On a tant vu de femmes à poil pour vendre n’importe quoi pour ne pas comprendre ces femmes à poils, qui revendiquent, qui affirment, qui affichent leur pilosité, pour leur bien être et/ou pour mettre à mal certaines injonctions sociétales (dessous de bras et « maillot » épilés).
Certaines situations amusent (pas mal d’humour, d’autodérision), que l’on soit d’accord ou pas avec cette pilosité militante (le slogan « on n’éradique pas le poil, on le sublime » est mis à l’honneur et illustré à longueur de pages). Au fil des petites histoires/anecdotes, nous voyons donc des dessous de bras aux coupes diverses, des poils de pubis hautement tendance.
Ceci dit, je n’ai pas trouvé extraordinaire la lecture, si je mets de côté l’aspect « militant » et finalement plutôt sain du message véhiculé (en effet, on évoque là une des parties du corps des femmes qui n’a pas encore été « libéré » de certains carcans ou injonctions masculines).
D’autant plus que je ne suis pas fan du dessin de Gleason (affaire de goût sans doute, car il est vivant, dynamique). A noter que quelques photos (une dizaine) s’invitent au milieu des dessins.
Un sujet original en tout cas.
Note réelle 2,5/5.
Je n'ai lu (ou plutôt je n'ai tenu) que les 2 premiers tomes. Il s'agit d'une série d'historiettes très répétitives avec des personnages principaux antipathiques.
Première fois que je suis déçu par un Tezuka !
Je ne suis vraiment pas un bon lecteur pour les scénarii d'Arleston. Une fois encore je suis complétement passé à côté de cette série que je trouve ennuyeuse et superficielle.
Les auteurs surfent sur le succès des innombrables émissions TV consacrées à la cuisine en y introduisant le burger ultime pour plaire aux ados qui mangent dans les fast food.
Je n'ai même pas cherché à comprendre l'intrigue tellement les personnages hyper glamour proposés ne m'intéressent pas.
Pour être dans le sens du vent, le graphisme est du manga ce qui n'est vraiment pas à mon goût. J'ai vite décroché vraiment pas mon truc, désolé.
Philippe Richelle continue de faire des séries à concept. C'est la première des trois séries consacrées à des affaires d’État qui ont touché la France, chaque série traitant d'une décennie différente. Ici, on parle des années 60 et plus précisément de la taupe française qu'il y avait au sein de l'OTAN et qui renseignait le KGB.
J'ai vraiment pas aimé le traitement de l'affaire par le scénario. Déjà on change les noms et du coup je ne savais pas trop ce qui était réel et ce qui était fictif, ce que j'ai lu de cette affaire remonte à des années et mes souvenirs sont flous. Je me souviens surtout que c'était une affaire qui m'a paru assez compliquée et justement le scénario est inutilement compliqué. On saute d'une époque à une autre sans trop savoir pourquoi. J'imagine que tout va être clair après la sortie des deux derniers tomes prévus, mais je me suis tellement ennuyé à la lecture des deux premiers tomes que j'ai pas envie de lire la suite.
Il y a trop de noms et de services secrets que cela devient dur à suivre. J'ai l'impression qu'il faut déjà avoir des connaissances de base pour bien comprendre le scénario et en plus Richelle semble vouloir mettre le plus de trucs possibles, parce que dans le tome 2 on parle de l'assassinat de JFK et le scénariste laisse sous-entendre qu'Oswald travaillait pour le KGB ou un truc du genre.
Je n'ai pas aimé le dessin que je trouve moche. C'est vraiment le genre de style réaliste sans imagination qu'on retrouve dans plein de bandes dessinées modernes que je n'aime pas du tout.
F’murr est un auteur original, souvent clivant, qui joue généralement – comme c’est le cas ici – sur un absurde plus ou moins poussé. On est ici dans une version assez décalée du moyen-âge, période qu’aime bien l’auteur, puisque cet album peut compléter Le Pauvre Chevalier, et il avait aussi martyrisé l’histoire de Jeanne d’Arc dans son Jehanne d'Arc.
