Le dessin de Milovic, dans un travail à l’aquarelle, est assez beau, mais franchement pas toujours lisible – ce qui est dommage !
Quant à l’histoire (je ne connais pas Babel ni le texte ici adapté), si le contexte m’intéresse (les soubresauts consécutifs à la Première guerre mondiale en Russie, avec la Révolution, la guerre civile entre Rouges et Blancs (ici aidés par des Polonais), le tout fortement teinté de culture juive, je dois dire que le traitement m’a un peu laissé de côté.
Je n’ai pas réussi à vraiment accrocher aux cours chapitres, à la narration assez littéraire, sans doute trop ancrée dans une culture juive que je ne maîtrise pas. Et les aspects purement militaires sont ici traités de façon trop laconique pour m’intéresser. Et même l’évocation de Makhno – sujet qui lui m’intéresse davantage – est insipide. Il est difficile de suivre le récit du point de vue militaire tant rien n’est précisé et tant tout semble s’étioler dans une brume littéraire et dépassionnée.
Une lecture décevante – même si ça peut n’être qu’une affaire de goûts.
2.5 Le type même de série que l'on apprécie enfant sans raison cohérente.
C'est moche, c'est pas trop drole, les couleurs sont fades et pourtant on les lit. Peut-être parce que paraissant dans les J'aime lire, une pause BD faisait office de friandise.
Etrange ces personnages se mouvant comme des marionettes, ces dialogues en attaché... peut-être pour donner l'illusion d'histoires dessinés par un enfant talentueux qui laisserait croire au potentiel enfoui en chacun.
Je soupçonne l'ambiance de sembler old-school pour finir de convaincre les grands-parents d'acheter quelques ouvrages pour les feuilleter avec leurs petits-enfants. Ils sont malins ces auteurs...
Je vais être cruel sur ma note, mais l'ouvrage m'a laissé franchement indifférent. J'ai surtout eu l'impression d'enchainer des histoires poétiques parlant légèrement de sexe (et encore). On suit progressivement les personnages qui se croisent mais aucun ne revient. Les scènes durent si peu de temps qu'il est parfois difficile d'en tirer une seule trame narrative. L'ensemble fait plus collection de textes certes agréable à lire mais qui sonnent vite creux.
Pour le reste, c'est surtout le dessin de Johanna que je vais retenir de la lecture. Il est très joli et j'ai trouvé dommage que seule la première image soit en couleur. Elle a une utilisation que j'ai beaucoup aimé et je suis un peu triste de ne pas pouvoir plus en bénéficier dans l'album.
Au final, je retiens une jolie patte graphique et quelques histoires poétiques que j'oublierai surement ce soir. Trop peu marquant à mon gout.
Evidemment on ne peut mettre plus que 2 à ces strip de gags hyper redondants j'accrochais un peu du haut de mes 9-10 ans, contrairement aux gosses Cestac (me souviens plus du nom et c'est tant mieux). Et c'est sans doute pour le robot du titre, Robert, qui est une sorte de Blender (de la série Futurama) frenchy, arborant un magnifique noeud papillon et se bourrant à l'huile de vidange. Malicieux et facétieux, ce majordome-nounou-cleaner se charge de tout mais mal et profite un peu de ses accèes pour se croire un peu trop chez lui.
Graphiquement rien à redire pour ma part, mention spéciale aux coupes de cheveux blonde platine des mère et fille, très pop art des années 80.
Finalement d'assez bons souvenirs. Evidemment à ne pas lire sous forme d'albums mais de strips hebdomadaires dans un magazine pour enfants.
Afin de compléter (si besoin) l'avis de Noirdésir je me suis amusé à me procurer le second tome de cet ouvrage publicitaire.
Le côté ouvrage promotionnel ne me choque pas plus que cela parce que c'est clairement annoncé dès la présentation du livre.
On sait immédiatement où l'on met les pieds.
Effectivement ce récit confié à deux auteurs inconnus n'est pas très réussi et l'aventure de Mareneuve est vite insignifiante. Les dialogues et les images consistent surtout à du placement de produit.
Cela implique des déplacements dans des hôtels ou des restaurants ou des dialogues avec des blagues qui citent les marques du groupe.
Le graphisme est indigne d'une BD vantant un groupe d'une telle puissance.
Cet ouvrage peut servir de jeu pour enfants dans un voyage en voiture ou en train en leur faisant trouver toutes les références à tintin ou au groupe dans chaque planche.
Sinon cela sert aussi à passer à 2 avis pas plus.
