Je n'ai pas lu le roman de la Peste d'Albert Camus, mais j'ai vraiment l'impression que ce manga en est une mauvaise adaptation.
Le scénario commence tout doucement et puis cela s'emballe lorsqu'on confirme que la peste est à Oran et qu'on doit confiner la ville. Le thème du récit est vraiment d'actualité depuis que le covid est passé par là et je peux voir en quoi le livre de Camus est devenu un classique de la littérature. Il y a des personnages fascinants et crédibles. Le problème s'est que le dessin est vraiment moyen.
La mise en scène n’est pas terrible et le style du dessinateur n’est pas très bon. On est dans la caricature du manga dans toute son horreur avec notamment des pages et des pages sans décors. Je n'aime pas trop comment est dessiné le personnage principal, on dirait un jeune japonais moyen comme on en voit dans plein de shonen de combat, ce qui n'est pas très crédible pour quelqu'un qui est censé être un Français vivant en Algérie.
Bref, j'ai passé la lecture de ces 4 tomes en voyant les qualités du scénario massacrées par le dessin. Donc si comme moi vous avez de moins en moins envie de lire des romans et préférez lire une adaptation en BD....et ben celle-ci est à éviter !
Le pitch de base est étonnant, la BD l'est tout autant. Disons que je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire qui semble tenir du conte métaphorique, même si je n'ai pas compris l'issue de celui-ci. Est-ce une question de genre (hommes/femmes) et de la façon dont la sexualité mène à l'âge adulte ? Je ne sais pas vraiment.
Toujours est-il que la BD surprend, même si au final j'ai plus l'impression de voir une histoire prétexte à des scènes torrides avec une plante. Le scénario est léger en filigrane et ne dépasse jamais vraiment le stade de l'intérêt léger, en tout cas en ce qui me concerne. La fin donne une explication de l'ensemble mais ne m'a pas spécialement convaincu. Ça reste trop simple, à mon gout.
Niveau dessin ce n'est pas mauvais, mais j'avoue avoir tiqué sur certains détails (au niveau des bouches par exemple) qui m'ont paru étrange. Peut-être est-ce un tic de l'auteur mais j'ai noté quelques cases qui m'ont semblé étrange.
Pour le reste c'est du sympathique et j'ai beaucoup aimé les innombrables animaux qui copulent partout. D'ailleurs la galerie de BDthèque est géniale en ce sens, merci à son créateur ! Pour le reste, c'est une BD bien étrange mais que je ne conseillerais pas vraiment. Trop léger, dirais-je.
Mouais.
Je n’ai pas été aussi convaincu que mes prédécesseurs, et Masbou m’a déçu ici.
Disons que les deux albums (qui peuvent presque se lire séparément – même si c’est mieux pour le deuxième de déjà connaitre les principaux protagonistes) se laissent lire. Et que les dialogues, qui misent sur un certain humour, rendent amusants certains passages. Et les trois moines, au caractères à la fois différents et complémentaires ne rendent pas la lecture monotone.
Mais je n’ai jamais réellement accroché. Et certains personnages (comme le Cigogne), ou certains passages (les bastons en particulier) ne m’ont pas convaincu ou intéressé.
De même, le dessin, pourtant très lisible, n’est pas ma tasse de thé (les traits des visages sont peu marqués et « lissés », la colorisation est aussi trop simpliste je trouve.
Je suis peut-être un peu dur, car ces albums peuvent trouver leur lectorat. Mais je n’y reviendrai pas.
Je n'ai pas accroché à cette histoire de lapin naufragé un tantinet crétin. Même si on peut y lire une nostalgie des rencontres imprévues et sans lendemain des bords de mer, j'ai trouvé le récit assez poussif.
Je trouve aussi que l'auteur abuse des scènes de déshabillages des ados surfeuses. Ces scènes sont assez ambiguës. On peut y lire à la mode nordique une exposition naturelle du corps mais on peut aussi y voir une sorte de racolage commercial contestable.
