J'ai été agréablement surpris par le premier tome, dessin et mise en place de l'intrigue plutôt sympas.
Par contre la suite est plus fouillis au niveau de l'intrigue, ça manque de clarté, même si ça se laisse lire.
Plus il y a de personnages, plus la lisibilité est compliquée, les personnages se ressemblent et ça complique parfois la lecture.
L'ensemble est graphiquement intéressant, mais le scénario manque de fluidité et de rationalité.
Je mets un 2 pour le côté graphique que j'ai trouvé sympa, un 3 serait trop généreux par rapport au plaisir de lecture que j'en ai eu.
Cet album qui reprend un récit du run de Batman de Grant Morrison et qui montre bien les problèmes que j'ai avec ce qu'il a fait avec Batman.
En gros, Morrison reprend un concept kitch des années 50 (ici, le club des héros) et le traite de manière très sérieuse. C'est un peu comme prendre des éléments sympa de la vielle série de Batman et les rendre super-sérieux. Je ne suis pas nécessairement contre le principe, mais le problème est que le scénariste a tendance à tout rendre ennuyeux. L'idée de montrer les talents de détective de Batman dans une ambiance à la Agatha Christie aurait pu me plaire, mais là je me foutais des membres de ce club des héros alors que les personnages des 10 petits nègres sont intéressants et mémorables.
Ajoutons que la narration n'est pas claire par moment vu que c'est du Morrison et les dessinateurs modernes me laissent indifférent. À lire si on aime ce scénariste.
Mouais. Je ne sais trop que penser de cet album, qui regroupe une série d’histoires courtes pas forcément ratées, mais dont aucune ne m’a réellement captivé.
Nous suivons un petit groupe de personnages, pas franchement attachants. Il faut dire que Crumb s’attaque ici clairement à certains travers – de la société américaine entre autres, et que ces personnages lui servent de prétexte pour stigmatiser certaines attitudes. L’héroïne, qui donne son nom aux histoires et à l’album, Belle, est une femme vénale, futile (le ton est donné dès le dessin d’ouverture, qui voit Belle rêver d’être mannequin et d’être invitée aux parties mondaines de célébrités), et son principal copain, un chien (appelé Doggo ou Rotoutou) est un velléitaire pique-assiettes. La plupart des autres personnages qui gravitent autour d’eux ne déclenchent pas non plus l’empathie du lecteur. Le côté archétypal des personnages était attrayant, mais il aurait sans doute fallu pousser plus loin la caricature je pense.
Bon, ça ne serait pas grave si les histoires elles-mêmes m’avaient davantage captivé. Or ça n’a pas été le cas. A la limite, je m’attendais à quelque chose de plus trash, par goût, mais aussi pour dynamiser les récits, dont certains m’ont ennuyé, quand d’autres me laissaient quelque peu indifférent. Seule la dernière m’a paru plus intéressante.
Bref, un album à réserver aux gros fans de Crumb, mais qui m’a laissé sur ma faim.
Note réelle 2,5/5.
Une revisite sympathique de Zorro mais avec très peu d'originalité. L'histoire suit son cours, c'est linéaire et cela se lit très facilement. Mais le récit n'apporte pas grand chose de neuf au mythe Zorro. Aucune grande surprise dans le scénario, beaucoup de clichés, les personnages sont déjà oubliés à la fin de la lecture.
Le seul point positif est la qualité des dessins d'Alary. Son trait est toujours juste et parfaitement dans l'ambiance qu'il souhaite retranscrire.
Je ne conseille pas spécialement la lecture, sauf pour les fans de Zorro.
2 étoiles
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Pourquoi si peu d’avis sur une série en trois albums ? J’ai vite compris. Quand tu commences à plonger dans le premier album, tu sais rapidement que ta lecture va être ardue, et lente et qu’il va falloir que tu t’accroches à la rambarde pour terminer la série.
