Une hypothèse sur les meurtres de Whitechapel mais bon c'est loin d'être la chose la plus importante à la lecture de cette BD. Une fois de plus Moore nous embarque dans une magnifique comédie humaine où les personnages sont tous très intéressants : des putes opprimées à leurs souteneurs complètement libres de leurs actes, des flics complètement sectaires aux aristos bien pensants, sans oublier les francs-maçons, caste toute puissante et garante de la vertu. C'était une bien belle époque ! Et puis au niveaux des intrigues secondaires, on ne peut même plus compter les niveaux de lecture, il y a de quoi faire avec ce pavé de sang de presque 600 pages ! Et l'époque (je ne suis pas un spécialiste) a l'air parfaitement retranscrite, j'avais l'impression de me trouver à Londres en 1888. Fait sûrement dû à un long travail historique de l'auteur, à moins que ce soit le fait de la crédibilité des personnages...
Alors où est-ce que le bât blesse ?
Pourquoi 3/5 ?
Les dessins, les dessins je n'irais pas jusqu'à dire qu'ils sont pourris, mais enfin sur la longueur c'est franchement pénible. D'autant que l'histoire est assez noire et n'a donc pas besoin de cases entièrement encrées, et c'est d'autant plus dommage que le choix des angles est parfait...
Mais je conseille quand même l'achat parce que : l'histoire est passionnante (bien que l'hypothèse de l'auteur soit très discutable) et les appendices sont bienvenus. Mais à feuilleter quand même les dessins sont très, très spéciaux.
Déjà, on peut noter le coté grand luxe de cette édition : la papier est de super bonne qualité, l'impression est nickelle, les couv (avec petit relief) sont très classes. Ca à l'air de rien comme ça, mais ça fait partie des petit plus qui font plaisir :)
J'ai été étonné par le graphisme, ça fait très "manga ligne claire" :) Le résultat est vraiment excellent, et unique à ma connaissance (très limitée en ce qui concerne les mangas)
Le 1er tome m'a vraiment emballé, mais la suite deviens parfois confuse. En voulant étayer cette histoire afin qu'elle ne soit pas trop banale, l'auteur donne trop d'éléments, trop de personnalités différentes à notre schizophrène. J'ai eu un peu de mal à suivre ses différentes identités ! Heureusement, il y a un petit rappel au début de chaque tome :)
On ne peut pas repprocher à l'auteur de manquer d'ambition, mais pour le moment, ça reste un peu confus.
MPD Psycho reste cependant un bon thriller.
C'est pas la série du siècle, mais ça se laise lire sans problème : aucun défaut rédhibitoire, mais plutôt un gros manque d'ambition scénaristique.
J'avoue que c'est surtout le dessin qui m'avait attiré dans un premier temps, ensuite, le thème m'a intéressé. Nous avons là les 2 grands points fort de cette BD. Sinon, l'histoire en elle même avance sans accrocs mais sans étonner.
J'attends la suite sans réelle impatience. Cette série est un bon moment de lecture, mais l'achat peut être un peu superflu...
Le premier tome est excellent, très dynamique, dense, et prenant, mais la suite se ramolit beaucoup (trop), rendant cette histoire presque banale.
J'ai eu l'impression que tout était trop allongé pour accentuer une certaine pression, mais le résultat est un peu dfécevant, certaines longueurs rendant des passages vraiment poussifs.
pourtant, c'est plutôt sympa à lire, mais j'ai peur qu'on tourne un peu vite en rond. Il ne faudrait pas que ça s'éternise trop, ça pourrait devenir rebarbatif.
Encore une histoire de super héros (plutôt sympa, il est vrai), pourfendeur de suppots du mal (ici des nazis et un moine défroqué à tendance nihiliste), qui travaille pour les forces du bien, (les services secrets américains, section paranormal). Rien de très original donc, d'autant que Hellboy exploite très peu la voie diplomatique, préférant à celle ci l'éfficacité de son bazouka de poche et du pilon qui lui sert de main droite.
Il est vrai que je ne suis pas vraiment amateur du genre, mais je reconnais que le rythme est bon, certains personnages biens réussis. Ce qui me gène un peu, c'est la relative récurence des scénarii, avec toujours un crécendo qui laisse supposer que l'on va finir par un complot cosmico-planétaire multiuniversel de l'enfer. C'est un peu lassant comme trame.
Sinon, coté dessin, si certains sont admiratif devant le style Mignola, personnellement je ne trouve rien de transcendant ou de vraiment différent des autres séries du même genre.
