J'ai lu le premier tome qui ne m'a pas franchement enchanté. Le style graphique ne me plait pas plus que ça, et l'histoire pas particulièrement recherchée, en fait je ne sais pas trop dire pourquoi je ne l'aime pas, ce n'est pas un album indispensable selon moi.
Lewis Trondheim est un drôle d'auteur quand même. Bon, avant d'aller plus loin je tiens à préciser que je suis un béotien absolu en la matière puisque je n'ai quasiment lu aucune BD portant de près ou de loin sa griffe : Donjon Crépuscule 1 et 2, Kaput & Zösky. Bref, comparé à l'immense production dont Trondheim abreuve l'océan bédéphile, ma culture "Trondheimiesque" fait office de pipi de chat…
D'ailleurs c'était le premier écueil que je m'attendais à trouver en lisant "Mister O" : un manque de connaissances de l'univers de Trondheim. Je pensais alors que sans habitudes de lecture, sans repères, je risquais fort de passer à côté de quelques clins d'œil, ou allusions.
Après lecture de ces 32 planches, il est évident que je n'avais pas de souci à me faire de ce côté là : pas besoin d'avoir lu toute sa production à L'Association, ni de connaître par cœur tous les Lapinots pour apprécier "Mister O".
Premier choc : l'absence de dialogue. Bon, lorsqu'on comprend l'enjeu de cette BD, cette absence de dialogue est complètement logique. Car avec "Mister O" on se rapproche plus de la scène de cartoon style Bip-Bip et le coyote que de la BD d'auteur. Car pendant 32 planches, Mister O va tenter de traverser un précipice, point. Le parallèle du coyote qui essaye d'attraper le Bip-Bip pour le croquer est évident. Mais comme d'autres lecteurs l'ont souligné, on peut également rapprocher cette BD des productions littéraires dans la veine des auteurs de l'Oulipo. Raconter plusieurs fois la même scène mais avec un environnement différent, introduire à chaque fois un élément extérieur qui diffère d'une scène à l'autre tout en gardant le même personnage central, le même décor et la même action : ça aurait pu être du Raymond Queneau adapté en BD !
Car c'est bien là tout l'intérêt de cette BD, et qu'on ne s'y trompe pas, si Trondheim a choisi un dessin volontairement dépouillé, enfantin même, c'est justement pour nous faire nous pencher sur cet exercice de style (vous voyez que c'est du Queneau!). Les couleurs sont vives et dépourvues de nuance, donnant à l'histoire la brutalité nécessaire que suggèrent parfois certaines scènes. Néanmoins cet exercice de style est avant tout à but humoristique et si au bout d'un moment l'accumulation des planches confine à la lassitude, il n'en reste pas moins que certaines planches font franchement sourire et c'est bien là l'essentiel. Du bon et du moins bon pour combler un petit moment de détente...
Vu le jeune âge de Lejeune, on peut dire que ce gars là est doué. Son dessin, quoique parfois un poil chargé, est pas mal du tout et devrait aller en s'améliorant je pense. Il tient bien ses personnages, même si certains faciès font un peu trop caricaturaux (ceci dit ça me parait fait exprès) et ses scènes d'action sont très vivantes grâce notamment à un bon découpage.
Je trouve par contre le scénar de Morvan moins intéressant qu'à l'habitude. Il pose merveilleusement bien les bases de son univers dans le premier tome, usant d'une narration complexe sans trop s'emmêler les pinceaux. Ce qui me gène par contre, c'est qu'à aucun moment je n'ai été happé par l'intrigue, à me dire "que va-t-il se passer?", "qui est donc Bilou?" alors qu'un bouquin comme "7 secondes" m'a emporté dès les premières pages. Le tome 2 est à ce titre très décevant; il apporte peu de réponses. Sa complexité et son manque de fluidité le rendent difficile à apprécier et il est de plus entaché d'une mise en couleur abominable. Une série que j'arrêterai de suivre au final, dommage.
