Je réfléchirai plus tard, plus mûrement, mais ma note pourrait bien passer de 3 à 4.
En effet, j'ai adoré l'humour. L'humour est bien plus subtil qu'on pourrait le croire. Il est très grinçant et fait à merveille la satyre de notre monde. C'est noir, et ça m'a bien fait rire. Bon, il y a des gags un peu moins bons (mais ils ne sont pas majoritaires), il y en a qui sont carrément excellents. Pour certains, j'étais carrément pliée :D
Bref, cette vision des choses m'a bien plu.
Le dessin va dans le sens des gags : noir et un peu fouilli. Cependant, il reste assez efficace et maîtrisé. Je prends beaucoup de plaisir à regarder ces planches.
Vous l'aurez compris, Franquin se lance dans un genre différent de d'habitude, et il fait mouche !
4 albums achetés en solde que j'ai en bibliothèque et que je relis de temps à autre. C'est gentillet, c'est bien dessiné, c'est propre. Très écolo, très semi-scientifique, ces aventures sortaient des schémas classiques du grand héros sans peur et sans reproche. Mais néanmoins les 2 auteurs n'ont pas osé aller bien loin. Du coup, c'est assez aseptisé... Certains passages frôlent le grand guignol quand même !
Se laisse lire...
Lamquet a fait mieux depuis, Magda aussi.
A noter que les 2 personnages ont les traits des 2 auteurs :D
Petites histoires cruelles... Foerster fut et reste l'un des meilleurs auteurs d'histoires de ce genre. On trouve dans ce recueil un sympathique échantillon vite lu. c'est assez inégal, mais distrayant. Remarquons que Foerster prend un malin plaisir à enlaidir ses personnages, ce qui rajoute une dimension à l'horreur des histoires.
Ces histoires courtes sont sympathiques, mais ne laissent pas un souvenir impérissable, essentiellement à cause du dessin de Blutch, difficile à décrypter par moments. Ca ne se prend pas au sérieux, c'est souvent drôle. Mais je pense que ça aurait pu être un peu plus intéressant, si Blutch et Capron n'avaient pas voulu faire une simple parodie de Jerry Spring, car il y avait assurément des choses à creuser...
Le premier album met en place la série et promet beaucoup. La suite que je peux actuellement lire dans Spirou (nov 2004) tient ses promesses. L'habillage est gentillet à la Dupuis mais l'histoire est nettement plus adulte quand on y réfléchit bien. Deux lectures donc.
Je ne sais pas où l'histoire va mais, pour l'instant, c'est une heureuse surprise. L'héroïne est bien de son temps, ça nous change des éternelles pin-ups 95D minimum avec la main sur le coeur.
Je garde mon 3/5 en attendant la suite, bien que je sois tenté de mettre un 4/5. Je modifierai cette fiche s'il le faut :D
Ceux qui aiment un certain Jules Verne en édition d'origine (surtout pour les gravures) vont apprécier ; ceux qui aiment le 2nd degré aussi. Ca se laisse lire sans problème, ça détend bien et j'ai plaisir depuis 20 ans à relire ci et là cette histoire. Néanmoins, un minimum de bagage classique est souhaitable pour en saisir le sel.
Mon avis rejoint le sentiment général qui se dégage de ceux postés ci avant. Le dessin de Dethorey est superbe et on peut sentir, à travers les couleurs, la douce chaleur du midi. Le thème abordé est intéressant mais n’est malheureusement pas traité de manière exceptionnelle. Ma petite déception ne vient pas de la fin mais plutôt du début. En effet, je cherche toujours à comprendre les raisons pour lesquelles Manfred s’est exilé en Provence, laissant sa femme derrière lui. Ceci dit, la lecture reste agréable et est ponctuée par quelques touches d’humour qui ne dénaturent pas le côté douloureux du fond de l’histoire.
Que penser de ce premier tome ? Je dirais que c'est de l'aventure toute basique avec un background historique finalement assez peu présent. L'héroïne (de l'histoire) est plus souvent énervante que passionnante. C'est une princesse atypique qui cherche à se rapprocher du peuple et des activités des hommes contrairement à son rang.
Le dessin est potable, mais bon ce n'est pas le point fort. Une série de seulement 3 tomes, donc on ne se lance pas dans une histoire interminable de toute façon.
Il y a beaucoup de dérision dans cette bd. La fin en est l'illustration la plus manifeste. Tardi exprime en effet, un pessimisme total vis à vis de l'humanité, qu'il teinte allégrement d'ironie, pour accentuer son aversion pour les pires côtés de l'homme. J'ai beaucoup aimé le postulat.
Maintenant, c'est vrai que j'aurais préféré une bd, plus étoffé, plus construite. Parce qu'à la fin de la lecture, j'ai vraiment eu l'impression que bon nombre de portes que tardi avait entrebaillées, ne se sont jamais complètement ouvertes.
Mais mis à part cette petite réticence. J'ai effectivement passé un bon moment de lecture.
