Merci Ro de poster un avis dessus, en le voyant j'ai pu me souvenir de cette B.D. (déjà la 2e) !!! Et j'ai un assez bon souvenir de cette B.D., déjà pour le dessin du héros (le psy) et de l'humour. Certains patients complétement débiles, certaines situations bien trouvées... j'ai le souvenir d'une série amusante (pour Spirou, quand même...) :)
Cette BD s'attaque comme un monument. Il faut avoir en ligne de mire qu'elle comptera 7 volumes.
Pour l'instant, la narration du premier se disperse un peu, mais sans que ce soit vraiment gênant. En fait, l'enjeu central se trouve dans la manière dont Shanower retravaille le mythe de la Guerre de Troie.
Il prend le parti d'évacuer toute référence surnaturelle pour faire de cette BD une version de la Guerre de Troie "la plus réaliste possible" d'après sa post-face. Une entreprise qui ne sera pas sans poser quelques problèmes, amha[1], mais qui a le mérite d'être menée de manière cohérente et sérieuse.
C'est vraiment une bonne série, assez austère, mais prenante.
[1] amha = à mon humble avis (N.d.Modérateur)
Cette série commence plutôt mal... Un dessin de type "manga générique #4563", et dans le rôle des "méchants", deux yakuzas qui semblent échappés du défunt Club Dorothée plutôt que d'un film de Kitano, bref, pas de quoi me réconcilier avec la BD extrême-orientale. Quelques planches plus loin, ça continue mal, avec une scène où l'Objet Sexuel (terme technique pour désigner un personnage féminin dans un manga) de la série se déshabille pour donner le sein à un cadavre à l'ombre d'une quéquette géante... et à ce moment-là, vraiment, quand on n'aime pas trop la BD nippone, on se dit avec appréhension qu'on est parti pour un énième manga de type "humour bas-du-front et perversions fétichistes" avec une histoire d'étudiant timide et obsédé qui, avec l'aide d'une nymphette lascive sortie par magie d'un distributeur enchanté de petites culottes usagées, doit affronter un démon transsexuel violeur de vierges en invoquant des digipoké-oh!.
Et puis bon, on continue à lire, et on s'aperçoit que finalement, non, Tajikarao n'est pas une histoire de ce genre, et on se laisse entraîner, et au bout du compte, c'est sans déplaisir que l'on enchaîne la lecture des 4 tomes de cette série qui a le bon goût de ne pas s'étirer sur 256 volumes comme le font tant d'autres.
Pourtant, le dessin reste tout autant dénué de personnalité (même s'il n'est pas vilain) au fil des épisodes ; le message sur le thème "l'homme se corrompt au contact de la ville et du progrès, le vrai bonheur et la vraie pureté sont dans la nature et la préservation des traditions" est bien usé (même s'il est toujours à la mode) et un peu lourd à force d’être rabâché ; les personnages sont stéréotypés (le vieux sage, la jolie jeune fille pure, le casse-cou rigolo, l'industriel cupide, le chef yakuza impitoyable, et j'en passe) ; l’épilogue traîne un peu en longueur et n’est pas particulièrement intéressant…
Mais l’aventure est rondement menée, sans trop de temps morts (si l’on excepte les passages "éducatifs" dans lesquelles le personnage de l’étudiant en ethnologie nous dispense ses cours sur les superstitions régionales). Sans susciter d’enthousiasme débordant, c’est une série d’honnête qualité qui se laisse lire gentiment.
J'ai du mal à ne pas cataloguer Les Triplés avec des magazines tels que "Femme Actuelle" ou "Marie Claire". Cette BD est en effet presque formatée pour plaire aux femmes, aux jeunes mères ou aux femmes plus mûres. Les couleurs sont belles, les mises en pages jolies et souvent originales, chaque planche ressemble presque à un petit tableau décoratif (ou à une tapisserie) tant et si bien que justement Les Triplés sont souvent utilisés comme élément décoratif sur des éléments d'intérieur pour femmes parfois relativement aisées.
Et il faut admettre que ça marche bien dans ce sens là. C'est assez mignonnet dans les histoires et joli à regarder. Les paroles, les actions et les péripéties des Triplés attirent un sourire attendri (et ont de quoi ravir certaines grands-mères), mais parfois rarement plus il faut l'admettre. C'est gentil et mignon, quoi, mais il faut aimer lire des BDs gentilles et mignonnes.
Personnellement, je ne rechigne pas à en feuilleter quelques pages (souvent dans les salles d'attente, vous avez remarqué ?) mais je ne l'achèterai sûrement pas pour moi.
