Les derniers avis (48990 avis)

Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Petite forêt
Petite forêt

C'est avec la sortie récente de l'intégrale qui regroupe les 2 tomes existants que je découvre cette série. J'avoue avoir été surpris par le graphisme et le récit que nous propose Daisuke Igarashi. La première impression qui m'est venue en attaquant cette lecture c'est de trouver le dessin brouillon. Mais rapidement, on se rend compte que derrière ce trait fébrile se révèle une représentation très réaliste mais éthérée du quotidien de notre protagoniste. Ichiko est une jeune femme revenue vivre dans son petit village d'enfance au nord du Japon. Dans cette contrée un peu sauvage, l'auto-suffisance est de mise et savoir cultiver, cuisiner et virez au rythme de son environnement une nécessité. C'est donc par touches successives que les chapitres qui s'enchaînent nous font découvrir de façon assez poétique mais aussi pragmatique le quotidien d'Ichiko. Le récit déroute de prime abord par la précision des descriptions, qu'il s'agisse des cultures ou des plats que cuisine Ichiko. Pas franchement au fait de ces traditions et du vocabulaire qui l'accompagne, certains chapitres restent un peu abscons. Pour autant, l'ambiance qui se dégage de ce récit est assez envoutant et pour peu qu'on persévère, on se laisse tranquillement embarquer dans cette tranche de vie singulière. Les amoureux de la culture japonaise devraient y trouver leur compte, les autres aussi en découvrant une facette du pays rarement mise en avant. A découvrir.

21/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Pablo
Pablo

Je suis partagé après la lecture des quatre tomes de cette série. J'ai bien aimé la thématique de découvrir un Picasso jeune à travers les yeux de son principale modèle et amante ? "La belle Fernande". Les deux premiers tomes sont vifs, très rythmés avec une ambiance de la Butte Montmartre et la vie de Bohême très réussie. J’ai beaucoup apprécié cette mise en scène qui assemble les pièces autour de Picasso et ses amis espagnols, Fernande, Max Jacob puis Apollinaire. Julie Birmant crée une image d'un tourbillon non conventionnel porteur d'idées révolutionnaires qui correspond bien à une époque foisonnante d'idées ou d'idéologies. Malheureusement je trouve que le scénario s'installe petit à petit dans un traintrain où on parle de plus en plus de sexe et de moins en de peinture ou de poésie. Cette suite de fiesta et de coucheries de Fernande à un petit côté catalogue de grands noms qui a fini par me lasser. Le récit s'enlise dans une succession d'anecdotes superficielles qui n'apportent pas à la découverte des personnages. Ainsi le final sous la forme de visions représente pour moi cette difficulté à donner une direction à une narration qui finit par tourner en rond. J'aime bien le travail de Clément Oubrerie. Son trait expressif convient parfaitement à des récits légers bourrés d'anecdotes comme dans Aya. Oubrerie réussit très bien à rendre lisible et intelligible des histoires à destins croisés comme c'est le cas ici. Malheureusement je suis moins séduit par le côté pictural de ses représentations des œuvres majeures évoquées dans la série. Dans la plupart des séries qui traitent de peinture, les dessinateurs tendent à produire un graphisme qui rappelle l'œuvre décrite. C'est moins vrai ici à mon avis d'autant plus que la mise en couleur est assez banale. Malgré certaines réticences j'ai aimé une bonne partie de ma lecture mais j'ai trouvé que quatre opus était un peu long. Un 3 sévère mais je ne peux pas aller jusqu'à 4.

21/06/2024 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

Série historique montrant la capacité d'adaptation et de survie d'un homme d'affaires juif sans scrupule durant la noire et trouble époque de la Seconde Guerre mondiale, collaboration comprise. L’ambiguïté du personnage est le moteur principal de cette série. L'idée est d'en suivre le parcours glorieux et sombre, de présenter les camps opposés (collabos/soldats nazis/police française Vs résistants) sans frontière nette et hermétique, montrant combien les opportunités et relations pouvaient conduire à choisir son camp, que l'idéologie et les valeurs n'étaient majoritairement pas les critères les plus pertinents. BD rythmée, prenante, surprenante, glauque, mais aussi un peu redondante (car désireuse de recenser les faits historiques), pas assez dans le thriller (pour expliquer les choix des protagonistes, décrivant l'infernale souricière dans laquelle ils sont plongés), pas aussi bonne que sa réputation.