Voici une série que j'ai achetée sur le seul nom du scénariste (et aussi un peu pour la remise de 5 € si l'on achetait les 2 tomes en même temps...). A part cela, je suis déçu par la qualité moyenne des graphismes, ainsi que par le scénario qui n'apporte rien au genre. Corbeyran nous a habitué à mieux dans les Stryges ou le Régulateur, voire même Weëna.
Pour 15 € le pack de 2, ça vaut le coup d'acheter, pour plus cher, non.
En voyant ces deux couvertures, on pense à une histoire digne de ce scénariste... Mais après avoir lu une vingtaine de pages, l'énigme originale perd de son intensité pour finalement devenir une aventure banale... Et comme le dessin n'est pas génial ( photoshop and co...), c'est tout vu.
Une BD vraiment chelou.
Les dessins sont d'un style que je n'aime pas: de gros trais noirs avec des couleurs trop unies et flashy. C'est trop enfantin.
Et l'histoire heu ben y a pas vraiment d'histoire, juste des scènes de vie avec des éléments fantastiques dont on se demande ce qu'ils viennent faire là.
Enfin bon je trouve cette BD un peu sans intéret.
Gong! Astier : 1 - JBT900 : 0 ;)
Je dois avouer que je suis plutôt déçu par cette BD dont j'attendais beaucoup (couverture fabuleuse!). Et à la manière du thème développé dans cette œuvre, je me couche et abandonne.
Pourquoi tant de haine? Bien, essayons d'aborder les choses de façon claire :)
- Les couleurs tout d'abord : le noir et blanc j'adore. Franchement j'en lis de plus en plus et je n'ai pas souvent été déçu. Le jeu des contrastes entre le noir et le blanc permet de créer des effets saisissants. Ici Astier nous montre de la bonne volonté, un talent certain mais qui m'a paru un brin emprunté, un peu comme du sous-Miller. Ca manque d'assurance, d'aisance, et parfois je me suis posé la question du choix des contrastes sur telle ou telle case (pourquoi la robe de la fille est blanche là, je l'aurai plutôt vue noire, et 3 cases après plutôt le contraire) chose que je ne me suis jamais demandé à la lecture de Sin City pour ne parler que de Miller. Astier n'a pas encore 30 ans de métier dans les pattes et ça se sent, mais s'il continue à progresser, il est évident qu'il peut s'imposer comme un grand du N&B (c'est tout le mal que je lui souhaite). Bon attention, c'est quand même pas mal du tout hein, bien mieux que pas mal d'autres N&B! Pourquoi ? A cause, ou plutôt grâce au découpage.
- Le découpage : et bien oui, c'est quand même là l'aspect que j'ai trouvé le mieux réussi dans cette BD. Les conventions classiques du découpage "à-la-papa" sont ici oubliées, enfreintes et ce pour le plus grand bien de l'histoire. De plus la ligne narrative mélange le commentaire du matche avec les interrogations du boxeur, permettant de donner encore plus d'ampleur aux histoires qui se mêlent et qui sont suivies en parallèle. Encore une fois, Astier fait montre ici d'un vrai gros potentiel qui risque bien d'exploser dans ses prochains albums.
- Le dessin en tant que tel : c'est très irrégulier :( Certaines planches sont vraiment réussies, et d'autres sont nettement en retrait. Bon, là c'est bien entendu un avis très subjectif : on aime ou on aime pas un dessin, mais on ne peut pas dire que c'est mauvais dans le cas d'Astier. C'est juste que je n'accroche pas sur certains plans que je trouve un peu bâclés, et c'est d'autant plus dommage que sur d'autres, on sent "quelque chose". Bien entendu mon avis sur le dessin est intimement mêlé au traitement du N&B évoqué plus haut. Les allégories (la scène de la corrida, la scène du combattant casqué façon le labyrinthe et le Minotaure) ne m'ont pas du tout fait saliver la pupille par leur dessin mais plus par leur force évocatrice.
