Curieux album qui mélange secrets de famille, enfance gothique, anxiété sexuelle, grande littérature et déchirures cachées...
Le postulat ?... L'auteur -elle s'appelle Alison Bechdel- est orpheline d'un père qui -pour elle- est une énigme. Elle fait alors le portrait de cette personnalité complexe qui lui parle -tel un miroir- mais sans jamais vraiment lui adresser la parole.
Leur "dialogue" s'établira pourtant au travers de la littérature -dont celle de Marcel Proust- et d'une sorte de "compréhension sexuelle".
J'ai ici eu affaire à une autobiographie familiale qui évoque la révolution sexuelle de la fin du 20ème siècle (en France, après "Mai 68" disent certains) : l'homosexualité dévoilée au grand jour.
Et après ?... ben, pas grand chose. Je ne suis vraiment pas attaché aux pas ou au soliloque d'Alison, déçu -en cela aussi- par un dessin minimaliste (au trait net, certes) mais peu convaincant, peu attachant.
Un album, une histoire pour rien ?... Non, pas vraiment. Mais, sincèrement, Alison et ses problèmes n'ont fait que passer dans mon esprit. Et elle est déjà bien loin...
Un album... où je ne me sens pas trop bien...
Le postulat ?... des piliers de comptoir -racistes jusqu'au bout des ongles- échangent jugements définitifs et sarcasmes sur tout ce qui n'est pas "de l'Hexagone". Ces réactionnaires, ces véritables caricatures vivantes, dissertent sur les fainéants, les nègres, les pédés ; les (leurs) "nuisibles" quoi...
Et ces vrai que ce type de personnages, j'en ai déjà observé plus d'un ; de ces cons plus portés sur le gros rouge que sur la réflexion.
L'album ?... mmmhh... c'est vrai qu'il "sent" l'observation. Mais je me retrouve un peu dubitatif en fin des dialogues. C'est vrai que les auteurs ne font pas dans la dentelle et -au lieu de me faire rire (ce qui est le but initial, non ?..)- ne me font que plonger dans une certaine consternation.
Dois-je en rire, où verser une larme de dépit ?... Oeuvrer sur un concept aussi vaseux pour mieux le tourner en dérision ne dois pas être chose aisée. Mais si on n'est pas sûr de son coup, autant ne pas le faire.
Comme écrit : un album où je ne me sens pas trop bien. Peut-être parce qu'il sent un peu trop mauvais ?...
En effet, le dessin 'en peinture' donne une belle allure à l'ensemble. C'est coloré et cela rend parfaitement l'ambiance de l'exotisme lié à cette aventure. Les personnages et les décors sont très bien exécutés. Un réalisme en version impressionniste.
Côté récit, ça craint carrément. Le rythme est inexistant. Sûrement du aux 'voix-off' incessantes. En plus ce cher Jim est vite agaçant et son aventure de moins en moins plausible. Ce gamin de 10 ans qui part à l’aventure tout seul pendant que les pirates les assiègent, détourne leur navire (avec mats, voiles et cordages… pas un engin à moteur, on est d’accord) à lui tout seul et tue un pirate !! Franchement, là je ne pouvais plus suivre.
Un bon auteur aurait du transposer tout cela d’une manière plus réaliste… Car quand les ficelles sont trop grosses, le spectacle est raté.
Bof.
J'ai tué Adolf Hitler est un petit exercice amusant de scénario « en boucle » avec le bon vieux principe du voyage dans le temps. Alors certes, c’est bien fait, bien écrit, mais sortir une BD aussi banale en 2006 me laisse pantois. Le thème est quand même bien éculé, et pour innover il faut quand même proposer un petit quelque chose de plus, une innovation…
Bref, « J'ai tué Adolf Hitler » n’est pas une mauvaise BD, mais manque cruellement d’originalité. De même ne l’achetez pas si vous avez craqué pour les perles émotionnelles que sont Chhht ! et Attends. On a ici un bête thriller assez éloigné de ce qui a fait la renommée de Jason.