Je ne suis pas Manga et ce n'est pas cette petite série qui me convertira. J'ai du mal à comprendre l'engouement pour cette littérature tellement je trouve les scénarii lents et le graphisme stéréotypé.
Ici encore j'ai, suivi Kiwa étudiant un brin loser et superstitieux qui pense que ses voeux se réalisent en contrepartie d'une catastrophe. Il s'en suit des dialogues et des situations avec sa copine (évidemment super canon mode manga) à vous rendre dépressif ou neurasthénique.
Je me suis alors perdu entre sorts, dieux tutélaires et joker du destin sans chercher à y comprendre grand-chose tellement j'étais largué.
Rien à redire sur un graphisme qui reproduit les mêmes personnages à l'infini avec les mêmes expressions dans les mêmes situations avec toujours des décors aussi pauvres.
Une fois encore je passe.
Outch ! Et bien pour moi, c’est une énorme déception !
Je ne parle pas ici du travail de recherche mené par Emanuele Arioli mais bien de l’histoire qui nous est racontée dans cette bande dessinée. Cette histoire serait donc une légende oubliée du roi Arthur. Et à la lire, je comprends pourquoi elle est tombée dans l’oubli. Grandement pompée sur les légendes nordiques (difficile de ne pas penser à la Chanson des Nibelungen à la lecture de ce récit) mais remaniée à la mode Arthurienne, cette légende déjà à la base n’est pas des plus passionnantes (un gros goût de déjà-vu, des rebondissements prévisibles, des personnages passe-partout). En plus, pour boucher les trous, Emanuele Arioli a utilisé son imagination, n’hésitant pas à greffer des éléments plus fantaisistes à l’histoire recomposée (en tous les cas plus saugrenus à mes yeux, comparé aux légendes arthuriennes que je connais).
Mais que dire de son traitement en bande dessinée ? Ma lecture a été vraiment pénible. L’histoire est décousue, se traine et s’égare dans des digressions sans réel intérêt à mes yeux. Les dialogues manquent de peps, de vivacité et de naturel (Emanuele Arioli est Italien et semble ne pas avoir eu recours à un traducteur/adaptateur pour cette version française, à mes yeux c’était une erreur). L’humour prend la forme de cabotinages enfantins auxquels je ne suis que très peu sensible.
Côté dessin, je dirais que c’est pas mal au premier coup d’œil, mais finalement peu emballant à la longue. Ce mélange de franco-belge et de manga, ces expressions de visages stéréotypées et interchangeables, c’est chouette à faible dose (car facile à lire) mais lassant sur la durée.
Parce que le travail de recherche derrière ce récit est intéressant, je ne vais pas dire 1/5 mais avec mon 2/5, je pense noter cette bande dessinée avec pas mal de complaisance. Désolé mais ce n’est pas parce que l’on passe sa vie à essayer de reconstituer un texte ancien à partir de bribes récoltées à gauche et à droite que ce texte ancien est passionnant pour la cause.
Cela partait bien, avec une page de remerciements indiquant que les auteurs étaient eux-mêmes pongistes et donc qu'ils allaient nous parler d'un sport qu'ils connaissaient bien. Mais visiblement, connaitre un sujet ne suffit pas à trouver l'inspiration pour des gags drôles et variés. Malgré la sincérité probable des auteurs, on se retrouve malheureusement à ce qui ressemble à une de ces trop nombreuses BD d'humour à thèmes aux gags poussifs voire forcés.
Graphiquement, nous sommes sur le style humour franco-belge à gros nez sans surprise. Le trait est maîtrisé, la mise en scène claire, et on ne peut ni faire de reproches ni s'extasier devant un style aussi classique du genre. C'est propre et professionnel, rien de plus à en dire.
Mais il lui manque le scénario et les idées qui font une bonne BD. Ici les gags alignent des situations convenues d'un jeune qui découvre le tennis de table, les vendeurs de matériels, l'entrainement, les comportements caricaturaux de certains joueurs, et un petit peu les règles du jeu aussi même si c'est essentiellement dans les quelques pages documentaires en fin d'album qu'on en apprend vraiment sur le sujet. Bref, tous les ingrédients des BD à thème sur un sport ou un autre. Ca peut aller quand les idées sont bonnes et les gags drôles, mais ce n'est pas le cas ici. Je n'ai pas décroché un sourire, et je ne suis pas sûr que ça parle vraiment davantage aux passionnés de tennis de table eux-mêmes. Les gags sont laborieux, prévisibles pour certains, ou simplement lourds pour d'autres. Ca ne sonne jamais naturel, toujours surjoué.