Note approximative : 2.5/5
Voilà une BD européenne largement inspirée des mangas d'action (style Akira et autres Patlabor). En cela, elle se rapproche fortement de HK que je trouve cependant nettement plus réussie.
Côté dessin, Francard a un style bien à lui (exactement le même que pour Fatum) que je ne trouve pas vraiment moche, mais pas beau non plus. Je trouve le dessin trop froid, trop carré (surtout dans les visages des personnages : les femmes ont souvent des gueules de Schwarzenegger). De même, les couleurs laissent franchement à désirer à mes yeux; les premier tome est trop pastel et pas très harmonieux, alors que le dernier est carrément trop pétant. Donc globalement, je n'aime pas ce dessin même si objectivement il n'est pas si mauvais.
Concernant l'histoire, ce sont des jeunes voyous prêts à se battre à mort contre tous leurs ennemis et qui se comportent comme des adultes (ça ne vous rappelle pas Akira ou HK, ça ?). Mais voilà, le héros, Jeepster, quitte ce petit monde de la banlieue violente pour s'engager dans une sorte de Légion Etrangère spatiale où sa mémoire est effacée (mais elle va lui revenir, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle). Il y a quelque chose qu'il veut oublier, et on apprend en fin de premier tome de quoi il s'agit bien sûr. Mais son passé le rattrape, il découvre un complot, il y a un méchant traître là-bas sur Terre qui lui en veut à lui personnellement, alors il y retourne et ça va déménager car Jeepster, c'est la star parmi les jeunes voyous, surtout maintenant qu'il a fait partie des Fantômes et qu'il sait se battre comme Néo dans Matrix. En résumé, un scénario assez facile qui privilégie l'action et la baston à la réflexion et à la finesse.
Il y a aussi un peu d'humour (genre la fille qui se fait arracher sa robe que vous voyez dans les images de la galerie, ou un petit robot au physique de personnage de Lego qui joue le rôle de borne touristique et de faire-valoir comique) mais ça reste assez puéril à mon goût.
Quant à la narration, je ne la trouve pas toujours réussie. De nombreux flash-back pour le premier tome, quelques situations pas toujours faciles à comprendre dans leur déroulement (l'enchaînement des cases, des vues et des paroles m'a à certains moments laissé sur le carreau, j'ai dû relire pour comprendre ce qu'il se passait).
Sincèrement, je ne trouve pas cette série vraiment fameuse tant au niveau du dessin que du scénario, mais les deux sont assez respectables et le tout n'est pas vraiment détestable. Si on aime le genre manga d'action, ça peut plaire.
Un très bon maga qui part sur de très bonnes bases et qui finit en queue de poisson, faute de succès.
Les dessins sont agréables, les balbutiements de l'auteur font un peu penser à du "one piece". Le style évoluera par la suite. L'histoire est agréable, captivante, les personnages sont crédibles et dotés d'une bonne psychologie. Quelques histoires courtes ont été ajoutées, je les trouve vraiment très bien (4/5, en moyenne pour ces histoires).
En résumé un très bon manga mais trop vite stoppé, pile poil au moment où ça devenait intéressant.
Les fans de "Shaman king3 ou de "Takei" se doivent de le lire (pas de l'acheter), mais c'est tout.
Génial, l'humour un peu idiot qui se dégage de ce truc m'a moi aussi fait passer un bon moment.
Un peu comme "L'effaceur" ça n'a l'air de rien ( en plus c'est chez Dupuis donc je partais avec un gros a priori ) mais c'est très souvent drôle et le dessin ( très franco - belge Gros Pifs ) convient parfaitement à cette série amusante.
Original. C'est ce que je me suis dis en voyant le résumé de cette BD... L'idée m'emballait pas mal, c'est vrai, vingt fous en liberté avec deux hommes sains d'esprit... Les questions affluent, en tout cas moi je trouve ça intéressant.
Le Galli nous peint là une histoire assez sombre (c'est vrai on rigole pas beaucoup...) et bien construite. Le thème s'épaissit et le scénario est donc très maîtrisé. Seulement voilà, à la fin de la lecture on ressent une petite déception (en tout cas moi). Et le plus fort, c'est que je suis incapable de dire pourquoi !! Ca m'a rarement fait ça ! Je n'ai presque que du positif à dire et pourtant... Bah j'ai pas accroché comme j'aurais dû. Là c'est totalement subjectif : je n'ai pas eu le petit tilt, le petit truc qui fait que...