Mais à tout prendre, j’avais un peu plus accroché aux deux albums précédemment cités, « Les aveugles » me laissant sur ma faim. Certes, c’est loufoque, absurde, avec quelques passages louchant vers les Monthy Python (tendance « Sacré Graal ») – dès le départ déjà, avec ces aveugles errants à la queue-leu-leu. Mais il y a des longueurs, des passages peu intéressants, qui m’ont laissé froid.
Un album à réserver aux gros fans de l’auteur je pense.
C'est l'un des premiers albums de Sergio Macedo, je n'ai pas souvenir que ces récits soient parus dans Métal Hurlant, mais c'est tout à fait possible, sans doute vers 1975, aux tout débuts de la revue, et malgré ces travaux de ses débuts, son dessin est déja extra, même en noir & blanc, y'a pas à dire, le mec touche en dessin, il deviendra d'ailleurs un expert dans sa technique de l'utilisation de l'aérographe lorsqu'il passera à la couleur. Ses modelés, la texture des corps, ses nus féminins sont aussitôt reconnaissables.
Par contre, je ne suis guère emballé par ses histoires car ça tourne toujours autour des sectes, des discours illuminés et de l'idéologie psychédélique parce que c'est le genre d'auteur qui bosse en étant sous l'emprise de substances très spéciales, en gros ce gars ne sniffait pas de la colle mais des produits bien plus costauds qui te défoncent le cerveau. Alors évidemment, ça donne des Bd qui sont vite incohérentes ou carrément incompréhensibles, des trucs complètement barrés où l'on retrouve comme souvent chez Macedo, sa recherche du langage plastique, avec des filles à poil un peu partout, et des éléments typiquement seventies, comme ici où on a une sorte de combo délirant de rock psychédélique, de métaphysique transcendentale et de SF, avec un discours peace and love tout à fait d'époque, mais à tendance cosmique, et un langage approprié difficile à capter. C'est beau visuellement, mais au niveau scénario, faut vraiment en vouloir pour rentrer là-dedans...
J'ai toujours eu du mal avec le dessin de Loustal, j'ai jamais aimé son style graphique, avec ses personnages épais et sans charme, je trouve ce dessin grossier et inesthétique, encore que ici, c'est un peu mieux passé.
Cette histoire de gangsters avec ces frères jumeaux rappelle celle des fameux frères Kray qui furent des figures marquantes de la pègre londonienne des années 50 et 60 dans l'East End, et qui ont fait l'objet de 2 films : les Frères Kray en 1990, et Legend en 2015, où Tom Hardy endossait un double rôle superbe.
Mais cette histoire ici, je la sens pas vraiment, je pense honnêtement que c'est pas un sujet pour Loustal, ce genre de sujet ne lui correspond pas, j'ai l'impression qu'il est un peu à l'étroit, même s'il colle une vague romance... en gros ce n'est pas passionnant. Ce récit qui est paru dans A Suivre en 1990 m'est donc un peu tombé des mains, et ce qui m'agace avec Loustal, c'est non seulement ce dessin que je n'aime pas, mais aussi toujours cette propension aux textes récitatifs, cette méthode de narration peut marcher sur d'autres bandes, mais ici, non...
Ce récit paru dans l'Echo des Savanes en 1989 est totalement barré, je m'en souviens très bien, je ne l'avais pas lu à l'époque, ou du moins, j'avais essayé mais j'avais vite arrêté car je n'y comprenais rien. A vrai dire, je crois qu'il n'y a pas grand chose à capter dans ce type de bande, c'est une Bd typique de la tendance de l'époque, c'est à dire de la BD branchée des années 80 qui adopte en plus un dessin de style ultra géométrique qui se rapproche plus de Serge Clerc, alors que plus tard, sur des récits courts qu'on retrouvera sur l'album En pleine guerre froide, Floch évoluera vers un style graphique toujours Ligne Claire mais plus proche du style de Chaland, voire même François Thomas (sur Catherine Sévère), moins biscornu et beaucoup moins anguleux.
Si l'aspect graphique ne me déplait pas ouvertement, le sujet de cette bande est un véritable délire foutraque et hétéroclite qui m'a finalement laissé très dubitatif ; c'est à se demander si les mecs qui dessinaient ces trucs dans ces années 80, n'étaient pas sous l'emprise de substances étranges pour arriver à pondre des récits aussi incompréhensibles.
