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Couverture de la série Freaks of the Heartland
Freaks of the Heartland

Étrange cette histoire. Elle se laisse lire, mais la conclusion m’a quelque peu laissé sur ma faim. Suite à d’obscurs événements (qu’on n’explique pas vraiment, seuls des « nuages » sont brièvement évoqués un instant), toutes les femmes d’un petit bled paumé au fin fond des États-Unis semblent avoir accouché de « monstres », des « freaks que chaque famille a cachés, élevés comme des animaux prisonniers (et maltraités). Jusqu’au jour où la révolte éclate et où ils s’enfuient, poursuivis par des « géniteurs » qui veulent les éliminer. Les deux premiers tiers de l’intrigue sont prenants, c’est très rythmé, et on est embarqué et intrigué par cette histoire, au point d’oublier de se poser des questions sur une quelconque crédibilité (tous les freaks ont des aspects différents mais « hideux », ressemblant parfois à des bêtes sauvages, tandis que d’autres ont des formes humaines juste disproportionnées). On est d’autant plus embarqué que dessin et colorisation sont très chouettes, et collent parfaitement au ton de l’histoire. Mais voilà, comme je l’ai dit, la fin est décevante. Car du coup tout est trop court et trop brutal. Certes, je ne sais pas s’il est possible de trouver quelque chose de satisfaisant pour finir ce type de récit, mais là c’est à la fois brutal, voire bâclé, et aussi improbable pour les dernières cases : un retour à une certaine « normalité » dénote trop ici. Une cote mal taillée me fait arrondir aux trois étoiles, mais j’étais plutôt parti pour en attribuer une de plus.

08/01/2025 (modifier)
Par Josq
Note: 3/5
Couverture de la série Tôoot et Puit
Tôoot et Puit

Bande dessinée de jeunesse de Gieter, pré-Papyrus, on ne peut pas dire que Tôôôt et Puit soit un chef-d'oeuvre. Toutefois, les deux albums souples que j'ai lus (Rendez-vous à Paris et Tôôôt et Puit à Paris) témoignent d'une loufoquerie que j'ai trouvé à la fois rafraîchissante et amusante. Bien sûr, il ne faut pas s'attendre à du Goscinny, les situations s'enchaînent de manière parfaitement rocambolesques, c'est toujours très tiré par les cheveux, mais c'est ça qui est amusant, finalement. Le dessin de Gieter est vraiment joli, en parfaite adéquation avec le format "BD jeunesse des années 60", il a un petit côté Berck mais avec sa propre identité. Quant au récit, les péripéties pleuvent à la chaîne sans nous laisser un seul moment de répit. On peut trouver ça hystérique, mais au moins, ça donne un rythme fou à l'histoire. Évidemment, on est bien conscient que ça reste une bande dessinée jeunesse sans prétention, mais je trouve que ça fonctionne très correctement en tant que tel. Je crois que si j'avais découvert cette bande dessinée enfant, j'aurais mis une étoile de plus ! 3,5/5

08/01/2025 (modifier)
Par Brodeck
Note: 3/5
Couverture de la série Kleos
Kleos

Bien fait ce " Kléos ". Rien de bien original, mais le dessin est très agréable, le personnage principal assez intéressant (on finit par croire à ce jeune homme téméraire et naïf qui s'entête à vouloir forcer son destin), l'utilisation des récits d'Homère plutôt efficace et bien vue. Pas mal du tout en somme et une lecture qui valait le coup pour ma part. Tout s'enchaîne de façon logique, mais en même temps, les auteurs parviennent à maintenir le suspense, il y a un équilibre réussi j'ai trouvé entre aventure, drame, peinture de la société de l'époque, aspirations d'un jeune pêcheur rêveur... Les moments de tension et de violence sont également bien dosés et relancent l'intérêt du lecteur quand il faut. Ce n'est pas la bd du siècle, mais le résultat est très honnête et on met parfois en avant des albums qui sont loin d'être aussi bien réalisés. Un bon 3,5/5.

