurs magnifiques de Marini (je mets un bémol pour le 4ème tome un ton en-dessous de ce point de vue). Cette série pèche cependant par une baisse de qualité du scénario d'album en album (on y retrouve aussi le thème récurrent chez Marini du complot ce qui commence à faire redondant ...), le final étant quelque peu bâclé. C'est dommage même si elle reste un bon moment de détente.
Niji-iro Tohgarashi
Moi qui ne suis pourtant pas le plus gros fan de manga du monde, j'avoue avoir bien accroché à cette fort sympathique série (dont le sous-titre français, au cas où ça vous intéresse, est Les Epices couleur arc-en-ciel et fait référence aux 7 personnages principaux, tous prénommés d'après le nom d'une épice). C'est bon enfant, plein de fraîcheur et de fantaisie, ça ne se prend jamais au sérieux... Vous avez ainsi des allusions régulières au fait que tout ça n'est qu'une BD : les personnages prononcent des répliques comme "J'ai dit ça pour que nos lecteurs puissent comprendre", "Tu comprends bien que l'auteur ne peut peut pas tout dévoiler dès le premier chapitre" ou "Alors tout ça ne serait qu'une Love Comedy déguisée en manga historique ?"... C'est peut-être pas de la plus grande subtilité, mais je trouve ça marrant, et puis ça change des mangas où les personnages prennent des airs graves et compassés pour philosopher sur le ping-pong. Les personnages sont très attachants (j'aime beaucoup le bébé ninja) malgré leur côté souvent stéréotypé : le super-guerrier est mystérieux, la petite princesse est capricieuse, l'inventeur est maladroit, les étrangers sont fourbes, le héros et l'héroïne se chamaillent tout le temps alors qu'ils sont secrètement amoureux (alors qu'ils sont peut-être frère et soeur, berk, c'est dégueulasse), etc. Mais ce défaut n'entache pas vraiment le plaisir qu'on prend à suivre les péripéties, pourtant pas foncièrement originales non plus (bagarre, dispute, bagarre, bagarre, dispute...), mais rondement menées, de cette petite bande, dont j'attends avec impatience la suite des aventures (pour l'instant, je n'ai lu que les 2 premiers tomes). Bref, rien de génial dans tout ça, mais une lecture très agréable avec laquelle on passe un bon moment.
Blankets - Manteau de neige
Blankets est un bien bel album. Plutôt que d’une œuvre autobiographique, il serait sans doute plus judicieux de parler "d’œuvre-inspirée-de-faits-réels-que-l’auteur-a-vécus". Mais au final, je conviens que ça ne change pas grand chose pour le lecteur. Impossible d’être indifférent à la jeunesse de Craig et à son premier vrai amour. Ce que je vis actuellement n’est pas non plus pour rendre cet avis des plus objectifs. Craig fait passer beaucoup d’émotions dans Blankets ... malgré une certaine lenteur du récit, on ne peut décrocher. Bel ouvrage, beau récit mais qui agace un peu aussi par l’omniprésence de la religion, comme l’a souligné Alix. C’est vrai que c’est le reflet de l’Amérique puritaine et l’auteur ne fait que de la retranscrire. Cependant, on comprend mieux ce choix à la fin ... Sinon, j’ai apprécié tout particulièrement le trait de Craig qui est à la fois spontané, frais et "vivant". J’ai longtemps hésité entre 3 ou 4 étoiles. J’ai fini par mettre 3 à Blankets pour deux raisons : premièrement, l’omniprésence du religieux m’a un peu gavé même si elle n’est pas complètement futile pour bien cerner l’auteur et ses doutes et, deuxièmement, j’ai pas trop compris la fin ... ou je préfère ne pas la comprendre !
La Porte Ecarlate
J'ai été agréablement surpris par cette BD. Venant de Ledroit, je m'attendais à une BD jolie mais sans scénario intéressant, mais c'est quasiment l'inverse. ;) En fait, côté dessin, il y a de bons côtés : l'ambiance post-apocalyptique et oppressante est très bien rendue. On s'y croirait. Mais d'une part, je me suis vite lassé du code de couleurs uniquement noir, brun et rouge, et d'autre part je trouve les traits de dessins un peu baclés, le tout étant rendu assez moche, comme flou et sans détail. Ça ressemble parfois même à du crayonné brouillon, comme si Ledroit n'avait pas voulu s'attarder autant sur ces dessins que sur ceux d'autres oeuvres comme Xoco ou les couvertures des Chroniques de la lune noire. Est-ce un choix artistique de Ledroit ? Quoiqu'il en soit, je n'aime que moyennement. Maintenant vient le scénario. C'est un grand classique de l'histoire SF post-apocalyptique : des humains en hibernation se réveillent et explorent une terre devenue ultra-dangereuse et désormais peuplée de mutants tous différents. Mais je trouve l'intrigue très accrocheuse, l'histoire prenante. J'ai eu envie, dès la première sortie de ces psychics hors de leur base, de savoir ce qui allait se passer ensuite, et encore après. Bon, ce n'est pas pour le moment du grand scénario, mais franchement, venant de Ledroit que je ne connais que comme dessinateur, je trouve que ce n'est pas mal. A suivre donc... enfin si une suite sort un jour...