Je ne sais si vous le savez, mais en Belgique on s'intéresse à la politique française. Les taux d'écoute télévisuels sont même supérieurs à ceux qui relaient nos propres élections. C'est vous dire !... Et c'est vrai que -personnellement- qu'est-ce que je me marre souvent lors des campagnes électorales ayant trait aux présidentielles.
Tout ceci pour vous dire que j'ai déjà, antérieurement, compulsé certaines BD relatives à certains "grands" de la politique française. BD qui -avis personnel- se sont révélées comme des "navets".
Et ce tome ?... Il y a de tout : des "glorieux anciens" comme Brétecher, Mandryka, F'Murr ; ainsi que des "nouveaux" tels Ferri, Frantico, etc...
Malheureusement, cet essai collectif m'a encore prouvé que ce type d'humour précis, ciblé, est une cuisine bien particulière. Je préfère souvent, comme dans de nombreux quotidiens, voir le croquis d'un dessinateur de presse ; un genre de dessin souvent impitoyable qui est comme une sorte d'hommage à l'envers à tel personnage ou tel fait.
Peu de cela dans cet opus. Ca se lit, oui... mais s'oublie assez rapidement.
J'en ai quand même retenu une phrase : "La politique, c'est comme l'andouillette. Ca doit sentir la merde, mais pas trop." (Edouard Henriot).
Mais à part ça...
J'ai fait l'effort de lire le tome 1. Effort rapide, car en 5 minutes, tout était vu-lu. Hop sur l'étagère (celle du bas, où les poussières retombent !...)
C'est vrai que S.A.S. -en romans- a eu (et a toujours) beaucoup de succès. Mais adapter "le beau Malko" en BD, était-ce vraiment nécessaire ?...
Qui plus est cet album est vulgaire, scénarisé et dessiné par des tâcherons qu'on n'inviterait même pas dans un festival sous tente au sommet du Caucase !
Ah oui !... il y a des pin-up (grâce à qui cette BD se vendra, vous verrez !) qui sont censées corser l'affaire. Ah bon ?...
Pas envie de perdre mon temps avec le n° 2.
Au fait... mais pourquoi je le perds -ce temps- a essayer de trouver du positif à cette série ?
Allez, bof... pour passer le temps entre deux arrêts d'autobus !...
Cette sorte de dino "familier" est devenu l'animal domestique d'une famille d'aujourd'hui.
Curieux de tout, obstiné et doté d'un étonnant sens du mimétisme, il accumule les gaffes et les situations absurdes en voulant imiter le genre humain.
Cette succession de "gags" -en "strips" de 3 cases ou pleine page- est souvent inégale. L'hilarité est bien moins fréquente que le simple sourire... et encore !
Mais l'ensemble, néanmoins, me paraît suffisamment original pour séduire le jeune lecteur.
Les albums ?... ils seront d'autant plus appréciés si on en lit quelques pages à la fois.
Car lire autant de "bêtises" d'une seule traite, c'est un peu beaucoup... et même assez "lourd"...
« Gus » est une bd, se déroulant à l’époque du far-west, composée de plusieurs récits plus ou moins longs dont le thème principal tourne autour de l’amour.
Dans cet album, il est assez étonnant (au premier abord) de voir des cow-boys qui cherchent l’âme sœur au lieu de se bagarrer, voler des banques, etc… comme le lecteur a l’habitude de découvrir dans une bd western !
Certes, la lecture de « Gus » est agréable mais je n’ai pas eu le sentiment d’avoir lu quelque chose d’inoubliable. En fait, pour cette bd, j’ai des difficultés à laisser de côté sa comparaison avec Isaac le pirate autre série réalisée par Christophe Blain (et les albums de la série « Donjon » dont Blain a également participé) dont j’ai eu l’impression que l’auteur reprenait ses thèmes favoris : l’amour et les femmes. J’ai eu en effet le sentiment de relire un « Isaac le pirate » transposé à l’époque du far-west.