- Le scénario : bon là c'est vraiment là que le bat blesse :( Je me suis presque emm… à finir cette BD. Et pour rejoindre ce que dit Kael, si je l'ai terminée c'est plus pour jouir du découpage et du traitement narratif de l'histoire que de l'histoire en elle-même. Les personnages n'ont aucun relief, aucune saveur, et paraissent interchangeables avec bien d'autres fictions BD. Même si plusieurs lignes conductrices sont suivies en parallèle, on n'est pas vraiment surpris par l'évolution de l'histoire tant on suppose et tant on devine à priori tout ce qu'il va se passer, ou presque. De plus, j'ai regretté le manque d'introspection du personnage principal, on suit bien le cheminement de son raisonnement, depuis son plan jusqu'à la fin mais j'ai regretté l'absence d'un réel travail psychologique, chose à laquelle je suis particulièrement attaché dans une œuvre de fiction; d'autant plus lorsqu'elle sent le vrai comme cette BD.
Pour résumer, je dirai donc que je n'achèterai pas cette BD, que je ne la relirai certainement pas ou alors avant un moment, mais que je vais garder un œil attentif sur les prochaines productions de Laurent Astier qui à mon avis n'en reste pas moins un réel artiste.
je suis loin d'etre aussi enthousiaste sur cette bd que mes 3 predecesseurs, et je le regrette... j'avais tres envie d'aimer cette bd, la couv m'ayant bien accroché.
en fait, j'etais prevenu que le fond de cette bd etait assez banal dans le genre boxeur qui doit se coucher etc, et je ne peux que le confirmer. C'est quand meme dommage de se contenter de si peu. On voit que ça n'a pas été la partie la plus travaillée par l'auteur, et j'ai du mal à comprendre pourquoi en fait. Pourquoi chercher à avoir une histoire si banale, vue et revue des 100aines de fois dans les plus mauvais films ? il voulait baser l'originalité et l'interet de la BD sur le decoupage, les cadrages, et le dessin ? mouais, admettons, mais ça n'empechait pas un petit effort scenaristique...
apres, ok, c'est vrai que la mise en page est interessante dans l'ensemble. C'est vrai aussi que le dessin est bon (bien plus que dans cirk) mais ça ne compense pas le manque de scenar...
en gros, j'ai lu cette bd non par envie de connaitre la suite de l'histoire, parce que la fin, on la comprend dès les 1eres pages, mais plutot pour voir le travail effectué sur la mise en page. Bref, par curiosité... c'est un peu mince à mon gout.
On peut certes reprocher à Begbeider de cracher dans la soupe ou de surfer sur une vague de facilité mais il faut lui reconnaître un certain talent d'écrivain, pas vraiment pour la beauté de son style (n'est pas Céline qui veut), plutôt pour l'originalité, l'ironie et la lucidité dont il fait preuve, même si son cynisme est parfois un peu facile.
Malgré ses indéniables qualités, on voit avec cette série que même en s'appelant Begbeider, on ne s'improvise pas scénariste de BD d'un coup de baguette magique (n'est pas Dorison qui veut). Le scénar est plat et caricatural, l'ensemble est très convenu et franchement facile. Le tome 2, un poil plus réussi est nettement plus drôle mais pas vraiment plus fin.
Le dessin de Bertrand est quant à lui assez spécial, assez froid mais plutôt original. Je peux pas dire que je sois fou amoureux de ses proportions ou de ses couleurs mais à la différence du scénar de Begbeider, on voit clairement que ce n'est pas le travail d'un débutant qui se serait trompé de média.
J'ai hésité à mettre trois étoiles parce que marmot j'aimais bien. Mais j'en ai relu un y a pas très longtemps et c'est vrai que ça a mal vieilli quand même. La ligne claire d'Hergé ne me fait pas super kiffer et les gags sont quand même assez faciles. Je mets 2 mais c'est pas un mauvais 2; y a quand même pire dans le genre (style Jo, Zette et Jocko).