Manhattan Beach 1957
Comme mon prédécesseur ci-dessous, je vais commencer par le dessin. Il est superbe, du pur style Hermann. Par contre, j'ai eu un peu plus de mal avec la colorisation. Je comprends que tout ce qui est souvenirs, etc... soit en noir et blanc (enfin en teintes de gris), et bon, même si je trouve que c'est gâché les capacités de coloriste d'Hermann, c'est pas mal fait. Et je trouve superbe ce passage à la couleur rouge lors du coucher de soleil au-dessus du Grand Canyon. Par contre, les couleurs de l'histoire qui se passe au temps "présent" sont un peu trop ternes à mon goût : je trouve que ça manque de force dans ces couleurs. Mais pour en revenir au dessin de manière générale, il est vraiment excellent. On se croirait totalement plongé dans un film noir. Et j'ai été soufflé par certains décors, notamment ceux de Monument Valley vus en plongée avec la route et la voiture toute petite à cause de la distance. Maintenant, concernant l'histoire, c'est aussi du plus pur "film noir" américain. L'intrigue est assez bien foutue, la narration pas mauvaise, le dénouement assez prévisible mais bon. L'ennui, c'est que globalement, ce type d'histoire n'est pas ma tasse de thé. Toutes ces histoires mêlant enquête policière, nostalgie, mélancolie, blues, etc... je trouve ça vain, personnellement. Disons que j'y suis insensible. Bel album, bien fait, mais par goût personnel je n'ai pas tant apprécié que ça.
Le Maître de Peinture
Commençons par le dessin : il mélange un style réaliste assez classique avec quelques cases ou planches assimilables à des peintures. Autant je trouve le premier style banal, assez réussi mais banal, autant les peintures rendent l'album joliment esthétique. Ensuite, vient le scénario. Disons que je trouve l'histoire assez plaisante, relativement intéressante sur le domaine de la peinture, de l'inspiration, etc... Mais dans l'ensemble, ça se lit un peu vite et pour le moment, ça ne m'a pas complètement captivé. Joli, intéressant, pas désagréable à lire, mais je ne suis pas encore convaincu.
Dread Mac Farlane
Ahhhhh je l'attendais celui là ! Et bien je suis pas mécontente de l'avoir enfin ! J'avais même peur d'être déçue tellement je l'attendais, cet album ! Déjà j'ai eu un trop gros coup de coeur pour le dessin de Marion Poinsot, je trouve ça super frais, je sais pas trop comment qualifier ce trait mais j'adore ! En plus c'est tout benef', autant dans "Chaëlle" on avait des couleurs limites flashies parfois, autant là c'est pile poil le ton juste. Par contre Dread a été fort bien gâtée par la nature, et Marion ne cesse de nous le montrer, ça peut faire partie de son personnage mais bon... Je souligne 2 choses : à un moment on a une scène de combat naval, avec abordage et elle est magnifique je trouve, un pur régal ! Et deusio, le coloriste retranscrit assez bien la pluie, ça donne une ambiance très jolie... Pour ce qui est de l'histoire, c'est un premier tome donc tout reste à confirmer (ou démentir). Commençons par les reproches : ***ATTENTION SPOILER*** Quand Crochet fait la cicatrice à Dread, celle ci à l'air de n'en avoir absolument rien à faire et pourtant... Un peu de réaction n'aurait pas été de trop, c'est dommage. ***FIN DU SPOILER*** D'autre part on ne sait pas exactement ses motivations, devenir pirate oui, ok, mais ça reste un peu flou je trouve... A part ça c'est intéressant de retrouver Peter, la fée, les sirènes, tout ce petit monde est très sympa. Mention spéciale au capitaine Crochet, qui par son charisme et sa beauté (il faut le dire) est un personnage fort. Voilà je crois bien avoir tout dit, en tout cas c'est une bd très jolie et intéressante et je ne suis pas déçue de mon attente !
Kampung Boy
Sans partager complètement l'enthousiasme de fourmi (à qui je signale que l'éditeur "toute nouvelle" Tête Rock Underground existe depuis le début des années 80, et a déjà publié du Crumb, l'intégrale du Chat de Fat Freddy ou encore des Fabuleux Freak Brothers bien avant Kampung Boy...), j'avoue que j'ai bien apprécié cette sympathique petite BD. Il n'y a pas vraiment d'histoire, juste une succession de souvenirs... L'ambiance générale est très agréable, très dépaysante, et on se laisse bercer avec plaisir par ce doux mélange de nostalgie et d'humour pince-sans-rire, reflet d'un monde simple qui n'existe presque plus... On n'est pas loin de Taniguchi, le côté un peu "guimauve" en moins. J'avoue quand même que je ne me suis pas plongé dedans avec passion mais c'est un chouette album, plutôt original, qui mérite qu'on y jette un oeil.
Kroc le Bô
Je lisais ça dans Casus Belli, et je trouvais ça bien marrant, publié comme ça une page ou deux par mois. Evidemment, ensuite, quand j'ai relu ça en album, avec tous les gags les uns à la suite des autres, j'ai trouvé l'humour un peu plus au ras des paquerettes. Disons que le niveau est inégal. Mais ça reste bon et c'est surtout une référence pour les amateurs de jeux de rôles. C'est de la grosse rigolade, pas franchement de l'humour fin et distingué. Ah, cette idée de créer un gobelin avec un unique point de vie indestructible ! :) Et ça doit être la première BD à avoir mis en scène des grobills aussi (c'est l'ancêtre de Krän donc ;) ). Franchement, pour un amateur de JdR, y a de quoi se fendre la gueule le long de pas mal de planches de cet album. Alors évidemment ça s'adresse à un public spécialisé (sans connaître les termes du JdR et de l'heroïc-fantasy, ça doit pas être top), mais pour ceux-là, c'est une référence de l'humour en la matière. Ceci étant dit, personnellement, je n'achèterais pas cette BD : c'est plus fait pour être feuilleté que pour vraiment le posséder, je trouve.