Pour conclure, je dirais que ça se laisse lire sans problème avec quelques passages vraiment sympas.
Ouais, c'est bien sympa, L'Inspecteur Moroni. C'est amusant, rythmé, les dialogues sont plutôt bons, le dessin aussi. D'un tome sur l'autre, on n'a pas l'impression que l'auteur se répète. Et ça se lit tellement bien que je me suis tapé les 3 à la suite sans m'arrêter. ET je suis assez curieux de lire Shenzhen et Pyongyang maintenant.
Eh bien vous savez quoi ? Ca peut vous paraître bizarre mais malgré les qualités susmentionnées, la série ne mérite pas plus de 3/5 à mes yeux. Parce que c'est rigolo, mais sans plus ; on sourit souvent mais on ne se tord jamais de rire. C'est pas si original qu'on pourrait l'espérer, les personnages auraient même tous presque un air de déjà-vu. Ca ne laisse pas un souvenir impérissable. Bref c'est une BD avec laquelle on passe un bon moment mais qui ne suscite pas un enthousiasme délirant. Bref, comme je disais au début, c'est sympa, mais ça n'est que sympa. Pas plus.
Très particulier comme récit que celui de Peppino, papy mafieux désirant venger la mort de son fils. La narration suit un rythme irrégulier, lent par moment, plus cadencé à d’autres. Cela donne l’impression que le récit aurait pu être raccourci. Toutefois, ce procédé présente l’avantage de renforcer l’atmosphère pesant du milieu de la mafia (qui est bien décrit) et de se focaliser sur le personnage de Peppino et sur sont évolution au fil du récit.
La fin est un peu inattendue (quoique?) et conclu fort bien l'histoire.
L’ensemble se lit donc sans déplaisir et me laisse sur une bonne impression. Cependant, je reste assez hermétique au style graphique d’Igort, non pas par le côté épuré du trait, mais plus à cause du manque de précision et d’uniformité des planches.
Satisfait de l’avoir lu, je n’ai toutefois pas éprouvé le besoin d’en faire l’acquisition.
J'ai trouvé le 1er un peu limite (et limité) en fait. Le dessin n'est pas encore stabilisé, et le scénar flotte un peu vers je ne sais trop quoi.
Heureusement, le 2e tome est là pour rattraper le coup (ouf, j'ai failli regretter l'achat de ces 2 tomes !)
Vanyda a fait des progrès considérables, et j'aime vraiment le résultat, et Duprat retrouve la finesse qui le caractérise. Je suis sous le charme de ce T2 :)
Donc série à suivre... avec plaisir.
Dès les premières pages on sent qu’on entre dans une bd précieuse et délicate aux effets très minutieusement calculés; un peu le même genre d’ambiance feutrée et très proprette que l’on ressent dans les albums de Cailleaux, une espèce de classe graphique et narrative qui confine au classicisme tout en étant, dans les faits, résolument moderne. Pas de sentimentalisme déplacé ici, pas d’effets trop appuyés, pas une case ni un ligne de dialogue de trop. L’intrigue est réduite à son axe essentiel, là où d’autres nous aurait conté la même histoire en tentant en vain d’approfondir la psychologie des personnages, Götting synthétise au maximum, chaque scène peut être relue et encore relue, à chaque lecture, on pourra lui trouver un sens nouveau, remarquer un détail qui nous avait échappé. C’est joli, en même temps le fond de cette histoire est un brin trop banal, je trouve : une histoire de triangle amoureux de plus, une histoire d’amour et de jalousie qui vire au drame. L’ensemble est assez prévisible, pas au point, heureusement, de gâcher le plaisir que l’on a à lire cet album au style impeccable.
Je ne vais pas être original en disant que moi aussi j'ai lu cette série dans Tintin.
Ceci-dit, je trouve que par rapport aux autres bds que l'on retrouvait dans ce mag, les oeuvres de Ernst se détachaient souvent en nous donnant un ton différent. J'irai même plus loin en disant que si cet auteur sortait encore des bds aujourd'hui, je pense que celui-ci pourrait, s'il le veut, nous proposer des albums assez avant-gardistes.
Pour en revenir à William Lapoire, je trouve l'idée de base assez originale et plutôt loufoque. On suit les péripéties de ce personnage avec beaucoup de plaisir et c'est parfois même très marrant.
J'ai toujours eu un petit faible pour Satan avec son air faussement méchant.
Bref, une bd oubliée qui est très sympa et qui sera peut-être rééditée un jour.
