5 est le numéro parfait

Note: 3.29/5
(3.29/5 pour 14 avis)

La mafia, revue et corrigée par le regard décalé d'Igort


Auteurs Italiens Bichromie Ecritures Gangsters Italie

Peppino lo Cicero est un mafioso à la retraite. Autrefois redouté, il coule à présent des jours tranquilles, qu’il passe entre la pêche, la cuisine et la couture. Peppino vit avec son fils Nino, également mafioso. Appelé un soir pour remplir un contrat, Nino ne rentre pas. Son père comprend que son fils a été tué à la suite d’une trahison et il déclenche alors une véritable vendetta. Igort signe avec Cinq est le numéro parfait un récit plein de couleurs et de suspense. En utilisant sa connaissance de la mafia, il dépeint sentiments et travers humains avec sensibilité et tolérance.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Novembre 2002
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série 5 est le numéro parfait
Les notes (14)
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10/01/2003 | ArzaK
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Par Ems
Note: 3/5

"5 est le numéro parfait" est une BD étonnante et plaisante. On suit un tueur qui va sortir de sa retraite pour venger son fils assassiné. La psychologie des personnages est poussée et l'auteur prend le temps de bien développer le récit. L'histoire avance tranquillement et proprement. Le final est très réussi et clôt à merveille cette vendetta mafieuse. Le dessin en bichromie est original et assez agréable. Il est basique mais tire sa force dans la mise en page très libre. Le scénario n'est pas linéaire et ne se repose pas sur des clichés. Il a sa propre logique très réaliste. A lire pour les amateurs de policiers / thrillers. Note finale : 3.5/5

25/04/2010 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
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Une BD qui mélange histoire mafieuse et récit intimiste, et qui comme Le Tueur nous invite à faire la connaissance d’un criminel, à nous attacher à ce personnage pourtant détestable, et à comprendre ce qui le pousse à être ce qu’il est. Le portrait psychologique est assez poussé, et certains passages sont vraiment touchants (notamment la toute première scène entre le papa et le fils). Alors certes l’histoire tire un peu en longueur et l’intrigue n’est pas vraiment originale (il s’agit d’une bête histoire de règlement de compte). Non, l’originalité du récit se trouve vraiment dans le coté psychologique. Le dessin et la narration sont intéressants et contiennent de nombreuses trouvailles originales (passages un peu oniriques, symbolisme) qui donnent un certain cachet à l’ensemble. Pour la note je n’irai pas jusqu’à dire que « 5 est le numéro parfait » ;) mais j’ai passé un excellent moment de lecture, donc hop, 4/5 !

03/06/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
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L'idée de départ et certains moments sont bons, mais le reste... J'avais l'impression que l'auteur étirait son scénario aussi longtemps qu'il pouvait. Plusieurs passages sont des scènes d'action muettes qui sont très mal dessinées. Quant à l'histoire de règlement de compte, j'avais l'impression de lire du réchauffé. C'est toujours comme ça dans les histoires sur la mafia et j'aimerais bien un peu de nouveauté.

05/05/2008 (MAJ le 05/05/2008) (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5

Igort signe ici un récit en noir, blanc et bleu bourré de suspense et de talent. L'auteur est passé maître dans l'art de jouer avec le caractère de ses personnages. Rien n'est jamais tranché. L'être humain ne sera jamais englouti par le boulot, quel qu'il soit. Igort maîtrise l'univers qu'il traduit par un trait très personnel. Au noir et blanc classique, il ajoute une teinte de bleu qui transforme l'ensemble, lui donne une autre dimension. Mais "l'univers" ainsi conçu ne s'enrichit pas seulement d'une couleur. En élargissant sa palette, il gonfle également ses possibilités graphiques qui sont déjà -et naturellement- assez vastes. Personnellement, Igort révolutionne gentiment -et dans son style- la BD dite européenne en la teintant d'une approche cinématographique puissante et d'un découpage comme on peut en trouver chez les grands auteurs américains ; et ce sans jamais perdre de vue que la lisibilité de son oeuvre doit demeurer un axe essentiel. Une vraiment bonne découverte personnelle. Je conseille.

11/01/2007 (modifier)
Par Téo
Note: 2/5

Le quatrième de couverture fait état d'une BD exceptionnelle, apparentée au story board, d'une nouvelle vague et d'une innovation quant au traitement graphique. Bien, mis à part ce panégyrique que reste-il à mon goût et à mes yeux… ? Un ensemble fade. Le bleu encre délavée appuyant cette impression. Le lieu : Naples. Il faut le deviner. Cela aurait pu être dans toute autre ville imaginaire puisqu'il n’y a pas à mon souvenir de plan d’ensemble. Pour les indications c’est assez simple il suffit de lire les publicités. L’histoire : vendetta napolitaine qu’engage Pepinno, mouais... La Camorra est un sujet bien trop sérieux et bien plus complexe qu’une « piccola storia » de vengeance Père-Fils entre deux familles mafieuses. Intrigue : Tellement simple de faire sortir de son repère l’un des tontons de la mafia. Ah et puis, la nana, adolescente, qui sort d’on ne sait où, pour sûr là il y a de l’intrigue… Moralité : le quatrième de couverture fait état d’une bonne publicité.

