J'aime bien les ouvrages lanceurs d'alertes même si je ne suis pas toujours d'accord avec tous leurs arguments. La thématique de l'invasion du plastique est importante pour l'environnement, la santé et une certaine morale comportementale. Pourtant j'ai eu du mal à entrer dans l'ouvrage de Capucine Dupuy. En effet l''historique introduit des notions de chimie un peu rébarbatives. Le texte introductif utilise souvent des formulations chimiques ( éthylène, propylène, polychlorure de vinyle ...) qui sentent bon(?) mes anciens cours de chimie mais rendent la lecture ardue. Ensuite le plastique étant partout dans notre vie, la charge contre sa présence tire un peu dans tous les sens.
Un recentrage quitte à être moins exhaustif m'aurait paru plus punchy. Je trouve que les thématiques ( emballage à usage unique/morale comportementale, toxicité/santé, recyclage/pollution) s'interpénètrent trop souvent et cela rend la narration un peu confuse à mes yeux d'autant plus que le texte fourmille des statistiques et de chiffres aux ordres de grandeurs impressionnants.
Par contre l'ouvrage est très documenté avec les sources ce qui rend le discours de l'autrice très crédible.
Je suis de l'ancienne école qui jouait au foot dans la boue, allait rendre les consignes de limonades ou de vin et buvait l'eau du robinet mais je serais surpris ( pour plusieurs raisons) que l'on revienne à cette manière de faire. La dernière partie (très graphique) évoque une multitude d'initiatives de bons comportements. C'est intéressant et donne des idées d'autant plus que les auteurs évitent ( dans le texte et le graphisme) un ton moralisateur ou culpabilisant ( sauf pour une grande marque de sodas). C'est parfois à contre courant du discours d'hygiène officiel ( comme pour les mouchoirs).
Le graphisme emprunte au genre satirique soft. Il présente un bel humour jamais vulgaire. C'est très dynamique mais un peu discontinu tellement il y a de sujets.
Une lecture nécessaire au débat sur des sujets fondamentaux ( environnement, santé publique, comportement sociétal) toutefois un peu aride.
Je m'en doutais un peu lorsque j'ai commencé cette série mais ce genre d'histoire et d'humour ne sont définitivement pas faits pour moi. J'aurais pourtant aimé pouvoir mettre un 138ème cinq étoiles à cette œuvre mais après 6 tomes lus, je dois me résoudre à passer mon chemin, voyant que j'ai de plus en plus de mal à terminer les tomes qui attendent inlassablement sur le bord de mon chevet.
Je comprends toutefois l'enthousiasme du plus grand nombre, tant cette œuvre sort du lot de par son originalité et les détails fourmillant tant du point de vue des références à de grandes œuvres de la littérature française que dans le remplissage des cases. Et je Je dois avouer que certaines petites scènes faisant souvent intervenir Eusèbe m'ont arracher un sourire (mention spéciale aux montures de nos deux héros sur la lune). Mais l'ensemble est beaucoup trop linéaire et répétitif pour moi : on enchaine les voyages/quêtes de nos héros entrecoupées de batailles dont l'issue ne fait guère de doute et sans réels rebondissements. Au regard de son originalité et du travail gigantesque des auteurs, je comprends malgré tout l’engouement que cette série à créé pour les amoureux de la littérature et des romans de capes et d'épées.
Concernant le graphisme, je dois reconnaitre que les planches sont vraiment magnifiques avec des ambiances colorées très tranchées entre les tomes, un dessin précis et des décors très fouillés. Cette série se démarque ainsi par son trait de toutes celles que j'ai pu lire auparavant.
Il est probable que si j'avais lu cette série plus jeune, j'aurais pu peut-être avoir une affection particulière pour cette dernière et la qualifier de culte comme c'est le cas par exemple pour Gaston Lagaffe, Astérix ou encore Blake et Mortimer. Un bon 3/5 malgré tout.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 5/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 9/10
NOTE GLOBALE : 13/20
J'ai trouvé cette série Bamboo sur les dinosaures assez attrayante. La difficulté était de trouver le juste équilibre entre le didactique éducatif répétitif et l'humoristique assez bon enfant. Pari réussi à mon avis, même si c'est quelquefois un peu répétitif. D'ailleurs, les auteurs essayent de casser la monotonie des fiches dino en incorporant des passages sur la paléontologie ( datation, techniques de fouilles, découvertes scientifiques récentes ou hypothèses de travail) et les paléontologues vedettes ( andy Farke, Xu Xing) à la manière Indiana Jones. Arnaud Plumeri construit ses scénario en présentant un dinosaure sur une ou deux planches. Le T.Rex et sa famille en sont les vedettes mais on y découvre beaucoup d'autres espèces découvertes depuis peu de temps. J'en étais resté à Jurassic Park qui avait fait exploser l'intérêt pour ces lézards terribles et j'ai appris pal mal de petites choses qui m'ont intéressé voire amusé.
