Les derniers avis (20732 avis)

Couverture de la série Spirou chez les fous
Spirou chez les fous

Un album qui m’aura clairement laissé sur ma faim, pas bien compris où ça voulait en venir. Déjà nous ne sommes pas dans la collection Spirou vu par …, l’éditeur le sort en marge de toute ramification. A priori, le souhait est de faire de l’aventure humoristique avec nos héros … peut être même une série à la vue de l’annonce en fin de tome ?! Bah franchement je passe mon tour, j’ai vraiment pas trouvé la formule terrible. Le dessin peut passer si le propos est à minima drôle, ce ne sera malheureusement pas le cas. Je n’ai pas réellement détecté d’humour, les auteurs se contentant de jouer sur un décalage avec ce qui entoure la BD. L’aventure prend place à Angoulême, plus particulièrement dans un asile où les pensionnaires se prennent pour certains héros du médium. Une idée amusante mais bien faible pour tenir sur la longueur, ça va 30 secondes de voir des ersatz de Snoopy, Haddock et consort, cependant cette farce ne fait pas tout. Non vraiment pas convaincu, il ne se passe finalement rien dans ce récit. Je ne dis pas en plus court et sous forme de bonus en festoche ou revue, mais en l’état j’ai du mal à comprendre sa publication.

16/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Sous la surface
Sous la surface

Je confirme l'avis de Mac Arthur sur cette lecture. Je n'ai lu que le tome 1 mais comme je me suis fortement ennuyé, je m'arrêterais là. Je passe sur l'effet racoleur que cite l'avis précédent et sur de nombreux plans montrant les jambes et la jupe de Leah. Ce côté érotique soft pourrait être une touche de piquant si le reste du scénario proposait du solide. Je ne sais pas si c'est le passage du roman à la BD mais il ne se passe pas grand-chose sauf un retour sur une intrigue vieille de 25 ans dont on ne comprend rien tellement les auteurs divulguent les infos de façon homéopathiques. De plus les personnages sont mal introduits malgré la lenteur du rythme du récit. Même l'équipe de campagne est peu crédible. Le graphisme est assez classique mais reste très figé et froid. Le manque d'expressivité des personnages en font des poissons sortis de l'eau à la recherche d'air à chaque épisode sensible. Une lecture moyenne sans trop d'attrait.

16/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Chien à trois pattes
Le Chien à trois pattes

Je reconnais à Farid Boudjellal de belles idées, et une volonté certaine et louable de présenter positivement des gens ordinaires, très simples, de mettre en avant la solidarité (entre les habitants du même immeuble). Mais les bonnes intentions ne suffisent pas à faire un album captivant, hélas. Le dessin est hésitant et, s’il est lisible, je ne l’ai pas trouvé folichon. Surtout, « l’histoire » manque de rythme et d’intérêt. Ou plutôt, la volonté de Boudjellal de suivre trop de personnages, leurs interactions, nuit à la narration (et à l’attention du lecteur). Enfin, c’est une publication en partenariat avec un organisme de logements sociaux. Ça se sent, avec les innombrables rappels aux règles de vie commune, aux contraintes s’imposant aux colocataires. Ça fait un peu « placement de produit » artificiel, et plombe un peu certains dialogues. Bref, une vision agréable et positive des relations humaines, de la cohabitation dans des logements sociaux, mais une narration et une « intrigue » qui m’ont franchement laissé sur ma faim.

15/01/2024 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Deep it
Deep it

Autant Deep Me avait su m'impressionner par son originalité et sa maîtrise, avec "Deep it" (qui sans sembler en être la suite n'en reste pas moins à lire après Deep Me), je suis resté sur ma faim... Déjà, je me rends compte en rentrant cette BD ici que le résumé nous indique que le récit se déroule au fond des océans... Ah ?! J'avais pas capté, je pensais que c'était dans l'espace... Si cela ne change pas grand chose finalement, y'a quand même un soucis... Mais sorti de cette remarque c'est surtout ce récit construit autour des dialogues entre Adam (notre IA de Deep Me) et une autre IA que j'ai trouvé assez peu percutants. Alors oui, on y dénonce la connerie humaine qui mènera à l'extinction de toute forme vivante sur Terre, et donc cette ultime "solution" que représente Adam pour tenter de relancer le processus d'apparition de la vie, mais tout cela est bien verbeux et même moi qui n'ai pas l'impression d'être un imbécile, je me suis retrouvé à ne pas connaître le sens de certains thermes utilisés. Autant je suis curieux, autant lire une BD avec un dictionnaire avec moi, c'est pas vraiment ma tasse de houblon... Côté dessin, M.A.M. reste dans la lignée de Deep Me et nous propose une couverture en "négatif", cette fois-ci toute blanche avec le titre en blanc en vernis sélectif ; c'est joli... mais pour le coup je n'ai pas capté le pourquoi contrairement à Deep Me. Il y a certainement une explication, mais soit je suis passé complètement à côté de ma lecture cette fois-ci, soit ça devient trop élitiste et intellectuel pour moi. Non pas que je n'aime pas réfléchir, mais quand ça commence à atteindre des strates aussi absconses j'avoue ne plus trop y trouver de plaisir. Bref, une belle déception avec ce dernier album...