En fait c'est très intéressant, mais malgré toutes les éloges que je peux faire sur l'histoire, bah ça s'arrête là. C'est bien. En fait je pense avec le recul que ça doit venir des personnages. Aucun ne m'a touché. Ce n'est pas qu'ils soient plats, mais ils ne sont pas recherchés non plus, à part le prêtre ils n'ont aucun caractère, signe distinctif. Alors les dialogues touchent moins, ça fait moins "vrai". Il manque une certaine épaisseur aux personnages à mon avis. C'est là que doit résider le problème.
Niveau dessin c'est assez bizarre. C'est un style très sympa, servit par de belles couleurs sombres à souhait, donc ambiance garantie. J'ai vu plus beau, mais je n'ai pas détesté.
Je vais relire cet album pour voir, pour me faire une idée précise, je me réserve donc le droit de modifier éventuellement.
J'attends aussi le tome 2 pour confirmer, mais je le lirai, parce que ça m'intéresse mine de rien, j'espère quand même être plus enthousiaste et touchée.
Note approximative : 2.5/5
Pour commencer, cette série a un net avantage pour moi : elle me permet de me passer de la lecture des livres de G.J Arnaud en eux-mêmes dont la quantité titanesque m'a rendu la série totalement inaccessible. Je peux ainsi découvrir la Compagnie des Glaces assez rapidement grâce à la BD et me faire une idée sans entraver la pile de livres d'autres auteurs que j'ai déjà à lire.
Concernant l'histoire, alors, elle n'est pas trop mal. C'est de la SF d'aventure, un peu naïve (elle commence à dater), dans un décor relativement original. Bref, ce n'est pas mal, ça se lit bien. Ceci étant dit, le passage du livre à la BD se ressent quand même : chaque tome de la série en BD a l'air assez condensé, et nombre d'ellipses et de raccourcis rendent la lecture pas toujours fluide et font en sorte que la BD manque plutôt de rythme. De même certaines émotions et relations entre personnages sont rendues accélérées par ce traitement, troublant un peu le lecteur soucieux de comprendre pourquoi tout à coup Lien et Yeuse se comportent comme de très bons et vieux amis, pourquoi Lien accepte le mariage avec Floa, etc...
Concernant le dessin maintenant, je n'avais pas vu par moi-même qu'autant de dessinateurs avaient collaborés sur chaque tome (décors intérieurs, décors extérieurs, personnages secondaires, personnages principaux, etc...). Pourtant il est net pour moi que je trouve les décors pas trop mal, même si parfois un peu simplistes (bon, ok, des décors d'étendues glacées, ça n'a pas besoin de beaucoup de détails), mais par contre je trouve les personnages assez moches. Leurs faciès sont changeants, déformés parfois : ça fait amateur... Cela donne globalement un aspect de dessin très moyen pour ces BDs.
En outre, la colorisation et les effets de brouillard Photoshop sont très voyants dans le tome 1. OK, ça permet justement de masquer les erreurs et les simplicités du dessin, mais ce n'est pas vraiment excellent comme effet, je trouve. D'ailleurs, il semble que le style soit abandonné dans les tomes suivants qui n'ont plus autant de brouillards et d'effets de vapeur. Mais comme toujours, j'ai du mal avec la colorisation informatique dans des cas comme ça.
En résumé, ça donne une série qui se lit bien, une histoire pas mal et assez prenante, une adaptation de livre en BD relativement réussie malgré quelques condensés d'histoires et autres raccourcis, mais ce n'est pas vraiment le genre de BD que j'achèterais personnellement, surtout sachant qu'il faudrait derrière acheter encore des dizaines d'autres tomes pour terminer la série complète.
Voilà un héros peu ordinaire dans une période ( 1971-1988 ) où la censure chez Dupuis était très forte. Archie Cash est un dur, qui combat des dictateurs immondes, utilisant ses muscles et un brin d'astuce, alliés à des collaboratrices au charme torride (normal en Amérique latine).
Souvent décriée à l'époque, la série sortait pourtant des sentiers battus avec des bonheurs divers, proposant une alternative salvatrice aux récits prêchi-prêcha et bien-pensants.
Malik restera fidèle à son personnage à l'aura malsaine jusqu'à abandonner en 1988 pour lancer Cupidon, pour lequel il attendrira (dans le sens industrie bouchère du terme) son trait. On ne peut que regretter son dessin nerveux admiré dans Archie Cash.