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From Hell
Une hypothèse sur les meurtres de Whitechapel mais bon c'est loin d'être la chose la plus importante à la lecture de cette BD. Une fois de plus Moore nous embarque dans une magnifique comédie humaine où les personnages sont tous très intéressants : des putes opprimées à leurs souteneurs complètement libres de leurs actes, des flics complètement sectaires aux aristos bien pensants, sans oublier les francs-maçons, caste toute puissante et garante de la vertu. C'était une bien belle époque ! Et puis au niveaux des intrigues secondaires, on ne peut même plus compter les niveaux de lecture, il y a de quoi faire avec ce pavé de sang de presque 600 pages ! Et l'époque (je ne suis pas un spécialiste) a l'air parfaitement retranscrite, j'avais l'impression de me trouver à Londres en 1888. Fait sûrement dû à un long travail historique de l'auteur, à moins que ce soit le fait de la crédibilité des personnages... Alors où est-ce que le bât blesse ? Pourquoi 3/5 ? Les dessins, les dessins je n'irais pas jusqu'à dire qu'ils sont pourris, mais enfin sur la longueur c'est franchement pénible. D'autant que l'histoire est assez noire et n'a donc pas besoin de cases entièrement encrées, et c'est d'autant plus dommage que le choix des angles est parfait... Mais je conseille quand même l'achat parce que : l'histoire est passionnante (bien que l'hypothèse de l'auteur soit très discutable) et les appendices sont bienvenus. Mais à feuilleter quand même les dessins sont très, très spéciaux.
MPD-Psycho, le détective schizophrène
Déjà, on peut noter le coté grand luxe de cette édition : la papier est de super bonne qualité, l'impression est nickelle, les couv (avec petit relief) sont très classes. Ca à l'air de rien comme ça, mais ça fait partie des petit plus qui font plaisir :) J'ai été étonné par le graphisme, ça fait très "manga ligne claire" :) Le résultat est vraiment excellent, et unique à ma connaissance (très limitée en ce qui concerne les mangas) Le 1er tome m'a vraiment emballé, mais la suite deviens parfois confuse. En voulant étayer cette histoire afin qu'elle ne soit pas trop banale, l'auteur donne trop d'éléments, trop de personnalités différentes à notre schizophrène. J'ai eu un peu de mal à suivre ses différentes identités ! Heureusement, il y a un petit rappel au début de chaque tome :) On ne peut pas repprocher à l'auteur de manquer d'ambition, mais pour le moment, ça reste un peu confus. MPD Psycho reste cependant un bon thriller.
Le Maître de Peinture
C'est pas la série du siècle, mais ça se laise lire sans problème : aucun défaut rédhibitoire, mais plutôt un gros manque d'ambition scénaristique. J'avoue que c'est surtout le dessin qui m'avait attiré dans un premier temps, ensuite, le thème m'a intéressé. Nous avons là les 2 grands points fort de cette BD. Sinon, l'histoire en elle même avance sans accrocs mais sans étonner. J'attends la suite sans réelle impatience. Cette série est un bon moment de lecture, mais l'achat peut être un peu superflu...
Red Eyes
Le premier tome est excellent, très dynamique, dense, et prenant, mais la suite se ramolit beaucoup (trop), rendant cette histoire presque banale. J'ai eu l'impression que tout était trop allongé pour accentuer une certaine pression, mais le résultat est un peu dfécevant, certaines longueurs rendant des passages vraiment poussifs. pourtant, c'est plutôt sympa à lire, mais j'ai peur qu'on tourne un peu vite en rond. Il ne faudrait pas que ça s'éternise trop, ça pourrait devenir rebarbatif.
Hellboy
Encore une histoire de super héros (plutôt sympa, il est vrai), pourfendeur de suppots du mal (ici des nazis et un moine défroqué à tendance nihiliste), qui travaille pour les forces du bien, (les services secrets américains, section paranormal). Rien de très original donc, d'autant que Hellboy exploite très peu la voie diplomatique, préférant à celle ci l'éfficacité de son bazouka de poche et du pilon qui lui sert de main droite. Il est vrai que je ne suis pas vraiment amateur du genre, mais je reconnais que le rythme est bon, certains personnages biens réussis. Ce qui me gène un peu, c'est la relative récurence des scénarii, avec toujours un crécendo qui laisse supposer que l'on va finir par un complot cosmico-planétaire multiuniversel de l'enfer. C'est un peu lassant comme trame. Sinon, coté dessin, si certains sont admiratif devant le style Mignola, personnellement je ne trouve rien de transcendant ou de vraiment différent des autres séries du même genre. Pour conclure, je dirais que ça se laisse lire sans problème avec quelques passages vraiment sympas.
