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Couverture de la série #Nouveaucontact
#Nouveaucontact

Le récit est simple, tant dans le fond que dans la forme, mais surprenamment satisfaisant. Attention, ce n'est pas révolutionnaire pour autant, c'est même assez convenu je trouve. Disons que je ne m'attendais à rien mais que je suis agréablement surprise de trouver ça bon. Tout tourne autour du sujet des médias et des réseaux sociaux, de la déformation des informations et de la dégradation des situations causées par des populations toujours plus avides de sensationnel et de voyeurisme. Le sujet n'est pas nouveau mais, encore une fois, l'exécution est satisfaisante. On s'attache facilement au personnage principal, sorte d'ermite déjà un peu misanthrope avant le début de l'histoire, et les personnages secondaires (son ex notamment) sont également rapidement touchants. Je ne connaissais pas le travail de Duhamel avant cette lecture et j'en sors assez satisfaite (même si un petit peu déçue). Je constate après lecture des autres avis qu'il a un humour et une narration qui lui sont propres, je ne sais pas vraiment si j'ai réussi à les cerner ou en tout cas à les apprécier à leur juste valeur, mais je lirai sans doute ses autres créations si l'occasion se présente. Quant au dessin, sans qu'il m'ait profondément marquée, je l'ai trouvé assez joli et expressif.

25/12/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 3/5
Couverture de la série Revoir Comanche
Revoir Comanche

Je dois faire partie des rares membres de BDTheque qui n'ont lu ni Comanche, ni Jeremiah ni même Blueberry dans leur jeunesse ou après. Je n'avais donc pas d'attente particulière en dehors de mes attentes graphiques vis a vis de Romain Renard que j'avais découvert et apprécié avec Melvile Ce western revisité nous emmène dans une Amérique aussi poussiéreuse qu'intemporelle, où le passé et le présent se croisent à chaque détour. Plus qu’une simple relecture, cet album interroge les choix, les regrets, et glisse une réflexion sociale subtile sur la relation entre les Américains et les natifs. Une matière riche qui dépasse les codes classiques du genre. Les dessins captent d’emblée. Les scènes de brouillard ou de tempêtes de sable sont vraiment superbes avec un clair obscur parfaitement maîtrisé qui pose parfaitement le décor. Comme Mac Arthur, c'est plus le détourage des personnages qui m'a un peu gêné et j'ai eu cette même impression de personnages ajoutés après. Ce choix graphique demande un temps d’adaptation. Une fois passé ce cap, je me suis laissé porter par une mise en scène soignée et de superbes compositions d'images. Le scénario ne se contente pas de dérouler une histoire de cowboy vieillissant. Il construit un portrait en nuances, alternant entre action et introspection. Le rythme est bien dosé, les dialogues sonnent juste, et les thématiques sociales apportent une profondeur qui fait mouche. En conclusion, les quelques détails qui déconcertent n’entachent pas l’ensemble, qui fonctionne grâce à une narration solide et un univers visuel qui marque. Ça marche donc bien aussi sans avoir la référence complète à la série originale même si le mieux reste peut être de commencer par là.

25/12/2024 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série 2050
2050

L'exercice d'un recueil de récits courts, qui plus est dans le genre de l'anticipation est la porte ouverte à des résultats très divers. Malgré la qualité intrinsèque des auteurs ici conviés, on n'échappe pas à cette tendance. Ils se sont amusés à imaginer ce que pourrait être un avenir pas très éloigné, sur le plan de la technologie, des relations sociales, de la modification génétique, du dérèglement climatique, ou encore en termes d'expansion spatiale. Le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas très rassurant. Certains auraient d'ailleurs pu aller plus loin, tant les perspectives que l'on entrevoit dès aujourd'hui ne sont pas bien engagées. Le vrai plus c'est, à ma connaissance, les débuts de certains en tant qu'auteurs complets, comme Malo Kerfriden, Mig ou Stéphane Perger. Je valide ces baptêmes, il y a de bonnes choses dans leurs récits. Sur le plan graphique, tous sont au niveau de leurs meilleures productions. J'ai été surpris par le style de Mig, clairement inspiré de celui de Carlos Gimenez, pour une histoire vraiment surprenante.

