Je serai plus mitigé que ThePat sur les qualités de cet album. Pas de doute, on est dans du manga mature, loin du Shojo guimauve à deux balles. Mais cette stylisation extrême qui consiste à ne dessiner pratiquement que les personnages sur des fonds blancs et des décors sans aucune trame, je trouve que ça devient vite visuellement monotone sur 200 pages.
Comme le dit Thepat, les deux personnages principaux se ressemblent beaucoup, c’est même plus compliqué que cela puisqu'au début, si on les différencie par une nuance de coupe de cheveux (une les a un tout petit peu plus long que l’autre), plus on avance dans l’album, moins cela devient simple : l’une d’elles (celle qui avait justement les cheveux un peu plus longs) se les coupe au milieu de l’album, et ceux de celle qui les avait courts continuent de pousser, si bien qu’à la fin de l’album, leur situation « capillaire » est strictement inverse de celle du début. C’est voulu ? Certainement, il y a l’idée qu’une a remplacé l’autre, que les rôles se sont d’une certaine manière inversés…
Au-delà de ces considérations, c’est sûr qu’en terme de découpage, de mise en scène et au niveau de la subtilité des sentiments évoqués, cela reste un manga de facture peu commune.
A l'image d'un Mister O, "Le gardien de la tour" est obligatoirement un peu redondant, de par son scénario et son dessin minimaliste. Si l'on n'est effectivement jamais mort de rire, force est de reconnaître que la quasi-totalité des gags marchent pourtant plutôt bien et se lisent avec plaisir, surtout pour quelqu'un comme moi appréciant cet humour relativement absurde. Plaisant donc, sans être transcendant.
Ce one shot est troublant tant il est finement mené.
Oui, on sait d’avance comment ça va finir, tous les éléments avancés nous font aller dans ce sens sans en douter une seconde, et pouf pouf, on s’est planté. Ca agace un peu, mais finalement, c’est plutôt une bonne chose, tout aurait été bien trop simple. Et justement non, rien n'est simple, loin de là, tout en restant très crédible.
Par contre, je regrette un peu le côté un peu exagéré de l’attitude de cette femme qui découvre les USA, c’est trop caricatural… mais finalement pas si gênant.
Le dessin ne m’a pas plu particulièrement, mais j’ai été agréablement surpris par les découpage et la mise en scène générale. Cet auteur a un vrai talent.
Attention, cet album peut tout à fait paraître insipide à certains.
C'est bien ça, je trouve!
Je préfère clairement "Gaston", c'est clair, mais j'aime bien cette série quand même ! On ne se marre pas franchement mais on sourit, on s'amuse, et pis le dessin de Franquin... franchement, c'est beau.
Après, cette bd vieillit assez mal je trouve. Pour le moment, elle a comme un petit charme désuet, pas déplaisant, mais j'ai peur pour l'avenir...
En attendant c'est une série très sympa ! :)
Voici une bd qui oscille entre le "bof, sans plus" et le "pas mal". Les 3 étoiles sont sans doute galvaudées mais cette série mérite plus que 2 à mes yeux. Le dessin est sympa et assez expressif. En ce qui me concerne, j’apprécie assez. Les couleurs sont vives mais pas tape à l’œil, avec des aplats qui collent bien à l’esprit de la bd. Contrairement à Ro, je n’ai pas remarqué une telle évolution des dessins au fil des tomes. Je les trouve très corrects dès le début. Concernant les gags en une planche, on sourit bien plus qu’on ne rit, avec des références culturelles et filmographiques nombreuses. Cette lecture fait passer un moment paisible avec des personnages plutôt bien trouvés. J’ai parfois eu l’impression que la bande à Zip est un mélange de la bande à Titeuf et de celle à Kid Paddle.
A lire pour s’aérer l’esprit mais l’achat ne s’impose sans doute pas. Ceci dit, je ne le regrette pas non plus. :)
Un premier album plein de poésie, rempli de quelques idées graphiques et narratives plutôt bien trouvées, mais qui manque toute de même de maîtrise. Le dessin oscille entre le magnifique et le pas très bon et certains enchainements narratifs sont un peu tirés par les cheveux. Je suis ressorti de l'album avec la sensation que le tout manquait de cohérence et cela malgré son indéniable originalité.