15/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Aventures de Franck Blakmail - L'Ombre du dragon
Les Aventures de Franck Blakmail - L'Ombre du dragon

Un petit épisode et puis s'en va. La carrière de Blakmail comme privé à New York a été très éphémère. Il faut avouer que le scénario de Laurent Tamanini réutilise toutes les vieilles recettes du genre sans aucun brio. L'auteur essaye de naviguer entre un polar à la Chandler, mâtiné d'espionnage, un soupçon d'érotisme dans un humour vacillant. Comme c'est bourré d'anachronismes, le scénario fait vraiment amateur qui a reluqué chez les copains pour sortir une pauvre copie. Le graphisme de Thierry Girod s'en tire un peu mieux surtout pour les décors et les personnages féminins très séduisants. Cela fait tout de même un peu daté pour une BD qui date de 1993. En effet par moment j'ai eu l'impression de me retrouver avec des personnages des années 60 ou 70 (les Japonais). Girod fera beaucoup mieux quelques années après. Malgré tout le côté kitch de la BD m'a fait plus sourire qu'autre chose ce qui légitime ma seconde étoile.

15/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Tourbières noires
Les Tourbières noires

Je ne connais pas la nouvelle de Maupassant qui a servi de support à cette série. Ainsi en commençant de lire j'ai cru à une redite de la Balade au bout du monde modernisée. Un photographe perdu dans un décors de landes brumeuses et marécageuses, une ambiance fantasmagorique avec une jolie brune qui partage son lit, il y a beaucoup d'éléments déjà utilisés. Si Makyo était rentré de plein pied dans le fantastique, Bec reste à la porte du genre ce qui donne une impression d'entre deux qui nuit à la cohérence du récit. Comme le soulignent d'autres lecteurs le dénouement n'est pas vraiment une surprise et se devine assez tôt. De même je trouve que Bec n'arrive pas à créer cette atmosphère de folie propre à Maupassant. Le graphisme de Bec est très soigné en mode réaliste. Malheureusement les tourbières ne sont qu'entrevues sur quelques planches où les gros plans sur le journaliste minimisent la grandeur du lieu. De même la voix intérieure du journaliste qui s'essaye à une description en style Maupassant m'a plutôt détourné de la contemplation du paysage car je l'ai trouvé trop lourde. Une lecture moyenne qui ne me laissera pas une grande impression.

14/01/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Escalade de la chute
L'Escalade de la chute

Un album qui regroupe trois histoires, qui chacune illustrent le titre : tout est misé sur, et amène à une chute. Chutes qui sont à chaque fois assez noires. Un album qui se lit très vite, car il y a très peu de texte, très peu d’intrigue aussi d’ailleurs. Alors, certes, le dessin de Poupon est très lisible (même si le rendu est quand même très froid), mais ça ne suffit pas ici. En effet, j’ai trouvé que les histoires perdaient en intérêt au fur et à mesure qu’on avance dans l’album (seule la première m’a réellement intéressé). Et comme la dernière est aussi la plus longue… La plus longue sans raison véritable, puisqu’on aurait tout aussi bien pu la réduire de quelques pages. La « chute » est intéressante, mais j’étais presque anesthésié par ce qui l'avait précédé. Une lecture décevante en ce qui me concerne.

