Les dessins fort gras ne sont pas des plus beaux, mais ils donnent une certaine ambiance, à laquelle les couleurs participent aussi. Il est à regretter que le style change dans le troisième tome (le dessin est plus fin, et il ne s’en dégage pas la même chose).
Le scénario me laisse un peu sur ma faim : il ne se passe pas grand-chose, ça se lit vite. Cependant, il suscite l’intérêt. On s’attache aux personnages, on se demande comment cela va continuer. Et surtout ce scénario soulève des questions religieuses très intéressantes, en présentant différents points de vue. Il y a des réflexions très pertinentes.
Il est étonnant comme il se dégage de cette série une atmosphère particulière, un peu "hors du temps". C’est peut-être à cause du décalage entre l’époque à laquelle se déroule l’histoire et certaines répliques. C'est assez appréciable.
Une lecture rapide mais bien agréable.
Pour commencer, le dessin m'a tout d'abord fait penser à celui de Kingdom Come. Certaines planches sont très belles, notamment quelques vues nocturnes du premier chapitre. Pour le reste, c'est de la peinture réaliste, mais à vrai dire Scott Hampton n'a pas le talent d'Alex Ross. En définitive, j'ai même trouvé certaines planches plutôt moches (en particulier en ce qui concerne les visages des personnages), mais ça doit tenir au fait que je n'aime guère le style réaliste. Globalement, il faut tout de même dire que ça se lit très bien et que le réalisme n'empêche en rien une mise en page et un dessin très lisible et déchiffrable.
Ensuite, concernant l'histoire, il faut savoir qu'elle se décompose en 3 chapitres.
J'ai trouvé le premier chapitre franchement bien. David Brin étant avant tout un écrivain de roman (Marée Stellaire, The Postman,...), il sait exactement comment distiller l'information pour nous faire réaliser dans ce chapitre ce qu'il est advenu depuis 1944 quand, alors que les Alliés étaient sur le point de mettre à mal l'Allemagne Nazie, sont apparus des Dieux peut-être extra-terrestres qui ont bouleversé la donne et qui ont entraîné la poursuite de la guerre encore plus de 20 ans après. L'ambiance est sombre, les Dieux d'Asgard sont impressionnants, l'intrigue est prenante, le mystère sur la réelle nature des Ases et la raison de leur présence sur Terre est complet, et les discussions entre Loki et le héros du chapitre, Chris Turing, rajoutent encore une dose d'énigme.
Il faut savoir aussi que David Brin étant écrivain, il n'a pu s'empêcher de mettre beaucoup de texte narratif autour des images qui alors ressemblent parfois plus à des illustrations plus qu'à des cases de BD. Ce texte représente les pensées du héros, ainsi qu'une part de narration des évènements passés pour que le lecteur comprenne bien la situation en 1962. Cette lecture peut paraître fastidieuse mais j'ai trouvé ça prenant, bien écrit et surtout vraiment intriguant.
J'ai beaucoup apprécié ce premier chapitre et j'aurais adoré que le reste de l'album soit du même acabit car ça aurait donné une BD d'Uchronie d'excellente qualité tant sur l'idée, que sur l'ambiance et sur le déroulement de la narration.
Mais le 2e chapitre est largement différent. On saute encore une génération dans le temps, prenant pour nouveau héros un homme qui, enfant, a été impressionné et inspiré par Chris Turing, le héros du chapitre 1. Cet homme est un aryen, au service des Ases, mais il trahit les Dieux pour aider l'humanité encore libre.
L'ennui à mes yeux, c'est que le décor de ce nouveau chapitre n'est plus aussi mystérieux et plein d'ambiance que le chapitre 1 : même si on n'a pas encore très bien compris qui sont et d'où viennent réellement les Ases, on se le fait expliquer assez rapidement. Les Dieux perdent ainsi leur côté impressionnant et mystérieux pour ne devenir plus que de gros bourrins en mal de combat. Et justement, le décor de ce nouveau chapitre est une Terre où le combat est porté sur toute sa surface, où les Dieux combattent les hommes, où ça explose de partout, etc... En cela, l'histoire rejoindrait presque les comics génériques avec combats de super-héros et d'hommes en armure. Et le personnage principal de ce traître aryen n'est pas non plus exceptionnel ni attachant.