07/01/2025 (modifier)
Couverture de la série Maestros
Maestros

Une lecture sympathique, mais sans plus me concernant. Le canevas de départ est finalement beaucoup plus classique que ça n’en a l’air, tant l’ensemble est recouvert de tout un fatras de couleurs et de délires. La famille régnante ayant été massacrée, un jeune homme que rien ne prédisposait à tant de responsabilités se retrouve par hasard à la tête d’un royaume, dans un monde de magie, sous un certain nombre de menaces. Du classique donc, mais que Skroce recouvre d’un dessin exubérant, avec des personnages de différents peuples aux formes étranges, et surtout des couleurs tapantes. Et des cases souvent très remplies, parfois baroques. Quant à l’intrigue de Skroce, elle agrémente le point de départ classique de développement et de dialogues parfois un peu gore, d’un humour parfois lourdingue, en piquant des influences un peu partout (Rygol, l’un des méchants opposés au héros, ressemble pas mal au Drago Malfoy des films Harry Potter par exemple). La lecture n’est pas déplaisante, et les auteurs ont su sortir leur intrigue des sentiers battus. Mais au bout d’un moment ça m’a moins intéressé, sans que je sache dire exactement pourquoi. Disons que ça doit être une affaire de goût.

07/01/2025 (modifier)
Couverture de la série L'Enfer de Dante
L'Enfer de Dante

Une belle adaptation d’un texte majeur. Mais presque trop fidèle, trop retenue, je ne sais pas. Il m’a manqué du souffle, quelque chose de plus noir que ce que proposent les auteurs. Mais, cette remarque faite, la lecture s’est quand même révélée intéressante et très fluide. Assez rapide aussi, il n’y a pas énormément de texte en fait. Nous suivons Dante lui-même, accompagné – plutôt guidé – par Virgile, qui traversent l’enfer (Dante veut retrouver sa chère Béatrice). En guidant Dante, Virgile guide aussi le lecteur dans les différents cercles de l’enfer. Le dessin est globalement chouette (c’est évidemment toujours le point fort des publications de Daniel Maghen). Mais ce sont surtout les décors, les pleines pages que j’ai trouvé superbes, avec des décors grandioses, et un rendu proche des vieilles gravures qui m’a beaucoup plu. Une lecture sympathique, mais qui m’a un peu surpris, tant je m’attendais à plus de tension et de noirceur. On reste ici sur quelque chose de littéraire – mais sans doute très fidèle au texte original (comme les auteurs l’expliquent en préambule).

07/01/2025 (modifier)
Couverture de la série El Diablo
El Diablo

Une lecture gentillette mais pas désagréable. Le résultat est conforme à mes attentes que je n’avais pas grandes d’ailleurs. Une revisite sans prétention de notre héros à longue queue, j’ai trouvé l’idée plutôt bien vue, il ne faut juste pas s’attendre à un miracle niveaux péripéties. Ici on s’adresse en priorité à la jeunesse, ça manque un peu de piquant et ça s’avère un poil trop naïf pour les plus grands. Il n’y a pas cet équilibre que Zidrou avait trouvé avec la bête. De plus, je ne suis pas spécialement réceptif au travail d’Alexis Nesme mais je lui reconnais du boulot et une belle lisibilité malgré un côté trop chargé de prime abord. Néanmoins je n’ai pas boudé mon plaisir, de l’aventure légère et honnête. Je ne suis juste pas le coeur de cible.

07/01/2025 (modifier)
Couverture de la série La Passion de Dodin-Bouffant
La Passion de Dodin-Bouffant

Une ode à la gastronomie, un pamphlet pour l'art culinaire, une lettre d'amour aux bons petits plats, en un mot comme en cent : ça donne faim tout ça ! En vrai, je semble dithyrambique dans mon introduction, mais que nenni. L'album est plaisant, bon même, et ravie la gourmande que je suis, mais je rejoindrais l'avis de Canarde sur le fait que l'histoire est tout de même assez maigre. Un comble quand on possède tant de personnages si bien en chair ! Encore une fois, l'histoire n'est pas inintéressante, mais manque d'un je ne sais quoi pour relever le tout, d'un petit ingrédient pour transformer ce bon petit plat en véritable festin. Les dessins sont plaisants, les personnages font leur office, l'intrigue reste bonne. Vraiment pas mauvais mais je ne crierais pas au chef d'œuvre. Bim, comme dans la scène avec le prince !