C’est du fantastique. Les personnages sont sensés évoluer dans un monde imaginaire. Je sais tout ça, mais là Warren Ellis, il a dû taper dans les boîtes. Il déraille complet le garçon sur le scénario. C’est tiré par les cheveux. On s’ennuie. Aucun charme. L’intrigue est trop alambiquée. C’est agaçant au point de vouloir arrêter à la moitié du premier album. Je respire trois fois, et je m’y remets mais quelle galère au final.
Peut être un seul point positif – et encore - ce sont les dessins, même si dans de nombreuses cases, tu as l’impression que Declan Shalvey a bâclé le travail, en ne dessinant pas l’arrière-plan. Rien d’envoûtant ni de fascinant. C’est du graphisme banal.
Cela me navre profondément, mais je ne peux mettre plus de deux étoiles à cette série. Celle-ci ne pas emballé du tout et je ne trouve pas grand-chose pour rehausser ma notation. Vous pouvez passer votre chemin. Ne pas acheter . Au pire faire un emprunt à la médiathèque si le genre fantastique c'est votre truc.
Quelconque, c'est le terme qui convient le mieux à cette œuvre qui a surfé sur la popularité de Frank Frazetta et de sa peinture.
Dessin moyen, mise en couleur moyenne, scénario inintéressant.
Une grosse déception donc que je qualifierais de "cash-grab"...À éviter.
Caricatural et grotesque...
Malgré cela, ça reste plus plaisant à lire que Den car ici le héros n'a pas un sexe énorme montré dans chaque case.
Le design de certains personnages est réussi (j'aime bien l'espèce de nain chasseur) mais il faut accrocher au style Corben, très figé.
Pour le reste, c'est très rapide, sans véritable scénario digne de ce nom et les rebondissements assez quelconques.
Bref, rien de bien intéressant.
(Après lecture des tomes 1 à 3 et du tome 0, "It came from the moon")
Je regrette de ne pas avoir apprécié davantage cette série car elle n’est pas du tout inintéressante.
Son principal atout est son graphisme, qui réalise un cocktail très personnel d’influences comics, manga, franco-belge et de visuels inspirés des tags. Les transitions de style sont très bien gérées, à tel point qu’on n’est pas vraiment dérangé quand on passe de la couleur au noir et blanc (mode manga) ou vice-versa.
Il y a des trouvailles graphiques très sympathiques. Par exemple, j’ai bien aimé que quand on voit dans un rétroviseur une voiture qui explose, l’onomatopée est, elle aussi, écrite en mode miroir. Dommage, d’ailleurs, que cette idée soit utilisée une seconde fois un peu plus tard, ce qui brade un peu l’effet.
Sur le principe, l’univers pourrait me plaire, avec cette ville de Dark Meat City ravagée à l’extrême par les gangs et la pauvreté. Les personnages des catcheurs justiciers s’intègrent parfaitement dans cet univers outrancier. L’histoire principale avec les extra-terrestres n’est pas d’une originalité folle, mais peu importe, ce n’est qu’un prétexte pour faire agir tout ce petit monde.
Malheureusement, une énorme partie des tomes que j’ai lus se résume à des scènes de fusillade et de course-poursuite. Déjà que ça m’ennuie prodigieusement au cinéma, alors en BD… À cause de cette focalisation excessive sur l’action, cet univers que j’aurais pu apprécier n’est pas assez exploité. Son côté outrancier, ainsi que l’hommage qui est réalisé à la littérature et au cinéma de genre, aurait d’ailleurs mérité d’être traité avec beaucoup plus d’humour et, dans l’idéal, d’autodérision par rapport au genre lui-même. Là, en-dehors de quelques passages, il n’y a pas grand-chose qui m’a fait sourire, et au final je me suis surtout ennuyé.
Au final, j’aurais bien mis voire pour l’originalité de la recherche graphique, mais plutôt pour le scénario et la narration. Malheureusement, comme je n’ai pris que peu de plaisir à la lecture, ma note finale sera seulement . Je lirai peut-être les derniers tomes s’ils me passent sous la main, mais ce ne sera pas une priorité.