31/12/2006 (modifier)
Par elveen
Note: 4/5

C’est... spécial ! Spécial, par les dessins d’Igort, qui sortent de l’ordinaire. Il y a une recherche graphique qui n’est pas pour me déplaire, et si je n’aime pas du tout certains dessins, il y en a d’autres que j’ai vraiment appréciés. Spécial par la couleur: un album tout en bleu. Spécial par le scénario: l’histoire d’un homme de main de la mafia, qui est devenu un vieil homme et qui va soudain "revivre". Il va se démener, il va tout chambouler... Il semble en fait courir après quelque chose de vain. Et je crois que c’est surtout ça qui m’a plu dans 5 est le numéro parfait: la sensibilité du personnage et le fait que cet album me donne à réfléchir sur la vie.

12/10/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
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J'avoue que je n'ai lu cet album que parce qu'il était dans les immanquables à un moment donné, et que ma soif de lire me pousse à essayer des albums vers lesquels je n'irais pas naturellement... Ne m'arrêtant pas à la première impresion laissée par la couverture (que je trouve extrêmement laide), je me suis plongé dans sa lecture dans les conditions optimales (musique douce, dans le bain, avec de l'alcool et une vahiné pour me masser... mais je m'égare). En bref, j'ai lu cet album avec un ennui grandissant. Certes, le parcours psychique de Peppino est intéressant, ce revirement teinté de repentance est plutôt bien vu, dans une société napolitaine littéralement étouffée par la Camorra. Mais les histoires de vengeance mafieuses, ça m'a toujours laissé froid. En plus, quand le dessin est truffé d'approximations et de taches, je finis par décrocher quelque peu. Alors, c'est vrai que l'auteur a des idées de mise en scène assez intéressantes, c'est vrai aussi que sa destructuration de la case peut surprendre dans le bon sens du terme. Mais ça n'a pas relevé mon niveau d'intérêt. Même avec l'adoubement de certains ténors de la "nouvelle BD" (ou BD underground, si vous voulez), je n'ai pas vu les qualités inhérentes à l'album ; surtout que celui-ci est assez classique dans son déroulement, avec une fin qui tire en longueur...

05/10/2004 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
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Très particulier comme récit que celui de Peppino, papy mafieux désirant venger la mort de son fils. La narration suit un rythme irrégulier, lent par moment, plus cadencé à d’autres. Cela donne l’impression que le récit aurait pu être raccourci. Toutefois, ce procédé présente l’avantage de renforcer l’atmosphère pesant du milieu de la mafia (qui est bien décrit) et de se focaliser sur le personnage de Peppino et sur sont évolution au fil du récit. La fin est un peu inattendue (quoique?) et conclu fort bien l'histoire. L’ensemble se lit donc sans déplaisir et me laisse sur une bonne impression. Cependant, je reste assez hermétique au style graphique d’Igort, non pas par le côté épuré du trait, mais plus à cause du manque de précision et d’uniformité des planches. Satisfait de l’avoir lu, je n’ai toutefois pas éprouvé le besoin d’en faire l’acquisition.

28/09/2004 (modifier)
Par Pacman
Note: 3/5

Une bd qui oscille entre le récit intimiste et les règlements de comptes de la mafia. C'est l'histoire d'un gangster qui va découvrir sur le tard qui il est vraiment. C'est bien raconté, bien dessiné également. Encore qu'il faille aimer le style relativement épuré, en noir et blanc avec des nuances de bleu. Un style qui n'est pas sans rappeler celui de Seth, encore que je ne sais pas lequel des deux auteurs l'a crée. Globalement satisfaisant, bien qu'on ait du mal à compatir aux malheurs d'un tueur de la mafia.

10/07/2004 (modifier)
Par Tony Ross
Note: 4/5

- "Pourquoi t'achètes un truc aussi moche?" Voilà ce que m'ont demandé les trois quarts des types à qui j'ai montré l'album. - "Quoi? Tu rigoles! c'est trop beau!" Et voilà ce que je leur ai répondu. Non, sans déconner, c'est fabuleux à feuilleter un album comme ça. Les couleurs bleutées donnent un certain relief hyper-agréable à l'oeuvre, quant à la mise en page, des cases sans bordure, des dessins sur toute une page, des gros plans sur des objets apparement inutiles, ... Je trouve ça génial. C'est d'une tout autre classe que les BD que l'on lit habituellement. Et c'est peut-être ça qui nous gêne. Mais moi, j'adore. Les personnages sont géniaux, en blanc sur un décor bleu, bref, rien à ajouter sur le design. Le scénario, maintenant. J'avoue que j'ai jamais été fan des histoires de mafieux. Ni en BD, ni au cinéma. Néanmoins, là, je reste un peu sur le c**! C'est vrai, quoi! Vous en connaissez beaucoup, vous, des histoires qui mélangent aussi habilement l'action, le drame, la religion, l'amour,... Moi pas. Malgré tout, je trouve que certaines scènes tirent un peu en longueur et que la fin est franchement moyenne. Sinon, les textes sont divins. Poétiques, intelligents,... Bref, divins, quoi. Donc très bonne BD (un peu chère), qui vaut largement le coup d'y jeter un coup d'oeil, ne serait-ce que pour le design. Bravo Igort. Bravo et merci.

24/07/2003 (modifier)