Je suis d’accord avec la plupart des remarques de Thepatate mais serai nettement moins dur. Cet album, à force de courir plusieurs lièvres à la fois, manque de consistance générale. S’agit-il d’un reportage, d’une autobiographie, d’une étude de mœurs ? On pourrait s’attendre à en savoir un peu plus sur la température qu’il fait à New York trois ans après le 11 septembre, mais autant vous prévenir : si c’est ce à quoi vous vous attendez vous serez plutôt déçu… On pourrait en attendre une estimation de l’état des relations USA-Europe, c’est aussi raté. Sattouf ne fait qu’effleurer ces sujets. Il les aborde pour les esquiver aussitôt, comme on fait une blague à la con à un copain. Au lieu de ça : il nous parle de cul et encore de cul… avec humour. Ce qu’il fait bien d’ailleurs. Résultat des courses : je me suis bien amusé, malgré la très grande légèreté de la chose… A lire tout de même, donc.
Cet album regroupe 3 petites histoires "faustiennes" un peu amorales et très fantaisistes que j'ai trouvées très plaisantes. Cela ne vole pas très haut mais s'avère relativement original...
Quant au côté "macho" dont parle Ro, cela me semble assez clair. Même si c'est généralement amené avec un certaine ironie qui permet de tout prendre au second degré. Je pense que la gente féminine pourra plus s'en amuser que s'en plaindre...
Le dessin de Will est très "mignon", dans la veine de "la 27e lettre" avec de jolies couleurs à l'aquarelle. A avoir dans sa bibliothèque.
Tout comme Ro, je suis sensible au travail de Will avec des planches tout en aquarelles, superbe!
Ce one shot présente trois damnés qui s’adressent au diable pour une révision de leur jugement. On a donc droit aux péripéties de chacun d’entre eux pour en venir aux causes de leur présence en ces lieux. Malgré le côté surréaliste des histoires, elles se révèlent finalement peu passionnantes (manque de relief et d'originalité).
C’est donc à lire si l’occasion se présente. De plus, le prix me paraît exorbitant mais l’achat peut toutefois s’envisager si, comme moi, vous le dénichez à 2,50€ en solderie. :)
Voici un diptyque intéressant qui vaut surtout le détour grâce aux planches magnifiques de Pellejero si caractéristiques. L’histoire est, quand à elle, moins convaincante. Certes, elle se laisse suivre sans déplaisir mais, tout comme Pacman, je n’ai pu y rentrer pleinement. Notamment à cause des palabres répétitifs d’Honnoh qui finissent par agacer. Ceci dit, une deuxième lecture m’a permis de mieux apprécier cette série, à la fois dense et cohérente. Les sentiments et les questions morales sont forts présents et traités de manière juste et sans complaisance. C’est parfois cruel mais ce sont des barbares après tout . . . ;)
A lire !
Petite curiosité en noir et blanc que cet album de deux jeunes auteurs lyonnais, édité par une toute petite maison d'édition lyonnaise, et qui se déroule en partie à ... Lyon ! Malgré cela, je vais tenter de rester objective.
L'histoire : Auguste-Louis Chandelle, qui n'est pas sans rappeler un autre reporter, enquète sur le double meurtre de deux égyptologues. Il va ainsi se retrouver sur les traces d'une momie, du FLNJ (Front de Libération des Nains de Jardins) et d'un ectoplasme amateur de Chartreuse ! Le scénario est donc assez loufoque mais, paradoxalement, un peu trop sage (eut égard à ses ingrédients !) et le suspense n'est pas vraiment au rendez-vous.
Il est clair que cette BD s'adresse à un jeune public. Son point fort : le dessin, constitué de photos retravaillées par ordinateur et sur lesquelles les personnages sont dessinés, confère à cette histoire un parfum de mystère, une atmosphère un peu irréelle qui lui convient bien. De plus, c'est toujours sympa de reconnaître au détour d'une case, un endroit familier.
Le tome 2 reprend à peu près les mêmes ingrédients avec une touche de génie génétique. A noter, la couverture toute de rouge de noir et de blanc, avec une alternance de brillant et de mat, somptueuse. L'histoire par contre, laisse toujours la même impression de manque de tension et de mordant.
Social fiction s'ouvre sur une préface de J.P Dionnet qui rend un hommage appuyé à Chantal Montellier, on en pensera ce qu'on voudra.