Du coup, je me suis un peu ennuyé en lisant cette bd faute de surprises. L’humour employé pour cette bd ne m’a jamais fait éclater de rire parce que –encore une fois- l’auteur n’a pas réussi à me surprendre. Cependant, je pense qu’un lecteur non habitué aux récits de Christophe Blain adorera cette bd.
Je n’ai pas été très emballé par le dessin, il m’est apparu trop simplifié surtout en comparaison avec la série « Isaac le pirate », autre bd réalisée par Christophe Blain.
En fait, j’ai du mal à m’affranchir de cette idée de comparer « Gus » avec Isaac le pirate. Autant j’adore les ombres et l’aspect crayonné de Isaac le pirate, autant le dépouillement graphique de « Gus » me dérange et me donne l’impression que l’auteur a un peu trop relâché son style.
Cependant, je reconnais que le découpage est extrêmement réussi… comme toujours chez Christophe Blain.
« Gus » est bd qui m’a un peu déçu, j’ai eu le sentiment de lire un remake d’ Isaac le pirate avec pour seul différence sa situation à l’époque du far-west avec un dessin que je trouve moins beau de ce que nous avait habitué Christophe Blain. Avec un peu plus d’originalité dans ses histoires, je pense que j’aurai aimé cette bd d’autant plus que la narration est très bonne. En conclusion, "Gus" est une petite déception pour ma part… d’où cette note sévère.
Les trois histoires de cet album se placent dans un décor de science-fiction, celui d'une planète primitive envahie par de féroces soldats futuristes, celui d'un vaisseau parti au fin fond de l'univers pour perpétuer la vie humaine, celui d'un explorateur à la recherche d'un temple perdu sur une planète-jungle.
Mais par-delà ces intrigues de base, ce sont toujours des symboliques sexuelles qui apparaissent très vite. De l'érotisme façon métaphysique, la femme qui engendre la vie, l'univers qui est hermaphrodite, l'homme qui trouve le bonheur dans le sexe qui s'oublie. Un état d'esprit mélangeant un peu d'occultisme et pas mal de mentalité post soixante-huitard, ce qui n'est pas du tout ma tasse de thé.
En outre, j'ai un sentiment mitigé vis-à-vis du dessin de Caza : j'apprécie sa force et sa maîtrise, mais je n'aime pas sa froideur et l'aspect artificiel et "pierreux" de ses personnages qu'il voudrait pourtant très "charnels". Dès lors, quand il s'attache à présenter des histoires à la thématique érotique, ce dessin ne passe plus du tout pour moi car il ne dégage aucune sensualité, aucune chaleur, comme des scènes porno avec de rigides poupées de plastique.
Bref, je ne suis pas convaincu.
Malgré les apparences (ses couvertures) "Valentine" n'est pas un magazine féminin investi dans l'art d'anéantir une quelconque pilosité !
Ici, je me suis retrouvé plongé en pleine parodie, dans une sorte d'étude de moeurs, du simili-pamphlet.
Il y a des gags, plus ou moins valables et de faux publi-reportages.
Féroce et (plus ou moins) drôle, Anne Guillard, jeune illustratrice parisienne assez rock'n'roll, y décline l'ennemi n° 1 de la pub pour déodorant sur papier glacé, le cauchemar de l'aisselle, le Waterloo du bikini : le poil !... suivi d'autres choses encore...
Ouvrages d'autodérision, ces albums auraient pu être quelque chose "d'à part" dans la production souvent standardisée actuelle.
Malheureusement, les gags sont courts, le dessin -filiforme- ne m'attire pas, la colorisation -plutôt centrée sur les violets et oranges- me donne envie de passer des pages. C'est vrai, tout cela -me semble-t-il- a été fait par ordinateur.
Mais où est le dessin -le vrai- dans tout ça ?...
Peu attirant. Mais ce n'est que mon humble avis...