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Les Psy
Merci Ro de poster un avis dessus, en le voyant j'ai pu me souvenir de cette B.D. (déjà la 2e) !!! Et j'ai un assez bon souvenir de cette B.D., déjà pour le dessin du héros (le psy) et de l'humour. Certains patients complétement débiles, certaines situations bien trouvées... j'ai le souvenir d'une série amusante (pour Spirou, quand même...) :)
L'Âge de Bronze
Cette BD s'attaque comme un monument. Il faut avoir en ligne de mire qu'elle comptera 7 volumes. Pour l'instant, la narration du premier se disperse un peu, mais sans que ce soit vraiment gênant. En fait, l'enjeu central se trouve dans la manière dont Shanower retravaille le mythe de la Guerre de Troie. Il prend le parti d'évacuer toute référence surnaturelle pour faire de cette BD une version de la Guerre de Troie "la plus réaliste possible" d'après sa post-face. Une entreprise qui ne sera pas sans poser quelques problèmes, amha[1], mais qui a le mérite d'être menée de manière cohérente et sérieuse. C'est vraiment une bonne série, assez austère, mais prenante. [1] amha = à mon humble avis (N.d.Modérateur)
Tajikarao, l'esprit de mon village
Cette série commence plutôt mal... Un dessin de type "manga générique #4563", et dans le rôle des "méchants", deux yakuzas qui semblent échappés du défunt Club Dorothée plutôt que d'un film de Kitano, bref, pas de quoi me réconcilier avec la BD extrême-orientale. Quelques planches plus loin, ça continue mal, avec une scène où l'Objet Sexuel (terme technique pour désigner un personnage féminin dans un manga) de la série se déshabille pour donner le sein à un cadavre à l'ombre d'une quéquette géante... et à ce moment-là, vraiment, quand on n'aime pas trop la BD nippone, on se dit avec appréhension qu'on est parti pour un énième manga de type "humour bas-du-front et perversions fétichistes" avec une histoire d'étudiant timide et obsédé qui, avec l'aide d'une nymphette lascive sortie par magie d'un distributeur enchanté de petites culottes usagées, doit affronter un démon transsexuel violeur de vierges en invoquant des digipoké-oh!. Et puis bon, on continue à lire, et on s'aperçoit que finalement, non, Tajikarao n'est pas une histoire de ce genre, et on se laisse entraîner, et au bout du compte, c'est sans déplaisir que l'on enchaîne la lecture des 4 tomes de cette série qui a le bon goût de ne pas s'étirer sur 256 volumes comme le font tant d'autres. Pourtant, le dessin reste tout autant dénué de personnalité (même s'il n'est pas vilain) au fil des épisodes ; le message sur le thème "l'homme se corrompt au contact de la ville et du progrès, le vrai bonheur et la vraie pureté sont dans la nature et la préservation des traditions" est bien usé (même s'il est toujours à la mode) et un peu lourd à force d’être rabâché ; les personnages sont stéréotypés (le vieux sage, la jolie jeune fille pure, le casse-cou rigolo, l'industriel cupide, le chef yakuza impitoyable, et j'en passe) ; l’épilogue traîne un peu en longueur et n’est pas particulièrement intéressant… Mais l’aventure est rondement menée, sans trop de temps morts (si l’on excepte les passages "éducatifs" dans lesquelles le personnage de l’étudiant en ethnologie nous dispense ses cours sur les superstitions régionales). Sans susciter d’enthousiasme débordant, c’est une série d’honnête qualité qui se laisse lire gentiment.
Les Triplés
J'ai du mal à ne pas cataloguer Les Triplés avec des magazines tels que "Femme Actuelle" ou "Marie Claire". Cette BD est en effet presque formatée pour plaire aux femmes, aux jeunes mères ou aux femmes plus mûres. Les couleurs sont belles, les mises en pages jolies et souvent originales, chaque planche ressemble presque à un petit tableau décoratif (ou à une tapisserie) tant et si bien que justement Les Triplés sont souvent utilisés comme élément décoratif sur des éléments d'intérieur pour femmes parfois relativement aisées. Et il faut admettre que ça marche bien dans ce sens là. C'est assez mignonnet dans les histoires et joli à regarder. Les paroles, les actions et les péripéties des Triplés attirent un sourire attendri (et ont de quoi ravir certaines grands-mères), mais parfois rarement plus il faut l'admettre. C'est gentil et mignon, quoi, mais il faut aimer lire des BDs gentilles et mignonnes. Personnellement, je ne rechigne pas à en feuilleter quelques pages (souvent dans les salles d'attente, vous avez remarqué ?) mais je ne l'achèterai sûrement pas pour moi.