21/06/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Les Danois
Les Danois

Je suis entre le 3 et le 4, parce que la BD offre de belles idées qui amènent à une réflexion à la fois pertinente et également dans l'air du temps. Mais en même temps, je reconnais qu'il manque un peu, le petit poil de plus, qui rende vraiment l'ensemble incroyable. L'idée de départ est bonne et l'exploitation qui s'ensuit est touffue. On aura à la fois la question sanitaire, du vaccin, les emballements de communautés, la question de l'immigration etc ... C'est mené sur plusieurs sujets à la fois et plusieurs d'entre eux seront finalement exposés pendant quelques planches seulement. Le cœur de la BD, c'est d'interroger sur notre façon de réagir à une épidémie touchant à l'identité même. La BD est plutôt bonne là-dessus et sa fin m'a satisfait, même si elle englobe la question de l'identité sur la seule apparence. Mais cette apparence sert de catalyseur de tout le reste, on est dans une BD pas dans un cours de sociologie. Pour le reste, je dois dire que la BD sortie en 2018 a tapée fort sur quelques points. Notamment le vaccin sortie dans l'urgence et pas forcément efficace, ou la société pharmaceutique qui veut sortir tout et n'importe quoi pour le profit. Nous avons aussi les spécialistes qui se vendent facilement, l'état dépassé par ce qui arrive et proposant des mesures qui ne peuvent qu'attiser les tensions ... Après Covid, la BD acquiert une certaine pertinence ! Non pas prophétique, mais lucide sur notre monde et la capacité de nos société à s'adapter à un tel souci. Une BD pertinente, je trouve, dont la réalisation manque un poil de détails pour que je la surclasse niveau note, mais on est dans du franchement très sympathique à lire et Clarke nous propose une vision assez pessimiste de notre vieille Europe face à de nouveaux défis. Si la résolution laisse entendre qu'une fin heureuse peut se moduler, que la solidarité reste bien présente, ce sont malheureusement les travers de l'humain qui auront dominés l'histoire. Une curiosité qui fait mouche !

21/06/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Not All Robots
Not All Robots

2.5 Un one-shot qui se passe dans un futur dominé par les robots. Le ton est satirique et le scénariste propose des pistes intéressantes. Le problème c'est que j'avais bien aimé l'histoire durant les trois-quart de l'album et que tout s'écroule dans un dernier chapitre où je ne pas suis certain d'avoir tout bien compris où le scénariste voulait en venir. Il faut dire aussi que lorsqu'on réfléchit un peu, on peut se poser beaucoup de questions sur cet univers futuriste. Par exemple, pourquoi des humains ont créé des robots capables d'éprouver des émotions négatives ? Le dessin est correct, mais je trouve que les personnages féminins se ressemblent un peu trop et les couleurs sont trop sombres à mon gout.

20/06/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Les Aventuriers du bonheur perdu
Les Aventuriers du bonheur perdu

2.5 Une bd qui parle avec philosophie de la quête du bonheur. C'est un documentaire qui met en scène des personnages un peu trop typés (mention spéciale à l'ado cynique) et qui ne m'a pas totalement convaincu. Il y a des questionnements intéressants sur le sujet du bonheur et j''en ai appris des trucs sur les études qu'on fait sur le bonheur et sur le point de vue de différents spécialistes, sauf que c'est pas très passionnant à lire. C'est vraiment le genre de documentaire qui est trop verbeux avec une narration un peu lourde. Disons que ça se voit que c'est scénarisé par des spécialistes et pas des auteurs de BD, mais au moins il y a un effort de mise en scène et le dessin n'est pas facultatif, comme dans d'autres documentaires BD. Il y a un peu d'humour qui fait sourire, mais pas rigoler. Ça se laisse lire si on est intéressé par des sujets comme 'qu'-est-ce que le bonheur', mais si ce n'est pas le cas le livre va rapidement vous ennuyer.