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Fun Home - Une tragicomédie familiale
Curieux album qui mélange secrets de famille, enfance gothique, anxiété sexuelle, grande littérature et déchirures cachées... Le postulat ?... L'auteur -elle s'appelle Alison Bechdel- est orpheline d'un père qui -pour elle- est une énigme. Elle fait alors le portrait de cette personnalité complexe qui lui parle -tel un miroir- mais sans jamais vraiment lui adresser la parole. Leur "dialogue" s'établira pourtant au travers de la littérature -dont celle de Marcel Proust- et d'une sorte de "compréhension sexuelle". J'ai ici eu affaire à une autobiographie familiale qui évoque la révolution sexuelle de la fin du 20ème siècle (en France, après "Mai 68" disent certains) : l'homosexualité dévoilée au grand jour. Et après ?... ben, pas grand chose. Je ne suis vraiment pas attaché aux pas ou au soliloque d'Alison, déçu -en cela aussi- par un dessin minimaliste (au trait net, certes) mais peu convaincant, peu attachant. Un album, une histoire pour rien ?... Non, pas vraiment. Mais, sincèrement, Alison et ses problèmes n'ont fait que passer dans mon esprit. Et elle est déjà bien loin...
Chez Francisque
Un album... où je ne me sens pas trop bien... Le postulat ?... des piliers de comptoir -racistes jusqu'au bout des ongles- échangent jugements définitifs et sarcasmes sur tout ce qui n'est pas "de l'Hexagone". Ces réactionnaires, ces véritables caricatures vivantes, dissertent sur les fainéants, les nègres, les pédés ; les (leurs) "nuisibles" quoi... Et ces vrai que ce type de personnages, j'en ai déjà observé plus d'un ; de ces cons plus portés sur le gros rouge que sur la réflexion. L'album ?... mmmhh... c'est vrai qu'il "sent" l'observation. Mais je me retrouve un peu dubitatif en fin des dialogues. C'est vrai que les auteurs ne font pas dans la dentelle et -au lieu de me faire rire (ce qui est le but initial, non ?..)- ne me font que plonger dans une certaine consternation. Dois-je en rire, où verser une larme de dépit ?... Oeuvrer sur un concept aussi vaseux pour mieux le tourner en dérision ne dois pas être chose aisée. Mais si on n'est pas sûr de son coup, autant ne pas le faire. Comme écrit : un album où je ne me sens pas trop bien. Peut-être parce qu'il sent un peu trop mauvais ?...
L'Ile au trésor
En effet, le dessin 'en peinture' donne une belle allure à l'ensemble. C'est coloré et cela rend parfaitement l'ambiance de l'exotisme lié à cette aventure. Les personnages et les décors sont très bien exécutés. Un réalisme en version impressionniste. Côté récit, ça craint carrément. Le rythme est inexistant. Sûrement du aux 'voix-off' incessantes. En plus ce cher Jim est vite agaçant et son aventure de moins en moins plausible. Ce gamin de 10 ans qui part à l’aventure tout seul pendant que les pirates les assiègent, détourne leur navire (avec mats, voiles et cordages… pas un engin à moteur, on est d’accord) à lui tout seul et tue un pirate !! Franchement, là je ne pouvais plus suivre. Un bon auteur aurait du transposer tout cela d’une manière plus réaliste… Car quand les ficelles sont trop grosses, le spectacle est raté.
J'ai tué Adolf Hitler
Bof. J'ai tué Adolf Hitler est un petit exercice amusant de scénario « en boucle » avec le bon vieux principe du voyage dans le temps. Alors certes, c’est bien fait, bien écrit, mais sortir une BD aussi banale en 2006 me laisse pantois. Le thème est quand même bien éculé, et pour innover il faut quand même proposer un petit quelque chose de plus, une innovation… Bref, « J'ai tué Adolf Hitler » n’est pas une mauvaise BD, mais manque cruellement d’originalité. De même ne l’achetez pas si vous avez craqué pour les perles émotionnelles que sont Chhht ! et Attends. On a ici un bête thriller assez éloigné de ce qui a fait la renommée de Jason.