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XXe ciel.com
J'ai lu le premier tome qui ne m'a pas franchement enchanté. Le style graphique ne me plait pas plus que ça, et l'histoire pas particulièrement recherchée, en fait je ne sais pas trop dire pourquoi je ne l'aime pas, ce n'est pas un album indispensable selon moi.
Mister O
Lewis Trondheim est un drôle d'auteur quand même. Bon, avant d'aller plus loin je tiens à préciser que je suis un béotien absolu en la matière puisque je n'ai quasiment lu aucune BD portant de près ou de loin sa griffe : Donjon Crépuscule 1 et 2, Kaput & Zösky. Bref, comparé à l'immense production dont Trondheim abreuve l'océan bédéphile, ma culture "Trondheimiesque" fait office de pipi de chat… D'ailleurs c'était le premier écueil que je m'attendais à trouver en lisant "Mister O" : un manque de connaissances de l'univers de Trondheim. Je pensais alors que sans habitudes de lecture, sans repères, je risquais fort de passer à côté de quelques clins d'œil, ou allusions. Après lecture de ces 32 planches, il est évident que je n'avais pas de souci à me faire de ce côté là : pas besoin d'avoir lu toute sa production à L'Association, ni de connaître par cœur tous les Lapinots pour apprécier "Mister O". Premier choc : l'absence de dialogue. Bon, lorsqu'on comprend l'enjeu de cette BD, cette absence de dialogue est complètement logique. Car avec "Mister O" on se rapproche plus de la scène de cartoon style Bip-Bip et le coyote que de la BD d'auteur. Car pendant 32 planches, Mister O va tenter de traverser un précipice, point. Le parallèle du coyote qui essaye d'attraper le Bip-Bip pour le croquer est évident. Mais comme d'autres lecteurs l'ont souligné, on peut également rapprocher cette BD des productions littéraires dans la veine des auteurs de l'Oulipo. Raconter plusieurs fois la même scène mais avec un environnement différent, introduire à chaque fois un élément extérieur qui diffère d'une scène à l'autre tout en gardant le même personnage central, le même décor et la même action : ça aurait pu être du Raymond Queneau adapté en BD ! Car c'est bien là tout l'intérêt de cette BD, et qu'on ne s'y trompe pas, si Trondheim a choisi un dessin volontairement dépouillé, enfantin même, c'est justement pour nous faire nous pencher sur cet exercice de style (vous voyez que c'est du Queneau!). Les couleurs sont vives et dépourvues de nuance, donnant à l'histoire la brutalité nécessaire que suggèrent parfois certaines scènes. Néanmoins cet exercice de style est avant tout à but humoristique et si au bout d'un moment l'accumulation des planches confine à la lassitude, il n'en reste pas moins que certaines planches font franchement sourire et c'est bien là l'essentiel. Du bon et du moins bon pour combler un petit moment de détente...
TDB (Trop de Bonheur)
Vu le jeune âge de Lejeune, on peut dire que ce gars là est doué. Son dessin, quoique parfois un poil chargé, est pas mal du tout et devrait aller en s'améliorant je pense. Il tient bien ses personnages, même si certains faciès font un peu trop caricaturaux (ceci dit ça me parait fait exprès) et ses scènes d'action sont très vivantes grâce notamment à un bon découpage. Je trouve par contre le scénar de Morvan moins intéressant qu'à l'habitude. Il pose merveilleusement bien les bases de son univers dans le premier tome, usant d'une narration complexe sans trop s'emmêler les pinceaux. Ce qui me gène par contre, c'est qu'à aucun moment je n'ai été happé par l'intrigue, à me dire "que va-t-il se passer?", "qui est donc Bilou?" alors qu'un bouquin comme "7 secondes" m'a emporté dès les premières pages. Le tome 2 est à ce titre très décevant; il apporte peu de réponses. Sa complexité et son manque de fluidité le rendent difficile à apprécier et il est de plus entaché d'une mise en couleur abominable. Une série que j'arrêterai de suivre au final, dommage.