Une question se pose : pourquoi faire venir Hemingway pour une simple scéance de pêche ? La réelle utilité de cette référence m'a échappé...
J’aurais presque envie de mettre 4 étoiles à ce sympathique road-movie, s’il ne sentait pas autant le déjà-vu. Et puis, il faut dire que dans mon cœur de bédéphile, on reste ici loin derrière une œuvre comme « L’autoroute du soleil ». J’ai tout de même passé un chouette moment à lire cette bd espagnole qui dresse le portrait particulièrement saisissant d’un baroudeur loser aussi touchant que pathétique. Le dessin est un peu jeune. Vivant, mais parfois un peu maladroit dans les scènes d’action. Ce n’est pas la bd de l’année mais c’est à découvrir.
Voilà le type même d’album qu’il est difficile de juger. Un premier tome qui met l’eau à la bouche mais ne situe pas clairement la direction que veulent prendre les auteurs. Ca commence par une rencontre entre un jeune pincé distingué et un gros tendre un peu pleurnichard, une amitié naît, ils continuent leur route ensemble. Jusque-là, c’est sympathique, mais il ne se déroule pas grand-chose… Tout à coup, patatra, dans les dernières pages de l’album, cela vire au fantastique et au film catastrophe, ce changement de ton, de rythme, et de genre est assez déroutant. Peut-être même très bon, mais reste à savoir où les auteurs veulent en venir… Wait and see.
Christophe Bec au scénario s’aventure dans des eaux qui n’ont plus rien à voir avec « Sanctuaire ». A la lecture de l’album, on comprend très bien pourquoi il ne l’a pas dessiné lui-même, son trait réaliste n’aurait pas convenu, il fallait un dessinateur qui, comme Mottura donne une certaine tendresse débonnaire aux personnages. Seul vrai regret : les couleurs informatiques tentent en vain de jouer des effets de la couleur directe. Le point fort : cette couverture que je trouve très belle.
Mwouais, le moins que l'on puisse dire c'est que je mattendais à mieux.
Ici, pas de "cynisme extrême" comme le dit ThePatrick, pas de "côté malsain" cité par Altaïr (du moins pas dans le sens où elle l'emploie). Bref, si les histoires sont bien menées et intéressantes (les deux dernières ont mes faveurs), je n'y ai pas trouvé l'aspect noir, rebutant ou glauque que je cherchais et que l'on m'avait promis (MENTERIES que tout cela !).
Je trouve que l'auteur ne va pas assez loin dans le cynisme qui habite ses personnages et qu'il aurait pu en tirer une satyre beaucoup plus dérangeante.
J'en conseille l'achat parce que les histoires sont quand même agréables à lire, et que la série ne sera pas trop longue.
En espérant que l'auteur se décoince un peu pour le prochain volume...
Malgré une narration un peu confuse, on se laisse volontier porter par les enquêtes de la belle détective. Plus important que la poursuite du "méchant", le plaisir se trouve dans la manière dont l'héroïne peu frileuse aborde la vie.
Les dessins sont beaux et maîtrisés et les pages en couleur du début ne le sont pas moins.
Même si le fait que l'histoire n'est pas très claire gâche un peu la première lecture, il est très agréable de s'y replonger et de voir ce qui nous avait échappé.
Quelques points noirs subsistent tout de même : L'ambiance (bien que très bien traitée) ne suffit pas à cacher les lacunes du scénario (il ne se passe pas grand chose, en fait). De plus, je trouve la fin un peu frustrante (qu'ils crèvent tous dans une explosion nucléaire HAHAHAHA!).
En résumé c'est le manque d'action qui plombe un peu le récit (dommage, pour une fois qu'il n'y avait pas de scène de cul gratuite...).
