Globalement, j'ai trouvé que les deux cycles avaient le même défaut. Ils laissent entrevoir beaucoup de promesses, qui en définitive, ne sont pas réellement tenues. Je suis resté sur ma faim, même si effectivement, je ne me suis pas ennuyé à la lecture de ces aventures pleines de non sens, d'imagination et de messages intéressants. Je pourrais argumenter mon propos de mille manières, mais je préfére laisser à ceux qui ne connaissent pas la série, le soin de se faire leur propre idée sur l'ensemble. Ce que j'ajouterai juste, c'est que le graphisme de Falques est très agréable dans les 5 premiers tomes (le 6eme est nettement en dessous, je trouve...). Il participe à rendre la lecture plaisante et révèle la grande maîtrise graphique de son auteur.
Bref, une bd intéressante. A découvrir...
Mon avis balance, après avoir lu cet OVNI. Groud G. Gilbert, l'auteur, a réalisé un important travail de recherche sur le sujet. D'ailleurs, la magie subsaharienne a été le sujet de son mémoire de fin d'études. Ayant quelque talent graphique, il a décidé d'en faire une BD. Celle-ci se révèle assez intéressante, de par les informations qu'elle recèle, et aussi par la puissance que dégagent certaines cases. L'effet principal cadre donc avec les intentions. Par contre, le dessin, dans sa grande majorité, est quand même relativement peu maîtrisé, de même que la narration, assez hachée, destructurée, ce qui rend la compréhension linéaire plutôt ardue. On a parfois du mal à comprendre ce qui se passe, qui parle à qui, etc.
L'un des albums les moins connus de Moebius. Mais pourtant il est intéressant à plusieurs titres. D'abord à cause de la longue préface où l'auteur raconte la génèse de ses histoires, sa rencontre avec Dan o'Bannon (créateur d'Alien), ou sa collaboration - ratée - avec Druillet. Moebius y fait preuve de pas mal d'honnêteté sur son travail, parfois sans mâcher ses mots. Ca change.
Mais ses histoires ne sont pas toutes mauvaises, loin de là. Certaines, dont celles qui donne son nom au recueil, sont plutôt bâclées, simplifiées... d'autres, reflets des préoccupations écologistes et anti-nucléaires de l'auteur, sont plus travaillées, recelant même des parcelles d'âme.
Le dessin de Moebius est souvent bon, même si gâché parfois par des couleurs très "années 70-80".
A découvrir, pour les fans essentiellement.
Pourquoi plus une bd marche, moins ses auteurs font d'efforts pour se renouveler ?
Comme apparemment la majorité des avis, j'ai vraiment apprécié les premiers tomes de la série... mais on commence à tourner en rond, ça devient très quelconque et sans surprise : "Je suis beau, je suis riche, intelligent (...), je m'appelle Largo, et soyez sûr que je gagne à tous les coups!".
Le dessin et le scénario sont malgré tout efficaces, mais le tout manque de piquant et les derniers tomes m'ont ennuyés fermes.
Les 8 premiers tomes sont à lire, les autres ne sont pas indispensables dans votre BDTheque.
Bon, je l'avoue, je prends un certain plaisir à dénicher ces vieux mangas de chez Casterman ou Glénat, désormais presque complètement inconnus.
En l'occurence, un one shot scénarisé par Katsuhiro Otomo, il y avait de quoi avoir l'eau à la bouche, d'autant plus qu'il a donné lieu à un anime assez connu, Roujin Z. L'histoire commence bien, avec une proposition pour faire face au problème du nombre grandissant de personnes âgées en besoin constant de soins : un lit robotisé, ordinatorisé et complètement autonome, à même de faire face à toute situation. Sauf que l'aspect humain est complètement gommé. Le cobaye qui subit ce test donc, se révolte... et son lit avec. Car en fait de lit, c'est un robot évolutif, qui peut se modifier de façon presque organique, intégrer d'autres matériaux, bref un blob robotique.
Jusque là c'est plutôt bien traité. L'opposition chaleur humaine / froideur robotique (et au-delà, d'un sytème très peu humain que l'on veut mettre en place), quoique très classique et criticable, fonctionne, et les personnages sont plutôt attachants (aaah, le vieux hacker, ça c'est un beau portrait !). Le problème, c'est que tout cela perd rapidement en "profondeur" pour ne plus garder que le côté superficiel de la chose, et on en vient à... deux robots qui se tapent sur la gueule. :(
Tout ça pour ça, c'est un peu dommage. Alors même si l'album n'est pas déplaisant, ne pas le lire n'est pas une grosse perte.