Le graphisme humoristique est classique et bien travaillé. Même si il travaille sur des expressions humoristique, Bloz respecte au mieux la morphologie et les détails anatomiques des animaux.
Une lecture sympa à redécouvrir pour un large public. Un bon 3
Je ne suis absolument pas féru d’aviation, j’ai tendance à fuir toutes les séries s’y rapportant.
Par contre, si on y colle un dragon, mon sourcil se lève. Tout en restant un peu dubitatif, je dis tiens pourquoi pas ? Bref vous l’aurez compris, ce n’est pas le côté réalisme que j’attends sur un tel sujet.
Guerres & Dragons marchera comme de nombreuses séries concept de l’éditeur, à savoir des one-shots concoctés par de nombreux auteurs différents.
L’action prendra place pendant la WW2 mais avec comme nouveauté de voir apparaître des dragons que chaque camps « domestiquera » pour participer à l’effort de guerre.
Vendu comme ça, on sait que l’on ne va pas tomber sur du Proust et que la série marche sur un fil. Gare aux mélanges des genres !!
Je n’ai pu lire que le premier tome mais ce dernier se révèle une bonne entame de série, j’en suis sorti agréablement surpris.
Un récit qui présente bien l’univers et que j’ai trouvé réussi dans son ensemble. Équilibré et dense en péripéties.
La partie graphique accompagne efficacement l’histoire. Vax ne m’avait jamais aussi bien interpelé.
Une BD pop corn. Pari réussi pour les auteurs.
Petite MàJ suite lecture tomes 2 et 3 :
Alors que je croyais le concept ancré dans la WW2 et surtout trop en lien avec l’aviation, il n’en est rien du tout (plutôt une très bonne chose :).
Néanmoins le 1er tome reste le plus sympathique, le 2ème est assez moyen et montre déjà un peu les limites de la série, le 3eme sera plus surprenant et redonne un peu de peps à l’univers.
Mais bon ça va être dur de tenir sur la longueur avec cette thématique, je rigole d’avance de voir un crossover débarquer un jour.
Une très bonne lecture détente. Rien d’extraordinaire, mais les auteurs développent une sorte de polar rural et rétro bien fichu, parsemé de traits d’humour, et de dialogues savoureux.
Les personnages de ce bled paumé sont très typés, et la France rural des années 60 (l’intrigue se déroule en 1966) est bien reconstituée.
Chaque personnage est d’ailleurs l’occasion d’une description ironique, chaque chapitre est introduit par un petit texte faisant du teasing du pauvre, mais aussi ajoutant une dose d’humour.
Quant à l’intrigue dans sa globalité, elle est assez simple. C’est dans les détails que se révèle le sel de cette lecture.
Le dessin de Casanave donne une touche moderne pour le trait, tout en accompagnant bien l’aspect rétro de l’ensemble.
Une lecture sympathique et recommandée.
Note réelle 3,5/5.
Migali est une petite princesse, une princesse araignée pour être plus précis, ce qui veut dire qu'elle a 6 bras et 2 jambes et qu'elle peut projeter de la toile par ses poignets et l'utiliser pour faire des cabrioles et s'accrocher au plafond. Elle a rejoint l'Académie Royale où sont éduqués tous les princes et princesses comme elle : une princesse scarabée, un prince grenouille, un prince des ténèbres, une princesse papillon ou encore une princesse parfaite, l'ennemie jurée de Migali. Son dynamisme et son courage vont faire d'elle la meilleure des amies pour ses proches, et un gentil cauchemar pour les profs qui doivent endurer son trop plein d'énergie et ses prises d'initiative souvent malheureuses.
C'est une série sympa pour la petite jeunesse. On y est dans un cadre qui rappelle à la fois le collège magique de Harry Potter, les gentils monstres de Halloween et les séries enfantines sur une bande d'amis écoliers qui fait des bêtises.