Et rapidement, j'en suis venu à m'ennuyer à la lecture de cette BD sensée me faire rire ou m'apprendre des choses sur un sport que je connais mal et que je ne connais guère plus après lecture. Dommage.
Je suis mal à l’aise face à la note que j’attribue à cet album alors que l’intention est belle et noble… mais j’ai quand même le sentiment d’avoir lu une mauvaise bande dessinée.
Trop démagogique, trop édulcorée, trop lisse, trop positive, trop démonstrative, cette bande dessinée, à force de vouloir mettre en valeur l’association des Chevaliers du Ciel et leur action Rêves de gosse, est tombée dans la surenchère inutile à mes yeux. Le scénario est prévisible et linéaire, les personnages sont tous des archétypes, les émotions sont basiques.
Je n’ai pas aimé cette fin trop positive qui voit une personne accusant un retard mental devenir quinze ans plus tard propriétaire d’une compagnie aérienne. Je n’y crois pas et même si cet album nous parle des rêves d’enfants (dont principalement celui de voler), je ne pense pas que ce manque de réalisme soit nécessaire.
Bon, c’est vrai que ce n’est pas flagrant que le jeune héros accuse un retard mental. Hormis sa paraplégie, il semble même on ne peut plus normal. Tout comme la jeune fille censée être trisomique et dont on ne verra jamais le moindre accès de colère, le moindre comportement inadapté. Et ça aussi, c’est quelque chose qui me dérange : si l’on veut montrer que la différence peut être source de richesse, il ne faut pas avoir peur de justement montrer cette différence (la jeune trisomique, il faut la regarder à trois fois pour entrapercevoir les traits physiques caractéristiques liés à cette pathologie) et les problèmes qu’elle engendre. Et seulement à partir de là, essayer de faire changer notre regard sur le handicap, de nous le faire accepter.
Je n’aime pas non plus le fait qu’il soit sous-entendu dans cet album qu’avoir un enfant handicapé est presque une bénédiction. Travaillant dans le milieu du handicap mental, je vois au quotidien à quel point les parents souffrent d’avoir un enfant handicapé. La plupart du temps, cela ne les empêchent pas de les aimer mais jamais je n’ai vu un parent considérer cela comme une chance. Or, dans cet album, pour certains personnages, j’ai eu le sentiment que c’était presque le cas.
Au niveau du dessin, Cédric Fernandez livre un travail soigné. Le trait est trop propre à mes yeux, un peu trop raide aussi, et trop lisse pour les décors et les bâtiments mais j’ai senti que l’artiste s’était investi et appliqué.
Honnêtement, cette lecture a été assez pénible. Elle a toutefois le mérite d’attirer l’attention du public sur une initiative des plus louables… mais j’aurais tant aimé que cet hommage soit rendu avec plus de force, de réalisme et d’émotions…
Raaahhh, je m’en veux d’être vache ! Les auteurs ont fait ce qu’ils pouvaient et se sont clairement investis dans ce projet… mais je me suis quand même bien ennuyé.
Une lecture décevante.
Rien ne m'a convaincu dans cette BD.
D'abord un scénario très léger avec cette prise de conscience, après une première manifestation, d'une âme protestataire. Je n'y ai pas adhéré.
Ensuite, Anna, le personnage principal ne m'a pas intéressé, je la trouve fade malgré son côté empathique.
Enfin et surtout son côté à charge contre la Police. Alors oui, des bavures policières ont émaillé des manifestations (et je ne les excuse pas) avec en point d'orgue, ici, le tir d'un flash-ball dans l'œil d'une manifestante. Et c'est bien là le problème de cet ouvrage, on ne voit la violence que par les yeux des manifestants. On a jamais la vision policière, la violence était pourtant aussi présente chez les manifestants, puisqu'il est fait référence aux gilets jaunes.
Une BD féministe qui manque aussi de discernement : "un mec cis, c'est pas fait pour se remettre en question". Gloups !
Un album qui se termine sur : police assassins. Vraiment, je ne peux pas.
Un gros gâchis, je n'ai retenu de ma lecture que le négatif !
Un dessin au trait arrondi dans un style naïf où l'orange est la couleur prédominante dans une mise en page très classique. Pas désagréable.
2 étoiles de justesse.