Me voilà bien embêté pour dire quelque chose sur cet album... Les différentes histoires qui le composent sont en effet très particulières, montrant des Tranches de vie et finissant donc souvent en queue de poisson, laissant une sensation d'inachevé, d'interrompu, parfois tout simplement frustrante. En plus les aubergines ne sont qu'un prétexte, la plupart du temps complètement anecdotique (on est donc bien loin d'une quelconque unité).
Malgré cela, le graphisme est vraiment très séduisant et la narration très adaptée aux situations relatées. Je ne regrette donc pas son achat, mais je peux difficilement le conseiller, sauf si vous êtes féru du genre. :o|
Petit mot sur les albums de la collection Saka : grand format (15 x 21 cm), assez lourd, avec jaquette, et couverture de l'album d'un bleu intense. Papier, impression et adaptation de bonne qualité. Par contre on a parfois un peu de mal à savoir qui dit quoi, du fait d'une orientation particulière des bulles.
Une série qui commence bien. Chaque tome peut se lire indépendamment, il n'est donc pas obligatoire lire toute la série, ce qui m'arrange car je trouve que le niveau chute entre le tome 3 et 4.
Du tome 1 au tome 3, le dessin de François Dermaut est net, précis et bien foutu. Les couleurs sont plutôt bonnes. Et même si les décors sont à mes yeux mieux réussis que les personnages, je trouve que le dessin est bon.
Mais Joëlle Savey prend le relais à partir du tome 4 et là, je n'aime plus du tout. Les visages sont changeants et méconnaissables, les anatomies des personnages sont bizarres et souvent écrasées, le trait devient gras et brouillon à mes yeux. Bref, visuellement, la série n'a plus du tout le même aspect et je n'aime plus du tout.
Et en fait, le scénario a suivi la même voie également.
Chaque tome reprend à peu près la même trame d'intrigue : à chaque fois, il s'est passé quelque chose de mystérieux des années plus tôt dans une région dans laquelle Toussaint, le héros, arrive (le mystère en question porte souvent sur d'anciennes histoires d'amours, d'amitiés trahies, de violences oubliées...) et Toussaint va servir de catalyseur pour dénouer le mystère et dévoiler la vérité sur ces faits passés. Cette trame n'est pas mauvaise mais devient assez répétitive quand à chaque tome, on retrouve vraiment presque toujours la même forme d'histoire.
Les deux premiers tomes sont bien. Le décor historique est original et bien fait, on plonge vraiment dans la campagne française de la fin du 19e siècle. les histoires sont assez prenantes voire même assez touchantes. Bref, les deux premiers albums sont de bonne qualité.
Le tome 3 est déjà moins prenant. La trame répétitive de l'histoire commence à lasser et l'histoire de ce tome m'a largement moins plu que les précédents albums.
Mais c'est surtout au tome 4 que j'ai complètement décroché. Déjà le nouveau dessin gâche une grosse partie de la qualité de l'album, mais en plus j'ai trouvé l'histoire franchement mauvaise : incohérences, facilités scénaristiques, manque d'originalité, inintérêt, etc... Bref, un tome 4 largement moins bon que les précédents et qui m'a fait abandonner aussi sec la série.
Lisez les 2 premiers tomes, ou le 3 à la rigueur, mais personnellement, je vous conseille de vous arrêter là.
Hummmmmmmmmm, pour l'instant je n'ai lu que trois tomes mais j'avoue avoir bien aimé.
C'est lourdingue, bête et humour très "caca pipi petites culottes et filles sous la douche " et ça va sûrement me barber au 10e tome (je suis endurant), mais pour l'instant je ne dissimulerais pas que j'ai bien rigolé avec cet abruti d'Onizuka.
En plus je trouve que le faire devenir prof est une idée assez bien trouvée qui laisse le champ à pas mal de trouvailles marrantes (et surtout on meurt d'impatience qu'il foute une raclée à ses élèves qui le prennent pour un con alors qu'il est super balèze...)
Bon, on va lire la suite et je crois que la note risque de baisser !