Quant au 3e et dernier chapitre, il est dans la continuité du 2e, et je le trouve lui aussi très moyen. Plus de mystère, beaucoup de baston, et un dénouement de l'histoire presque trop facile (et pas précisément facile à comprendre par contre). La fin n'est pas vraiment mauvaise, mais elle n'est pas du tout au niveau du début à mon goût.
Il y a d'ailleurs dans ce chapitre une double page emplie de texte où l'on voit les représentants de toutes les religions humaines se réunir pour un grand cri d'amour, où ils expliquent comment ils étaient stupides de se battre entre eux auparavant, comment les Juifs aiment désormais les Musulmans comme leurs frères, comment l'Islam a pardonné aux Croisés, comment les Chrétiens ont abandonné la Croix symbole de souffrance pour retrouver le Poisson symbole des premiers Chrétiens, etc... Bref, une double page qui déborde de bons sentiments, qui dans les faits de la situation décrite dans cette histoire, pourrait effectivement passer pour réaliste, mais qui tel que présenté ici ressemble un peu à du bourrage de mou à la guimauve.
En définitive, une BD que je ne regrette pas vraiment d'avoir achetée notamment pour son idée de base qui est excellente et son premier chapitre qui est très bon, mais dont les 2/3 de l'histoire m'ont relativement déçu.
Mettre moins à cette BD me pose un problème car c'est pour mômes.
Et je n'en suis plus un.
Si.
Je vous jure.
Pour le dessin, c'est l'éternel dessin simpliste et rondouillard à qui on ne demande de toute façon pas plus.
Les histoires sont mimi, optimistes, gentilles, moi ça m'agace mais je vais pas jouer mon rabat-joie et gnagnagna c'est mièvre et à caca la morale de fond et crotte le dessin.
Nan, d'autant plus que certaines réflexions sont très matures pour le public visé, et très loin des clichés idiots.
Un exemple d'une des histoires : "Pour l'amour, il faut un garçon et une fille" <== No comment.
"Ou bien deux garçons ensembles" < == :)
"Voire même deux filles ensembles" < == :):)
"Car l'amour c'est comme un coffre, peu importe la combinaison, c'est le contenu qui compte" < == :):):):):)
Mouais, au vu de l'avis ci-dessus j'ai rejeté un oeuil, et c'est vrai que c'est commercial mais dans le lot, celle ci se détache quand même un peu plus des autres !
Commençons par le dessin; je l'aime bien. J'aime le trait gras et net de Pellejero. Je le trouve un peu mixte car parfois un jeu d'ombres sur les visages, les personnages et autres donnent une impression de profondeur, et en même temps, parfois dans la même case, certains objets ou personnages paraissent plats car colorisés d'une couleur unie et sans ombres. Ca m'a donné l'impression de jongler entre 2 types d'univers visuel : un univers en 2 dimensions et un univers en 3 dimensions, et je doute que cet effet soit voulu. Ceci dit, ce n'est pas très gênant et je suppose que peu de personnes l'ont remarqué. Par contre, je n'aime pas trop le choix des couleurs : je les trouve un peu trop pêtantes parfois, trop fortes, trop surréelles (beaucoup de orange, de jaune, de bleu profond, de vert...).
Ceci étant dit, je trouve cette BD plutôt jolie dans son ensemble.
Concernant l'histoire, c'est presque un témoignage d'une période historique et politique de la Tchécoslovaquie. Ca parle de torture, de désespoir, d'amour gâché... bref, ce n'est pas drôle. J'ai trouvé l'histoire relativement intéressante mais pas vraiment extra. Je n'ai pas vraiment su ressentir l'émotion qui doit se dégager de cette BD, je n'ai pas non plus été vraiment captivé par l'histoire. Et puis la fin m'a paru un peu... facile ? Je ne sais pas. Disons que je me serais facilement passé des 5 dernières pages.
Globalement, c'est donc une BD assez jolie, malgré des couleurs que je n'aime pas trop, munie une histoire assez intéressante mais pas vraiment prenante à mon goût.
PS : Et pour répondre à mon tour à Kael, pour moi, la fumée d'une cigarette est bleue quand on la laisse s'échapper de sa cigarette sans la fumer, quand on la regarde se consumer. Peut-être Laura regarde-t-elle la cigarette se consumer comme elle regarde son âme de femme amoureuse s'évanouir...
Note approximative : 2.5/5
Je viens de lire les 2 tomes de cette série et bon... c'est plutôt moyen.