Le dessin et le petit format souple des albums rappellent pour leur part les séries de la collection BD Kids de Milan. Le trait souple de Fabien Öckto Lambert est très agréable et il le met en valeur avec de chouettes couleurs bien vivantes.
Les albums sont structurés en saynètes et gags de deux pages, formant parfois des histoires courtes un peu plus longues. Autant le dessin de la petite Migali me donnait l'impression qu'elle était complètement fofolle voire un peu pénible (cela tient en grande partie à ses 6 bras qui donnent l'impression qu'elle les agite dans tous les sens en permanence), autant elle se révèle attachante, tout autant que sa petite bande d'amis aux caractères bien reconnaissables. Les gags amuseront les lecteurs plus jeunes mais ils font sourire aussi les adultes qui apprécieront notamment la manière dont l'héroïne sait braver sa peur et combattre les préjugés sur les monstres avec de gros câlins. S'il y avait un léger reproche à formuler, ce serait qu'au bout de 5 tomes parus, la trame de l'histoire n'a que très peu évolué ce qui peut donner un léger sentiment de répétition sur la longueur, mais c'est aussi une stabilité que les jeunes lecteurs apprécieront sans doute.
Une intéressante collection dont je regrette qu’elle n’ait que trois petits volumes. Destinés plutôt à la jeunesse, ces fascicules seront utiles aussi à ceux qui ne sont pas trop familiers de la mythologie hindoue. Il est vrai que ce panthéon est foisonnant et qu’on pourrait multiplier les tomes à l’infini.
L’auteur a bien choisi ses sujets parmi les divinités les plus populaires, Ganesh, Krishna et Hanuman, dont la renommée est parvenue aux oreilles de l’occident. J’aurais quand même aimé qu’il propose également la trilogie des grands dieux fondateurs comme Brahma, Vishnou et Shiva (bien qu’il soit impossible de résumer ceux-là en 32 pages).
Il s'est d'ailleurs, chez un autre éditeur, attaqué à la vie du Bouddha Siddhartha Gautama.
Maintenant, sur les tomes parus, le traitement est assez succinct, format oblige, mais permet quand même d’avoir une petite idée de chacun de ces personnages.
Le dessin est certes un peu naïf et les couleurs un peu vives mais l’ensemble, comme je le disais, est plutôt destiné jeunesse et quand même, on est en Inde, je ne boude pas mon plaisir polychromique.
En redécouvrant ce personnage dans la collection La sagesse des mythes, je me suis pris de passion pour cette légende, la jugeant au combien intemporelle .
Bref tout ça pour dire que j’étais bien curieux de lire cette transposition moderne. Il y a de bonnes choses, plutôt honnête comme résultat mais j’en suis sorti assez mitigé.
La réalisation est agréable, Jop que je découvre, maîtrise les codes de la BD. Je ne suis pas archi fan des têtes de ses personnages mais le reste est bon : couleurs, cadrages, fluidité et lisibilité.
Le fond du récit possède quelque chose de toujours aussi pertinent mais je serai plus critique sur sa mise en place. La BD ne faisant que 30 planches, c’est un peu une version express et ampoulée que l’auteur nous propose, ça perd nettement en force. Je regrette également le traitement bien moins nuancé (les forces de l’ordre sont ici tristes à voir).
Je salue l’idée, la réalisation, le travail mais trop court pour satisfaire. J’aurais sans doute plus accroché avec plus de développement.
2,5
Smolderen développe une intrigue dans le cadre de la seconde guerre mondiale, dans laquelle les principaux protagonistes sont des auteurs de polar. Tous vont se trouvés impliqués dans une opération d’espionnage et d’enfumage. Du polar de guerre plutôt cérébral.
Même si c’est une histoire inventée de toute pièce, c’est quand même assez bien fait pour nous y laisser croire. Y compris lorsque la « machination » de vient un chouia loufoque – puisqu’il s’agit pour les services secrets anglais (aidés par une romancière) de faire croire à un protagoniste (romancier français) qu’il rêve les informations que l’on veut qu’il transmette à une connaissance liée à un grand ponte du IIIème Reich !
C’est alambiqué, mais on se laisse prendre par ce récit. Un récit que j’ai quand même trouvé un peu lent, manquant de dynamisme parfois. C’est aussi le propre de ce type de polar aussi, qui joue essentiellement sur la réflexion au détriment de l’action proprement dite.