Imago Mundi
Voici une série que j'ai achetée sur le seul nom du scénariste (et aussi un peu pour la remise de 5 € si l'on achetait les 2 tomes en même temps...). A part cela, je suis déçu par la qualité moyenne des graphismes, ainsi que par le scénario qui n'apporte rien au genre. Corbeyran nous a habitué à mieux dans les Stryges ou le Régulateur, voire même Weëna. Pour 15 € le pack de 2, ça vaut le coup d'acheter, pour plus cher, non.
Imago Mundi
En voyant ces deux couvertures, on pense à une histoire digne de ce scénariste... Mais après avoir lu une vingtaine de pages, l'énigme originale perd de son intensité pour finalement devenir une aventure banale... Et comme le dessin n'est pas génial ( photoshop and co...), c'est tout vu.
Le Silence de Malka
Une BD vraiment chelou. Les dessins sont d'un style que je n'aime pas: de gros trais noirs avec des couleurs trop unies et flashy. C'est trop enfantin. Et l'histoire heu ben y a pas vraiment d'histoire, juste des scènes de vie avec des éléments fantastiques dont on se demande ce qu'ils viennent faire là. Enfin bon je trouve cette BD un peu sans intéret.
Gong
Gong! Astier : 1 - JBT900 : 0 ;) Je dois avouer que je suis plutôt déçu par cette BD dont j'attendais beaucoup (couverture fabuleuse!). Et à la manière du thème développé dans cette œuvre, je me couche et abandonne. Pourquoi tant de haine? Bien, essayons d'aborder les choses de façon claire :) - Les couleurs tout d'abord : le noir et blanc j'adore. Franchement j'en lis de plus en plus et je n'ai pas souvent été déçu. Le jeu des contrastes entre le noir et le blanc permet de créer des effets saisissants. Ici Astier nous montre de la bonne volonté, un talent certain mais qui m'a paru un brin emprunté, un peu comme du sous-Miller. Ca manque d'assurance, d'aisance, et parfois je me suis posé la question du choix des contrastes sur telle ou telle case (pourquoi la robe de la fille est blanche là, je l'aurai plutôt vue noire, et 3 cases après plutôt le contraire) chose que je ne me suis jamais demandé à la lecture de Sin City pour ne parler que de Miller. Astier n'a pas encore 30 ans de métier dans les pattes et ça se sent, mais s'il continue à progresser, il est évident qu'il peut s'imposer comme un grand du N&B (c'est tout le mal que je lui souhaite). Bon attention, c'est quand même pas mal du tout hein, bien mieux que pas mal d'autres N&B! Pourquoi ? A cause, ou plutôt grâce au découpage. - Le découpage : et bien oui, c'est quand même là l'aspect que j'ai trouvé le mieux réussi dans cette BD. Les conventions classiques du découpage "à-la-papa" sont ici oubliées, enfreintes et ce pour le plus grand bien de l'histoire. De plus la ligne narrative mélange le commentaire du matche avec les interrogations du boxeur, permettant de donner encore plus d'ampleur aux histoires qui se mêlent et qui sont suivies en parallèle. Encore une fois, Astier fait montre ici d'un vrai gros potentiel qui risque bien d'exploser dans ses prochains albums. - Le dessin en tant que tel : c'est très irrégulier :( Certaines planches sont vraiment réussies, et d'autres sont nettement en retrait. Bon, là c'est bien entendu un avis très subjectif : on aime ou on aime pas un dessin, mais on ne peut pas dire que c'est mauvais dans le cas d'Astier. C'est juste que je n'accroche pas sur certains plans que je trouve un peu bâclés, et c'est d'autant plus dommage que sur d'autres, on sent "quelque chose". Bien entendu mon avis sur le dessin est intimement mêlé au traitement du N&B évoqué plus haut. Les allégories (la scène de la corrida, la scène du combattant casqué façon le labyrinthe et le Minotaure) ne m'ont pas du tout fait saliver la pupille par leur dessin mais plus par leur force évocatrice. - Le scénario : bon là c'est vraiment là