Côté dessin, Francq dessine bien. Il n'avait pas à l'époque le style plutôt moderne qu'il a pour Largo Winch (quoiqu'une belle femme dans le tome 2 soit bien dans le style de notre justicier milliardaire), son trait ressemble ici plus à celui de Hermann pour les débuts de Jeremiah (ou alors cette impression me vient peut-être de la colorisation qui est similaire et assez vieillotte). Quoiqu'il en soit, visuellement, ce sont de jolies histoires.
Maintenant, concernant le scénario de ces histoires courtes, elles sont vraiment loin de casser trois pattes à une poule. Ca commence par une histoire un peu fantastique dont la chute tombe complètement à plat pour moi, puis s'ensuivent des histoires du style légendes urbaines mêlant un peu de policier et un peu d'histoire de moeurs, sans saveur ni réelle surprise à mes yeux. Elles ont l'avantage d'être relativement différentes les unes des autres, tant dans leur ville de décor que dans leurs thèmes. Mais ça se lit mais sans aucune émotion ni réelle envie. C'est... plat.
Et donc malgré ce dessin sympa et le fait que ça se lise sans trop de déplaisir, je doute que cette BD marque les mémoires d'aucune manière.
Ma rencontre avec Mélaka au cours d'un festival a provoqué l'achat de ce petit album. Je dois rajouter que je pensais l'acheter un de ces quatre, donc j'en ai profité. :)
Je ne suis pas d'accord avec certains qui disent : "c'est la fille de, et la nièce de, donc elle a ses entrées partout dans la BD". C'est sûr, ça aide. Mais je suis convaincu que c'est une jeune fille qui a des choses à dire, et pour l'heure, je ne trouve pas son ascension particulièrement fulgurante. Visiblement, elle préfère prendre son temps, expérimenter d'autres possiblités (comme cette double page dans Spirou qu'elle anime avec une copine). Donc halte à la polémique, et concentrons-nous sur son bouquin.
Je dois dire que j'ai été touché par cette histoire (peut-être parce que j'en ai vécu une assez semblable) ; la détresse, l'horreur, la tristesse, mais aussi des hésitations assez semblables m'ont aussi traversé l'esprit. J'ai donc trouvé l'histoire poignante, et les hésitations narratives, ce côté un peu "écriture automatique" sont dictées par le sujet du récit, autobiographique.
Comme l'ont remarqué mes camarades, le point noir est le dessin ; effectivement, il a un aspect bâclé (ou plutôt "débutant") qui gêne pas mal la lecture. Pas mal de style Simpson, un côté "brut" pas toujours évident à supporter.
C'est la 3e BD de Boiscommun que je lis, et encore une fois je la trouve très proche des 2 précédentes. Toujours le même décor de ville dépeuplée sur les toits de laquelle on peut se balader, toujours les mêmes personnages de groupes de jeunes enfants des rues. Et surtout toujours le même dessin. Certains planches sont assez jolies, je l'admets (même si ce n'est pas totalement le style que je préfère), mais je dois dire que je me lasse très vite du trait de Boiscommun, et notamment des visages aux expressions exacerbées de ses personnages.
Quant à l'histoire de cette courte BD, elle me fait le même effet que le dessin : relativement jolie, mais un peu courte et surtout elle ne m'atteint pas. Elle semble chargée de poésie et d'émotion, mais elle me laisse franchement froid. Ce n'est pas ma tasse de thé, quoi.
Objectivement, une BD jolie et assez simple dans le scénario, mais personnellement je n'en raffole pas.
Alix, c'est une BD très particulière, déjà à cause du graphisme de Martin. Somptueux pour les décors, les habits, etc... (d'ailleurs, pas étonnant qu'il se consacre aux Odyssées d'Alix et autres clônes), il est absolument nul pour d'autres trucs (comme les femmes, toutes d'une laideur à faire pâlir)
On peut aussi s'amuser à recenser les multiples occurences de l'homosexualité non assumée d'Alix dans la BD en vieillissant... Un côté très vieux Grec dans son banquet, assez sordide par moments, mais qui reflète une certaine vision des choses désormais surrannée... Je ne suis d'ailleurs pas sûr que cet aspect de la BD soit complètement sous contrôle...