Le tome 0 utilise un style résolument différent. Alors que les autres tomes sont entièrement dessinés par Run, celui-ci est dessiné par Bicargo, dans un style volontairement vieillot et en noir et blanc. La narration s’inspire des séries désuètes d’aventure et de science-fiction, avec un certain nombre de clichés qu’on retrouve avec amusement et une narration assez ampoulée usant de longues didascalies. L’ensemble est assez réussi, mais le récit manque de construction et, en particulier, la fin est extrêmement décevante.
Ces deux albums s’inspirent d’une histoire vraie et peu connue. En juin 1940, la totalité de l’or de la banque de France a été mise hors de portée de l’ennemi. Une grande partie a été embarquée à bord de l’Emile Bertin à Brest avant de voguer vers Halifax au Canada et les Antilles. Ce n’est qu’en 1946 que la France retrouve ses petits lingots. Il ne manquait pas un seul gramme ! Ce sauvetage a joué sans nul doute un rôle majeur dans la reconstruction de notre pays et a permis à la France de préserver son indépendance et de rester une grande puissance.
Je ne vais pas dire que je me suis ennuyé, l’histoire est intéressante à découvrir, mais 2 albums c’est un peu longuet sur le sujet, car au final il ne se passe pas grand-chose. Aucun rebondissement à attendre. Cet or attire bien évidemment toutes les convoitises. Le scénario part dans tous les sens pour allécher le lecteur mais que c’est plat. On suit la route maritime de cet or. Rien de transcendant. Il faut donc broder. On joue donc sur les menaces sous-jacentes de nos ennemies, de la pègre voire de nos alliées pour donner un peu de matière à cette série mais ce n’est pas suffisant.
Ce qui est pour moi rédhibitoire par contre, c’est le manque de rigueur pour les planches sur Brest. Ayant habité une vingtaine d’année dans cette ville, je peux vous dire qu’il n y a eu aucun travail préparatoire. Les décors ne représentent pas le port du Ponant. Pas bien. Il aurait juste suffit de se documenter un peu pour un rendu réaliste. Là c’est bâclé et sans saveur.
Une série très moyenne. Vous pouvez faire l’impasse.
Alors là, j’avoue que je suis plutôt passé à côté.
Le principal mérite de cette série réside dans son originalité. Même si les uchronies et les croisements entre genres sont dans l’air du temps, il faut reconnaître que le cocktail proposé ici ne ressemble à rien d’autre : au XVIème siècle, l’Europe subit une épidémie qui transforme les morts en zombies. 500 ans plus tard, les « Inkas » dominent l’Amérique ; et l’Empire Han, l’Asie. Le traitement des zombies est différent des standards habituels : ce ne sont pas simplement des dégénérés qui ne pensent qu’à bouffer du cerveau, ce qui aurait pu donner lieu à des situations intéressantes.
Mais croiser les genres est un exercice difficile, qui n’est pas toujours aussi réussi que dans la très bonne série Millénaire. En l’occurrence, je ne me suis pas vraiment senti impliqué par les différentes péripéties racontées. Je suis resté indifférent aux différents personnages, à tel point qu’en lisant le tome 4, quelque temps après les trois premiers, je ne me souvenais plus vraiment qui était qui ; et à vrai dire, ça ne m’importait pas plus que ça. Par ailleurs, j’ai trouvé que cette série était souvent inutilement violente et vulgaire ; en un mot : bourrine.
Comme le scénario, le dessin a le mérite de l’originalité, mais je n’accroche pas vraiment : déjà, je ne le trouve pas très beau, et en plus, il accentue le côté souvent peu subtil des personnages.