Inspecteur Moroni
Ouais, c'est bien sympa, L'Inspecteur Moroni. C'est amusant, rythmé, les dialogues sont plutôt bons, le dessin aussi. D'un tome sur l'autre, on n'a pas l'impression que l'auteur se répète. Et ça se lit tellement bien que je me suis tapé les 3 à la suite sans m'arrêter. ET je suis assez curieux de lire Shenzhen et Pyongyang maintenant. Eh bien vous savez quoi ? Ca peut vous paraître bizarre mais malgré les qualités susmentionnées, la série ne mérite pas plus de 3/5 à mes yeux. Parce que c'est rigolo, mais sans plus ; on sourit souvent mais on ne se tord jamais de rire. C'est pas si original qu'on pourrait l'espérer, les personnages auraient même tous presque un air de déjà-vu. Ca ne laisse pas un souvenir impérissable. Bref c'est une BD avec laquelle on passe un bon moment mais qui ne suscite pas un enthousiasme délirant. Bref, comme je disais au début, c'est sympa, mais ça n'est que sympa. Pas plus.
5 est le numéro parfait
Très particulier comme récit que celui de Peppino, papy mafieux désirant venger la mort de son fils. La narration suit un rythme irrégulier, lent par moment, plus cadencé à d’autres. Cela donne l’impression que le récit aurait pu être raccourci. Toutefois, ce procédé présente l’avantage de renforcer l’atmosphère pesant du milieu de la mafia (qui est bien décrit) et de se focaliser sur le personnage de Peppino et sur sont évolution au fil du récit. La fin est un peu inattendue (quoique?) et conclu fort bien l'histoire. L’ensemble se lit donc sans déplaisir et me laisse sur une bonne impression. Cependant, je reste assez hermétique au style graphique d’Igort, non pas par le côté épuré du trait, mais plus à cause du manque de précision et d’uniformité des planches. Satisfait de l’avoir lu, je n’ai toutefois pas éprouvé le besoin d’en faire l’acquisition.
L'Année du Dragon / de la Chèvre
J'ai trouvé le 1er un peu limite (et limité) en fait. Le dessin n'est pas encore stabilisé, et le scénar flotte un peu vers je ne sais trop quoi. Heureusement, le 2e tome est là pour rattraper le coup (ouf, j'ai failli regretter l'achat de ces 2 tomes !) Vanyda a fait des progrès considérables, et j'aime vraiment le résultat, et Duprat retrouve la finesse qui le caractérise. Je suis sous le charme de ce T2 :) Donc série à suivre... avec plaisir.
La Malle Sanderson
Dès les premières pages on sent qu’on entre dans une bd précieuse et délicate aux effets très minutieusement calculés; un peu le même genre d’ambiance feutrée et très proprette que l’on ressent dans les albums de Cailleaux, une espèce de classe graphique et narrative qui confine au classicisme tout en étant, dans les faits, résolument moderne. Pas de sentimentalisme déplacé ici, pas d’effets trop appuyés, pas une case ni un ligne de dialogue de trop. L’intrigue est réduite à son axe essentiel, là où d’autres nous aurait conté la même histoire en tentant en vain d’approfondir la psychologie des personnages, Götting synthétise au maximum, chaque scène peut être relue et encore relue, à chaque lecture, on pourra lui trouver un sens nouveau, remarquer un détail qui nous avait échappé. C’est joli, en même temps le fond de cette histoire est un brin trop banal, je trouve : une histoire de triangle amoureux de plus, une histoire d’amour et de jalousie qui vire au drame. L’ensemble est assez prévisible, pas au point, heureusement, de gâcher le plaisir que l’on a à lire cet album au style impeccable.
William Lapoire
Je ne vais pas être original en disant que moi aussi j'ai lu cette série dans Tintin. Ceci-dit, je trouve que par rapport aux autres bds que l'on retrouvait dans ce mag, les oeuvres de Ernst se détachaient souvent en nous donnant un ton différent. J'irai même plus loin en disant que si cet auteur sortait encore des bds aujourd'hui, je pense que celui-ci pourrait, s'il le veut, nous proposer des albums assez avant-gardistes. Pour en revenir à William Lapoire, je trouve l'idée de base assez originale et plutôt loufoque. On suit les péripéties de ce personnage avec beaucoup de plaisir et c'est parfois même très marrant. J'ai toujours eu un petit faible pour Satan avec son air faussement méchant. Bref, une bd oubliée qui est très sympa et qui sera peut-être rééditée un jour.