Wonder city est une bonne histoire bien qu'assez classique, ici on voit les évènements du point de vue des personnages principaux, les dirigeants ne sont jamais montrés ni définis et la seule chose que l'on voit c'est leurs sbires, à noter parmi ces derniers une force influente sur la populace: Le bon docteur Nimbus. Voila pour le contexte, le scénario est classique c'est une histoire d'amour, quand aux dessins c'est léger et il y a très peu de plans d'ensemble (dommage quand ça se passe en ville), le découpage est sommaire mais bon c'est une vieille BD. A noter: C'est du noir et blanc, avec du rose sur certains éléments ou personnages.
Shelter est mon histoire préférée, Là c'était vraiment "visionnaire" de la part de l'auteur, plus original comme thème que l'histoire précédente à mon sens. Observer des gens en vase clos, Comme quoi certains y pensaient avant Loft Story...
Trève de plaisanteries dans cette histoire les dessins sont meilleurs que dans la précédente, bien plus détaillés et lisibles, toujours en noir et blanc.
Enfin 1996 à mon avis c'est le plus léger des trois, certaines histoires sont en une planche, d'autres un peu plus longues les sujets sont divers, certaines font sourire mais rien de transcendant.
L'album est beau, la reliure est souple et plastifiée, le papier est de bonne qualité. Un seul bémol: le prix un poil élevé, mais bon il y a plus de 180 pages, alors...
Evidemment à réserver aux fans du chanteur, ceci dit j'ai trouvé cette "compil" d'histoires réussie dans l'ensemble, avec même un "chef d'oeuvre" : "Chanson pour Pierrot". Sinon, dans le lot, il y en a des sympas ("Pepette", "l'auto-stoppeuse") et j'ai aussi bien aimé "Mimi l'ennui". Enfin, je ne vais pas parler des 22 histoires quand même, mais la dernière "Dr Renard" m'a bien gonflé, dommage de finir l'album avec ça...
Les collectifs, je trouve ça souvent léger et ma note a certainement été influencée par le fait que j'aime bien Renaud, donc : c'est mieux d'apprécier le chanteur, par exemple je ne lirai pas le "Chanson pour les Yeux" d'après Goldman, ce type me fatigue.
Et voila !
Héhé, voici une petite bd d’humour qui, l’air de rien, est plutôt pas mal finalement. Les gags sont souvent bien trouvés, drôles, novateurs et peu répétitifs, chose rare pour une bd de ce type focalisée sur un thème particulier. Par contre, je trouve que les dessins, assez moyens, incitent peu à la découverte de cette série. Dommage car les gags font mouche à tous les coups (ou presque) ! :)
Ma lecture de l'Autoroute du Soleil date d'il y a quelques années, mais c'est vrai que cet album ressemble à un "brouillon" du grand succès de Baru. C'est en quelque sorte une oeuvre de jeunesse, un peu bancale, un peu hésitante (surtout dans le dessin, certaines planches sont en effet très laides), mais qui se laisse lire sans déplaisir. :)
Ah ! les grand-parents et leurs souvenirs ! Il n'est pas toujours facile d'imaginer et de comprendre leur parcours parfois fascinant parsemé de voyages et de découvertes.
C'est ce que Grégory Mardon a essayé de nous faire comprendre à travers ce récit qui, je pense, est autobiographique.
L'auteur nous brosse, ici, le portrait d'un homme ordinaire, garçon-boucher de profession et qui en 1937 décide de s'engager dans la marine militaire. A partir de là, on va l'accompagner dans ses voyages à l'autre bout du monde et surtout on va vivre avec lui les moments forts de sa vie. On va partager avec lui sa vision de la seconde guerre mondiale, sa relation avec ses amis et bien-sûr, sa rencontre avec Carmen, sa future épouse.
Ce condensé de vie est vraiment convaincant. Le scénario est très réussi et celui-ci nous fait comprendre que les évènements heureux et ou tragiques sont souvent des souvenirs indélébiles. On finit par s'attacher à ce couple qui restera uni par l'amour jusqu'au dernier jour. Un détail que j'ai trouvé vraiment émouvant : c'est la toile cirée sur la table de la cuisine qui a défié le temps et que Carmen regarde avec beaucoup d'émotion, c'est touchant.
Au niveau du dessin, le trait de Mardon est très fin. Dans certaines cases, son coup de crayon semble parfois hésitant mais on lui pardonne car d'autres sont totalement réussites. Les personnages sont très expressifs surtout quand ceux-ci expriment le sentiment de colère. Le résultat est impressionant.
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai remonté le temps avec cet album.
