Les derniers avis (20784 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Brendon Bellard
Brendon Bellard

En cette période de confinement, les éditions Atrabile mettent gratuitement à disposition en ligne cet album qui fut l'un des tous premiers publiés de Frederick Peeters, l'auteur des Pilules bleues, de Lupus ou encore de Aâma. Avec ces planches dessinées en 1997, nous sommes vraiment dans les premières réalisations professionnelles de l'auteur. Et d'ailleurs, le graphisme surprendra ses habitués car il n'a rien à voir avec le style qu'on lui connait et qu'il a adopté pour de bon à partir des albums Les Miettes et Pilules bleues. Ici c'est un style beaucoup plus impersonnel. On retrouve en partie son encrage mais ses personnages et décors sont bien plus épurés, bien plus simples. On peut cependant noter une certaine évolution de son style sur les 6 mois qu'ont duré la réalisation de son album puisqu'il finit doucement par se rapprocher un peu de la patte qu'on lui connait maintenant, sans toutefois l'atteindre encore. Qui est donc ce fameux Brendon Bellard ? Eh bien, c'est un homme dont on va suivre la vie d'avant même sa naissance jusqu'à après même sa mort. Sous la forme d'une suite de gags, ou du moins d'épisodes en une page, on va le voir grandir année après année et vivre les différentes étapes de son existence. Le ton du récit est vraiment particulier. Tragicomicon, c'est l'adjectif que l'auteur ou l'éditeur utilise pour définir ce héros. Pourquoi pas en effet ? Car on est face à un drôle de mélange d'absurde, d'humour noir, et de métaphysique. Le récit est assez caustique, parfois légèrement malsain, souvent assez politiquement incorrect, régulièrement complètement décalé. Ça surprend... ... mais je ne suis pas du tout tombé sous le charme. L'humour ne m'a pas atteint du tout, le côté philosophique m'a échappé, et la majorité des planches sont tellement barrées que je ne savais même pas de quelle manière les apprécier. Ça semble souvent bien trop gratuit pour en devenir drôle ou marquant. Si je n'ai pas lâché l'affaire, c'est essentiellement par curiosité face aux idées imaginées par l'auteur, et aussi pour voir où il allait en venir même si la première planche donnait déjà un bon indice de ce qu'allait être la conclusion. Bref, à lire par curiosité, mais c'est loin d'être la meilleure oeuvre de Frederick Peeters.

27/03/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Vivre ?
Vivre ?

Cet album a été édité par le Centre de Prévention du Suicide et plutôt que d'être destiné à la vente, il fut gratuitement diffusé dans les salles d'attente des services médicaux et psycho-sociaux, dans le bibliothèques municipales et à l'occasion de certaines conférences. C'est un recueil d'histoires courtes de deux à quatre pages sur le thème du suicide, réalisées par des auteurs plus ou moins connus du monde de la BD. Je dois dire que je n'ai guère été convaincu par le résultat d'ensemble. D'emblée, je n'ai pas compris le concept de la première histoire. En deux pages, elle semble présenter le suicide comme un moyen d'évasion romantique. Je n'ai pas vu ce récit là comme allant dans le sens de la prévention du suicide. Les récits suivants vont davantage dans le bon sens à mes yeux puisqu'ils montrent soit des gens agissant pour empêcher un suicide, soit des suicidaires qui ont heureusement changé d'avis au dernier moment, soit des personnes ayant souffert de la perte d'un être cher ou simplement de proches s'étant suicidés. Chaque auteur fait preuve de son propre style graphique. Ce sont des professionnels de la BD donc aucun dessin n'est vraiment mauvais, mais aucun n'a retenu particulièrement mon attention pour autant. Disons que la belle couverture réalisée par Schuiten pourrait mettre l'eau à la bouche mais que, en comparaison, les lecteurs pourraient être plus ou moins déçus par l'intérieur de l'album lui-même. Je suis peut-être un peu vache là car à la relecture, il y a quand même quelques assez jolies planches dans le lot. Globalement, bien peu de ces récits ne m'ont marqué ou touché. Il y en a deux ou trois qui ont retenu mon attention. il y a la petite enquête de Bernard Swysen dans l'Angleterre Victorienne qui me plait déjà par son ambiance et qui rappelle qu'à l'époque le suicide était amoral et inconcevable pour l'aristocratie puritain. Il y a la petite histoire un peu gnangnan de Marianne Duvivier avec une baleine échouée que j'ai trouvée assez mignonne. Et il y a le récit illustré de ce prof de français et de théâtre qui soupçonne une de ses élèves d'avoir des envies suicidaires, que j'ai trouvé assez bien mené et aussi joliment dessiné. Hormis ceux-là, les autres histoires m'ont laissé plutôt indifférent. Parmi celles-ci, une m'a même laissé perplexe : celle de Johan De Moor qui part vraiment trop dans le délire et devient incompréhensible sur la fin ; je trouve ça un peu bizarre de faire dans l'humour abscons pour un album à but préventif et médical. Bref, c'est un collectif dont la lecture n'a rien d'indispensable à mes yeux, à moins que vous vous sentiez vraiment concerné par sa thématique.