Quant au dessin de Gonzalez, il accompagne plutôt bien le récit. Mais je l’avais trouvé plus inspiré sur les immenses étendues désertes de Chère Patagonie. Je pense que je préfère son travail sur les paysages que sur les personnages (affaire de goût, car son dessin ne manque pas de charme et est très lisible).
J’aime beaucoup le travail de Sergio Leone (en fait j’adore ses versions du western spaghetti), et à partir du Bon, la brute et le truand, chaque film est grandiose, avec pas mal de scènes cultes. Quant au dernier, « Il était une fois en Amérique », c’est sans doute un de mes films préférés. Je suis donc a priori intéressé par cette biographie.
Mais j’en suis sorti avec un ressenti mitigé, même si la lecture a été globalement intéressante et agréable.
J’ai trouvé le dessin très lisible, mais la mise en scène et ce dessin m’ont paru un peu trop sages, statiques.
Simsolo cède aussi à certains tics classiques de ce genre de biographie. Comme par exemple lorsque Sergio Leone interpelle une connaissance par ses noms et prénoms (cela aide le lecteur à situer l’interlocuteur, mais parait peu crédible, tant on imagine qu’il n’utilisait en réalité que le prénom ou un surnom).
De même, il y a une volonté évidente de « placer » un maximum de gens célèbres, y compris lorsque ça n’a pas d’intérêt véritable (comme la rencontre de Patrice Lumumba et la remarque de Leone quasi visionnaire – a posteriori j’imagine).
Pour le reste, ça reste une honnête biographie, comme passe en revue de façon classique et chronologique la carrière du grand cinéaste. En s’attardant davantage sur certains projets (comme « Il était une fois en Amérique »). On voit bien la différence entre USA et Europe (France en particulier) en matière de censure ou en remontant certains films, au point de leur faire perdre une grande partie de leur intérêt. Les rapports entretenus par Leone avec certains de ses acteurs sont aussi intéressants (Eastwood semble être rapidement devenu gourmand par exemple).
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Plastic tac tic tac
J'aime bien les ouvrages lanceurs d'alertes même si je ne suis pas toujours d'accord avec tous leurs arguments. La thématique de l'invasion du plastique est importante pour l'environnement, la santé et une certaine morale comportementale. Pourtant j'ai eu du mal à entrer dans l'ouvrage de Capucine Dupuy. En effet l''historique introduit des notions de chimie un peu rébarbatives. Le texte introductif utilise souvent des formulations chimiques ( éthylène, propylène, polychlorure de vinyle ...) qui sentent bon(?) mes anciens cours de chimie mais rendent la lecture ardue. Ensuite le plastique étant partout dans notre vie, la charge contre sa présence tire un peu dans tous les sens. Un recentrage quitte à être moins exhaustif m'aurait paru plus punchy. Je trouve que les thématiques ( emballage à usage unique/morale comportementale, toxicité/santé, recyclage/pollution) s'interpénètrent trop souvent et cela rend la narration un peu confuse à mes yeux d'autant plus que le texte fourmille des statistiques et de chiffres aux ordres de grandeurs impressionnants. Par contre l'ouvrage est très documenté avec les sources ce qui rend le discours de l'autrice très crédible. Je suis de l'ancienne école qui jouait au foot dans la boue, allait rendre les consignes de limonades ou de vin et buvait l'eau du robinet mais je serais surpris ( pour plusieurs raisons) que l'on revienne à cette manière de faire. La dernière partie (très graphique) évoque une multitude d'initiatives de bons comportements. C'est intéressant et donne des idées d'autant plus que les auteurs évitent ( dans le texte et le graphisme) un ton moralisateur ou culpabilisant ( sauf pour une grande marque de sodas). C'est parfois à contre courant du discours d'hygiène officiel ( comme pour les mouchoirs). Le graphisme emprunte au genre satirique soft. Il présente un bel humour jamais vulgaire. C'est très dynamique mais un peu discontinu tellement il y a de sujets. Une lecture nécessaire au débat sur des sujets fondamentaux ( environnement, santé publique, comportement sociétal) toutefois un peu aride.
