Les derniers avis (48989 avis)

Par Charly
Note: 3/5
Couverture de la série Orchidea
Orchidea

Les personnages sont bien développés, avec leurs défauts et leurs qualités qui les rendent humains et crédibles. J’ai apprécié suivre leurs interactions et leurs évolutions au fil du récit. Le road trip à la recherche du père offre de beaux moments et une réflexion sur la vie et les relations familiales. Cependant, par moments, le rythme lent et les non-dits rendent la lecture un peu longue. Les illustrations sont un point fort, avec des paysages américains qui donnent envie de voyager. Le style de dessin de Cosey est agréable et sert bien l’histoire. La fin de l’histoire est émouvante et apporte une belle conclusion. Toutefois, il m’a manqué un petit quelque chose pour être totalement emporté par l’émotion. En résumé, c’est une BD qui a ses qualités et qui plaira sûrement à ceux qui aiment les récits de vie et les voyages, même si elle n’a pas su me toucher autant que je l’aurais voulu.

22/06/2024 (modifier)
Par Charly
Note: 3/5
Couverture de la série Teddy Bear
Teddy Bear

L'histoire de "Teddy Bear" est assez originale, avec un ours en peluche qui semble être la source de plusieurs meurtres violents. Cette idée m'a intrigué et m'a poussé à lire jusqu'à la fin. Le travail de Gess sur le dessin et la colorisation est remarquable, bien que certaines planches soient un peu surchargées. Son style apporte une atmosphère unique à l'œuvre. La BD explore des thèmes sombres et sérieux comme la violence et la corruption de l'âme humaine, ce qui lui donne une certaine profondeur. Malgré ses qualités, la fin de l'histoire m'a laissé sur ma faim. Elle semblait précipitée et n'a pas répondu à toutes mes attentes. En somme, "Teddy Bear" est une lecture divertissante avec des moments forts, mais qui ne m'a pas complètement conquis, d'où ma note de 3 sur 5.

22/06/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 3/5
Couverture de la série Spider-Man - L'Empire
Spider-Man - L'Empire

Spider-Man fait son Dark Knight. - Ce tome comprend une histoire complète et indépendante de la continuité ; il suffit de connaître vaguement le personnage pour saisir toutes les ramifications. Il contient les quatre épisodes de la minisérie initialement parue en 2007. À new York, à une date indéterminée dans un futur proche, le maire a mis en place une police municipale peu commode qui fait régner un ordre brutal et pas très éloigné du totalitarisme. Cette milice a été surnommée The Reign. Peter Parker a raccroché son costume et il vit de petits boulots, le dernier en date étant un emploi d'assistant fleuriste. À la télé, un présentateur appelé Miller Janson annonce que la mairie activera bientôt un dispositif de sécurité appelé Webb qui constitue une barrière défensive destinée à tenir éloignée les menaces terroristes. Parker regagne son appartement minable et se fait agresser dans la rue. Alors qu'il se remet dans son appartement, un homme tout droit surgi de son passé sonne à sa porte. Cette histoire a été écrite et dessinée par Kaare Andrews et mise en couleurs par Jose Villarrubia. Andrews explique très ouvertement qu'il s'est inspiré de The dark knight returns (en abrégé DKR) de Frank Miller et Klaus Janson (d'où le patronyme du présentateur). Cette filiation est encore renforcée par la manière de dessiner les contours d'un visage d'un trait fin légèrement tremblé (similaire au rendu des visages dans DKR), ce qui leur confère à la fois un aspect apeuré et une netteté déconcertante. le lecteur découvre donc son héros préféré qui a mis un terme à sa carrière en costume moulant et qui, ici, continue de promener sa poisse légendaire de prolétaire. Cette thématique s'inscrit dans la thématique des dernières histoires des superhéros regroupées sous l'appellation générique de The end, comme celle des X-men (X-Men - La fin), de Hulk (Le dernier des titans), du Silver Surfer (Requiem), ou même de l'univers Marvel (Marvel : la fin). Cette parenté avec DKR ne s'avère pas paralysante : Kaare Andrews montre dès la première page qu'il ne souhaite pas donner dans le polar urbain étouffant et anxiogène. Il insère avec élégance une référence aux contes de notre enfance qui permet tout de suite de différencier ce récit de DKR. Parmi les différences notables, il ne recourt qu'à une seule chaîne de télévision, sans multiplier les points de vue sociétaux. Et Peter Parker est dans un état de résignation sans commune mesure avec celui de Bruce Wayne. Enfin il ne se repose pas sur une violence exacerbée et les mises en page sont moins syncopées. Au fil des pages, il apparaît également que le travail de Jose Villarrubia ne peut pas être comparé à celui de Lynn Varley. Il prend une part beaucoup plus active dans le complément des illustrations, en renforçant en particulier les arrières plans par le biais de photographies retouchées et simplifiées. Ce dispositif donne une présence très affirmée à la ville, sans qu'elle n'en devienne étouffante. Il trouve ses limites dans le dernier épisode où Andrews semble lassé de dessiner les décors, et où Villarrubia a beau faire de son mieux, il ne parvient pas à masquer ce vide. Les illustrations génèrent une ambiance légèrement morbide dans la mesure où Andrews donne une silhouette d'une personne de 50 ans (voire 60) à Parker. Ce dernier est très loin de l'aspect massif de Batman, il est au contraire frêle et fragile et d'autant plus pathétique. Sans se vautrer dans le drame exacerbé, les graphismes d'Andrews montrent une humanité souffrante et vacillante. Pour la majeure partie du récit ce parti pris permet d'insister sur la réalité des menaces qui pèsent sur le héros, et sur les citoyens de New York. Il n'y a que pour le cas particulier de l'individu du passé de Parker que cette fragilité finit par desservir le récit car au vu des coups qu'il reçoit le lecteur ne peut pas croire à sa résistance. La première moitié du récit emmène le lecteur dans un monde inhospitalier, privé de libertés individuelles, dans lequel les héros (super ou non) n'ont pas le droit de cité. La pression quotidienne est assez proche de notre société urbaine et policée pour que le malaise soit palpable et plausible. Peter Parker a perdu ses repères et son goût à la vie. le lecteur navigue à vue sans savoir quelle direction prendre le récit. À partir du troisième épisode, Kaare Andrews se rapproche plus d'un comics traditionnel avec supercriminel et combats physiques. Il a abandonné la métaphore avec les contes de fées en cours de route et le commentaire sociétal finit par être couvert par le bruit et la fureur. Andrews effectue une dernière tentative pour éviter de tomber dans ce travers en évoquant maladroitement La dernière chasse de Kraven, mais le mal est déjà fait et le dernier tombe retombe dans la routine, en légèrement plus sombre, mais tout juste. Avec un certain aplomb, Kaare Andrews affiche dès les premières pages son ambition de raconter la dernière histoire de Spider-Man à la manière du Dark Knight de Frank Miller. le début s'inspire librement de l'ambiance du DKR (aussi bien pour les prémices du récit que pour l'aspect graphique), tout en trouvant son ton propre et ses thématiques particulières. Mais passée la première moitié intrigante et bien construite, Kaare Andrews semble perdre le fil de ses idées et se reposer de plus en plus sur les ficelles habituelles des histoires de superhéros. Il s'agit donc d'une bonne histoire de Spider-Man, mais pas d'un récit qui pourrait prétendre jouer dans la cour de DKR. Or Andrews n'arrive pas à choisir entre les 2, c'est-à-dire entre un récit adulte (l'ignoble destin de MJ) avec une composante pamphlétaire sur la société et un récit à destination d'un lectorat venu chercher quelques frissons rapides.