Cela dit, le côté énervant d'Alix ne se dément pas : le moralisateur parfait, qui ignore les fautes qu'il peut lui-même connaître (en cela, il me rappelle Buck Danny, mais c'est toute une époque de la BD qui va avec). En fait, Alix, c'est l'homme du XXe siècle avec son regard "je sais tout sur tout, et les droits de l'homme sont avec moi" qui se pose sur l'Antiquité, et qui la critique à l'aune de nos propres valeurs. Donc forcément, il est moralisateur.
Il n'en demeure pas moins qu'un album comme "La Griffe Noire" a enchanté mon enfance (à l'époque où je ne percevais pas forcément tout ce qu'implique le personnage d'Alix), et récemment j'ai redécouvert "Le dernier spartiate" et "Le cheval de Troie", qui sont d'excellents opus.
Première certitude : cette série n'a pas du tout la qualité de La Guerre Eternelle. Mais surtout, même si les 2 premiers tomes peuvent être considérés comme une suite probable de la série originelle, le tome 3 bouleverse tout et n'a plus grand chose à voir.
Côté dessin, le style de Marvano ici n'est pas foncièrement mauvais, mais je le trouve franchement moins chargé d'âme que celui de La Guerre Eternelle. On retrouve le même trait, comme une bonne copie de ce qu'il avait fait à l'époque, mais c'est comme si les détails étaient simplifiés, modernisés. Pour donner un exemple, la dernière planche du tome 2 rappelle la dernière planche du tome 2 de La Guerre Eternelle, mais sur un simple décor de ciel étoilé, il y a à mes yeux largement moins d'émotion que dans le même décor dans la première série. C'est difficile à exprimer mais globalement, je trouve le dessin juste bon sans plus.
Ensuite, concernant l'histoire, comme je le disais, les 2 premiers tomes sont dans la même ligne de pensée que La Guerre Eternelle, même s'ils sont moins intéressants à mes yeux. Le tome 1 se passe durant la Guerre elle-même, sert d'introduction, mais à mon sens n'apporte pas grand chose à l'histoire. Le tome 2, lui, est largement dans l'esprit d'Haldeman, rappelant un peu le tome 2 de La Guerre Eternelle mais en moins fort à mes yeux, et me rappelant aussi une partie de l'histoire du livre du même auteur, La Paix Eternelle (qui malgré le titre n'a rien à voir avec La Guerre Eternelle), notamment en ce qui concerne le complot fomenté par une bande d'amis rebelles et hétéroclites contre une institution établie.
Puis vient le tome 3 qui change complètement de registre pour toucher à la métaphysique, au fantastique, avec des hypothèses divines et/ou de créatures magiques poussées jusqu'au bout par Haldeman. Et franchement... c'est assez naïf, assez gros. Mais surtout, ça n'a vraiment plus rien à voir avec l'esprit de La Guerre Eternelle, plus rien à voir avec ce que j'aimais dans cette BD.
Plutôt bof, quoi...
J'ai lu cette série avec surtout la curiosité de savoir ce qui allait se passer après La Guerre Eternelle, j'ai trouvé que ça se lisait globalement bien, mais la fin est trop artificielle et incongrue pour moi : ça gâche un peu tout.
Moyen, surtout si on s'attend à quelque chose du niveau de La Guerre Eternelle.
[Avis sur le tome 1]
Pour une BD bizarre, c’est une BD bizarre. Les avis précédents ne sont pas très bons, mais quand j’ai vu "kafkaïen", je n’ai pas pu m’en empêcher : il fallait que je la lise ! (Je sais: :S:S)
Le dessin est particulier. On ne peut certainement pas le qualifier de beau, mais je lui trouve un certain charme, et les couleurs font beaucoup.
Le scénario est étrange, et ce n’est pas pour me déplaire. S’il y a certaines incohérences (certains vêtements ne se soulèvent pas, mais il y a aussi le fait que les hommes utilisent les fusils… dont les balles sont parties participer à la révolte), le sujet est intéressant : la révolte des choses, qui échouera car ces choses ne sont rien sans les hommes, puisque ce sont eux qui leur donnent vie. Par contre j’ai un peu de mal à comprendre le rôle des indiens.
Une BD particulière, qui déplaira sans doute à beaucoup, mais si vous aimez les atmosphères étranges et les récits kafkaïen (je ne dois pas être la seule ;)), je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre avis.