De Cape et de Crocs
Je m'en doutais un peu lorsque j'ai commencé cette série mais ce genre d'histoire et d'humour ne sont définitivement pas faits pour moi. J'aurais pourtant aimé pouvoir mettre un 138ème cinq étoiles à cette œuvre mais après 6 tomes lus, je dois me résoudre à passer mon chemin, voyant que j'ai de plus en plus de mal à terminer les tomes qui attendent inlassablement sur le bord de mon chevet. Je comprends toutefois l'enthousiasme du plus grand nombre, tant cette œuvre sort du lot de par son originalité et les détails fourmillant tant du point de vue des références à de grandes œuvres de la littérature française que dans le remplissage des cases. Et je Je dois avouer que certaines petites scènes faisant souvent intervenir Eusèbe m'ont arracher un sourire (mention spéciale aux montures de nos deux héros sur la lune). Mais l'ensemble est beaucoup trop linéaire et répétitif pour moi : on enchaine les voyages/quêtes de nos héros entrecoupées de batailles dont l'issue ne fait guère de doute et sans réels rebondissements. Au regard de son originalité et du travail gigantesque des auteurs, je comprends malgré tout l’engouement que cette série à créé pour les amoureux de la littérature et des romans de capes et d'épées. Concernant le graphisme, je dois reconnaitre que les planches sont vraiment magnifiques avec des ambiances colorées très tranchées entre les tomes, un dessin précis et des décors très fouillés. Cette série se démarque ainsi par son trait de toutes celles que j'ai pu lire auparavant. Il est probable que si j'avais lu cette série plus jeune, j'aurais pu peut-être avoir une affection particulière pour cette dernière et la qualifier de culte comme c'est le cas par exemple pour Gaston Lagaffe, Astérix ou encore Blake et Mortimer. Un bon 3/5 malgré tout. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 5/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 9/10 NOTE GLOBALE : 13/20
Les Dinosaures en bande dessinée
J'ai trouvé cette série Bamboo sur les dinosaures assez attrayante. La difficulté était de trouver le juste équilibre entre le didactique éducatif répétitif et l'humoristique assez bon enfant. Pari réussi à mon avis, même si c'est quelquefois un peu répétitif. D'ailleurs, les auteurs essayent de casser la monotonie des fiches dino en incorporant des passages sur la paléontologie ( datation, techniques de fouilles, découvertes scientifiques récentes ou hypothèses de travail) et les paléontologues vedettes ( andy Farke, Xu Xing) à la manière Indiana Jones. Arnaud Plumeri construit ses scénario en présentant un dinosaure sur une ou deux planches. Le T.Rex et sa famille en sont les vedettes mais on y découvre beaucoup d'autres espèces découvertes depuis peu de temps. J'en étais resté à Jurassic Park qui avait fait exploser l'intérêt pour ces lézards terribles et j'ai appris pal mal de petites choses qui m'ont intéressé voire amusé. Le graphisme humoristique est classique et bien travaillé. Même si il travaille sur des expressions humoristique, Bloz respecte au mieux la morphologie et les détails anatomiques des animaux. Une lecture sympa à redécouvrir pour un large public. Un bon 3
Guerres & Dragons
Je ne suis absolument pas féru d’aviation, j’ai tendance à fuir toutes les séries s’y rapportant. Par contre, si on y colle un dragon, mon sourcil se lève. Tout en restant un peu dubitatif, je dis tiens pourquoi pas ? Bref vous l’aurez compris, ce n’est pas le côté réalisme que j’attends sur un tel sujet. Guerres & Dragons marchera comme de nombreuses séries concept de l’éditeur, à savoir des one-shots concoctés par de nombreux auteurs différents. L’action prendra place pendant la WW2 mais avec comme nouveauté de voir apparaître des dragons que chaque camps « domestiquera » pour participer à l’effort de guerre. Vendu comme ça, on sait que l’on ne va pas tomber sur du Proust et que la série marche sur un fil. Gare aux mélanges des genres !! Je n’ai pu lire que le premier tome mais ce dernier se révèle une bonne entame de série, j’en suis sorti agréablement surpris. Un récit qui présente bien l’univers et que j’ai trouvé réussi dans son ensemble. Équilibré et dense en péripéties. La partie graphique accompagne efficacement l’histoire. Vax ne m’avait jamais aussi bien interpelé. Une BD pop corn. Pari réussi pour les auteurs. Petite MàJ suite lecture tomes 2 et 3 : Alors que je croyais le concept ancré dans la WW2 et surtout trop en lien avec l’aviation, il n’en est rien du tout (plutôt une très bonne chose :). Néanmoins le 1er tome reste le plus sympathique, le 2ème est assez moyen et montre déjà un peu les limites de la série, le 3eme sera plus surprenant et redonne un peu de peps à l’univers. Mais bon ça va être dur de tenir sur la longueur avec cette thématique, je rigole d’avance de voir un crossover débarquer un jour.