:'(
Une hypothèse sur les meurtres de Whitechapel mais bon c'est loin d'être la chose la plus importante à la lecture de cette BD. Une fois de plus Moore nous embarque dans une magnifique comédie humaine où les personnages sont tous très intéressants : des putes opprimées à leurs souteneurs complètement libres de leurs actes, des flics complètement sectaires aux aristos bien pensants, sans oublier les francs-maçons, caste toute puissante et garante de la vertu. C'était une bien belle époque ! Et puis au niveaux des intrigues secondaires, on ne peut même plus compter les niveaux de lecture, il y a de quoi faire avec ce pavé de sang de presque 600 pages ! Et l'époque (je ne suis pas un spécialiste) a l'air parfaitement retranscrite, j'avais l'impression de me trouver à Londres en 1888. Fait sûrement dû à un long travail historique de l'auteur, à moins que ce soit le fait de la crédibilité des personnages...
Alors où est-ce que le bât blesse ?
Pourquoi 3/5 ?
Les dessins, les dessins je n'irais pas jusqu'à dire qu'ils sont pourris, mais enfin sur la longueur c'est franchement pénible. D'autant que l'histoire est assez noire et n'a donc pas besoin de cases entièrement encrées, et c'est d'autant plus dommage que le choix des angles est parfait...
Mais je conseille quand même l'achat parce que : l'histoire est passionnante (bien que l'hypothèse de l'auteur soit très discutable) et les appendices sont bienvenus. Mais à feuilleter quand même les dessins sont très, très spéciaux.
Déjà, on peut noter le coté grand luxe de cette édition : la papier est de super bonne qualité, l'impression est nickelle, les couv (avec petit relief) sont très classes. Ca à l'air de rien comme ça, mais ça fait partie des petit plus qui font plaisir :)
J'ai été étonné par le graphisme, ça fait très "manga ligne claire" :) Le résultat est vraiment excellent, et unique à ma connaissance (très limitée en ce qui concerne les mangas)
Le 1er tome m'a vraiment emballé, mais la suite deviens parfois confuse. En voulant étayer cette histoire afin qu'elle ne soit pas trop banale, l'auteur donne trop d'éléments, trop de personnalités différentes à notre schizophrène. J'ai eu un peu de mal à suivre ses différentes identités ! Heureusement, il y a un petit rappel au début de chaque tome :)
On ne peut pas repprocher à l'auteur de manquer d'ambition, mais pour le moment, ça reste un peu confus.
MPD Psycho reste cependant un bon thriller.
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Le Fond du Monde
Globalement, j'ai trouvé que les deux cycles avaient le même défaut. Ils laissent entrevoir beaucoup de promesses, qui en définitive, ne sont pas réellement tenues. Je suis resté sur ma faim, même si effectivement, je ne me suis pas ennuyé à la lecture de ces aventures pleines de non sens, d'imagination et de messages intéressants. Je pourrais argumenter mon propos de mille manières, mais je préfére laisser à ceux qui ne connaissent pas la série, le soin de se faire leur propre idée sur l'ensemble. Ce que j'ajouterai juste, c'est que le graphisme de Falques est très agréable dans les 5 premiers tomes (le 6eme est nettement en dessous, je trouve...). Il participe à rendre la lecture plaisante et révèle la grande maîtrise graphique de son auteur. Bref, une bd intéressante. A découvrir...
Magie Noire
Mon avis balance, après avoir lu cet OVNI. Groud G. Gilbert, l'auteur, a réalisé un important travail de recherche sur le sujet. D'ailleurs, la magie subsaharienne a été le sujet de son mémoire de fin d'études. Ayant quelque talent graphique, il a décidé d'en faire une BD. Celle-ci se révèle assez intéressante, de par les informations qu'elle recèle, et aussi par la puissance que dégagent certaines cases. L'effet principal cadre donc avec les intentions. Par contre, le dessin, dans sa grande majorité, est quand même relativement peu maîtrisé, de même que la narration, assez hachée, destructurée, ce qui rend la compréhension linéaire plutôt ardue. On a parfois du mal à comprendre ce qui se passe, qui parle à qui, etc.
The Long Tomorrow
L'un des albums les moins connus de Moebius. Mais pourtant il est intéressant à plusieurs titres. D'abord à cause de la longue préface où l'auteur raconte la génèse de ses histoires, sa rencontre avec Dan o'Bannon (créateur d'Alien), ou sa collaboration - ratée - avec Druillet. Moebius y fait preuve de pas mal d'honnêteté sur son travail, parfois sans mâcher ses mots. Ca change. Mais ses histoires ne sont pas toutes mauvaises, loin de là. Certaines, dont celles qui donne son nom au recueil, sont plutôt bâclées, simplifiées... d'autres, reflets des préoccupations écologistes et anti-nucléaires de l'auteur, sont plus travaillées, recelant même des parcelles d'âme. Le dessin de Moebius est souvent bon, même si gâché parfois par des couleurs très "années 70-80". A découvrir, pour les fans essentiellement.