26/03/2020 (modifier)
Couverture de la série La Pierre du Chaos
La Pierre du Chaos

Mouais, alors c’est plutôt « bof bof » pour une première incursion dans la collection Drakoo dirigée par le sieur Arleston. Après plusieurs années de bons et fructueux services, la grande figure de proue de la Fantasy made in Soleil production s’en est allée vers d’autres cieux, et c’est la jeune maison d’édition Bamboo qui lui a offert un pont d’or et nommé à la tête de sa collection Fantasy. Plusieurs albums de sortis déjà mais en attendant de mettre la main dessus on va commencer par celui-là : La Pierre du Chaos, série prévue en 3 tomes. Courte parenthèse, une des idées majeures de cette collection, et qui m’attire principalement, est de confier le scénario des créations à des écrivains francophones plus ou moins chevronnés de la Fantasy. Chouette, cela s’est déjà produit à plusieurs reprises, les passerelles entre roman et bande-dessinée ont toujours existé, mais si cela peut permettre de voir de quoi certains « grands noms » sont capables, j’ai envie de voir. Ici c’est Gabriel Katz qui s’y colle, écrivain que j’aime plutôt bien. Je n’ai pas lu sa série phare Le Puits des Mémoires, seulement sa duologie « La Part des Ombres ». Il est accompagné au dessin par Stéphane Créty qu’on ne présente plus. Bon… on est dans un tome d’introduction, avec présentation des personnages, mise en place du décor, blablabla, bref, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent pour le moment, et je trouve que pour un tome d’introduction, le boulot n’est qu’à moitié rempli. Grosso modo, il y a « les gentils » d’un côté représentés par l’empire de Nemès (et si vous n’avez pas fait le parallèle avec l’ancien empire romain il faut sérieusement songer à retourner à l’école), et son trio « de choc » : Navel le roturier romantique, Araes le fils de noble arrogant, et Ridan le plouc sage et paisible. Tous trois sont de jeunes bleu-bite envoyés dans le trou du cul de l’empire (l’équivalent du plus au nord de notre Écosse quoi), le temps de faire leur service. Seulement pas de bol, c’est par là que les barbares, les « méchants » quoi, ont décidé de se pointer. Alors bon, j’ai pas trop capté si les barbares étaient des humains, juste des humanoïdes, ou un mélange des deux, parce que des fois ils ont juste des tronches pas possible ! Pour ce qui est de la pierre du chaos tout ça, cela demeure assez confus pour le moment, tome d’intro oblige, cette piste n’a pas été explorée plus que cela. Dommage, car pour le moment on se retrouve avec « une bête » histoire de barbares, les Volcaniens, qui envahissent une terre. Par ailleurs, la façon dont le projet d’invasion se goupille, comment il germe dans l’esprit de l’envahisseur, le passage du rite chamanique d’Enarya, etc., tout cela n’est pas très limpide selon moi. Quant aux dessins de Stéphane Créty, je n’ai jamais été très fan, ce n’est pas un secret. Je les trouve souvent confus lorsqu’il y a un peu de mouvement comme le duel Ishan- Anrogh, la posture des personnages pas toujours top (le coup de boule d’Araes p10, « mort-de-rire », on dirait Pierre Richard dans Les Compères) ; et ses gueules cartoonesques, moi ça m’empêche de rentrer à fond dedans. Les couleurs de Leonardo Paciarotti sont dégueulasses, du « à l’informatique et ça se voit ». Bon, voilà voilà quoi. On révisera le jugement selon la tournure des évènements, et on va lire les autres albums de la collection, mais pour l’instant je ne suis pas inquiet quant à la suprématie (commerciale) de Soleil et de sa saga des terres d’Arran sur le petit monde de la Fantasy.