14/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Gitans des mers
Gitans des mers

Bizarre cette série, où nous suivons un beau jeune homme dans des aventures trépidantes et, il faut le dire, pas toujours très crédibles. En effet, ses amours avec deux gitanes jumelles, en plein XVIIème siècle, sont hautement improbables. De la même façon, j’ai souvent eu du mal à accepter les facilités scénaristiques, que ce soit pour aider le héros (qui s’en sort quand même facilement et miraculeusement à plusieurs reprises (massacrant une dizaine de soldats, échappant grâce à une ruse grossière à un abordage pirates, etc.), ou pour au contraire le mettre dans des situations pas possibles, pour justifier qu’il s’en aille toujours plus loin. J’ajoute que la narration est franchement chaotique, au point que j’ai un temps cru dans le premier tome avoir entre les mains un album où auraient été mal placées certaines cases ! L’utilisation du flash-back n’est pas très heureuse (ce défaut est corrigé dans le tome suivant). Le dessin m’a lui aussi un peu gêné au départ (la façon de représenter les yeux, la pupille en particulier, avait quelque chose d’artificiel), même si au final je ne l’ai pas trouvé désagréable. Un diptyque (que j’ai lu dans l’intégrale) qui se laisse lire, mais tout aussi vite oublier je le crains. Note réelle 2,5/5.

13/01/2024 (modifier)
Couverture de la série Glaise
Glaise

Je me retrouve en grande partie dans l’avis de Mac Arthur, mais ma note va être un peu plus basse, car je me suis quand même pas mal ennuyé durant cette lecture. Le dessin est empreint de maladresses, mais je l’ai plutôt trouvé agréable, avec une colorisation qui rend bien le titre, et la terre paysanne dans laquelle prend place l’intrigue. Intrigue qui se déroule durant la première année de la première guerre mondiale, mais, à part quelques très rares passages illustrant l’horreur des tranchées, c’est quasiment exclusivement dans un petit hameau du Cantal (près de Salers) que tout se passe. C’est une façon originale de traiter de ces moments d’angoisse, de ces difficiles adaptations de « l’arrière » à l’absence de nouvelles du front et de ses proches. Voilà pour le positif, pour ce qui a pu m’intéresser. Pour le reste, je suis sorti sur ma faim. La narration est lente, pleine de longueurs, de « péripéties » inutiles, de personnages transparents, et je peinais souvent à m’accrocher à une histoire qui ne me captivait pas. La fin empile les évènements et est brutale (l’épisode de la foudre évoqué par Mac Arthur en est emblématique, il tombe à plat – et un peu dans le ridicule – ce qui est d’autant plus surprenant qu’il occupe la quatrième de couverture !), tout semble se résoudre comme si on voulait se débarrasser de l’histoire et qu’il fallait passer à autre chose. Ça n’est pas ma came je pense.

13/01/2024 (modifier)
Par Cosme
Note: 2/5
Couverture de la série Brigantus
Brigantus

Voici la dernière série du duo père fils Hermann et Yves H. Cette fois-ci ce sera un diptyque, nous avons droit à un album tout ce qu’il y a de plus classique, se passant dans ce qui deviendra l’Écosse, sous l’Empire romain. Les dessins sont à l’image d’Hermann à l’heure actuelle, égal à lui même depuis quelques années, comme on peut le constater sur Jeremiah, c’est beau si on aime son style, mais c’est sur le déclin. Je garde l’impression d’un gris monochrome durant tout l’album, ponctué de taches rouges. Des paysages quasiment inexistants (et oui, il pleut toujours et il y a toujours du brouillard en Écosse), je trouve cela dommage, surtout que cette partie du monde offre des panoramas époustouflants. Mais l’ambiance de l’album et le scénario me donnent l’impression de vouloir donner un côté oppressant. Moi j’ai plutôt l’impression que cela donne un côté à la va vite, allant à la facilité. Le scénario justement, un sentiment de vide, j’ai eu cette impression que le résumé de l’album décrit tout le scénario, ou alors je n’ai tellement pas été happé par le récit que je suis passé à côté de beaucoup de choses. De nombreuses scènes de violence, de brutalité, sans réelle profondeur (non pas que les scenarii un peu bourrins me déplaisent, mais il me faut quand même un peu plus de matière). Au final, un album sans trop d’intérêt pour le moment, en attendant de lire le deuxième et dernier tome pour raviser mon avis. Et ce sentiment désagréable qu’Hermann ne dessine plus que les scenarii de son fiston pour lui permettre d’avoir un revenu, me demandant même ce qu’il va bien pouvoir faire une fois qu’il ne pourra plus exploiter son père en tant que dessinateur. (Je sais je pousse un peu, mais cela fait un bon moment que je suis systématiquement déçu sur leurs nouvelles parutions). Et cette impression qu’Hermann ne se pousse plus à fond dans ses retranchements, préférant la facilité. Comme il est dur de voir un auteur que l’on a tellement aimé sur un tel déclin. Note réelle 2,5 pour le moment. Après lecture du tome 2, et bien je baisse ma note à 2. C’est dans la lignée du premier.

12/01/2024 (modifier)