Largo Winch
Pourquoi plus une bd marche, moins ses auteurs font d'efforts pour se renouveler ? Comme apparemment la majorité des avis, j'ai vraiment apprécié les premiers tomes de la série... mais on commence à tourner en rond, ça devient très quelconque et sans surprise : "Je suis beau, je suis riche, intelligent (...), je m'appelle Largo, et soyez sûr que je gagne à tous les coups!". Le dessin et le scénario sont malgré tout efficaces, mais le tout manque de piquant et les derniers tomes m'ont ennuyés fermes. Les 8 premiers tomes sont à lire, les autres ne sont pas indispensables dans votre BDTheque.
Zed
Bon, je l'avoue, je prends un certain plaisir à dénicher ces vieux mangas de chez Casterman ou Glénat, désormais presque complètement inconnus. En l'occurence, un one shot scénarisé par Katsuhiro Otomo, il y avait de quoi avoir l'eau à la bouche, d'autant plus qu'il a donné lieu à un anime assez connu, Roujin Z. L'histoire commence bien, avec une proposition pour faire face au problème du nombre grandissant de personnes âgées en besoin constant de soins : un lit robotisé, ordinatorisé et complètement autonome, à même de faire face à toute situation. Sauf que l'aspect humain est complètement gommé. Le cobaye qui subit ce test donc, se révolte... et son lit avec. Car en fait de lit, c'est un robot évolutif, qui peut se modifier de façon presque organique, intégrer d'autres matériaux, bref un blob robotique. Jusque là c'est plutôt bien traité. L'opposition chaleur humaine / froideur robotique (et au-delà, d'un sytème très peu humain que l'on veut mettre en place), quoique très classique et criticable, fonctionne, et les personnages sont plutôt attachants (aaah, le vieux hacker, ça c'est un beau portrait !). Le problème, c'est que tout cela perd rapidement en "profondeur" pour ne plus garder que le côté superficiel de la chose, et on en vient à... deux robots qui se tapent sur la gueule. :( Tout ça pour ça, c'est un peu dommage. Alors même si l'album n'est pas déplaisant, ne pas le lire n'est pas une grosse perte.
Un été andalou... et autres aubergines
Me voilà bien embêté pour dire quelque chose sur cet album... Les différentes histoires qui le composent sont en effet très particulières, montrant des Tranches de vie et finissant donc souvent en queue de poisson, laissant une sensation d'inachevé, d'interrompu, parfois tout simplement frustrante. En plus les aubergines ne sont qu'un prétexte, la plupart du temps complètement anecdotique (on est donc bien loin d'une quelconque unité). Malgré cela, le graphisme est vraiment très séduisant et la narration très adaptée aux situations relatées. Je ne regrette donc pas son achat, mais je peux difficilement le conseiller, sauf si vous êtes féru du genre. :o| Petit mot sur les albums de la collection Saka : grand format (15 x 21 cm), assez lourd, avec jaquette, et couverture de l'album d'un bleu intense. Papier, impression et adaptation de bonne qualité. Par contre on a parfois un peu de mal à savoir qui dit quoi, du fait d'une orientation particulière des bulles.