Vive la politique !
Je ne sais si vous le savez, mais en Belgique on s'intéresse à la politique française. Les taux d'écoute télévisuels sont même supérieurs à ceux qui relaient nos propres élections. C'est vous dire !... Et c'est vrai que -personnellement- qu'est-ce que je me marre souvent lors des campagnes électorales ayant trait aux présidentielles. Tout ceci pour vous dire que j'ai déjà, antérieurement, compulsé certaines BD relatives à certains "grands" de la politique française. BD qui -avis personnel- se sont révélées comme des "navets". Et ce tome ?... Il y a de tout : des "glorieux anciens" comme Brétecher, Mandryka, F'Murr ; ainsi que des "nouveaux" tels Ferri, Frantico, etc... Malheureusement, cet essai collectif m'a encore prouvé que ce type d'humour précis, ciblé, est une cuisine bien particulière. Je préfère souvent, comme dans de nombreux quotidiens, voir le croquis d'un dessinateur de presse ; un genre de dessin souvent impitoyable qui est comme une sorte d'hommage à l'envers à tel personnage ou tel fait. Peu de cela dans cet opus. Ca se lit, oui... mais s'oublie assez rapidement. J'en ai quand même retenu une phrase : "La politique, c'est comme l'andouillette. Ca doit sentir la merde, mais pas trop." (Edouard Henriot). Mais à part ça...
SAS
J'ai fait l'effort de lire le tome 1. Effort rapide, car en 5 minutes, tout était vu-lu. Hop sur l'étagère (celle du bas, où les poussières retombent !...) C'est vrai que S.A.S. -en romans- a eu (et a toujours) beaucoup de succès. Mais adapter "le beau Malko" en BD, était-ce vraiment nécessaire ?... Qui plus est cet album est vulgaire, scénarisé et dessiné par des tâcherons qu'on n'inviterait même pas dans un festival sous tente au sommet du Caucase ! Ah oui !... il y a des pin-up (grâce à qui cette BD se vendra, vous verrez !) qui sont censées corser l'affaire. Ah bon ?... Pas envie de perdre mon temps avec le n° 2. Au fait... mais pourquoi je le perds -ce temps- a essayer de trouver du positif à cette série ? Allez, bof... pour passer le temps entre deux arrêts d'autobus !...
Gowap
Cette sorte de dino "familier" est devenu l'animal domestique d'une famille d'aujourd'hui. Curieux de tout, obstiné et doté d'un étonnant sens du mimétisme, il accumule les gaffes et les situations absurdes en voulant imiter le genre humain. Cette succession de "gags" -en "strips" de 3 cases ou pleine page- est souvent inégale. L'hilarité est bien moins fréquente que le simple sourire... et encore ! Mais l'ensemble, néanmoins, me paraît suffisamment original pour séduire le jeune lecteur. Les albums ?... ils seront d'autant plus appréciés si on en lit quelques pages à la fois. Car lire autant de "bêtises" d'une seule traite, c'est un peu beaucoup... et même assez "lourd"...