"Le Combat Ordinaire" (tome 1)
---------------------------------
Après avoir lu tellement d'avis positifs ici et là sur cette BD, je me suis enfin décidé à la lire. Et là, je me demande bien pourquoi un tel engouement collectif pour cette oeuvre intimiste.
Commençons par le dessin. Certes, d'aucun me diront que nous avons là affaire au style de Manu Larcenet. Je dois dire que je ne suis pas un accro de ce trait bien particulier. Les personnages sont très légers, limite naïfs. A contrario, il faut avouer que certains paysages sont plutôt bien fichus.
Coté scénario, "Le Combat Ordinaire" porte effectivement bien son nom. L'histoire du personnage principal peut effectivement faire surgir chez tout un chacun une certaine impression de "déjà vécu" plus ou moins touchante. Mais bon, selon moi, globalement rien d'extraordinaire dans cette succession de scénettes.
En bref, une BD à lire de manière à savoir de quoi tout le monde parle, mais de là à faire une telle unanimité...
Note : 2/5
"Le Combat Ordinaire" (tome 2)
---------------------------------
Après la lecture du premier tome, je dois dire que je n’avais été plus convaincu que cela. Néanmoins, désireux de connaître la suite des aventures de Marco, j’ai décidé de persévérer. Bien m’en a pris !
Ce nouvel opus du « Combat Ordinaire » fait mouche. Manu Larcenet réussit le tour de force de nous renvoyer en toute simplicité l’image de nos propres vies, nous les
« Quantités Négligeables ».
Les personnages transpirent la crédibilité dans leurs angoisses, leurs désillusions, leurs peurs. N’allez surtout pas croire que cet album constitue une litanie de situations tristes. L’un des autres talents de l’auteur est de savoir à quels moments placer les situations de gaieté et de fantaisie qui évitent au récit de sombrer dans le misérabilisme.
Deux points m’ont particulièrement touché. Le premier concerne les efforts du personnage pour présenter à travers ses photographies les acteurs du quotidien et éviter de les voir sombrer dans l’oubli et l’indifférence. A l’heure des délocalisations et des fermetures d’entreprises, cela donne à réfléchir. Le second concerne la sénescence et la disparition plus ou moins prochaine de nos parents. Le genre de considérations auxquelles ont évite généralement de penser.
Ce deuxième tome est une réussite qui ne vous laissera pas indifférent !
Note : 4/5
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Idées Noires
Je réfléchirai plus tard, plus mûrement, mais ma note pourrait bien passer de 3 à 4. En effet, j'ai adoré l'humour. L'humour est bien plus subtil qu'on pourrait le croire. Il est très grinçant et fait à merveille la satyre de notre monde. C'est noir, et ça m'a bien fait rire. Bon, il y a des gags un peu moins bons (mais ils ne sont pas majoritaires), il y en a qui sont carrément excellents. Pour certains, j'étais carrément pliée :D Bref, cette vision des choses m'a bien plu. Le dessin va dans le sens des gags : noir et un peu fouilli. Cependant, il reste assez efficace et maîtrisé. Je prends beaucoup de plaisir à regarder ces planches. Vous l'aurez compris, Franquin se lance dans un genre différent de d'habitude, et il fait mouche !
Les Aventures de Gilles Roux et Marie Meuse
4 albums achetés en solde que j'ai en bibliothèque et que je relis de temps à autre. C'est gentillet, c'est bien dessiné, c'est propre. Très écolo, très semi-scientifique, ces aventures sortaient des schémas classiques du grand héros sans peur et sans reproche. Mais néanmoins les 2 auteurs n'ont pas osé aller bien loin. Du coup, c'est assez aseptisé... Certains passages frôlent le grand guignol quand même ! Se laisse lire... Lamquet a fait mieux depuis, Magda aussi. A noter que les 2 personnages ont les traits des 2 auteurs :D
La Soupe aux cadavres
Petites histoires cruelles... Foerster fut et reste l'un des meilleurs auteurs d'histoires de ce genre. On trouve dans ce recueil un sympathique échantillon vite lu. c'est assez inégal, mais distrayant. Remarquons que Foerster prend un malin plaisir à enlaidir ses personnages, ce qui rajoute une dimension à l'horreur des histoires.
Rancho Bravo
Ces histoires courtes sont sympathiques, mais ne laissent pas un souvenir impérissable, essentiellement à cause du dessin de Blutch, difficile à décrypter par moments. Ca ne se prend pas au sérieux, c'est souvent drôle. Mais je pense que ça aurait pu être un peu plus intéressant, si Blutch et Capron n'avaient pas voulu faire une simple parodie de Jerry Spring, car il y avait assurément des choses à creuser...