24/12/2024 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Camille Claudel - La création comme espace de liberté
Camille Claudel - La création comme espace de liberté

Pas vraiment un biopic au sens où le parcours du personnage est un peu survolé, mais un univers dense et léger à la fois qui fait toucher du doigt la soif d'art de Camille Claudel. Ce sont les images nébuleuses, créés par une sorte de pointillisme au crayon de couleur, qui nous enveloppent et nous intriguent. Le trait y a complètement disparu. Il ne reste que ces petites parcelles de lumières qui flottent dans les cases avec une précision étrange. Il y a une parenté avec le dessin de Hymes dans La Loterie, cette nouvelle glaçante. Mais ici presque pas d'ombre grise, c'est finalement plus conforme à la théorie impressionniste. On peut aussi rapprocher la technique de celle de l'autrice d'"Anaïs Nin, sur la mer des mensonges" mais Bishoff ombrait avec du violet qui finissait par tout envelopper. Ici pas de systématisme : les points se rassemblent dans une sorte de fragilité précise qui exprime bien le travail du personnage principal. Camille Claudel, l'artiste maudite, née femme un peu trop tôt pour que son talent puisse être reconnu, est représenté dans une soif d'art, de mise en forme et de reconnaissance sociale qui lui restera interdite toute sa vie. Mais le tragique reste au second plan : c'est la recherche de la forme et l'enthousiasme du personnage que cette BD reussit a nous faire toucher du doigt par cette image insaisissable et lumineuse. Bravo !

24/12/2024 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
Couverture de la série Barbe bleue
Barbe bleue

Petite adaptation sympathique du célèbre conte entre les mains habiles d'Amélie Nothomb et les belles couleurs de Camille Benhyamina. Rien de neuf : une mise au goût du jour qui propose une autre chute et utilise la langue concentrée et explosive d'Amélie Nothomb. Un seul défaut, le même que celui des œuvre de l'autrice de romans à succès, c'est court et caricatural et il n'en reste presque rien après lecture. Les personnages sont plutôt des archétypes que de réelles personnalités humaines dans lesquelles on pourrait se reconnaitre. La qualité principale : c'est plaisant, agréable à regarder comme à écouter. La bd de salle d'attente parfaite : vous avez peu de temps, vous souhaitez être pris par une histoire l'espace d'un quart d'heure, cette BD est faite pour vous !

24/12/2024 (modifier)
Couverture de la série Blake et Mortimer - Le Dernier Pharaon
Blake et Mortimer - Le Dernier Pharaon

Je ne suis pas du tout fan des personnages de Jacobs. Pourtant j'ai lu cette adaptation sans déplaisir mais sans enthousiasme non plus. Le scenario qui mixte SF, aventure ésotérique sur fond d'égyptologie est plutôt bien ficelée et me semble correspondre à l'esprit de la série mère même si les allusions d'écologies sociales sont bien plus contemporaines. J'ai trouvé le rythme lent, avec une présence de la voix off qui ralentit le récit. Il y a aussi contradiction entre le Mortimer grand-père du texte et celui des forces spéciales qui résiste à tout ( chutes, molosses, noyade, ondes magnétiques) sans une égratignure en fin d'aventure. Le personnage de Blake est lui renvoyé au troisième plan dans une posture parfois pathétique. Le final utilise bien des raccourcis pour une ouverture romancée incongrue. Je suis partagé pour le graphisme. Je n'ai pas aimé les visages très chargés. J'ai bien plus apprécié les extérieurs très travaillés de ce Bruxelles dystopique même si le périple de Mortimer fait carte postale de la capitale belge. Par contre je n'ai pas pu me faire à cette mise en couleur très froide à mon goût. Pas spécialement ma tasse de thé mais je l'ai lu sans déplaisir. 2.5

24/12/2024 (modifier)
Couverture de la série Fileuses de soie
Fileuses de soie

Un album agréable à lire, qui réussit très bien à traiter d'un scandale, d'un sujet de société, au travers de l'histoire fictive de quelques personnages. Des filles perdues (en tout cas aux yeux des normes bourgeoises hypocrites de l'époque), pauvres, rejetées par leur famille, servent de lumpen prolétariat à un patronat peu scrupuleux qui les exploite avec la complicité de L'Eglise. D'ailleurs un dossier historique et une bonne bibliographie complètent le sujet en fin d'album. Pour ce qui est de l'intrigue, elle se laisse lire, et elle fait bien passer une situation historique sans esbroufe (même si l'intrigue est un chouia légère, et manichéenne, avec un happy end un peu facile).