C'est la deuxième série de Margerin que je lis et cela confirme mon peu d'intérêt pour ses productions. Je ne trouve pas que Lucien soit un personnage qui a l'étoffe de porter une histoire complète. Je n'ai jamais été Elvis, banane et perfecto même si je viens de la même banlieue.
Son style de balieusard un peu zonnard a vraiment vieilli. Ni ses préocupations ni son vocabulaire n'ont resisté aux années sauf pour la nostalgie . Je trouve les gags assez datés . Il faut reconnaître un esprit gentil et sympa à ces trois amis.
De plus je ne suis pas trop fan de ce graphisme aux visages si ronds avec des nez énormes ou pointus. Je reconnais un bon dynamisme dans la gestuelle des personnages et beaucoup de détails dans les cases mais c'est trop peu pour que j'adhère à cette série.
Encore un album de la collection Hic et Nunc de chez Futuropolis, ça rappelle des souvenirs de ce début d'années 80.
Ces récits courts ont commencé à paraître dans Charlie Mensuel en 1980 sous le titre générique "les Petits métiers de Paris", puis on en retrouvera d'autres dans plusieurs périodiques. Les sujets sont assez pertinents pour certains, mais traités de façon trop inégale, et je trouve que c'est desservi par le dessin qui s'il avait été plus esthétique, aurait pu donner plus de peps à ces petits récits. Les décors parisiens populaires ne sont pas rétros, ils sont bien de leur époque années 80.
Comme je le disais, c'est le dessin qui me bloque un peu là-dedans, je le trouve rebutant, proche d'un style fanzineux, il n'aide pas à me faire apprécier tout ceci, c'est un trait qui fait trop amateur et qui n'est pas joli il faut bien le dire ; j'avais déja signalé dans Les Noces d'argot ce que j'en pensais, sauf que là, ce sont à priori les premiers travaux de Golo, mais son style graphique ira peu en s'améliorant, cultivant toujours ce même style ni fait ni à faire.
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On a tant vu de femmes à poil pour vendre n’importe quoi pour ne pas comprendre ces femmes à poils, qui revendiquent, qui affirment, qui affichent leur pilosité, pour leur bien être et/ou pour mettre à mal certaines injonctions sociétales (dessous de bras et « maillot » épilés). Certaines situations amusent (pas mal d’humour, d’autodérision), que l’on soit d’accord ou pas avec cette pilosité militante (le slogan « on n’éradique pas le poil, on le sublime » est mis à l’honneur et illustré à longueur de pages). Au fil des petites histoires/anecdotes, nous voyons donc des dessous de bras aux coupes diverses, des poils de pubis hautement tendance. Ceci dit, je n’ai pas trouvé extraordinaire la lecture, si je mets de côté l’aspect « militant » et finalement plutôt sain du message véhiculé (en effet, on évoque là une des parties du corps des femmes qui n’a pas encore été « libéré » de certains carcans ou injonctions masculines). D’autant plus que je ne suis pas fan du dessin de Gleason (affaire de goût sans doute, car il est vivant, dynamique). A noter que quelques photos (une dizaine) s’invitent au milieu des dessins. Un sujet original en tout cas. Note réelle 2,5/5.
L'Enfant aux trois yeux
Je n'ai lu (ou plutôt je n'ai tenu) que les 2 premiers tomes. Il s'agit d'une série d'historiettes très répétitives avec des personnages principaux antipathiques. Première fois que je suis déçu par un Tezuka !
Lord of Burger
Je ne suis vraiment pas un bon lecteur pour les scénarii d'Arleston. Une fois encore je suis complétement passé à côté de cette série que je trouve ennuyeuse et superficielle. Les auteurs surfent sur le succès des innombrables émissions TV consacrées à la cuisine en y introduisant le burger ultime pour plaire aux ados qui mangent dans les fast food. Je n'ai même pas cherché à comprendre l'intrigue tellement les personnages hyper glamour proposés ne m'intéressent pas. Pour être dans le sens du vent, le graphisme est du manga ce qui n'est vraiment pas à mon goût. J'ai vite décroché vraiment pas mon truc, désolé.