Les Démons d'Alexia
Le premier album met en place la série et promet beaucoup. La suite que je peux actuellement lire dans Spirou (nov 2004) tient ses promesses. L'habillage est gentillet à la Dupuis mais l'histoire est nettement plus adulte quand on y réfléchit bien. Deux lectures donc. Je ne sais pas où l'histoire va mais, pour l'instant, c'est une heureuse surprise. L'héroïne est bien de son temps, ça nous change des éternelles pin-ups 95D minimum avec la main sur le coeur. Je garde mon 3/5 en attendant la suite, bien que je sois tenté de mettre un 4/5. Je modifierai cette fiche s'il le faut :D
Le Démon des glaces
Ceux qui aiment un certain Jules Verne en édition d'origine (surtout pour les gravures) vont apprécier ; ceux qui aiment le 2nd degré aussi. Ca se laisse lire sans problème, ça détend bien et j'ai plaisir depuis 20 ans à relire ci et là cette histoire. Néanmoins, un minimum de bagage classique est souhaitable pour en saisir le sel.
L'oiseau noir
Mon avis rejoint le sentiment général qui se dégage de ceux postés ci avant. Le dessin de Dethorey est superbe et on peut sentir, à travers les couleurs, la douce chaleur du midi. Le thème abordé est intéressant mais n’est malheureusement pas traité de manière exceptionnelle. Ma petite déception ne vient pas de la fin mais plutôt du début. En effet, je cherche toujours à comprendre les raisons pour lesquelles Manfred s’est exilé en Provence, laissant sa femme derrière lui. Ceci dit, la lecture reste agréable et est ponctuée par quelques touches d’humour qui ne dénaturent pas le côté douloureux du fond de l’histoire.
Tsuru princesse des mers
Que penser de ce premier tome ? Je dirais que c'est de l'aventure toute basique avec un background historique finalement assez peu présent. L'héroïne (de l'histoire) est plus souvent énervante que passionnante. C'est une princesse atypique qui cherche à se rapprocher du peuple et des activités des hommes contrairement à son rang. Le dessin est potable, mais bon ce n'est pas le point fort. Une série de seulement 3 tomes, donc on ne se lance pas dans une histoire interminable de toute façon.
Le Démon des glaces
Il y a beaucoup de dérision dans cette bd. La fin en est l'illustration la plus manifeste. Tardi exprime en effet, un pessimisme total vis à vis de l'humanité, qu'il teinte allégrement d'ironie, pour accentuer son aversion pour les pires côtés de l'homme. J'ai beaucoup aimé le postulat. Maintenant, c'est vrai que j'aurais préféré une bd, plus étoffé, plus construite. Parce qu'à la fin de la lecture, j'ai vraiment eu l'impression que bon nombre de portes que tardi avait entrebaillées, ne se sont jamais complètement ouvertes. Mais mis à part cette petite réticence. J'ai effectivement passé un bon moment de lecture.
Le combat ordinaire
"Le Combat Ordinaire" (tome 1) --------------------------------- Après avoir lu tellement d'avis positifs ici et là sur cette BD, je me suis enfin décidé à la lire. Et là, je me demande bien pourquoi un tel engouement collectif pour cette oeuvre intimiste. Commençons par le dessin. Certes, d'aucun me diront que nous avons là affaire au style de Manu Larcenet. Je dois dire que je ne suis pas un accro de ce trait bien particulier. Les personnages sont très légers, limite naïfs. A contrario, il faut avouer que certains paysages sont plutôt bien fichus. Coté scénario, "Le Combat Ordinaire" porte effectivement bien son nom. L'histoire du personnage principal peut effectivement faire surgir chez tout un chacun une certaine impression de "déjà vécu" plus ou moins touchante. Mais bon, selon moi, globalement rien d'extraordinaire dans cette succession de scénettes. En bref, une BD à lire de manière à savoir de quoi tout le monde parle, mais de là à faire une telle unanimité... Note : 2/5 "Le Combat Ordinaire" (tome 2) --------------------------------- Après la lecture du premier tome, je dois dire que je n’avais été plus convaincu que cela. Néanmoins, désireux de connaître la suite des aventures de Marco, j’ai décidé de persévérer. Bien m’en a pris ! Ce nouvel opus du « Combat Ordinaire » fait mouche. Manu Larcenet réussit le tour de force de nous renvoyer en toute simplicité l’image de nos propres vies, nous les « Quantités Négligeables ». Les personnages transpirent la crédibilité dans leurs angoisses, leurs désillusions, leurs peurs. N’allez surtout pas croire que cet album constitue une litanie de situations tristes. L’un des autres talents de l’auteur est de savoir à quels moments placer les situations de gaieté et de fantaisie qui évitent au récit de sombrer dans le misérabilisme. Deux points m’ont particulièrement touché. Le premier concerne les efforts du personnage pour présenter à travers ses photographies les acteurs du quotidien et éviter de les voir sombrer dans l’oubli et l’indifférence. A l’heure des délocalisations et des fermetures d’entreprises, cela donne à réfléchir. Le second concerne la sénescence et la disparition plus ou moins prochaine de nos parents. Le genre de considérations auxquelles ont évite généralement de penser. Ce deuxième tome est une réussite qui ne vous laissera pas indifférent ! Note : 4/5