Bref, j’ai du mal à comprendre l’engouement pour cette série. Ce n’est peut-être tout simplement pas mon truc…
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Les Lumières de l'Amalou
J'ai été agréablement surpris par le premier tome, dessin et mise en place de l'intrigue plutôt sympas. Par contre la suite est plus fouillis au niveau de l'intrigue, ça manque de clarté, même si ça se laisse lire. Plus il y a de personnages, plus la lisibilité est compliquée, les personnages se ressemblent et ça complique parfois la lecture. L'ensemble est graphiquement intéressant, mais le scénario manque de fluidité et de rationalité. Je mets un 2 pour le côté graphique que j'ai trouvé sympa, un 3 serait trop généreux par rapport au plaisir de lecture que j'en ai eu.
Batman - L'île de Monsieur Mayhew
Cet album qui reprend un récit du run de Batman de Grant Morrison et qui montre bien les problèmes que j'ai avec ce qu'il a fait avec Batman. En gros, Morrison reprend un concept kitch des années 50 (ici, le club des héros) et le traite de manière très sérieuse. C'est un peu comme prendre des éléments sympa de la vielle série de Batman et les rendre super-sérieux. Je ne suis pas nécessairement contre le principe, mais le problème est que le scénariste a tendance à tout rendre ennuyeux. L'idée de montrer les talents de détective de Batman dans une ambiance à la Agatha Christie aurait pu me plaire, mais là je me foutais des membres de ce club des héros alors que les personnages des 10 petits nègres sont intéressants et mémorables. Ajoutons que la narration n'est pas claire par moment vu que c'est du Morrison et les dessinateurs modernes me laissent indifférent. À lire si on aime ce scénariste.
Mode O'Day (Belle d'un jour)
Mouais. Je ne sais trop que penser de cet album, qui regroupe une série d’histoires courtes pas forcément ratées, mais dont aucune ne m’a réellement captivé. Nous suivons un petit groupe de personnages, pas franchement attachants. Il faut dire que Crumb s’attaque ici clairement à certains travers – de la société américaine entre autres, et que ces personnages lui servent de prétexte pour stigmatiser certaines attitudes. L’héroïne, qui donne son nom aux histoires et à l’album, Belle, est une femme vénale, futile (le ton est donné dès le dessin d’ouverture, qui voit Belle rêver d’être mannequin et d’être invitée aux parties mondaines de célébrités), et son principal copain, un chien (appelé Doggo ou Rotoutou) est un velléitaire pique-assiettes. La plupart des autres personnages qui gravitent autour d’eux ne déclenchent pas non plus l’empathie du lecteur. Le côté archétypal des personnages était attrayant, mais il aurait sans doute fallu pousser plus loin la caricature je pense. Bon, ça ne serait pas grave si les histoires elles-mêmes m’avaient davantage captivé. Or ça n’a pas été le cas. A la limite, je m’attendais à quelque chose de plus trash, par goût, mais aussi pour dynamiser les récits, dont certains m’ont ennuyé, quand d’autres me laissaient quelque peu indifférent. Seule la dernière m’a paru plus intéressante. Bref, un album à réserver aux gros fans de Crumb, mais qui m’a laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.