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Les Olives noires
Les dessins fort gras ne sont pas des plus beaux, mais ils donnent une certaine ambiance, à laquelle les couleurs participent aussi. Il est à regretter que le style change dans le troisième tome (le dessin est plus fin, et il ne s’en dégage pas la même chose). Le scénario me laisse un peu sur ma faim : il ne se passe pas grand-chose, ça se lit vite. Cependant, il suscite l’intérêt. On s’attache aux personnages, on se demande comment cela va continuer. Et surtout ce scénario soulève des questions religieuses très intéressantes, en présentant différents points de vue. Il y a des réflexions très pertinentes. Il est étonnant comme il se dégage de cette série une atmosphère particulière, un peu "hors du temps". C’est peut-être à cause du décalage entre l’époque à laquelle se déroule l’histoire et certaines répliques. C'est assez appréciable. Une lecture rapide mais bien agréable.
D-day, le jour du désastre
Pour commencer, le dessin m'a tout d'abord fait penser à celui de Kingdom Come. Certaines planches sont très belles, notamment quelques vues nocturnes du premier chapitre. Pour le reste, c'est de la peinture réaliste, mais à vrai dire Scott Hampton n'a pas le talent d'Alex Ross. En définitive, j'ai même trouvé certaines planches plutôt moches (en particulier en ce qui concerne les visages des personnages), mais ça doit tenir au fait que je n'aime guère le style réaliste. Globalement, il faut tout de même dire que ça se lit très bien et que le réalisme n'empêche en rien une mise en page et un dessin très lisible et déchiffrable. Ensuite, concernant l'histoire, il faut savoir qu'elle se décompose en 3 chapitres. J'ai trouvé le premier chapitre franchement bien. David Brin étant avant tout un écrivain de roman (Marée Stellaire, The Postman,...), il sait exactement comment distiller l'information pour nous faire réaliser dans ce chapitre ce qu'il est advenu depuis 1944 quand, alors que les Alliés étaient sur le point de mettre à mal l'Allemagne Nazie, sont apparus des Dieux peut-être extra-terrestres qui ont bouleversé la donne et qui ont entraîné la poursuite de la guerre encore plus de 20 ans après. L'ambiance est sombre, les Dieux d'Asgard sont impressionnants, l'intrigue est prenante, le mystère sur la réelle nature des Ases et la raison de leur présence sur Terre est complet, et les discussions entre Loki et le héros du chapitre, Chris Turing, rajoutent encore une dose d'énigme. Il faut savoir aussi que David Brin étant écrivain, il n'a pu s'empêcher de mettre beaucoup de texte narratif autour des images qui alors ressemblent parfois plus à des illustrations plus qu'à des cases de BD. Ce texte représente les pensées du héros, ainsi qu'une part de narration des évènements passés pour que le lecteur comprenne bien la situation en 1962. Cette lecture peut paraître fastidieuse mais j'ai trouvé ça prenant, bien écrit et surtout vraiment intriguant. J'ai beaucoup apprécié ce premier chapitre et j'aurais adoré que le reste de l'album soit du même acabit car ça aurait donné une BD d'Uchronie d'excellente qualité tant sur l'idée, que sur l'ambiance et sur le déroulement de la narration. Mais le 2e chapitre est largement différent. On saute encore une génération dans le temps, prenant pour nouveau héros un homme qui, enfant, a été impressionné et inspiré par Chris Turing, le héros du chapitre 1. Cet homme est un aryen, au service des Ases, mais il trahit les Dieux pour aider l'humanité encore libre. L'ennui à mes yeux, c'est que le décor de ce nouveau chapitre n'est plus aussi mystérieux et plein d'ambiance que le chapitre 1 : même si on n'a pas encore très bien compris qui sont et d'où viennent réellement les Ases, on se le fait expliquer assez rapidement. Les Dieux perdent ainsi leur côté impressionnant et mystérieux pour ne devenir plus que de gros bourrins en mal de combat. Et justement, le décor de ce nouveau chapitre est une Terre où le combat est porté sur toute sa surface, où les Dieux combattent les hommes, où ça explose de partout, etc... En cela, l'histoire rejoindrait presque les comics génériques avec combats de super-héros et d'hommes en armure. Et le personnage principal de ce traître aryen n'est pas non plus exceptionnel ni attachant. Quant au 3e et dernier chapitre, il est dans la continuité du 2e, et je le trouve lui aussi très moyen. Plus de mystère, beaucoup de baston, et un dénouement de l'histoire presque trop facile (et pas précisément facile à comprendre par contre). La fin n'est pas vraiment mauvaise, mais elle n'est pas du tout au niveau du début à mon goût. Il y a d'ailleurs dans ce chapitre une double page emplie de texte où l'on voit les représentants de toutes les religions humaines se réunir pour un grand cri d'amour, où ils expliquent comment ils étaient stupides de se battre entre eux auparavant, comment les Juifs aiment désormais les Musulmans comme leurs frères, comment l'Islam a pardonné aux Croisés, comment les Chrétiens ont abandonné la Croix symbole de souffrance pour retrouver le Poisson symbole des premiers Chrétiens, etc... Bref, une double page qui déborde de bons sentiments, qui dans les faits de la situation décrite dans cette histoire, pourrait effectivement passer pour réaliste, mais qui tel que présenté ici ressemble un peu à du bourrage de mou à la guimauve. En définitive, une BD que je ne regrette pas vraiment d'avoir achetée notamment pour son idée de base qui est excellente et son premier chapitre qui est très bon, mais dont les 2/3 de l'histoire m'ont relativement déçu.