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Cavalerie Rouge
Le dessin de Milovic, dans un travail à l’aquarelle, est assez beau, mais franchement pas toujours lisible – ce qui est dommage ! Quant à l’histoire (je ne connais pas Babel ni le texte ici adapté), si le contexte m’intéresse (les soubresauts consécutifs à la Première guerre mondiale en Russie, avec la Révolution, la guerre civile entre Rouges et Blancs (ici aidés par des Polonais), le tout fortement teinté de culture juive, je dois dire que le traitement m’a un peu laissé de côté. Je n’ai pas réussi à vraiment accrocher aux cours chapitres, à la narration assez littéraire, sans doute trop ancrée dans une culture juive que je ne maîtrise pas. Et les aspects purement militaires sont ici traités de façon trop laconique pour m’intéresser. Et même l’évocation de Makhno – sujet qui lui m’intéresse davantage – est insipide. Il est difficile de suivre le récit du point de vue militaire tant rien n’est précisé et tant tout semble s’étioler dans une brume littéraire et dépassionnée. Une lecture décevante – même si ça peut n’être qu’une affaire de goûts.
Tom-Tom et Nana
2.5 Le type même de série que l'on apprécie enfant sans raison cohérente. C'est moche, c'est pas trop drole, les couleurs sont fades et pourtant on les lit. Peut-être parce que paraissant dans les J'aime lire, une pause BD faisait office de friandise. Etrange ces personnages se mouvant comme des marionettes, ces dialogues en attaché... peut-être pour donner l'illusion d'histoires dessinés par un enfant talentueux qui laisserait croire au potentiel enfoui en chacun. Je soupçonne l'ambiance de sembler old-school pour finir de convaincre les grands-parents d'acheter quelques ouvrages pour les feuilleter avec leurs petits-enfants. Ils sont malins ces auteurs...
Une par une
Je vais être cruel sur ma note, mais l'ouvrage m'a laissé franchement indifférent. J'ai surtout eu l'impression d'enchainer des histoires poétiques parlant légèrement de sexe (et encore). On suit progressivement les personnages qui se croisent mais aucun ne revient. Les scènes durent si peu de temps qu'il est parfois difficile d'en tirer une seule trame narrative. L'ensemble fait plus collection de textes certes agréable à lire mais qui sonnent vite creux. Pour le reste, c'est surtout le dessin de Johanna que je vais retenir de la lecture. Il est très joli et j'ai trouvé dommage que seule la première image soit en couleur. Elle a une utilisation que j'ai beaucoup aimé et je suis un peu triste de ne pas pouvoir plus en bénéficier dans l'album. Au final, je retiens une jolie patte graphique et quelques histoires poétiques que j'oublierai surement ce soir. Trop peu marquant à mon gout.
Robert le Robot
Evidemment on ne peut mettre plus que 2 à ces strip de gags hyper redondants j'accrochais un peu du haut de mes 9-10 ans, contrairement aux gosses Cestac (me souviens plus du nom et c'est tant mieux). Et c'est sans doute pour le robot du titre, Robert, qui est une sorte de Blender (de la série Futurama) frenchy, arborant un magnifique noeud papillon et se bourrant à l'huile de vidange. Malicieux et facétieux, ce majordome-nounou-cleaner se charge de tout mais mal et profite un peu de ses accèes pour se croire un peu trop chez lui. Graphiquement rien à redire pour ma part, mention spéciale aux coupes de cheveux blonde platine des mère et fille, très pop art des années 80. Finalement d'assez bons souvenirs. Evidemment à ne pas lire sous forme d'albums mais de strips hebdomadaires dans un magazine pour enfants.
Les Aventures d'Alexandre de la Mareneuve et d'Evry Cédex
Afin de compléter (si besoin) l'avis de Noirdésir je me suis amusé à me procurer le second tome de cet ouvrage publicitaire. Le côté ouvrage promotionnel ne me choque pas plus que cela parce que c'est clairement annoncé dès la présentation du livre. On sait immédiatement où l'on met les pieds. Effectivement ce récit confié à deux auteurs inconnus n'est pas très réussi et l'aventure de Mareneuve est vite insignifiante. Les dialogues et les images consistent surtout à du placement de produit. Cela implique des déplacements dans des hôtels ou des restaurants ou des dialogues avec des blagues qui citent les marques du groupe. Le graphisme est indigne d'une BD vantant un groupe d'une telle puissance. Cet ouvrage peut servir de jeu pour enfants dans un voyage en voiture ou en train en leur faisant trouver toutes les références à tintin ou au groupe dans chaque planche. Sinon cela sert aussi à passer à 2 avis pas plus.