Affaires d'État - Guerre froide
Philippe Richelle continue de faire des séries à concept. C'est la première des trois séries consacrées à des affaires d’État qui ont touché la France, chaque série traitant d'une décennie différente. Ici, on parle des années 60 et plus précisément de la taupe française qu'il y avait au sein de l'OTAN et qui renseignait le KGB. J'ai vraiment pas aimé le traitement de l'affaire par le scénario. Déjà on change les noms et du coup je ne savais pas trop ce qui était réel et ce qui était fictif, ce que j'ai lu de cette affaire remonte à des années et mes souvenirs sont flous. Je me souviens surtout que c'était une affaire qui m'a paru assez compliquée et justement le scénario est inutilement compliqué. On saute d'une époque à une autre sans trop savoir pourquoi. J'imagine que tout va être clair après la sortie des deux derniers tomes prévus, mais je me suis tellement ennuyé à la lecture des deux premiers tomes que j'ai pas envie de lire la suite. Il y a trop de noms et de services secrets que cela devient dur à suivre. J'ai l'impression qu'il faut déjà avoir des connaissances de base pour bien comprendre le scénario et en plus Richelle semble vouloir mettre le plus de trucs possibles, parce que dans le tome 2 on parle de l'assassinat de JFK et le scénariste laisse sous-entendre qu'Oswald travaillait pour le KGB ou un truc du genre. Je n'ai pas aimé le dessin que je trouve moche. C'est vraiment le genre de style réaliste sans imagination qu'on retrouve dans plein de bandes dessinées modernes que je n'aime pas du tout.
Les Aveugles
F’murr est un auteur original, souvent clivant, qui joue généralement – comme c’est le cas ici – sur un absurde plus ou moins poussé. On est ici dans une version assez décalée du moyen-âge, période qu’aime bien l’auteur, puisque cet album peut compléter Le Pauvre Chevalier, et il avait aussi martyrisé l’histoire de Jeanne d’Arc dans son Jehanne d'Arc. Mais à tout prendre, j’avais un peu plus accroché aux deux albums précédemment cités, « Les aveugles » me laissant sur ma faim. Certes, c’est loufoque, absurde, avec quelques passages louchant vers les Monthy Python (tendance « Sacré Graal ») – dès le départ déjà, avec ces aveugles errants à la queue-leu-leu. Mais il y a des longueurs, des passages peu intéressants, qui m’ont laissé froid. Un album à réserver aux gros fans de l’auteur je pense.
Psychorock
C'est l'un des premiers albums de Sergio Macedo, je n'ai pas souvenir que ces récits soient parus dans Métal Hurlant, mais c'est tout à fait possible, sans doute vers 1975, aux tout débuts de la revue, et malgré ces travaux de ses débuts, son dessin est déja extra, même en noir & blanc, y'a pas à dire, le mec touche en dessin, il deviendra d'ailleurs un expert dans sa technique de l'utilisation de l'aérographe lorsqu'il passera à la couleur. Ses modelés, la texture des corps, ses nus féminins sont aussitôt reconnaissables. Par contre, je ne suis guère emballé par ses histoires car ça tourne toujours autour des sectes, des discours illuminés et de l'idéologie psychédélique parce que c'est le genre d'auteur qui bosse en étant sous l'emprise de substances très spéciales, en gros ce gars ne sniffait pas de la colle mais des produits bien plus costauds qui te défoncent le cerveau. Alors évidemment, ça donne des Bd qui sont vite incohérentes ou carrément incompréhensibles, des trucs complètement barrés où l'on retrouve comme souvent chez Macedo, sa recherche du langage plastique, avec des filles à poil un peu partout, et des éléments typiquement seventies, comme ici où on a une sorte de combo délirant de rock psychédélique, de métaphysique transcendentale et de SF, avec un discours peace and love tout à fait d'époque, mais à tendance cosmique, et un langage approprié difficile à capter. C'est beau visuellement, mais au niveau scénario, faut vraiment en vouloir pour rentrer là-dedans...