Jeepster
Note approximative : 2.5/5 Voilà une BD européenne largement inspirée des mangas d'action (style Akira et autres Patlabor). En cela, elle se rapproche fortement de HK que je trouve cependant nettement plus réussie. Côté dessin, Francard a un style bien à lui (exactement le même que pour Fatum) que je ne trouve pas vraiment moche, mais pas beau non plus. Je trouve le dessin trop froid, trop carré (surtout dans les visages des personnages : les femmes ont souvent des gueules de Schwarzenegger). De même, les couleurs laissent franchement à désirer à mes yeux; les premier tome est trop pastel et pas très harmonieux, alors que le dernier est carrément trop pétant. Donc globalement, je n'aime pas ce dessin même si objectivement il n'est pas si mauvais. Concernant l'histoire, ce sont des jeunes voyous prêts à se battre à mort contre tous leurs ennemis et qui se comportent comme des adultes (ça ne vous rappelle pas Akira ou HK, ça ?). Mais voilà, le héros, Jeepster, quitte ce petit monde de la banlieue violente pour s'engager dans une sorte de Légion Etrangère spatiale où sa mémoire est effacée (mais elle va lui revenir, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle). Il y a quelque chose qu'il veut oublier, et on apprend en fin de premier tome de quoi il s'agit bien sûr. Mais son passé le rattrape, il découvre un complot, il y a un méchant traître là-bas sur Terre qui lui en veut à lui personnellement, alors il y retourne et ça va déménager car Jeepster, c'est la star parmi les jeunes voyous, surtout maintenant qu'il a fait partie des Fantômes et qu'il sait se battre comme Néo dans Matrix. En résumé, un scénario assez facile qui privilégie l'action et la baston à la réflexion et à la finesse. Il y a aussi un peu d'humour (genre la fille qui se fait arracher sa robe que vous voyez dans les images de la galerie, ou un petit robot au physique de personnage de Lego qui joue le rôle de borne touristique et de faire-valoir comique) mais ça reste assez puéril à mon goût. Quant à la narration, je ne la trouve pas toujours réussie. De nombreux flash-back pour le premier tome, quelques situations pas toujours faciles à comprendre dans leur déroulement (l'enchaînement des cases, des vues et des paroles m'a à certains moments laissé sur le carreau, j'ai dû relire pour comprendre ce qu'il se passait). Sincèrement, je ne trouve pas cette série vraiment fameuse tant au niveau du dessin que du scénario, mais les deux sont assez respectables et le tout n'est pas vraiment détestable. Si on aime le genre manga d'action, ça peut plaire.
Butsu Zone
Un très bon maga qui part sur de très bonnes bases et qui finit en queue de poisson, faute de succès. Les dessins sont agréables, les balbutiements de l'auteur font un peu penser à du "one piece". Le style évoluera par la suite. L'histoire est agréable, captivante, les personnages sont crédibles et dotés d'une bonne psychologie. Quelques histoires courtes ont été ajoutées, je les trouve vraiment très bien (4/5, en moyenne pour ces histoires). En résumé un très bon manga mais trop vite stoppé, pile poil au moment où ça devenait intéressant. Les fans de "Shaman king3 ou de "Takei" se doivent de le lire (pas de l'acheter), mais c'est tout.
Parker et Badger
Génial, l'humour un peu idiot qui se dégage de ce truc m'a moi aussi fait passer un bon moment. Un peu comme "L'effaceur" ça n'a l'air de rien ( en plus c'est chez Dupuis donc je partais avec un gros a priori ) mais c'est très souvent drôle et le dessin ( très franco - belge Gros Pifs ) convient parfaitement à cette série amusante.