20/06/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 3/5
Couverture de la série Thanos VS Hulk - Le Duel de l'Infini
Thanos VS Hulk - Le Duel de l'Infini

Pas le combat que vous croyez. - Ce tome contient les quatre épisodes de la minisérie du même nom, initialement parus en 2014/2015, écrits et dessinés par Jim Starlin, avec un encrage d'Andy Smith, et une mise en couleurs de Frank d'Armata. Tony Stark (dans son armure d'Iron Man) fait irruption dans le poste de commandement du SHIELD, pour exiger de Maria Hill qu'elle lui dise où est passé Bruce Banner. Elle lui répond qu'il est parti en vacances, sur la moto de Captain America. Elle le rassure en lui expliquant qu'il y a un traceur et sur la moto, et un autre sur Banner. Alors qu'ils l'observent sur la route, ils voient apparaître un drôle de troll qui fait disparaître Banner. Bruce Banner se réveille prisonnier dans un vaisseau spatial, sous bonne garde de Blastaar, travaillant pour le compte d'Annihilus. Ayant retrouvé Heather Delight, Pip le troll décide de mettre en œuvre un plan de génie (tout est relatif) pour faire libérer Hulk, grâce à l'intervention ténébreuse et méprisante de Thanos. Dans la page d'introduction, le responsable éditorial explique que cette histoire se déroule avant The Infinity revelation. Pour être complet, il faut indiquer que cette histoire a une incidence directe sur les événements de The Infinity relativity (2015). En termes de continuité, Jim Starlin a bien fait ses devoirs, comme à son habitude. Il référence en douceur la continuité de Hulk du moment, c'est-à-dire le fait qu'il travaille pour le SHIELD (voir la série scénarisée par Mark Waid). Il évoque également les escapades les plus récentes de Pip le troll avec X-Factor, voir Short stories scénarisé par Peter David. Plus surprenant, il y a de nombreuses références à un passé plus lointain, à une époque où Adam Warlock avait confié les gemmes de l'Infini à cinq porteurs différents (plus la sienne), voir The Infinity watch. Il intègre également une référence à la série initiale Warlock des années 1970, l'épisode douze. Nonobstant ces références, l'intrigue principale reste très accessible. Thanos accepte de jeter un coup d'œil sur la situation de Hulk. Pip est aux anges que son subterfuge ait réussi, mais, bien sûr, Thanos a plusieurs coups d'avance sur tout le monde. le lecteur est donc pleinement rassuré : Starlin n'a pas dénaturé sa création. le lecteur se prend au jeu d'essayer d'anticiper les mouvements de Thanos, sans forcément beaucoup de succès. En particulier, il a la surprise de voir que le rôle de Thanos prend fin en milieu de récit, et que la suite se concentre sur le sort de Hulk. L'auteur tient bien la promesse d'un combat entre Thanos et Hulk, mais ce récit sert un autre objectif, celui de servir de prologue à Infinity relativity. Cela ne veut pas dire qu'il s'agit pour l'auteur de faire du remplissage pour toucher le chèque. le lecteur observe avec contentement que Starlin s'est investi dans sa narration visuelle et a passé du temps sur ses planches. Il est possible d'observer des détails comme l'enseigne d'un bar (appelé Starlin, on n'est jamais mieux servi que par soi-même), ou encore les personnes le fréquentant qui passe en arrière-plan (Drax, Karnak, Gorgon, Ronan, Quasar). Tout au long des quatre épisodes, les arrière-plans sont présents dans les cases, qu'il s'agisse d'immeuble méticuleusement tracés, ou d'effets infographiques (confiés à un metteur en couleurs de renom : Frank d'Armata). Jim Starlin n'a rien changé dans sa manière de dessiner, plutôt réaliste, avec des traits fins pour un bon niveau de détails. Il sait créer un