24/12/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Voleuse
Voleuse

Voila une jolie BD jeunesse, portant des idées sympathiques dans un ensemble mignon, mais qui ne dépasse pas spécialement ce postulat de base. L'histoire est celle d'une rencontre de deux jeunes femmes au lycée, qui vont tomber amoureuse et se découvrir. L'histoire est romantique, un peu guimauve-sucrée (il faut dire que c'est une histoire avec peu d'oppositions aux protagonistes en dehors d'elles-mêmes), avec des morales et enseignement à destination de la jeunesse qui feront sans doute moins écho aux adultes. En fait c'est tout l'ambivalence de ce volume qui me donne une impression meilleure que mon ressenti réel : c'est léger, sans doute plus parlant pour ado, apportant des idées fraiches, sympathiques, mignonnes, et c'est ce que je veux laisser comme idée. Pour ma part, je trouve que ça va à la fois trop vite et trop doucement : trop vite dans les phases de restitutions d'objets qui sont parfois expédiées alors qu'on aurait pu développer cet aspect, trop lent parce que le récit reste longuet pour ce qu'il propose. Il manque aussi d'antagonisme ici, peu d'oppositions existent pour faire obstacle au récit. Du coup, la progression est linéaire et sans grande surprises, c'est dommage. Mais c'est une histoire d'amour entre lycéenne, une petite interrogation sur l'amitié, l'amour, la sincérité, le harcèlement aussi (un peu). Ça parle d'être au clair avec ceux qu'on aime, des différences de caractères et de tempérament, de construire sa vie de jeune. Oui, je pense que ça peut bien plus plaire à des jeunes qu'à moi, qui n'ai pas détesté.

23/12/2024 (modifier)
Couverture de la série Où sont passés les grands jours ?
Où sont passés les grands jours ?

Jim a déjà pas mal exploité ailleurs les thèmes que l'on trouve au centre de cette histoire : crise amoureuse, forces et faiblesse de l'amitié, crise de la quarantaine. Disons qu'ici il prend le temps de développer les liens qui unissent les protagonistes. La narration est fluide et Jim sait bien saisir l'air du temps. Mais il n'évite quand même pas quelques facilités. En particulier j'ai trouvé improbable les liens noués entre le héros et le "nouveau Fred ". Surtout la seconde moitié du deuxième tome semblait résoudre de façon trop simple tous les problèmes, dans une série de happy ends maladroits. Si l'on fait abstraction de ces coups de baguette magique, l'intrigue se laisse lire. Concernant le dessin, c'est un peu la même chose. Des réserves (personnages tous format mannequin ; des personnages - visages surtout - peu détaillés; une colorisation manquant un peu de nuances), mais c'est lisible et fluide. Bref, un diptyque pas désagréable, plutôt dans une bonne moyenne de la production de Jim.

23/12/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Homme qui voulut être roi
L'Homme qui voulut être roi

Kipling n'est a priori pas un auteur et/ou un personnage qui m'attire. Je n'ai depuis longtemps vu en lui qu'un chantre de la colonisation et de l'Empire britannique. De fait, à part quelques extraits ou poèmes, je ne connais de son œuvre que des adaptations. Le livre de la jungle version Disney bien sûr. Et surtout le très beau film de Huston adaptant justement "L'homme qui voulut être roi". Un film que j'ai dû voir 3 ou 4 fois, et je garde en mémoire les aventures extraordinaires incarnées par Michaël Caine et Sean Connery. Et du coup, même si cet album développe moins l'intrigue (peut-être Huston avait-il ajouté des passages de son cru ?), je n'ai pas trop été surpris par cette histoire, qui relève de la grande aventure épique, d'un certain lyrisme noir. Je trouve que le film (puisque je ne connais pas l'œuvre originale) prenait plus le temps pour l'aventure et les envolées romantiques et lyriques, mais aussi que les méandres de l'âme humaine y étaient davantage exposées. La beauté des paysages y était aussi plus marquée. Mais cet album reste agréable (en particulier en montrant comment un homme a pu croire et incarner les rêves grandioses qui l'habitaient). Il ne consacre par contre pas assez de place à l'épopée elle-même, aux confins de l'Afghanistan, et sur la fin Kipling m'est apparu un peu trop retenu par rapport à ce qu'il entendait ou voyait. Une lecture sympathique. Mais si l'histoire vous a intrigués, jetez un coup d'œil sur le film, plus captivant.

23/12/2024 (modifier)