Les Démons de Marie
Original. C'est ce que je me suis dis en voyant le résumé de cette BD... L'idée m'emballait pas mal, c'est vrai, vingt fous en liberté avec deux hommes sains d'esprit... Les questions affluent, en tout cas moi je trouve ça intéressant. Le Galli nous peint là une histoire assez sombre (c'est vrai on rigole pas beaucoup...) et bien construite. Le thème s'épaissit et le scénario est donc très maîtrisé. Seulement voilà, à la fin de la lecture on ressent une petite déception (en tout cas moi). Et le plus fort, c'est que je suis incapable de dire pourquoi !! Ca m'a rarement fait ça ! Je n'ai presque que du positif à dire et pourtant... Bah j'ai pas accroché comme j'aurais dû. Là c'est totalement subjectif : je n'ai pas eu le petit tilt, le petit truc qui fait que... En fait c'est très intéressant, mais malgré toutes les éloges que je peux faire sur l'histoire, bah ça s'arrête là. C'est bien. En fait je pense avec le recul que ça doit venir des personnages. Aucun ne m'a touché. Ce n'est pas qu'ils soient plats, mais ils ne sont pas recherchés non plus, à part le prêtre ils n'ont aucun caractère, signe distinctif. Alors les dialogues touchent moins, ça fait moins "vrai". Il manque une certaine épaisseur aux personnages à mon avis. C'est là que doit résider le problème. Niveau dessin c'est assez bizarre. C'est un style très sympa, servit par de belles couleurs sombres à souhait, donc ambiance garantie. J'ai vu plus beau, mais je n'ai pas détesté. Je vais relire cet album pour voir, pour me faire une idée précise, je me réserve donc le droit de modifier éventuellement. J'attends aussi le tome 2 pour confirmer, mais je le lirai, parce que ça m'intéresse mine de rien, j'espère quand même être plus enthousiaste et touchée.
La Compagnie des Glaces
Note approximative : 2.5/5 Pour commencer, cette série a un net avantage pour moi : elle me permet de me passer de la lecture des livres de G.J Arnaud en eux-mêmes dont la quantité titanesque m'a rendu la série totalement inaccessible. Je peux ainsi découvrir la Compagnie des Glaces assez rapidement grâce à la BD et me faire une idée sans entraver la pile de livres d'autres auteurs que j'ai déjà à lire. Concernant l'histoire, alors, elle n'est pas trop mal. C'est de la SF d'aventure, un peu naïve (elle commence à dater), dans un décor relativement original. Bref, ce n'est pas mal, ça se lit bien. Ceci étant dit, le passage du livre à la BD se ressent quand même : chaque tome de la série en BD a l'air assez condensé, et nombre d'ellipses et de raccourcis rendent la lecture pas toujours fluide et font en sorte que la BD manque plutôt de rythme. De même certaines émotions et relations entre personnages sont rendues accélérées par ce traitement, troublant un peu le lecteur soucieux de comprendre pourquoi tout à coup Lien et Yeuse se comportent comme de très bons et vieux amis, pourquoi Lien accepte le mariage avec Floa, etc... Concernant le dessin maintenant, je n'avais pas vu par moi-même qu'autant de dessinateurs avaient collaborés sur chaque tome (décors intérieurs, décors extérieurs, personnages secondaires, personnages principaux, etc...). Pourtant il est net pour moi que je trouve les décors pas trop mal, même si parfois un peu simplistes (bon, ok, des décors d'étendues glacées, ça n'a pas besoin de beaucoup de détails), mais par contre je trouve les personnages assez moches. Leurs faciès sont changeants, déformés parfois : ça fait amateur... Cela donne globalement un aspect de dessin très moyen pour ces BDs. En outre, la colorisation et les effets de brouillard Photoshop sont très voyants dans le tome 1. OK, ça permet justement de masquer les erreurs et les simplicités du dessin, mais ce n'est pas vraiment excellent comme effet, je trouve. D'ailleurs, il semble que le style soit abandonné dans les tomes suivants qui n'ont plus autant de brouillards et d'effets de vapeur. Mais comme toujours, j'ai du mal avec la colorisation informatique dans des cas comme ça. En résumé, ça donne une série qui se lit bien, une histoire pas mal et assez prenante, une adaptation de livre en BD relativement réussie malgré quelques condensés d'histoires et autres raccourcis, mais ce n'est pas vraiment le genre de BD que j'achèterais personnellement, surtout sachant qu'il faudrait derrière acheter encore des dizaines d'autres tomes pour terminer la série complète.
Archie Cash
Voilà un héros peu ordinaire dans une période ( 1971-1988 ) où la censure chez Dupuis était très forte. Archie Cash est un dur, qui combat des dictateurs immondes, utilisant ses muscles et un brin d'astuce, alliés à des collaboratrices au charme torride (normal en Amérique latine). Souvent décriée à l'époque, la série sortait pourtant des sentiers battus avec des bonheurs divers, proposant une alternative salvatrice aux récits prêchi-prêcha et bien-pensants. Malik restera fidèle à son personnage à l'aura malsaine jusqu'à abandonner en 1988 pour lancer Cupidon, pour lequel il attendrira (dans le sens industrie bouchère du terme) son trait. On ne peut que regretter son dessin nerveux admiré dans Archie Cash.