décor futuriste pour la cité dans la zone négative, ou encore pour les vaisseaux spatiaux, et la technologie d'anticipation. le lecteur prend donc plaisir à s'immerger dans ces environnements substantiels, à regarder les extraterrestres et les robots, l'architecture de la capitale d'Annhilus (même si elle évoque fortement d'autres cités extraterrestres ou extradimensionnelles de projets précédents de Starlin, Breed par exemple). Il se retrouve aussi au cœur des combats. Effectivement, le lecteur prend petit à petit conscience que Jim Starlin raconte une histoire d'affrontements physiques. Il y a donc une première baston entre Hulk et Thanos, puis une deuxième entre Hulk et Annihilus (qui occupe la majeure partie des épisode 3 & 4). Thanos est massif à souhait, toujours avec une tête plus petite qu'un de ses poings. Il est impérial, condescendant, et très sûr de lui, une grande réussite. Face à lui, il y a un Hulk à peu près de la même stature que Thanos, plus figuratif que conceptuel. Starlin préfère conserver une forme de réalisme relatif, celui des superhéros. du coup, il est un peu difficile de prendre ce Hulk au premier degré, pas assez exagéré pour que le lecteur puisse croire qu'il ait une chance contre Thanos, avec des mimiques de visage ridicules. Il n'est qu'un individu avec des muscles hypertrophiés et surnuméraires, une peau verte totalement ridicule, une coupe de cheveux idiote et un visage grimaçant. Certes Hulk est costaud, mais il n'a pas cette dimension de force de la nature. Jim Starlin s'amuse comme un petit fou à mettre en scène des échanges de coups titanesques assénés avec force. le lecteur pense à d'autres récits de Starlin basés sur des affrontements physiques, comme le combat entre Hulk et Ben Grimm dans un graphic novel, dessiné par Bernie Wrightson (numéro 29 The big change), dans un bel hommage aux combats titanesques dessinés par Jack Kirby, avec énormes coups de poings, décharges d'énergie fulgurantes et crépitantes, et personnages volant au travers de la case, sans oublier la destruction massive des décors. Frank d'Armata effectue un travail de qualité pour remplir les arrière-plans lors du combat se déroulant dans une dimension psychique, concept cher à Starlin. L'encrage d'Andy Smith est minutieux et ne perd rien de la finesse des traits de l'artiste. Le lecteur familier des œuvres de Jim Starlin repère quelques particularités graphiques. Par exemple il y a cette séquence de 4 cases, se situant en haut de 4 pages consécutives (1 case en haut de chaque page), constituant un travelling arrière sur Bruce Branner. L'artiste a réussi à insérer l'arche spatiale caractéristique de Thanos dans une case. le nez de Hulk est particulièrement court, habitude de dessin de Starlin. Dans l'épisode 2, il dessine une technologie d'anticipation informatique sous la forme de panneaux verticaux composés de petits rectangles lumineux. Dans l'épisode 3, le lecteur a droit à une ligne de 4 cases, montrant l'œil de Hulk en train de s'ouvrir. Par contre, l'artiste n'a pas repris son habitude de dessiner les personnages dans des pauses évoquant un ballet. Toutefois, le lecteur est quand même un peu décontenancé de voir les postures très artificielles dans la scène d'ouverture, Maria Hill et Iron Man semblant être des poupées articulées aux articulations coincées. Au final, même si Jim Starlin insère une citation d'Arthur Schopenhauer, ce récit semble s'adresser à un lectorat appréciant beaucoup la continuité et les grosses scènes de baston, avec un peu de l'intelligence stratégique habituelle de Thanos. Une appréciation en fonction de l'attachement du lecteur au personnage et à l'auteur.