Tamara
Mettre moins à cette BD me pose un problème car c'est pour mômes. Et je n'en suis plus un. Si. Je vous jure. Pour le dessin, c'est l'éternel dessin simpliste et rondouillard à qui on ne demande de toute façon pas plus. Les histoires sont mimi, optimistes, gentilles, moi ça m'agace mais je vais pas jouer mon rabat-joie et gnagnagna c'est mièvre et à caca la morale de fond et crotte le dessin. Nan, d'autant plus que certaines réflexions sont très matures pour le public visé, et très loin des clichés idiots. Un exemple d'une des histoires : "Pour l'amour, il faut un garçon et une fille" <== No comment. "Ou bien deux garçons ensembles" < == :) "Voire même deux filles ensembles" < == :):) "Car l'amour c'est comme un coffre, peu importe la combinaison, c'est le contenu qui compte" < == :):):):):) Mouais, au vu de l'avis ci-dessus j'ai rejeté un oeuil, et c'est vrai que c'est commercial mais dans le lot, celle ci se détache quand même un peu plus des autres !
Un peu de fumée bleue...
Commençons par le dessin; je l'aime bien. J'aime le trait gras et net de Pellejero. Je le trouve un peu mixte car parfois un jeu d'ombres sur les visages, les personnages et autres donnent une impression de profondeur, et en même temps, parfois dans la même case, certains objets ou personnages paraissent plats car colorisés d'une couleur unie et sans ombres. Ca m'a donné l'impression de jongler entre 2 types d'univers visuel : un univers en 2 dimensions et un univers en 3 dimensions, et je doute que cet effet soit voulu. Ceci dit, ce n'est pas très gênant et je suppose que peu de personnes l'ont remarqué. Par contre, je n'aime pas trop le choix des couleurs : je les trouve un peu trop pêtantes parfois, trop fortes, trop surréelles (beaucoup de orange, de jaune, de bleu profond, de vert...). Ceci étant dit, je trouve cette BD plutôt jolie dans son ensemble. Concernant l'histoire, c'est presque un témoignage d'une période historique et politique de la Tchécoslovaquie. Ca parle de torture, de désespoir, d'amour gâché... bref, ce n'est pas drôle. J'ai trouvé l'histoire relativement intéressante mais pas vraiment extra. Je n'ai pas vraiment su ressentir l'émotion qui doit se dégager de cette BD, je n'ai pas non plus été vraiment captivé par l'histoire. Et puis la fin m'a paru un peu... facile ? Je ne sais pas. Disons que je me serais facilement passé des 5 dernières pages. Globalement, c'est donc une BD assez jolie, malgré des couleurs que je n'aime pas trop, munie une histoire assez intéressante mais pas vraiment prenante à mon goût. PS : Et pour répondre à mon tour à Kael, pour moi, la fumée d'une cigarette est bleue quand on la laisse s'échapper de sa cigarette sans la fumer, quand on la regarde se consumer. Peut-être Laura regarde-t-elle la cigarette se consumer comme elle regarde son âme de femme amoureuse s'évanouir...