21/06/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Oeil était dans la tombe
L'Oeil était dans la tombe

L’intrigue se laisse lire aisément, c’est fluide, on ne s’ennuie pas. Mais hélas, ça manque d’originalité, et certaines facilités (comme le flic qui, en discutant avec une voisine à propos d’un roman qu’il dit écrire, se voit livrer par elle sur un plateau la solution à l’énigme concernant le tueur en série qu’il recherche). Du travail globalement bien fait mais que l’on oublie aussi vite qu’un téléfilm. même la violence sauvage du criminel est comme aseptisée. Par contre, comme à son habitude, Christian De Metter livre un très beau travail graphique. Son dessin se révèle original et très agréable. Une lecture d’emprunt.

21/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Bleu pétrole
Bleu pétrole

J’avais dix ans lorsque l’Amoco Cadiz s’est échoué, et j’ai gardé en souvenirs les images diffusées à l’époque. Par la suite, cette « catastrophe » est restée liée à la belle chanson écrite à chaud par Jean-Michel Caradec, « Portsall ». Cet album nous propose de vivre le choc de cette marée noire, pur la région, ses habitants, et aussi les familles. En particulier celle de « Bleu », la narratrice, et de sa famille, dont toute la vie va désormais tourner autour de cette catastrophe, le père, maire d’un petit village côtier, étant en première ligne pour les opérations de lutte contre la marée noire, puis, sur le long terme, pour le long combat judiciaire. La narration est assez fluide, et le dessin de Montgermont – peut-être un chouia trop figé parfois – est lui aussi très agréable. Un récit suivi d’un court dossier qui rappelle les résultats du combat judiciaire, mais aussi que d’autres marées noires se sont succédées dans la région. Un album intéressant en tout cas, qui dépasse la catastrophe elle-même – parfois reléguée en arrière-plan, pour se centrer sur la vie familiale qu’elle a bouleversée.

21/06/2024 (modifier)
Couverture de la série La Réparation
La Réparation

Dans la lignée du travail sur carte à gratter de Thomas Ott (qui avait inauguré cette collection), j’aime vraiment beaucoup le dessin de Nina Bunjevac, bien mis en valeur par le travail éditorial, dans cette collection « classieuse » qui fait la part belle à l’aspect graphique. Mais une collection qui, par ses contraintes (une vingtaine de pages, muettes qui plus est) ne permet pas de développer une histoire très dense et complexe. C’est donc ici que le lecteur sort un peu frustré. C’est très vite lu, et « l’intrigue » est très légère. Une histoire de douleur enfantine qui ressurgit, quelque chose d’autobiographique que l’auteure traite ici de façon pudique. J’ai préféré les dernières pages, où un fantastique onirique prend le dessus sur le récit plus classique du début.