20/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Adamson
Adamson

Je vais mettre trois étoiles pour la frustration de l’abandon de la série (note réelle 3,5), mais j’aurais aisément arrondi au point supérieur avec une suite et conclusion, car c’est une lecture – malgré quelques menus défauts – plutôt agréable et prenante. Le travail graphique de Carlos Puerta est d’emblée intrigant. Un dessin au rendu parfois hyper-réaliste, mais aussi vieillot (un peu de Don Lawrence dans ce rendu), parfois donnant l’impression de simple photographie retravaillées. En tout cas cet habillage vaguement rétro convient très bien à ce type de récit. Un récit lui aussi prenant, qui pioche ses influences un peu partout mais le fait bien et réussit à happer le lecteur pour ne plus le lâcher. Malgré quelques longueurs – c’est l’un des rares reproches à faire à cette série – on ne s’ennuie jamais. L’intrigue mêle SF et fantastique, s’inspire des ouvrages de Wells – mais la fin du troisième tome, avec cette ville gigantesque abandonnée m’a aussi fait penser à Lovecraft. On peut aussi penser au film « Nimitz, retour vers l’enfer ». L’arrière-plan de la première guerre mondiale est bien utilisé pour régulièrement faire monter la tension (lorsque le cuirassier Allemand intervient, lorsque des « espions allemands interviennent, etc. L’intrigue principale avec ce navire et son équipage « découvrant » un monde parallèle qui se révèle des plus dangereux est prenante. Veys développe peu à peu plusieurs sous-intrigues (enquête des deux militaires et plan machiavélique d’espions allemands pour envahir Londres) qui se déroulent à Londres. Cela hache un peu le récit, mais promet aussi des rebondissements intéressants pour l’avenir. Hélas, ça s’arrête là et c’est frustrant et bien dommage, car ce récit à l’ancienne était une belle surprise, et il y avait encore matière à tenir en haleine le lecteur, puisqu’à chaque échelon/décor de l’histoire, les pions placés permettaient à tout moment d’accélérer l’action (et la première guerre mondiale en elle-même pouvait donner lieu à des à-côtés dynamiques. Trois albums agréables à lire (la lecture est rapide, il n’y a pas beaucoup de textes finalement), mais qui laissent un goût d’inachevé. Dommage dommage donc.

20/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Caboche
Caboche

L’histoire en elle-même n’est as hyper original. On reste dans du polar classique, avec un privé contacté par un caïd pour retrouver sa fille, et qui met les pieds dans une grosse merde. S’ensuit un struggle for life très classique. L’originalité vient du personnage du privé, qui est atteint d’une tumeur au cerveau (le titre original faisait d’ailleurs directement référence à ce « détail ») qui lui occasionne de nombreuses pertes de connaissance, de mémoire, des malaises, etc. En fin de vie, il n’a plus rien à perdre. Mais au contraire il tente d’utiliser ses derniers instants, ses dernières forces, pour « rattraper » quelques fautes – en particulier celle qui a coûté la vie à sa femme. Ses malaises, ses hallucinations, lui font souvent confondre la fille du gangster et son ex-femme. Forcément, les choix narratifs, avec un personnage principal dans cet état, entrainent un récit quelque peu heurté, qui déroute parfois, et qui nécessite une bonne concentration du lecteur. Surtout que le dessin de Tuazon est assez particulier. Très sombre, noir, lui aussi nerveux et heurté, rageur, il n’est pas toujours aisément lisible. Mais je l’ai trouvé raccord avec ce récit, et la lecture s’est révélé plutôt agréable. Si l’intrigue est, au départ, pleine de « déjà-vu », son traitement graphique, les particularités du héros permettent de la faire suffisamment sortir des sentiers battus pour intéresser les amateurs blasés de polar noir. Du classique un peu décalé et revisité.

20/06/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Hibakusha
Hibakusha

Sympathique mais qui manque de corps (sans mauvais jeu de mot). C'est une histoire de la Seconde Guerre Mondiale, du Japon impérialiste et surtout de ces fameux Hibakusha, ces images imprimées dans les monuments des corps qui se tenaient devant juste avant l'explosion. Une image presque poétique qui attire l’œil. Sauf que franchement, je suis assez peu intéressé par le développement fourni. Je n'ai pas compris le lien entre la première femme dans la voiture et la suite (c'est la même ou juste une scène pour nous montrer les galères du héros ?), de même que la partie au Japon est assez peu intéressante au final. J'ai l'impression que la nouvelle a été légèrement étirée, ce qui est dommage. Ça donne une légère sensation de creux, qu'il manque ce qu'il faut pour que ça soit réellement impactant. En l'état, la lecture finie ne m'a pas marquée et je pense qu'oublierais que j'ai lu cette BD dans quelques mois. Pas mauvais, juste vite oubliable et peu marquant pour ma part.

20/06/2024 (modifier)