Des villes et des femmes
Note approximative : 2.5/5 Je viens de lire les 2 tomes de cette série et bon... c'est plutôt moyen. Côté dessin, Francq dessine bien. Il n'avait pas à l'époque le style plutôt moderne qu'il a pour Largo Winch (quoiqu'une belle femme dans le tome 2 soit bien dans le style de notre justicier milliardaire), son trait ressemble ici plus à celui de Hermann pour les débuts de Jeremiah (ou alors cette impression me vient peut-être de la colorisation qui est similaire et assez vieillotte). Quoiqu'il en soit, visuellement, ce sont de jolies histoires. Maintenant, concernant le scénario de ces histoires courtes, elles sont vraiment loin de casser trois pattes à une poule. Ca commence par une histoire un peu fantastique dont la chute tombe complètement à plat pour moi, puis s'ensuivent des histoires du style légendes urbaines mêlant un peu de policier et un peu d'histoire de moeurs, sans saveur ni réelle surprise à mes yeux. Elles ont l'avantage d'être relativement différentes les unes des autres, tant dans leur ville de décor que dans leurs thèmes. Mais ça se lit mais sans aucune émotion ni réelle envie. C'est... plat. Et donc malgré ce dessin sympa et le fait que ça se lise sans trop de déplaisir, je doute que cette BD marque les mémoires d'aucune manière.
Romain
Ma rencontre avec Mélaka au cours d'un festival a provoqué l'achat de ce petit album. Je dois rajouter que je pensais l'acheter un de ces quatre, donc j'en ai profité. :) Je ne suis pas d'accord avec certains qui disent : "c'est la fille de, et la nièce de, donc elle a ses entrées partout dans la BD". C'est sûr, ça aide. Mais je suis convaincu que c'est une jeune fille qui a des choses à dire, et pour l'heure, je ne trouve pas son ascension particulièrement fulgurante. Visiblement, elle préfère prendre son temps, expérimenter d'autres possiblités (comme cette double page dans Spirou qu'elle anime avec une copine). Donc halte à la polémique, et concentrons-nous sur son bouquin. Je dois dire que j'ai été touché par cette histoire (peut-être parce que j'en ai vécu une assez semblable) ; la détresse, l'horreur, la tristesse, mais aussi des hésitations assez semblables m'ont aussi traversé l'esprit. J'ai donc trouvé l'histoire poignante, et les hésitations narratives, ce côté un peu "écriture automatique" sont dictées par le sujet du récit, autobiographique. Comme l'ont remarqué mes camarades, le point noir est le dessin ; effectivement, il a un aspect bâclé (ou plutôt "débutant") qui gêne pas mal la lecture. Pas mal de style Simpson, un côté "brut" pas toujours évident à supporter.
Halloween
C'est la 3e BD de Boiscommun que je lis, et encore une fois je la trouve très proche des 2 précédentes. Toujours le même décor de ville dépeuplée sur les toits de laquelle on peut se balader, toujours les mêmes personnages de groupes de jeunes enfants des rues. Et surtout toujours le même dessin. Certains planches sont assez jolies, je l'admets (même si ce n'est pas totalement le style que je préfère), mais je dois dire que je me lasse très vite du trait de Boiscommun, et notamment des visages aux expressions exacerbées de ses personnages. Quant à l'histoire de cette courte BD, elle me fait le même effet que le dessin : relativement jolie, mais un peu courte et surtout elle ne m'atteint pas. Elle semble chargée de poésie et d'émotion, mais elle me laisse franchement froid. Ce n'est pas ma tasse de thé, quoi. Objectivement, une BD jolie et assez simple dans le scénario, mais personnellement je n'en raffole pas.
Alix
Alix, c'est une BD très particulière, déjà à cause du graphisme de Martin. Somptueux pour les décors, les habits, etc... (d'ailleurs, pas étonnant qu'il se consacre aux Odyssées d'Alix et autres clônes), il est absolument nul pour d'autres trucs (comme les femmes, toutes d'une laideur à faire pâlir) On peut aussi s'amuser à recenser les multiples occurences de l'homosexualité non assumée d'Alix dans la BD en vieillissant... Un côté très vieux Grec dans son banquet, assez sordide par moments, mais qui reflète une certaine vision des choses désormais surrannée... Je ne suis d'ailleurs pas sûr que cet aspect de la BD soit complètement sous contrôle... Cela dit, le côté énervant d'Alix ne se dément pas : le moralisateur parfait, qui ignore les fautes qu'il peut lui-même connaître (en cela, il me rappelle Buck Danny, mais c'est toute une époque de la BD qui va avec). En fait, Alix, c'est l'homme du XXe siècle avec son regard "je sais tout sur tout, et les droits de l'homme sont avec moi" qui se pose sur l'Antiquité, et qui la critique à l'aune de nos propres valeurs. Donc forcément, il est moralisateur. Il n'en demeure pas moins qu'un album comme "La Griffe Noire" a enchanté mon enfance (à l'époque où je ne percevais pas forcément tout ce qu'implique le personnage d'Alix), et récemment j'ai redécouvert "Le dernier spartiate" et "Le cheval de Troie", qui sont d'excellents opus.