Eté brûlant à Saint-Allaire
Une très bonne lecture détente. Rien d’extraordinaire, mais les auteurs développent une sorte de polar rural et rétro bien fichu, parsemé de traits d’humour, et de dialogues savoureux. Les personnages de ce bled paumé sont très typés, et la France rural des années 60 (l’intrigue se déroule en 1966) est bien reconstituée. Chaque personnage est d’ailleurs l’occasion d’une description ironique, chaque chapitre est introduit par un petit texte faisant du teasing du pauvre, mais aussi ajoutant une dose d’humour. Quant à l’intrigue dans sa globalité, elle est assez simple. C’est dans les détails que se révèle le sel de cette lecture. Le dessin de Casanave donne une touche moderne pour le trait, tout en accompagnant bien l’aspect rétro de l’ensemble. Une lecture sympathique et recommandée. Note réelle 3,5/5.
Migali
Migali est une petite princesse, une princesse araignée pour être plus précis, ce qui veut dire qu'elle a 6 bras et 2 jambes et qu'elle peut projeter de la toile par ses poignets et l'utiliser pour faire des cabrioles et s'accrocher au plafond. Elle a rejoint l'Académie Royale où sont éduqués tous les princes et princesses comme elle : une princesse scarabée, un prince grenouille, un prince des ténèbres, une princesse papillon ou encore une princesse parfaite, l'ennemie jurée de Migali. Son dynamisme et son courage vont faire d'elle la meilleure des amies pour ses proches, et un gentil cauchemar pour les profs qui doivent endurer son trop plein d'énergie et ses prises d'initiative souvent malheureuses. C'est une série sympa pour la petite jeunesse. On y est dans un cadre qui rappelle à la fois le collège magique de Harry Potter, les gentils monstres de Halloween et les séries enfantines sur une bande d'amis écoliers qui fait des bêtises. Le dessin et le petit format souple des albums rappellent pour leur part les séries de la collection BD Kids de Milan. Le trait souple de Fabien Öckto Lambert est très agréable et il le met en valeur avec de chouettes couleurs bien vivantes. Les albums sont structurés en saynètes et gags de deux pages, formant parfois des histoires courtes un peu plus longues. Autant le dessin de la petite Migali me donnait l'impression qu'elle était complètement fofolle voire un peu pénible (cela tient en grande partie à ses 6 bras qui donnent l'impression qu'elle les agite dans tous les sens en permanence), autant elle se révèle attachante, tout autant que sa petite bande d'amis aux caractères bien reconnaissables. Les gags amuseront les lecteurs plus jeunes mais ils font sourire aussi les adultes qui apprécieront notamment la manière dont l'héroïne sait braver sa peur et combattre les préjugés sur les monstres avec de gros câlins. S'il y avait un léger reproche à formuler, ce serait qu'au bout de 5 tomes parus, la trame de l'histoire n'a que très peu évolué ce qui peut donner un léger sentiment de répétition sur la longueur, mais c'est aussi une stabilité que les jeunes lecteurs apprécieront sans doute.
Mythes et Dieux
Une intéressante collection dont je regrette qu’elle n’ait que trois petits volumes. Destinés plutôt à la jeunesse, ces fascicules seront utiles aussi à ceux qui ne sont pas trop familiers de la mythologie hindoue. Il est vrai que ce panthéon est foisonnant et qu’on pourrait multiplier les tomes à l’infini. L’auteur a bien choisi ses sujets parmi les divinités les plus populaires, Ganesh, Krishna et Hanuman, dont la renommée est parvenue aux oreilles de l’occident. J’aurais quand même aimé qu’il propose également la trilogie des grands dieux fondateurs comme Brahma, Vishnou et Shiva (bien qu’il soit impossible de résumer ceux-là en 32 pages). Il s'est d'ailleurs, chez un autre éditeur, attaqué à la vie du Bouddha Siddhartha Gautama. Maintenant, sur les tomes parus, le traitement est assez succinct, format oblige, mais permet quand même d’avoir une petite idée de chacun de ces personnages. Le dessin est certes un peu naïf et les couleurs un peu vives mais l’ensemble, comme je le disais, est plutôt destiné jeunesse et quand même, on est en Inde, je ne boude pas mon plaisir polychromique.