Don Vega
Une revisite sympathique de Zorro mais avec très peu d'originalité. L'histoire suit son cours, c'est linéaire et cela se lit très facilement. Mais le récit n'apporte pas grand chose de neuf au mythe Zorro. Aucune grande surprise dans le scénario, beaucoup de clichés, les personnages sont déjà oubliés à la fin de la lecture. Le seul point positif est la qualité des dessins d'Alary. Son trait est toujours juste et parfaitement dans l'ambiance qu'il souhaite retranscrire. Je ne conseille pas spécialement la lecture, sauf pour les fans de Zorro. 2 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Injection
Pourquoi si peu d’avis sur une série en trois albums ? J’ai vite compris. Quand tu commences à plonger dans le premier album, tu sais rapidement que ta lecture va être ardue, et lente et qu’il va falloir que tu t’accroches à la rambarde pour terminer la série. C’est du fantastique. Les personnages sont sensés évoluer dans un monde imaginaire. Je sais tout ça, mais là Warren Ellis, il a dû taper dans les boîtes. Il déraille complet le garçon sur le scénario. C’est tiré par les cheveux. On s’ennuie. Aucun charme. L’intrigue est trop alambiquée. C’est agaçant au point de vouloir arrêter à la moitié du premier album. Je respire trois fois, et je m’y remets mais quelle galère au final. Peut être un seul point positif – et encore - ce sont les dessins, même si dans de nombreuses cases, tu as l’impression que Declan Shalvey a bâclé le travail, en ne dessinant pas l’arrière-plan. Rien d’envoûtant ni de fascinant. C’est du graphisme banal. Cela me navre profondément, mais je ne peux mettre plus de deux étoiles à cette série. Celle-ci ne pas emballé du tout et je ne trouve pas grand-chose pour rehausser ma notation. Vous pouvez passer votre chemin. Ne pas acheter . Au pire faire un emprunt à la médiathèque si le genre fantastique c'est votre truc.
Death Dealer - Les Ombres de Mirahan
Quelconque, c'est le terme qui convient le mieux à cette œuvre qui a surfé sur la popularité de Frank Frazetta et de sa peinture. Dessin moyen, mise en couleur moyenne, scénario inintéressant. Une grosse déception donc que je qualifierais de "cash-grab"...À éviter.
Monde mutant
Caricatural et grotesque... Malgré cela, ça reste plus plaisant à lire que Den car ici le héros n'a pas un sexe énorme montré dans chaque case. Le design de certains personnages est réussi (j'aime bien l'espèce de nain chasseur) mais il faut accrocher au style Corben, très figé. Pour le reste, c'est très rapide, sans véritable scénario digne de ce nom et les rebondissements assez quelconques. Bref, rien de bien intéressant.
Mutafukaz
(Après lecture des tomes 1 à 3 et du tome 0, "It came from the moon") Je regrette de ne pas avoir apprécié davantage cette série car elle n’est pas du tout inintéressante. Son principal atout est son graphisme, qui réalise un cocktail très personnel d’influences comics, manga, franco-belge et de visuels inspirés des tags. Les transitions de style sont très bien gérées, à tel point qu’on n’est pas vraiment dérangé quand on passe de la couleur au noir et blanc (mode manga) ou vice-versa. Il y a des trouvailles graphiques très sympathiques. Par exemple, j’ai bien aimé que quand on voit dans un rétroviseur une voiture qui explose, l’onomatopée est, elle aussi, écrite en mode miroir. Dommage, d’ailleurs, que cette idée soit utilisée une seconde fois un peu plus tard, ce qui brade un peu l’effet. Sur le principe, l’univers pourrait me plaire, avec cette ville de Dark Meat City ravagée à l’extrême par les gangs et la pauvreté. Les personnages des catcheurs justiciers s’intègrent parfaitement dans cet univers outrancier. L’histoire principale avec les extra-terrestres n’est pas d’une originalité folle, mais peu importe, ce n’est qu’un prétexte pour faire agir tout ce petit monde. Malheureusement, une énorme partie des tomes que j’ai lus se résume à des scènes de fusillade et de course-poursuite. Déjà que ça m’ennuie prodigieusement au cinéma, alors en BD… À cause de cette focalisation excessive sur l’action, cet univers que j’aurais pu apprécier n’est pas assez exploité. Son côté outrancier, ainsi que l’hommage qui est réalisé à la littérature et au cinéma de genre, aurait d’ailleurs mérité d’être traité avec beaucoup plus d’humour et, dans l’idéal, d’autodérision par rapport au genre lui-même. Là, en-dehors de quelques passages, il n’y a pas grand-chose qui m’a fait sourire, et au final je me suis surtout ennuyé. Au final, j’aurais bien mis
voire
pour l’originalité de la recherche graphique, mais plutôt
pour le scénario et la narration. Malheureusement, comme je n’ai pris que peu de plaisir à la lecture, ma note finale sera seulement
. Je lirai peut-être les derniers tomes s’ils me passent sous la main, mais ce ne sera pas une priorité.