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No Sex in New York
Je suis d’accord avec la plupart des remarques de Thepatate mais serai nettement moins dur. Cet album, à force de courir plusieurs lièvres à la fois, manque de consistance générale. S’agit-il d’un reportage, d’une autobiographie, d’une étude de mœurs ? On pourrait s’attendre à en savoir un peu plus sur la température qu’il fait à New York trois ans après le 11 septembre, mais autant vous prévenir : si c’est ce à quoi vous vous attendez vous serez plutôt déçu… On pourrait en attendre une estimation de l’état des relations USA-Europe, c’est aussi raté. Sattouf ne fait qu’effleurer ces sujets. Il les aborde pour les esquiver aussitôt, comme on fait une blague à la con à un copain. Au lieu de ça : il nous parle de cul et encore de cul… avec humour. Ce qu’il fait bien d’ailleurs. Résultat des courses : je me suis bien amusé, malgré la très grande légèreté de la chose… A lire tout de même, donc.
L'Appel de l'Enfer
Cet album regroupe 3 petites histoires "faustiennes" un peu amorales et très fantaisistes que j'ai trouvées très plaisantes. Cela ne vole pas très haut mais s'avère relativement original... Quant au côté "macho" dont parle Ro, cela me semble assez clair. Même si c'est généralement amené avec un certaine ironie qui permet de tout prendre au second degré. Je pense que la gente féminine pourra plus s'en amuser que s'en plaindre... Le dessin de Will est très "mignon", dans la veine de "la 27e lettre" avec de jolies couleurs à l'aquarelle. A avoir dans sa bibliothèque.
L'Appel de l'Enfer
Tout comme Ro, je suis sensible au travail de Will avec des planches tout en aquarelles, superbe! Ce one shot présente trois damnés qui s’adressent au diable pour une révision de leur jugement. On a donc droit aux péripéties de chacun d’entre eux pour en venir aux causes de leur présence en ces lieux. Malgré le côté surréaliste des histoires, elles se révèlent finalement peu passionnantes (manque de relief et d'originalité). C’est donc à lire si l’occasion se présente. De plus, le prix me paraît exorbitant mais l’achat peut toutefois s’envisager si, comme moi, vous le dénichez à 2,50€ en solderie. :)
Âromm
Voici un diptyque intéressant qui vaut surtout le détour grâce aux planches magnifiques de Pellejero si caractéristiques. L’histoire est, quand à elle, moins convaincante. Certes, elle se laisse suivre sans déplaisir mais, tout comme Pacman, je n’ai pu y rentrer pleinement. Notamment à cause des palabres répétitifs d’Honnoh qui finissent par agacer. Ceci dit, une deuxième lecture m’a permis de mieux apprécier cette série, à la fois dense et cohérente. Les sentiments et les questions morales sont forts présents et traités de manière juste et sans complaisance. C’est parfois cruel mais ce sont des barbares après tout . . . ;) A lire !
Les très étranges et très inopinées aventures d'Auguste-Louis Chandel
Petite curiosité en noir et blanc que cet album de deux jeunes auteurs lyonnais, édité par une toute petite maison d'édition lyonnaise, et qui se déroule en partie à ... Lyon ! Malgré cela, je vais tenter de rester objective. L'histoire : Auguste-Louis Chandelle, qui n'est pas sans rappeler un autre reporter, enquète sur le double meurtre de deux égyptologues. Il va ainsi se retrouver sur les traces d'une momie, du FLNJ (Front de Libération des Nains de Jardins) et d'un ectoplasme amateur de Chartreuse ! Le scénario est donc assez loufoque mais, paradoxalement, un peu trop sage (eut égard à ses ingrédients !) et le suspense n'est pas vraiment au rendez-vous. Il est clair que cette BD s'adresse à un jeune public. Son point fort : le dessin, constitué de photos retravaillées par ordinateur et sur lesquelles les personnages sont dessinés, confère à cette histoire un parfum de mystère, une atmosphère un peu irréelle qui lui convient bien. De plus, c'est toujours sympa de reconnaître au détour d'une case, un endroit familier. Le tome 2 reprend à peu près les mêmes ingrédients avec une touche de génie génétique. A noter, la couverture toute de rouge de noir et de blanc, avec une alternance de brillant et de mat, somptueuse. L'histoire par contre, laisse toujours la même impression de manque de tension et de mordant.