25/03/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Viva l'anarchie ! - La Rencontre de Makhno et Durruti
Viva l'anarchie ! - La Rencontre de Makhno et Durruti

D’habitude j’aime bien les histoires dessinées par Bruno Loth. J’apprécie son dessin que son fils Corentin met en exergue en amenant une touche douce et un peu rétro particulièrement réussie pour souligner les différents flashbacks temporels. Un album de presque 80 pages pour nous relater la rencontre des deux anarchistes Nestor Makhno et Buenaventura Durruti en juillet 1927. C’est trop. Je me suis ennuyé à la lecture de ce premier opus. Les personnages sont trop figés. J’ai pris cependant du plaisir à lire le tiré à part - ni dieu ni maitre ni patrie – qui nous éclaire sur le combat de ces hommes pour un monde meilleur où il n'y aurait plus ni exploitant, et ni exploité. Un rêve de fraternité, d’égalité et de liberté.

25/03/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Chasseurs de Ptérodactyles
Les Chasseurs de Ptérodactyles

Quand j'ai atteint la dernière page de cet album, j'ai eu peine à croire qu'il n'y avait pas une suite juste après. Car elle se termine en pleine action, sans rien conclure du tout de ce qu'il s'est déroulé auparavant. Concrètement, j'ai eu l'impression d'avoir lu un épisode dans un série à feuilleton et de n'avoir ni le début ni la fin. C'est un peu dommage car le contexte aurait pu être intéressant. Il imagine une ville de New York du tout début du 20e siècle où des ptérodactyles sortis d'on ne sait où terrorisent la population et où une équipe organisée est chargée par la ville de les traquer en ballon depuis des années et de les tuer si possible jusqu'au dernier. Et les héros sont deux frères membres de cette équipe, l’aîné étant le plus doué et reconnu par tout le monde, tandis que le plus jeune vit dans son ombre avec un zeste de ressenti mais aussi de doute. Le dessin est en noir et blanc, au trait assez lâché, mais il ne manque pas d'un certain charme. Il est assez agréable à lire même s'il ne fourmille pas de détails et parait parfois un peu brouillon. Mais donc voilà, l'histoire commençait tout juste à se lancer pour de bon quand arrive la dernière page de l'album, et elle s'arrête en nous laissant en plan. Bref, c'est frustrant et décevant.

25/03/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Un Norvégien vers Compostelle
Un Norvégien vers Compostelle

Je connais pas trop l'oeuvre de Jason et je dois dire que cet album ne me donne pas envie d'en lire plus. Il faut dire que si j'aime bien son style de dessin, je n'aime pas trop comment il dessine les visages. Les personnages ont toujours la même expression de types qui se foutent de tout. Pourquoi je trouverais un scénario captivant si tous les personnages ont l'air de s'en foutre ? Et puis voir les personnages avec pratiquement la même expression tout le temps ça devient vite énervant. L'album est de l'autobiographie et ce n'est pas un genre que Jason maîtrise bien si je me fie à cet album. Il y a des auteurs qui réussissent cet exercice, mais ici je m'ennuie. Jason n'a pas l'humour mordant d'un type comme Trondheim et il n'est pas capable de rendre un voyage intéressant. Il ne se passe rien de captivant, les personnages ont l'air de s'emmerder et moi aussi je me suis vite emmerdé. C'est une suite d’anecdotes banales et sans intérêt.

24/03/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Sláine - L'Aventurier
Sláine - L'Aventurier

Ben mon colon comme disait l'autre, ça c'est du lourd. Tous les poncifs sont réunis, guerrier musculeux à souhait, vilain gnome qui fait office de rigolo de service et (the last but not the least) les héroïnes vêtues de quelques millimètres carrés de strings affriolants. Notons au passage que notre héros se prend moult râteaux. Le dessin n'est pas totalement moche mais je crois que le dessinateur à du travailler à la bougie, ah non on me glisse dans l’oreillette que c'est du travail à l'ordi, dans tous les cas le manque de lumière est criant, bref on n'y voit goutte. Donc nous avons là du bourrin pur jus qui de surcroit se prend au sérieux. Passez votre chemin.