Le tome 0 utilise un style résolument différent. Alors que les autres tomes sont entièrement dessinés par Run, celui-ci est dessiné par Bicargo, dans un style volontairement vieillot et en noir et blanc. La narration s’inspire des séries désuètes d’aventure et de science-fiction, avec un certain nombre de clichés qu’on retrouve avec amusement et une narration assez ampoulée usant de longues didascalies. L’ensemble est assez réussi, mais le récit manque de construction et, en particulier, la fin est extrêmement décevante.
L'Or de France
Ces deux albums s’inspirent d’une histoire vraie et peu connue. En juin 1940, la totalité de l’or de la banque de France a été mise hors de portée de l’ennemi. Une grande partie a été embarquée à bord de l’Emile Bertin à Brest avant de voguer vers Halifax au Canada et les Antilles. Ce n’est qu’en 1946 que la France retrouve ses petits lingots. Il ne manquait pas un seul gramme ! Ce sauvetage a joué sans nul doute un rôle majeur dans la reconstruction de notre pays et a permis à la France de préserver son indépendance et de rester une grande puissance. Je ne vais pas dire que je me suis ennuyé, l’histoire est intéressante à découvrir, mais 2 albums c’est un peu longuet sur le sujet, car au final il ne se passe pas grand-chose. Aucun rebondissement à attendre. Cet or attire bien évidemment toutes les convoitises. Le scénario part dans tous les sens pour allécher le lecteur mais que c’est plat. On suit la route maritime de cet or. Rien de transcendant. Il faut donc broder. On joue donc sur les menaces sous-jacentes de nos ennemies, de la pègre voire de nos alliées pour donner un peu de matière à cette série mais ce n’est pas suffisant. Ce qui est pour moi rédhibitoire par contre, c’est le manque de rigueur pour les planches sur Brest. Ayant habité une vingtaine d’année dans cette ville, je peux vous dire qu’il n y a eu aucun travail préparatoire. Les décors ne représentent pas le port du Ponant. Pas bien. Il aurait juste suffit de se documenter un peu pour un rendu réaliste. Là c’est bâclé et sans saveur. Une série très moyenne. Vous pouvez faire l’impasse.
Nous, les morts
Alors là, j’avoue que je suis plutôt passé à côté. Le principal mérite de cette série réside dans son originalité. Même si les uchronies et les croisements entre genres sont dans l’air du temps, il faut reconnaître que le cocktail proposé ici ne ressemble à rien d’autre : au XVIème siècle, l’Europe subit une épidémie qui transforme les morts en zombies. 500 ans plus tard, les « Inkas » dominent l’Amérique ; et l’Empire Han, l’Asie. Le traitement des zombies est différent des standards habituels : ce ne sont pas simplement des dégénérés qui ne pensent qu’à bouffer du cerveau, ce qui aurait pu donner lieu à des situations intéressantes. Mais croiser les genres est un exercice difficile, qui n’est pas toujours aussi réussi que dans la très bonne série Millénaire. En l’occurrence, je ne me suis pas vraiment senti impliqué par les différentes péripéties racontées. Je suis resté indifférent aux différents personnages, à tel point qu’en lisant le tome 4, quelque temps après les trois premiers, je ne me souvenais plus vraiment qui était qui ; et à vrai dire, ça ne m’importait pas plus que ça. Par ailleurs, j’ai trouvé que cette série était souvent inutilement violente et vulgaire ; en un mot : bourrine. Comme le scénario, le dessin a le mérite de l’originalité, mais je n’accroche pas vraiment : déjà, je ne le trouve pas très beau, et en plus, il accentue le côté souvent peu subtil des personnages. Bref, j’ai du mal à comprendre l’engouement pour cette série. Ce n’est peut-être tout simplement pas mon truc…