Social fiction
Social fiction s'ouvre sur une préface de J.P Dionnet qui rend un hommage appuyé à Chantal Montellier, on en pensera ce qu'on voudra. Wonder city est une bonne histoire bien qu'assez classique, ici on voit les évènements du point de vue des personnages principaux, les dirigeants ne sont jamais montrés ni définis et la seule chose que l'on voit c'est leurs sbires, à noter parmi ces derniers une force influente sur la populace: Le bon docteur Nimbus. Voila pour le contexte, le scénario est classique c'est une histoire d'amour, quand aux dessins c'est léger et il y a très peu de plans d'ensemble (dommage quand ça se passe en ville), le découpage est sommaire mais bon c'est une vieille BD. A noter: C'est du noir et blanc, avec du rose sur certains éléments ou personnages. Shelter est mon histoire préférée, Là c'était vraiment "visionnaire" de la part de l'auteur, plus original comme thème que l'histoire précédente à mon sens. Observer des gens en vase clos, Comme quoi certains y pensaient avant Loft Story... Trève de plaisanteries dans cette histoire les dessins sont meilleurs que dans la précédente, bien plus détaillés et lisibles, toujours en noir et blanc. Enfin 1996 à mon avis c'est le plus léger des trois, certaines histoires sont en une planche, d'autres un peu plus longues les sujets sont divers, certaines font sourire mais rien de transcendant. L'album est beau, la reliure est souple et plastifiée, le papier est de bonne qualité. Un seul bémol: le prix un poil élevé, mais bon il y a plus de 180 pages, alors...
La Bande à Renaud (Renaud - BD d'enfer)
Evidemment à réserver aux fans du chanteur, ceci dit j'ai trouvé cette "compil" d'histoires réussie dans l'ensemble, avec même un "chef d'oeuvre" : "Chanson pour Pierrot". Sinon, dans le lot, il y en a des sympas ("Pepette", "l'auto-stoppeuse") et j'ai aussi bien aimé "Mimi l'ennui". Enfin, je ne vais pas parler des 22 histoires quand même, mais la dernière "Dr Renard" m'a bien gonflé, dommage de finir l'album avec ça... Les collectifs, je trouve ça souvent léger et ma note a certainement été influencée par le fait que j'aime bien Renaud, donc : c'est mieux d'apprécier le chanteur, par exemple je ne lirai pas le "Chanson pour les Yeux" d'après Goldman, ce type me fatigue. Et voila !
L'Effaceur
Héhé, voici une petite bd d’humour qui, l’air de rien, est plutôt pas mal finalement. Les gags sont souvent bien trouvés, drôles, novateurs et peu répétitifs, chose rare pour une bd de ce type focalisée sur un thème particulier. Par contre, je trouve que les dessins, assez moyens, incitent peu à la découverte de cette série. Dommage car les gags font mouche à tous les coups (ou presque) ! :)
Cours Camarade !
Ma lecture de l'Autoroute du Soleil date d'il y a quelques années, mais c'est vrai que cet album ressemble à un "brouillon" du grand succès de Baru. C'est en quelque sorte une oeuvre de jeunesse, un peu bancale, un peu hésitante (surtout dans le dessin, certaines planches sont en effet très laides), mais qui se laisse lire sans déplaisir. :)
Vagues à l'âme
Ah ! les grand-parents et leurs souvenirs ! Il n'est pas toujours facile d'imaginer et de comprendre leur parcours parfois fascinant parsemé de voyages et de découvertes. C'est ce que Grégory Mardon a essayé de nous faire comprendre à travers ce récit qui, je pense, est autobiographique. L'auteur nous brosse, ici, le portrait d'un homme ordinaire, garçon-boucher de profession et qui en 1937 décide de s'engager dans la marine militaire. A partir de là, on va l'accompagner dans ses voyages à l'autre bout du monde et surtout on va vivre avec lui les moments forts de sa vie. On va partager avec lui sa vision de la seconde guerre mondiale, sa relation avec ses amis et bien-sûr, sa rencontre avec Carmen, sa future épouse. Ce condensé de vie est vraiment convaincant. Le scénario est très réussi et celui-ci nous fait comprendre que les évènements heureux et ou tragiques sont souvent des souvenirs indélébiles. On finit par s'attacher à ce couple qui restera uni par l'amour jusqu'au dernier jour. Un détail que j'ai trouvé vraiment émouvant : c'est la toile cirée sur la table de la cuisine qui a défié le temps et que Carmen regarde avec beaucoup d'émotion, c'est touchant. Au niveau du dessin, le trait de Mardon est très fin. Dans certaines cases, son coup de crayon semble parfois hésitant mais on lui pardonne car d'autres sont totalement réussites. Les personnages sont très expressifs surtout quand ceux-ci expriment le sentiment de colère. Le résultat est impressionant. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai remonté le temps avec cet album. "Vagues à l'âme" est une bd à lire sans hésitation !