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Je serai plus mitigé que ThePat sur les qualités de cet album. Pas de doute, on est dans du manga mature, loin du Shojo guimauve à deux balles. Mais cette stylisation extrême qui consiste à ne dessiner pratiquement que les personnages sur des fonds blancs et des décors sans aucune trame, je trouve que ça devient vite visuellement monotone sur 200 pages. Comme le dit Thepat, les deux personnages principaux se ressemblent beaucoup, c’est même plus compliqué que cela puisqu'au début, si on les différencie par une nuance de coupe de cheveux (une les a un tout petit peu plus long que l’autre), plus on avance dans l’album, moins cela devient simple : l’une d’elles (celle qui avait justement les cheveux un peu plus longs) se les coupe au milieu de l’album, et ceux de celle qui les avait courts continuent de pousser, si bien qu’à la fin de l’album, leur situation « capillaire » est strictement inverse de celle du début. C’est voulu ? Certainement, il y a l’idée qu’une a remplacé l’autre, que les rôles se sont d’une certaine manière inversés… Au-delà de ces considérations, c’est sûr qu’en terme de découpage, de mise en scène et au niveau de la subtilité des sentiments évoqués, cela reste un manga de facture peu commune.
Le Gardien de la tour
A l'image d'un Mister O, "Le gardien de la tour" est obligatoirement un peu redondant, de par son scénario et son dessin minimaliste. Si l'on n'est effectivement jamais mort de rire, force est de reconnaître que la quasi-totalité des gags marchent pourtant plutôt bien et se lisent avec plaisir, surtout pour quelqu'un comme moi appréciant cet humour relativement absurde. Plaisant donc, sans être transcendant.
Mariée par correspondance
Ce one shot est troublant tant il est finement mené. Oui, on sait d’avance comment ça va finir, tous les éléments avancés nous font aller dans ce sens sans en douter une seconde, et pouf pouf, on s’est planté. Ca agace un peu, mais finalement, c’est plutôt une bonne chose, tout aurait été bien trop simple. Et justement non, rien n'est simple, loin de là, tout en restant très crédible. Par contre, je regrette un peu le côté un peu exagéré de l’attitude de cette femme qui découvre les USA, c’est trop caricatural… mais finalement pas si gênant. Le dessin ne m’a pas plu particulièrement, mais j’ai été agréablement surpris par les découpage et la mise en scène générale. Cet auteur a un vrai talent. Attention, cet album peut tout à fait paraître insipide à certains.
Modeste et Pompon
C'est bien ça, je trouve! Je préfère clairement "Gaston", c'est clair, mais j'aime bien cette série quand même ! On ne se marre pas franchement mais on sourit, on s'amuse, et pis le dessin de Franquin... franchement, c'est beau. Après, cette bd vieillit assez mal je trouve. Pour le moment, elle a comme un petit charme désuet, pas déplaisant, mais j'ai peur pour l'avenir... En attendant c'est une série très sympa ! :)
Bogzzz
Voici une bd qui oscille entre le "bof, sans plus" et le "pas mal". Les 3 étoiles sont sans doute galvaudées mais cette série mérite plus que 2 à mes yeux. Le dessin est sympa et assez expressif. En ce qui me concerne, j’apprécie assez. Les couleurs sont vives mais pas tape à l’œil, avec des aplats qui collent bien à l’esprit de la bd. Contrairement à Ro, je n’ai pas remarqué une telle évolution des dessins au fil des tomes. Je les trouve très corrects dès le début. Concernant les gags en une planche, on sourit bien plus qu’on ne rit, avec des références culturelles et filmographiques nombreuses. Cette lecture fait passer un moment paisible avec des personnages plutôt bien trouvés. J’ai parfois eu l’impression que la bande à Zip est un mélange de la bande à Titeuf et de celle à Kid Paddle. A lire pour s’aérer l’esprit mais l’achat ne s’impose sans doute pas. Ceci dit, je ne le regrette pas non plus. :)
Fishermen Story
Un premier album plein de poésie, rempli de quelques idées graphiques et narratives plutôt bien trouvées, mais qui manque toute de même de maîtrise. Le dessin oscille entre le magnifique et le pas très bon et certains enchainements narratifs sont un peu tirés par les cheveux. Je suis ressorti de l'album avec la sensation que le tout manquait de cohérence et cela malgré son indéniable originalité. Une question se pose : pourquoi faire venir Hemingway pour une simple scéance de pêche ? La réelle utilité de cette référence m'a échappé...