Souvenirs de Toussaint
Une série qui commence bien. Chaque tome peut se lire indépendamment, il n'est donc pas obligatoire lire toute la série, ce qui m'arrange car je trouve que le niveau chute entre le tome 3 et 4. Du tome 1 au tome 3, le dessin de François Dermaut est net, précis et bien foutu. Les couleurs sont plutôt bonnes. Et même si les décors sont à mes yeux mieux réussis que les personnages, je trouve que le dessin est bon. Mais Joëlle Savey prend le relais à partir du tome 4 et là, je n'aime plus du tout. Les visages sont changeants et méconnaissables, les anatomies des personnages sont bizarres et souvent écrasées, le trait devient gras et brouillon à mes yeux. Bref, visuellement, la série n'a plus du tout le même aspect et je n'aime plus du tout. Et en fait, le scénario a suivi la même voie également. Chaque tome reprend à peu près la même trame d'intrigue : à chaque fois, il s'est passé quelque chose de mystérieux des années plus tôt dans une région dans laquelle Toussaint, le héros, arrive (le mystère en question porte souvent sur d'anciennes histoires d'amours, d'amitiés trahies, de violences oubliées...) et Toussaint va servir de catalyseur pour dénouer le mystère et dévoiler la vérité sur ces faits passés. Cette trame n'est pas mauvaise mais devient assez répétitive quand à chaque tome, on retrouve vraiment presque toujours la même forme d'histoire. Les deux premiers tomes sont bien. Le décor historique est original et bien fait, on plonge vraiment dans la campagne française de la fin du 19e siècle. les histoires sont assez prenantes voire même assez touchantes. Bref, les deux premiers albums sont de bonne qualité. Le tome 3 est déjà moins prenant. La trame répétitive de l'histoire commence à lasser et l'histoire de ce tome m'a largement moins plu que les précédents albums. Mais c'est surtout au tome 4 que j'ai complètement décroché. Déjà le nouveau dessin gâche une grosse partie de la qualité de l'album, mais en plus j'ai trouvé l'histoire franchement mauvaise : incohérences, facilités scénaristiques, manque d'originalité, inintérêt, etc... Bref, un tome 4 largement moins bon que les précédents et qui m'a fait abandonner aussi sec la série. Lisez les 2 premiers tomes, ou le 3 à la rigueur, mais personnellement, je vous conseille de vous arrêter là.
GTO - Great Teacher Onizuka
Hummmmmmmmmm, pour l'instant je n'ai lu que trois tomes mais j'avoue avoir bien aimé. C'est lourdingue, bête et humour très "caca pipi petites culottes et filles sous la douche " et ça va sûrement me barber au 10e tome (je suis endurant), mais pour l'instant je ne dissimulerais pas que j'ai bien rigolé avec cet abruti d'Onizuka. En plus je trouve que le faire devenir prof est une idée assez bien trouvée qui laisse le champ à pas mal de trouvailles marrantes (et surtout on meurt d'impatience qu'il foute une raclée à ses élèves qui le prennent pour un con alors qu'il est super balèze...) Bon, on va lire la suite et je crois que la note risque de baisser ! :'(
From Hell
Une hypothèse sur les meurtres de Whitechapel mais bon c'est loin d'être la chose la plus importante à la lecture de cette BD. Une fois de plus Moore nous embarque dans une magnifique comédie humaine où les personnages sont tous très intéressants : des putes opprimées à leurs souteneurs complètement libres de leurs actes, des flics complètement sectaires aux aristos bien pensants, sans oublier les francs-maçons, caste toute puissante et garante de la vertu. C'était une bien belle époque ! Et puis au niveaux des intrigues secondaires, on ne peut même plus compter les niveaux de lecture, il y a de quoi faire avec ce pavé de sang de presque 600 pages ! Et l'époque (je ne suis pas un spécialiste) a l'air parfaitement retranscrite, j'avais l'impression de me trouver à Londres en 1888. Fait sûrement dû à un long travail historique de l'auteur, à moins que ce soit le fait de la crédibilité des personnages... Alors où est-ce que le bât blesse ? Pourquoi 3/5 ? Les dessins, les dessins je n'irais pas jusqu'à dire qu'ils sont pourris, mais enfin sur la longueur c'est franchement pénible. D'autant que l'histoire est assez noire et n'a donc pas besoin de cases entièrement encrées, et c'est d'autant plus dommage que le choix des angles est parfait... Mais je conseille quand même l'achat parce que : l'histoire est passionnante (bien que l'hypothèse de l'auteur soit très discutable) et les appendices sont bienvenus. Mais à feuilleter quand même les dessins sont très, très spéciaux.
MPD-Psycho, le détective schizophrène
Déjà, on peut noter le coté grand luxe de cette édition : la papier est de super bonne qualité, l'impression est nickelle, les couv (avec petit relief) sont très classes. Ca à l'air de rien comme ça, mais ça fait partie des petit plus qui font plaisir :) J'ai été étonné par le graphisme, ça fait très "manga ligne claire" :) Le résultat est vraiment excellent, et unique à ma connaissance (très limitée en ce qui concerne les mangas) Le 1er tome m'a vraiment emballé, mais la suite deviens parfois confuse. En voulant étayer cette histoire afin qu'elle ne soit pas trop banale, l'auteur donne trop d'éléments, trop de personnalités différentes à notre schizophrène. J'ai eu un peu de mal à suivre ses différentes identités ! Heureusement, il y a un petit rappel au début de chaque tome :) On ne peut pas repprocher à l'auteur de manquer d'ambition, mais pour le moment, ça reste un peu confus. MPD Psycho reste cependant un bon thriller.