Gus
« Gus » est une bd, se déroulant à l’époque du far-west, composée de plusieurs récits plus ou moins longs dont le thème principal tourne autour de l’amour. Dans cet album, il est assez étonnant (au premier abord) de voir des cow-boys qui cherchent l’âme sœur au lieu de se bagarrer, voler des banques, etc… comme le lecteur a l’habitude de découvrir dans une bd western ! Certes, la lecture de « Gus » est agréable mais je n’ai pas eu le sentiment d’avoir lu quelque chose d’inoubliable. En fait, pour cette bd, j’ai des difficultés à laisser de côté sa comparaison avec Isaac le pirate autre série réalisée par Christophe Blain (et les albums de la série « Donjon » dont Blain a également participé) dont j’ai eu l’impression que l’auteur reprenait ses thèmes favoris : l’amour et les femmes. J’ai eu en effet le sentiment de relire un « Isaac le pirate » transposé à l’époque du far-west. Du coup, je me suis un peu ennuyé en lisant cette bd faute de surprises. L’humour employé pour cette bd ne m’a jamais fait éclater de rire parce que –encore une fois- l’auteur n’a pas réussi à me surprendre. Cependant, je pense qu’un lecteur non habitué aux récits de Christophe Blain adorera cette bd. Je n’ai pas été très emballé par le dessin, il m’est apparu trop simplifié surtout en comparaison avec la série « Isaac le pirate », autre bd réalisée par Christophe Blain. En fait, j’ai du mal à m’affranchir de cette idée de comparer « Gus » avec Isaac le pirate. Autant j’adore les ombres et l’aspect crayonné de Isaac le pirate, autant le dépouillement graphique de « Gus » me dérange et me donne l’impression que l’auteur a un peu trop relâché son style. Cependant, je reconnais que le découpage est extrêmement réussi… comme toujours chez Christophe Blain. « Gus » est bd qui m’a un peu déçu, j’ai eu le sentiment de lire un remake d’ Isaac le pirate avec pour seul différence sa situation à l’époque du far-west avec un dessin que je trouve moins beau de ce que nous avait habitué Christophe Blain. Avec un peu plus d’originalité dans ses histoires, je pense que j’aurai aimé cette bd d’autant plus que la narration est très bonne. En conclusion, "Gus" est une petite déception pour ma part… d’où cette note sévère.
Laïlah
Les trois histoires de cet album se placent dans un décor de science-fiction, celui d'une planète primitive envahie par de féroces soldats futuristes, celui d'un vaisseau parti au fin fond de l'univers pour perpétuer la vie humaine, celui d'un explorateur à la recherche d'un temple perdu sur une planète-jungle. Mais par-delà ces intrigues de base, ce sont toujours des symboliques sexuelles qui apparaissent très vite. De l'érotisme façon métaphysique, la femme qui engendre la vie, l'univers qui est hermaphrodite, l'homme qui trouve le bonheur dans le sexe qui s'oublie. Un état d'esprit mélangeant un peu d'occultisme et pas mal de mentalité post soixante-huitard, ce qui n'est pas du tout ma tasse de thé. En outre, j'ai un sentiment mitigé vis-à-vis du dessin de Caza : j'apprécie sa force et sa maîtrise, mais je n'aime pas sa froideur et l'aspect artificiel et "pierreux" de ses personnages qu'il voudrait pourtant très "charnels". Dès lors, quand il s'attache à présenter des histoires à la thématique érotique, ce dessin ne passe plus du tout pour moi car il ne dégage aucune sensualité, aucune chaleur, comme des scènes porno avec de rigides poupées de plastique. Bref, je ne suis pas convaincu.
Valentine
Malgré les apparences (ses couvertures) "Valentine" n'est pas un magazine féminin investi dans l'art d'anéantir une quelconque pilosité ! Ici, je me suis retrouvé plongé en pleine parodie, dans une sorte d'étude de moeurs, du simili-pamphlet. Il y a des gags, plus ou moins valables et de faux publi-reportages. Féroce et (plus ou moins) drôle, Anne Guillard, jeune illustratrice parisienne assez rock'n'roll, y décline l'ennemi n° 1 de la pub pour déodorant sur papier glacé, le cauchemar de l'aisselle, le Waterloo du bikini : le poil !... suivi d'autres choses encore... Ouvrages d'autodérision, ces albums auraient pu être quelque chose "d'à part" dans la production souvent standardisée actuelle. Malheureusement, les gags sont courts, le dessin -filiforme- ne m'attire pas, la colorisation -plutôt centrée sur les violets et oranges- me donne envie de passer des pages. C'est vrai, tout cela -me semble-t-il- a été fait par ordinateur. Mais où est le dessin -le vrai- dans tout ça ?... Peu attirant. Mais ce n'est que mon humble avis...