07/01/2025 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série John Lord
John Lord

Ma critique reflète ma frustration quant au fait de ne pas avoir pu me procurer le tome 3, et donc la conclusion du premier cycle de cette série, sans doute abandonnée. La frustration est d'autant plus grande que les deux premiers tomes contiennent de nombreuses carences, au niveau narratif s'entend. On ne sait pas trop ce que sont les UPI (ni même ce que ces lettres signifient), et le choix de faire deux fils narratifs très distincts, s'il est intéressant, m'est apparu bien mal géré. J'ai eu l'impression que l'histoire "du passé" racontait en fait plusieurs intriques, c'est vers la fin du tome 2 que j'ai compris qu'en fait il s'agissait d'un seul et même fil. A côté de ça, l'enquête de Lord et Clara n'est pas inintéressante, c'est à peu près bien géré, même si l'exploration d'une autre piste à un moment donné m'a un peu désarçonné. Sur le plan graphique, on voit la progression de Patrick Laumond entre les deux tomes, et cela devient plus lisible dans le second, qui ressemblait à une sorte d'échauffement pour le dessinateur. Si je suis un peu déçu par ses personnages, ses décors et ses ambiances (avec l'aide de Sébastien Gérard aux couleurs) sont plutôt réussis. Difficile d'en dire plus, j'espère un jour lire cette conclusion...

07/01/2025 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Batman Superman - World's Finest
Batman Superman - World's Finest

2.5 J'ai lu les 4 premiers tomes de la série parce que j'aime bien Batman et Superman et que j'ai bien aimé certains scénarios de Mark Waid. Malheureusement, ici Waid tombe dans ses travers récurrent. Il faut savoir que Mark Waid est un gros fan et connaisseur de l'univers de DC Comics et du coup on a droit à non seulement la présence de Batman et Superman dans les récits, mais aussi de pleins de super-héros et de super-méchants qui parfois ne font pas grand chose, on dirait que le scénariste veut mettre autant de personnages que possibles. Du coup j'ai souvent subit la présence de personnages que je ne connaissais pas ou dont j'en avais rien à cirer. Ça m'a rappelé le travail de Waid sur la JLA avec ses scénarios très orientés vers l'action avec pratiquement aucun temps mort pour souffler. C'est aussi un peu décousu et parfois difficile à suivre. Il y aussi le fait que les idées ne sont pas toujours originale (ah DC et ses nombreuses univers alternatives.). Le tome où j'ai le mieux accroché est le troisième qui possède de bonnes scènes même si encore une fois cela se termine en grosse baston général. Un bon point est que la plupart des numéros sont dessinés par la même personne dans un style pas trop mal. En gros, de la BD pop-corn pour les fans de super-héros qui aiment l'action.

06/01/2025 (modifier)
Couverture de la série Peste
Peste

Voilà un album qui se démarque de la production classique, par des choix graphiques et une intrigue franchement originaux. Le dessin, d’un style moderne parfois hésitant n’est pas forcément ma tasse de thé, mais il est lisible. Surtout il est souvent mis en valeur par des choix esthétiques, avec le rôle joué par des dégradés de rouge, dans un ensemble ou le Blanc et le grisâtre dominent (quelques rares autres couleurs apparaissent vers la fin). Par contre, certains passages ne sont pas suffisamment clairs (lorsqu’il y a des combats par exemple). L’intrigue est elle aussi originale, mais au final elle m’a moins emballé que je l’escomptais après quelques pages. La trame d’ensemble est classique, avec la succession d’un vieux roi qui entraîne la rébellion de son fils (contre sa fille). Mais l’auteur développe un univers, en tout un royaume étrange, puisque tout est misé sur la tenue, sur des vêtements/armures qui relèvent de la haute couture. Pourquoi pas ? Mais au bout d’un moment, ces aventures vaguement fantasy (il y a des êtres hybrides, des gobelins) ont perdu en crédibilité, voire en intérêt me concernant. Idem pour les débats autour de la chasse (des animaux permettant de fabriquer les tenues d'apparat), entre ceux qui élèvent les animaux et ceux qui les chassent, je n’ai pas saisi ici l’importance. Enfin – l’auteur s’en explique en avant-propos – Gauvain Manhattan use d’une écriture inclusive (une version personnelle en plus). J’ai vraiment eu du mal à m’y faire – manque d’habitude sans doute – et la lecture de quelques dialogues s’en est trouvée moins fluide. Bref, en ouvrant l’album, je pensais davantage apprécier – et donc mieux noter – cet album, qui m’a au final laissé un peu sur ma faim, même s’il possède d’indéniables qualités.

06/01/2025 (modifier)