Joker of Destiny
Je ne suis pas Manga et ce n'est pas cette petite série qui me convertira. J'ai du mal à comprendre l'engouement pour cette littérature tellement je trouve les scénarii lents et le graphisme stéréotypé. Ici encore j'ai, suivi Kiwa étudiant un brin loser et superstitieux qui pense que ses voeux se réalisent en contrepartie d'une catastrophe. Il s'en suit des dialogues et des situations avec sa copine (évidemment super canon mode manga) à vous rendre dépressif ou neurasthénique. Je me suis alors perdu entre sorts, dieux tutélaires et joker du destin sans chercher à y comprendre grand-chose tellement j'étais largué. Rien à redire sur un graphisme qui reproduit les mêmes personnages à l'infini avec les mêmes expressions dans les mêmes situations avec toujours des décors aussi pauvres. Une fois encore je passe.
Le Chevalier au Dragon
Outch ! Et bien pour moi, c’est une énorme déception ! Je ne parle pas ici du travail de recherche mené par Emanuele Arioli mais bien de l’histoire qui nous est racontée dans cette bande dessinée. Cette histoire serait donc une légende oubliée du roi Arthur. Et à la lire, je comprends pourquoi elle est tombée dans l’oubli. Grandement pompée sur les légendes nordiques (difficile de ne pas penser à la Chanson des Nibelungen à la lecture de ce récit) mais remaniée à la mode Arthurienne, cette légende déjà à la base n’est pas des plus passionnantes (un gros goût de déjà-vu, des rebondissements prévisibles, des personnages passe-partout). En plus, pour boucher les trous, Emanuele Arioli a utilisé son imagination, n’hésitant pas à greffer des éléments plus fantaisistes à l’histoire recomposée (en tous les cas plus saugrenus à mes yeux, comparé aux légendes arthuriennes que je connais). Mais que dire de son traitement en bande dessinée ? Ma lecture a été vraiment pénible. L’histoire est décousue, se traine et s’égare dans des digressions sans réel intérêt à mes yeux. Les dialogues manquent de peps, de vivacité et de naturel (Emanuele Arioli est Italien et semble ne pas avoir eu recours à un traducteur/adaptateur pour cette version française, à mes yeux c’était une erreur). L’humour prend la forme de cabotinages enfantins auxquels je ne suis que très peu sensible. Côté dessin, je dirais que c’est pas mal au premier coup d’œil, mais finalement peu emballant à la longue. Ce mélange de franco-belge et de manga, ces expressions de visages stéréotypées et interchangeables, c’est chouette à faible dose (car facile à lire) mais lassant sur la durée. Parce que le travail de recherche derrière ce récit est intéressant, je ne vais pas dire 1/5 mais avec mon 2/5, je pense noter cette bande dessinée avec pas mal de complaisance. Désolé mais ce n’est pas parce que l’on passe sa vie à essayer de reconstituer un texte ancien à partir de bribes récoltées à gauche et à droite que ce texte ancien est passionnant pour la cause.
Ping !
Cela partait bien, avec une page de remerciements indiquant que les auteurs étaient eux-mêmes pongistes et donc qu'ils allaient nous parler d'un sport qu'ils connaissaient bien. Mais visiblement, connaitre un sujet ne suffit pas à trouver l'inspiration pour des gags drôles et variés. Malgré la sincérité probable des auteurs, on se retrouve malheureusement à ce qui ressemble à une de ces trop nombreuses BD d'humour à thèmes aux gags poussifs voire forcés. Graphiquement, nous sommes sur le style humour franco-belge à gros nez sans surprise. Le trait est maîtrisé, la mise en scène claire, et on ne peut ni faire de reproches ni s'extasier devant un style aussi classique du genre. C'est propre et professionnel, rien de plus à en dire. Mais il lui manque le scénario et les idées qui font une bonne BD. Ici les gags alignent des situations convenues d'un jeune qui découvre le tennis de table, les vendeurs de matériels, l'entrainement, les comportements caricaturaux de certains joueurs, et un petit peu les règles du jeu aussi même si c'est essentiellement dans les quelques pages documentaires en fin d'album qu'on en apprend vraiment sur le sujet. Bref, tous les ingrédients des BD à thème sur un sport ou un autre. Ca peut aller quand les idées sont bonnes et les gags drôles, mais ce n'est pas le cas ici. Je n'ai pas décroché un sourire, et je ne suis pas sûr que ça parle vraiment davantage aux passionnés de tennis de table eux-mêmes. Les gags sont laborieux, prévisibles pour certains, ou simplement lourds pour d'autres. Ca ne sonne jamais naturel, toujours surjoué. Et rapidement, j'en suis venu à m'ennuyer à la lecture de cette BD sensée me faire rire ou m'apprendre des choses sur un sport que je connais mal et que je ne connais guère plus après lecture. Dommage.