Antigone (Jop)
En redécouvrant ce personnage dans la collection La sagesse des mythes, je me suis pris de passion pour cette légende, la jugeant au combien intemporelle . Bref tout ça pour dire que j’étais bien curieux de lire cette transposition moderne. Il y a de bonnes choses, plutôt honnête comme résultat mais j’en suis sorti assez mitigé. La réalisation est agréable, Jop que je découvre, maîtrise les codes de la BD. Je ne suis pas archi fan des têtes de ses personnages mais le reste est bon : couleurs, cadrages, fluidité et lisibilité. Le fond du récit possède quelque chose de toujours aussi pertinent mais je serai plus critique sur sa mise en place. La BD ne faisant que 30 planches, c’est un peu une version express et ampoulée que l’auteur nous propose, ça perd nettement en force. Je regrette également le traitement bien moins nuancé (les forces de l’ordre sont ici tristes à voir). Je salue l’idée, la réalisation, le travail mais trop court pour satisfaire. J’aurais sans doute plus accroché avec plus de développement. 2,5
Cauchemars ex Machina
Smolderen développe une intrigue dans le cadre de la seconde guerre mondiale, dans laquelle les principaux protagonistes sont des auteurs de polar. Tous vont se trouvés impliqués dans une opération d’espionnage et d’enfumage. Du polar de guerre plutôt cérébral. Même si c’est une histoire inventée de toute pièce, c’est quand même assez bien fait pour nous y laisser croire. Y compris lorsque la « machination » de vient un chouia loufoque – puisqu’il s’agit pour les services secrets anglais (aidés par une romancière) de faire croire à un protagoniste (romancier français) qu’il rêve les informations que l’on veut qu’il transmette à une connaissance liée à un grand ponte du IIIème Reich ! C’est alambiqué, mais on se laisse prendre par ce récit. Un récit que j’ai quand même trouvé un peu lent, manquant de dynamisme parfois. C’est aussi le propre de ce type de polar aussi, qui joue essentiellement sur la réflexion au détriment de l’action proprement dite. Quant au dessin de Gonzalez, il accompagne plutôt bien le récit. Mais je l’avais trouvé plus inspiré sur les immenses étendues désertes de Chère Patagonie. Je pense que je préfère son travail sur les paysages que sur les personnages (affaire de goût, car son dessin ne manque pas de charme et est très lisible).
Sergio Leone
J’aime beaucoup le travail de Sergio Leone (en fait j’adore ses versions du western spaghetti), et à partir du Bon, la brute et le truand, chaque film est grandiose, avec pas mal de scènes cultes. Quant au dernier, « Il était une fois en Amérique », c’est sans doute un de mes films préférés. Je suis donc a priori intéressé par cette biographie. Mais j’en suis sorti avec un ressenti mitigé, même si la lecture a été globalement intéressante et agréable. J’ai trouvé le dessin très lisible, mais la mise en scène et ce dessin m’ont paru un peu trop sages, statiques. Simsolo cède aussi à certains tics classiques de ce genre de biographie. Comme par exemple lorsque Sergio Leone interpelle une connaissance par ses noms et prénoms (cela aide le lecteur à situer l’interlocuteur, mais parait peu crédible, tant on imagine qu’il n’utilisait en réalité que le prénom ou un surnom). De même, il y a une volonté évidente de « placer » un maximum de gens célèbres, y compris lorsque ça n’a pas d’intérêt véritable (comme la rencontre de Patrice Lumumba et la remarque de Leone quasi visionnaire – a posteriori j’imagine). Pour le reste, ça reste une honnête biographie, comme passe en revue de façon classique et chronologique la carrière du grand cinéaste. En s’attardant davantage sur certains projets (comme « Il était une fois en Amérique »). On voit bien la différence entre USA et Europe (France en particulier) en matière de censure ou en remontant certains films, au point de leur faire perdre une grande partie de leur intérêt. Les rapports entretenus par Leone avec certains de ses acteurs sont aussi intéressants (Eastwood semble être rapidement devenu gourmand par exemple).