Libre à jamais
Première certitude : cette série n'a pas du tout la qualité de La Guerre Eternelle. Mais surtout, même si les 2 premiers tomes peuvent être considérés comme une suite probable de la série originelle, le tome 3 bouleverse tout et n'a plus grand chose à voir. Côté dessin, le style de Marvano ici n'est pas foncièrement mauvais, mais je le trouve franchement moins chargé d'âme que celui de La Guerre Eternelle. On retrouve le même trait, comme une bonne copie de ce qu'il avait fait à l'époque, mais c'est comme si les détails étaient simplifiés, modernisés. Pour donner un exemple, la dernière planche du tome 2 rappelle la dernière planche du tome 2 de La Guerre Eternelle, mais sur un simple décor de ciel étoilé, il y a à mes yeux largement moins d'émotion que dans le même décor dans la première série. C'est difficile à exprimer mais globalement, je trouve le dessin juste bon sans plus. Ensuite, concernant l'histoire, comme je le disais, les 2 premiers tomes sont dans la même ligne de pensée que La Guerre Eternelle, même s'ils sont moins intéressants à mes yeux. Le tome 1 se passe durant la Guerre elle-même, sert d'introduction, mais à mon sens n'apporte pas grand chose à l'histoire. Le tome 2, lui, est largement dans l'esprit d'Haldeman, rappelant un peu le tome 2 de La Guerre Eternelle mais en moins fort à mes yeux, et me rappelant aussi une partie de l'histoire du livre du même auteur, La Paix Eternelle (qui malgré le titre n'a rien à voir avec La Guerre Eternelle), notamment en ce qui concerne le complot fomenté par une bande d'amis rebelles et hétéroclites contre une institution établie. Puis vient le tome 3 qui change complètement de registre pour toucher à la métaphysique, au fantastique, avec des hypothèses divines et/ou de créatures magiques poussées jusqu'au bout par Haldeman. Et franchement... c'est assez naïf, assez gros. Mais surtout, ça n'a vraiment plus rien à voir avec l'esprit de La Guerre Eternelle, plus rien à voir avec ce que j'aimais dans cette BD. Plutôt bof, quoi... J'ai lu cette série avec surtout la curiosité de savoir ce qui allait se passer après La Guerre Eternelle, j'ai trouvé que ça se lisait globalement bien, mais la fin est trop artificielle et incongrue pour moi : ça gâche un peu tout. Moyen, surtout si on s'attend à quelque chose du niveau de La Guerre Eternelle.
Hiram Lowatt & Placido
[Avis sur le tome 1] Pour une BD bizarre, c’est une BD bizarre. Les avis précédents ne sont pas très bons, mais quand j’ai vu "kafkaïen", je n’ai pas pu m’en empêcher : il fallait que je la lise ! (Je sais: :S:S) Le dessin est particulier. On ne peut certainement pas le qualifier de beau, mais je lui trouve un certain charme, et les couleurs font beaucoup. Le scénario est étrange, et ce n’est pas pour me déplaire. S’il y a certaines incohérences (certains vêtements ne se soulèvent pas, mais il y a aussi le fait que les hommes utilisent les fusils… dont les balles sont parties participer à la révolte), le sujet est intéressant : la révolte des choses, qui échouera car ces choses ne sont rien sans les hommes, puisque ce sont eux qui leur donnent vie. Par contre j’ai un peu de mal à comprendre le rôle des indiens. Une BD particulière, qui déplaira sans doute à beaucoup, mais si vous aimez les atmosphères étranges et les récits kafkaïen (je ne dois pas être la seule ;)), je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre avis.