Le Rêve mexicain
J’aurais presque envie de mettre 4 étoiles à ce sympathique road-movie, s’il ne sentait pas autant le déjà-vu. Et puis, il faut dire que dans mon cœur de bédéphile, on reste ici loin derrière une œuvre comme « L’autoroute du soleil ». J’ai tout de même passé un chouette moment à lire cette bd espagnole qui dresse le portrait particulièrement saisissant d’un baroudeur loser aussi touchant que pathétique. Le dessin est un peu jeune. Vivant, mais parfois un peu maladroit dans les scènes d’action. Ce n’est pas la bd de l’année mais c’est à découvrir.
Carême
Voilà le type même d’album qu’il est difficile de juger. Un premier tome qui met l’eau à la bouche mais ne situe pas clairement la direction que veulent prendre les auteurs. Ca commence par une rencontre entre un jeune pincé distingué et un gros tendre un peu pleurnichard, une amitié naît, ils continuent leur route ensemble. Jusque-là, c’est sympathique, mais il ne se déroule pas grand-chose… Tout à coup, patatra, dans les dernières pages de l’album, cela vire au fantastique et au film catastrophe, ce changement de ton, de rythme, et de genre est assez déroutant. Peut-être même très bon, mais reste à savoir où les auteurs veulent en venir… Wait and see. Christophe Bec au scénario s’aventure dans des eaux qui n’ont plus rien à voir avec « Sanctuaire ». A la lecture de l’album, on comprend très bien pourquoi il ne l’a pas dessiné lui-même, son trait réaliste n’aurait pas convenu, il fallait un dessinateur qui, comme Mottura donne une certaine tendresse débonnaire aux personnages. Seul vrai regret : les couleurs informatiques tentent en vain de jouer des effets de la couleur directe. Le point fort : cette couverture que je trouve très belle.
Imbéciles heureux !
Mwouais, le moins que l'on puisse dire c'est que je mattendais à mieux. Ici, pas de "cynisme extrême" comme le dit ThePatrick, pas de "côté malsain" cité par Altaïr (du moins pas dans le sens où elle l'emploie). Bref, si les histoires sont bien menées et intéressantes (les deux dernières ont mes faveurs), je n'y ai pas trouvé l'aspect noir, rebutant ou glauque que je cherchais et que l'on m'avait promis (MENTERIES que tout cela !). Je trouve que l'auteur ne va pas assez loin dans le cynisme qui habite ses personnages et qu'il aurait pu en tirer une satyre beaucoup plus dérangeante. J'en conseille l'achat parce que les histoires sont quand même agréables à lire, et que la série ne sera pas trop longue. En espérant que l'auteur se décoince un peu pour le prochain volume...
Forget Me Not
Malgré une narration un peu confuse, on se laisse volontier porter par les enquêtes de la belle détective. Plus important que la poursuite du "méchant", le plaisir se trouve dans la manière dont l'héroïne peu frileuse aborde la vie. Les dessins sont beaux et maîtrisés et les pages en couleur du début ne le sont pas moins. Même si le fait que l'histoire n'est pas très claire gâche un peu la première lecture, il est très agréable de s'y replonger et de voir ce qui nous avait échappé. Quelques points noirs subsistent tout de même : L'ambiance (bien que très bien traitée) ne suffit pas à cacher les lacunes du scénario (il ne se passe pas grand chose, en fait). De plus, je trouve la fin un peu frustrante (qu'ils crèvent tous dans une explosion nucléaire HAHAHAHA!). En résumé c'est le manque d'action qui plombe un peu le récit (dommage, pour une fois qu'il n'y avait pas de scène de cul gratuite...).