21/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Petits miracles
Petits miracles

Eisner est un auteur avec lequel j’ai souvent des problèmes. En tout cas je semble moins réceptif que beaucoup ici à son talent. Et cet album n’est clairement pas celui qui va définitivement me réconcilier avec cet auteur. Disons que ça se laisse lire. Le trait dynamique d’Eisner y est pour beaucoup. Son dessin est simple, l’absence de gaufrier aère les pages, c’est visuellement agréable. Mais ces pages aérées renforcent aussi je trouve une certaine vacuité de l’ensemble. Certes, la nature humaine chère à Eisner est auscultée, mise à nu, mais ces petites histoires manquent d’un je ne sais quoi qui fait que sur un même sujet Dickens ou des moralistes transcendent le sujet. Un peu d’humour, pas mal d’amertume parsèment ces récits, qui ne m’ont pas vraiment marqué. Note réelle 2,5/5.

21/06/2024 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série La Jégado (Arsenic)
La Jégado (Arsenic)

Une lecture qui m'a chagriné. En effet, avec ce titre "La Jégado (Arsenic)", je m'attendais à découvrir la vie de cette femme et en apprendre beaucoup plus sur ses innombrables empoisonnements, sur sa vie. Que nenni, la première partie de cette intégrale relate son arrestation et son mode opératoire, puis son exécution par la guillotine. Et pour le coup, je reste sur ma faim. Mais cette première partie pose aussi les premières pierres à un récit historique qui sera développé dans la seconde moitié du récit avec pour personnage central l'avocat de La Jégado, Magloire Dorange. Un récit plus politique dans un contexte historique trouble, celle du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, qui permet de croiser Jules Allix et Victor Huguo. Une période où il n'était pas bon de comploter contre l'empereur. Je me dois de distinguer les deux parties de cet album, si la première m'a déçu, je dois avouer avoir apprécié la seconde. Elle permet de s'imprégner du climat exécrable qui régnait en France à cette époque tout en y ajoutant une part fictionnelle. Instructif. Pour la partie graphique je précise que j'ai lu la nouvelle intégrale de 2024. Et cela a son importance puisqu'une nouvelle colorisation est proposée, une bichromie où le bleu pastel prend le pouvoir. Une bichromie qui ne permet pas toujours de reconnaître certains personnages au premier coup d'œil, il faut garder un minimum de concentration, mais elle rend très bien l'atmosphère du XIXe siècle. Un bon 3 étoiles.

21/06/2024 (modifier)
Couverture de la série La Femme accident
La Femme accident

Si j’avais été un peu déçu lors de ma première lecture, ce diptyque est tout à fait honorable. Les auteurs nous proposent de découvrir le parcours chaotique d’une jeune femme dans un bassin minier. Même si c’est un peu trop quotidien et fait divers pour m’emporter, ça reste un beau portrait de femme forte cabossée par la vie. En tout cas, ça se lit agréablement. L’histoire est fluide malgré plusieurs temporalités, nous ne sommes jamais perdu, le scénariste déroule son récit de belle manière. Mais c’est le dessinateur qui lui vole la vedette, Grenson magnifie l’héroïne à tous les instants de sa vie, traits et couleurs sont plus que réussies et apportent énormément au plaisir de lecture. Dans la veine de Rosangella, à lire si vous aimez ce genre d’histoire. Nota : un petit bravo à l’éditeur, le coffret regroupant les 2 tomes est superbe.

21/06/2024 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Petite forêt
Petite forêt

C'est avec la sortie récente de l'intégrale qui regroupe les 2 tomes existants que je découvre cette série. J'avoue avoir été surpris par le graphisme et le récit que nous propose Daisuke Igarashi. La première impression qui m'est venue en attaquant cette lecture c'est de trouver le dessin brouillon. Mais rapidement, on se rend compte que derrière ce trait fébrile se révèle une représentation très réaliste mais éthérée du quotidien de notre protagoniste. Ichiko est une jeune femme revenue vivre dans son petit village d'enfance au nord du Japon. Dans cette contrée un peu sauvage, l'auto-suffisance est de mise et savoir cultiver, cuisiner et virez au rythme de son environnement une nécessité. C'est donc par touches successives que les chapitres qui s'enchaînent nous font découvrir de façon assez poétique mais aussi pragmatique le quotidien d'Ichiko. Le récit déroute de prime abord par la précision des descriptions, qu'il s'agisse des cultures ou des plats que cuisine Ichiko. Pas franchement au fait de ces traditions et du vocabulaire qui l'accompagne, certains chapitres restent un peu abscons. Pour autant, l'ambiance qui se dégage de ce récit est assez envoutant et pour peu qu'on persévère, on se laisse tranquillement embarquer dans cette tranche de vie singulière. Les amoureux de la culture japonaise devraient y trouver leur compte, les autres aussi en découvrant une facette du pays rarement mise en avant. A découvrir.

21/06/2024 (modifier)