que le bat blesse :( Je me suis presque emm… à finir cette BD. Et pour rejoindre ce que dit Kael, si je l'ai terminée c'est plus pour jouir du découpage et du traitement narratif de l'histoire que de l'histoire en elle-même. Les personnages n'ont aucun relief, aucune saveur, et paraissent interchangeables avec bien d'autres fictions BD. Même si plusieurs lignes conductrices sont suivies en parallèle, on n'est pas vraiment surpris par l'évolution de l'histoire tant on suppose et tant on devine à priori tout ce qu'il va se passer, ou presque. De plus, j'ai regretté le manque d'introspection du personnage principal, on suit bien le cheminement de son raisonnement, depuis son plan jusqu'à la fin mais j'ai regretté l'absence d'un réel travail psychologique, chose à laquelle je suis particulièrement attaché dans une œuvre de fiction; d'autant plus lorsqu'elle sent le vrai comme cette BD. Pour résumer, je dirai donc que je n'achèterai pas cette BD, que je ne la relirai certainement pas ou alors avant un moment, mais que je vais garder un œil attentif sur les prochaines productions de Laurent Astier qui à mon avis n'en reste pas moins un réel artiste.
Gong
je suis loin d'etre aussi enthousiaste sur cette bd que mes 3 predecesseurs, et je le regrette... j'avais tres envie d'aimer cette bd, la couv m'ayant bien accroché. en fait, j'etais prevenu que le fond de cette bd etait assez banal dans le genre boxeur qui doit se coucher etc, et je ne peux que le confirmer. C'est quand meme dommage de se contenter de si peu. On voit que ça n'a pas été la partie la plus travaillée par l'auteur, et j'ai du mal à comprendre pourquoi en fait. Pourquoi chercher à avoir une histoire si banale, vue et revue des 100aines de fois dans les plus mauvais films ? il voulait baser l'originalité et l'interet de la BD sur le decoupage, les cadrages, et le dessin ? mouais, admettons, mais ça n'empechait pas un petit effort scenaristique... apres, ok, c'est vrai que la mise en page est interessante dans l'ensemble. C'est vrai aussi que le dessin est bon (bien plus que dans cirk) mais ça ne compense pas le manque de scenar... en gros, j'ai lu cette bd non par envie de connaitre la suite de l'histoire, parce que la fin, on la comprend dès les 1eres pages, mais plutot pour voir le travail effectué sur la mise en page. Bref, par curiosité... c'est un peu mince à mon gout.
Rester Normal
On peut certes reprocher à Begbeider de cracher dans la soupe ou de surfer sur une vague de facilité mais il faut lui reconnaître un certain talent d'écrivain, pas vraiment pour la beauté de son style (n'est pas Céline qui veut), plutôt pour l'originalité, l'ironie et la lucidité dont il fait preuve, même si son cynisme est parfois un peu facile. Malgré ses indéniables qualités, on voit avec cette série que même en s'appelant Begbeider, on ne s'improvise pas scénariste de BD d'un coup de baguette magique (n'est pas Dorison qui veut). Le scénar est plat et caricatural, l'ensemble est très convenu et franchement facile. Le tome 2, un poil plus réussi est nettement plus drôle mais pas vraiment plus fin. Le dessin de Bertrand est quant à lui assez spécial, assez froid mais plutôt original. Je peux pas dire que je sois fou amoureux de ses proportions ou de ses couleurs mais à la différence du scénar de Begbeider, on voit clairement que ce n'est pas le travail d'un débutant qui se serait trompé de média.
Quick et Flupke
J'ai hésité à mettre trois étoiles parce que marmot j'aimais bien. Mais j'en ai relu un y a pas très longtemps et c'est vrai que ça a mal vieilli quand même. La ligne claire d'Hergé ne me fait pas super kiffer et les gags sont quand même assez faciles. Je mets 2 mais c'est pas un mauvais 2; y a quand même pire dans le genre (style Jo, Zette et Jocko).