Rêves de gosse
Je suis mal à l’aise face à la note que j’attribue à cet album alors que l’intention est belle et noble… mais j’ai quand même le sentiment d’avoir lu une mauvaise bande dessinée. Trop démagogique, trop édulcorée, trop lisse, trop positive, trop démonstrative, cette bande dessinée, à force de vouloir mettre en valeur l’association des Chevaliers du Ciel et leur action Rêves de gosse, est tombée dans la surenchère inutile à mes yeux. Le scénario est prévisible et linéaire, les personnages sont tous des archétypes, les émotions sont basiques. Je n’ai pas aimé cette fin trop positive qui voit une personne accusant un retard mental devenir quinze ans plus tard propriétaire d’une compagnie aérienne. Je n’y crois pas et même si cet album nous parle des rêves d’enfants (dont principalement celui de voler), je ne pense pas que ce manque de réalisme soit nécessaire. Bon, c’est vrai que ce n’est pas flagrant que le jeune héros accuse un retard mental. Hormis sa paraplégie, il semble même on ne peut plus normal. Tout comme la jeune fille censée être trisomique et dont on ne verra jamais le moindre accès de colère, le moindre comportement inadapté. Et ça aussi, c’est quelque chose qui me dérange : si l’on veut montrer que la différence peut être source de richesse, il ne faut pas avoir peur de justement montrer cette différence (la jeune trisomique, il faut la regarder à trois fois pour entrapercevoir les traits physiques caractéristiques liés à cette pathologie) et les problèmes qu’elle engendre. Et seulement à partir de là, essayer de faire changer notre regard sur le handicap, de nous le faire accepter. Je n’aime pas non plus le fait qu’il soit sous-entendu dans cet album qu’avoir un enfant handicapé est presque une bénédiction. Travaillant dans le milieu du handicap mental, je vois au quotidien à quel point les parents souffrent d’avoir un enfant handicapé. La plupart du temps, cela ne les empêchent pas de les aimer mais jamais je n’ai vu un parent considérer cela comme une chance. Or, dans cet album, pour certains personnages, j’ai eu le sentiment que c’était presque le cas. Au niveau du dessin, Cédric Fernandez livre un travail soigné. Le trait est trop propre à mes yeux, un peu trop raide aussi, et trop lisse pour les décors et les bâtiments mais j’ai senti que l’artiste s’était investi et appliqué. Honnêtement, cette lecture a été assez pénible. Elle a toutefois le mérite d’attirer l’attention du public sur une initiative des plus louables… mais j’aurais tant aimé que cet hommage soit rendu avec plus de force, de réalisme et d’émotions… Raaahhh, je m’en veux d’être vache ! Les auteurs ont fait ce qu’ils pouvaient et se sont clairement investis dans ce projet… mais je me suis quand même bien ennuyé.
Manifestante
Une lecture décevante. Rien ne m'a convaincu dans cette BD. D'abord un scénario très léger avec cette prise de conscience, après une première manifestation, d'une âme protestataire. Je n'y ai pas adhéré. Ensuite, Anna, le personnage principal ne m'a pas intéressé, je la trouve fade malgré son côté empathique. Enfin et surtout son côté à charge contre la Police. Alors oui, des bavures policières ont émaillé des manifestations (et je ne les excuse pas) avec en point d'orgue, ici, le tir d'un flash-ball dans l'œil d'une manifestante. Et c'est bien là le problème de cet ouvrage, on ne voit la violence que par les yeux des manifestants. On a jamais la vision policière, la violence était pourtant aussi présente chez les manifestants, puisqu'il est fait référence aux gilets jaunes. Une BD féministe qui manque aussi de discernement : "un mec cis, c'est pas fait pour se remettre en question". Gloups ! Un album qui se termine sur : police assassins. Vraiment, je ne peux pas. Un gros gâchis, je n'ai retenu de ma lecture que le négatif ! Un dessin au trait arrondi dans un style naïf où l'orange est la couleur prédominante dans une mise en page très classique. Pas désagréable. 2 étoiles de justesse. Et je précise que je ne suis pas policier !