Les Frères Adamov
J'ai toujours eu du mal avec le dessin de Loustal, j'ai jamais aimé son style graphique, avec ses personnages épais et sans charme, je trouve ce dessin grossier et inesthétique, encore que ici, c'est un peu mieux passé. Cette histoire de gangsters avec ces frères jumeaux rappelle celle des fameux frères Kray qui furent des figures marquantes de la pègre londonienne des années 50 et 60 dans l'East End, et qui ont fait l'objet de 2 films : les Frères Kray en 1990, et Legend en 2015, où Tom Hardy endossait un double rôle superbe. Mais cette histoire ici, je la sens pas vraiment, je pense honnêtement que c'est pas un sujet pour Loustal, ce genre de sujet ne lui correspond pas, j'ai l'impression qu'il est un peu à l'étroit, même s'il colle une vague romance... en gros ce n'est pas passionnant. Ce récit qui est paru dans A Suivre en 1990 m'est donc un peu tombé des mains, et ce qui m'agace avec Loustal, c'est non seulement ce dessin que je n'aime pas, mais aussi toujours cette propension aux textes récitatifs, cette méthode de narration peut marcher sur d'autres bandes, mais ici, non...
Mort aux autres
Ce récit paru dans l'Echo des Savanes en 1989 est totalement barré, je m'en souviens très bien, je ne l'avais pas lu à l'époque, ou du moins, j'avais essayé mais j'avais vite arrêté car je n'y comprenais rien. A vrai dire, je crois qu'il n'y a pas grand chose à capter dans ce type de bande, c'est une Bd typique de la tendance de l'époque, c'est à dire de la BD branchée des années 80 qui adopte en plus un dessin de style ultra géométrique qui se rapproche plus de Serge Clerc, alors que plus tard, sur des récits courts qu'on retrouvera sur l'album En pleine guerre froide, Floch évoluera vers un style graphique toujours Ligne Claire mais plus proche du style de Chaland, voire même François Thomas (sur Catherine Sévère), moins biscornu et beaucoup moins anguleux. Si l'aspect graphique ne me déplait pas ouvertement, le sujet de cette bande est un véritable délire foutraque et hétéroclite qui m'a finalement laissé très dubitatif ; c'est à se demander si les mecs qui dessinaient ces trucs dans ces années 80, n'étaient pas sous l'emprise de substances étranges pour arriver à pondre des récits aussi incompréhensibles.
Lucien
C'est la deuxième série de Margerin que je lis et cela confirme mon peu d'intérêt pour ses productions. Je ne trouve pas que Lucien soit un personnage qui a l'étoffe de porter une histoire complète. Je n'ai jamais été Elvis, banane et perfecto même si je viens de la même banlieue. Son style de balieusard un peu zonnard a vraiment vieilli. Ni ses préocupations ni son vocabulaire n'ont resisté aux années sauf pour la nostalgie . Je trouve les gags assez datés . Il faut reconnaître un esprit gentil et sympa à ces trois amis. De plus je ne suis pas trop fan de ce graphisme aux visages si ronds avec des nez énormes ou pointus. Je reconnais un bon dynamisme dans la gestuelle des personnages et beaucoup de détails dans les cases mais c'est trop peu pour que j'adhère à cette série.
Rampeau !
Encore un album de la collection Hic et Nunc de chez Futuropolis, ça rappelle des souvenirs de ce début d'années 80. Ces récits courts ont commencé à paraître dans Charlie Mensuel en 1980 sous le titre générique "les Petits métiers de Paris", puis on en retrouvera d'autres dans plusieurs périodiques. Les sujets sont assez pertinents pour certains, mais traités de façon trop inégale, et je trouve que c'est desservi par le dessin qui s'il avait été plus esthétique, aurait pu donner plus de peps à ces petits récits. Les décors parisiens populaires ne sont pas rétros, ils sont bien de leur époque années 80. Comme je le disais, c'est le dessin qui me bloque un peu là-dedans, je le trouve rebutant, proche d'un style fanzineux, il n'aide pas à me faire apprécier tout ceci, c'est un trait qui fait trop amateur et qui n'est pas joli il faut bien le dire ; j'avais déja signalé dans Les Noces d'argot ce que j'en pensais, sauf que là, ce sont à priori les premiers travaux de Golo, mais son style graphique ira peu en s'améliorant, cultivant toujours ce même style ni fait ni à faire.