24/03/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Les Trois Sœurs Darnum
Les Trois Sœurs Darnum

Vendu comme l’œuvre la plus profonde d'Ardem, je m'attendais tout de même à quelque chose de plus intéressant que ce que j'ai eu là. Ardem reste encore du Ardem, pas de doute : poitrine opulente, tendance à la sexualité brutale et violente (je ne crois pas qu'il y ait un seul rapport consenti dans la BD, c'est dire !), focalisation sur la sodomie, et des personnages masculins violents/vulgaires/moches, le tout dans une histoire pseudo-réfléchie. Et non, je m'excuse, mais si le résumé vend réellement du rêve (à le retaper ça donnerait envie de le relire), il n'y a rien de rien dans cette BD. J'ai bien conscience que la BD est un premier tome orphelin d'une suite qui aurait pu étoffer tout cela et développer l'univers, mais là Ardem se sert d'un pseudo-monde dystopique pour faire étalage de ses scènes de sexe habituelles. Rien qu'au milieu une séquence très longue se développe autour du réparateur de machine (en gros la scène du plombier mais dans le futur). Elle n'apporte rien au récit et étire une scène de sexe dégueulasse sur une très longue période. Et c'est réellement dommage, parce qu'il y a du potentiel dans les idées ! Mais le personnage de flic a une histoire tellement brouillonne qu'à la deuxième relecture je n'y comprends toujours rien. Et je ne parle pas de la troisième sœur qui débarque à la fin en étant un semi-légume qui se fait vendre par son autre sœur. Bref, les bonnes idées sont dans le résumé et non dans l’œuvre, et c'est bien dommage. Je laisse cependant à l'auteur tout son talent pour croquer des scènes de sexe et des personnages féminins aux proportions légèrement exagérées (et qui se ressemblent d'ailleurs d'un album à l'autre), mais trop parsemées de vulgarités, obscénités et violence pour ma part. Je retourne du côté des BD porno plus sensuelles qui sortent en ce moment et je laisse cette réédition aux amateurs du genre. Pour ma part, c'est de trop !

23/03/2020 (modifier)
Couverture de la série Mont-Vérité chrono-poche
Mont-Vérité chrono-poche

J’ai lu deux des trois albums parus (les deux premiers), et je ressors de ma lecture avec un avis mitigé. Ces albums reprennent un univers déjà développé dans d’autres courtes histoires, rassemblées une dizaine d’années auparavant dans un album de la collection éperluette (que je n’ai pas lu pour le moment). Mais ici, Menu a produit ces histoires avec une double contrainte (de temps et de sujet – voir la fiche de chaque album), ce qui peut renforcer l’intérêt (pour moi qui m’intéresse à l’oubapo), mais qui est forcément aussi un peu casse-gueule. Hélas, si Menu réussit quand même à sortir quelque chose de lisible, je trouve qu’il n’a pas complètement su échapper aux limites imposées par ces contraintes. Il manque clairement de la profondeur à l’intrigue (même si j’ai bien aimé la façon dont Menu utilise la lune comme personnage à part entière, mais aussi comme chœur, comme dynamiteur : une agréable diversion parfois).

23/03/2020 (modifier)
Couverture de la série Merci Patron
Merci Patron

Tout d'abord intrigué par le titre puis un coup d'oeil rapide au dessin et me voilà reparti avec cette BD sous le bras. Un peu déçu une fois la dernière page tournée. Tout ce papier imprimé pour une bête histoire de vengeance... Trop simple, trop linéaire, manque de subtilités tant dans la trame que dans le caractère des personnages pour moi. On voit venir des pages à l'avance les ressorts de l'intrigue. Et comme ce type d'histoire c'est du archi vu et revu... Et pour conclure, je trouve que le style graphique un peu trop BD d'enfant ne colle pas du tout avec la tragédie de cette histoire. Voilà, à lire uniquement si vous êtes confinés lors d'un cataclysme planétaire.

22/03/2020 (modifier)