J'aime bien le trait souple de Mawil que j'avais découvert dans On peut toujours rester amis qui m'avait séduit.
Une lecture très rapide (15 minutes) mais pas à mon goût.
Mouais, bof bof bof j’ai envie de dire.
Je me retrouve totalement dans l’avis de Ro.
Une série qui se laisse lire, enfin surtout grâce à son graphisme, car les péripéties développées n’emportent jamais et vous n’apprendrez pas grands choses sur la période ou culture. L’aventure est calibrée et stéréotypée.
Un premier tome qui passe encore, un deuxième qui a commencé à me perdre et un troisième qui achève. J’ai enchaîné les 3 tomes avec de moins en moins d’intérêt pour l’héroïne.
Le pire étant que la suite se passe dans une autre série Samouraï - Origines. Ça laisse un goût très désagréable et une impression que le scénariste ne savait pas trop quoi faire (ou qu’elle ne marchait pas des masses) pour l’introduire dans son univers Samouraï qui a l’air, lui, d’avoir le vent en poupe avec ses nombreuses déclinaisons. Un détail qui m’aurait moins choqué si ça avait été annoncé d’entrée de jeux.
Perso pas (plus) trop ma came, j’ai un peu suivi la première moitié de la série mère avant de m’en désintéresser.
On retrouve ici la même formule mais en nettement moins bien (tension, mystère …). Je ne conseille pas sauf aux amoureux (et complétistes) de l’univers.
J’ai eu du mal à entrer dans cette série, et mes préventions de départ ont sans doute orienté jusqu’au bout mon ressenti de lecture.
D’abord le dessin de Gimenez, que j’ai souvent trouvé très bon dans des space opera ou des séries de SF spatiale, m’est apparu ici moins adapté. Je ne sais pas (le dessin des visages est inégal). En tout cas, il est très daté (il fait plus que son âge je trouve), comme l’est le sujet, qui se voulait sans doute à la pointe et futuriste à l’époque. La colorisation, un peu grasse et baveuse n’est pas forcément extraordinaire.
Ensuite les premières pages sont un peu rébarbatives, ça démarre lentement, Gimenez insiste lourdement sur chaque étape de l’utilisation des ordis, d’une disquette, etc.
Bon, il faut dire que je n’ai été qu’un joueur occasionnel de jeux vidéo, et le sujet n’a pas forcément fait vibrer la nostalgie comme ça peut être le cas pour d’autres lecteurs.
Une ado ayant été happée par un jeu de réalité virtuelle (et étant menacée de mourir), son copain, aidé par un geek chroniqueur d’un magazine de jeux vidéo, décide d’entrer dans le jeu pour retrouver trace de sa copine et la sauver.
C’est un jeu qui propose 7 scénarios différents. Cela permet ainsi à Gimenez de dynamiser et de varier son intrigue. Mais ça hache aussi cette intrigue, puisque chaque « chapitre » est du coup très court (et en plus ça saute du coq à l’âne). Le suspens est aussi diminué par le fait qu’on se doute dès le départ qu’il va falloir passer par ces 7 épreuves (et du coup que les deux hommes vont survivre aux six premiers à minima). Et je n’ai pas été convaincu par la façon dont tout est résolu.
Reste que ça se laisse lire, on ne s’ennuie pas (après le départ poussif, c’est assez rythmé). Mais ça m’a laissé sur ma faim.
Où est le Hermann d'antan... dans ma bdthèque, il y a une planche qui lui est réservée, et à côté des Tours de Bois-Maury, de Comanche, de Bernard Prince, de Jeremiah etc etc il y aura tout au bout ce Brigantus... L'album est gris avec de temps en temps une tache rouge sang, pas de réel travail du décor, et si on parle des personnages, les rapports de tailles sont parfois disproportionnés (pages 40, 49, 50) au point que je me suis demandé qui avait pu laisser passer ça sans rien dire. Si on s'approche, les visages me laissent un sentiment de travail bâclé que je ne reconnais pas sous le crayon de Hermann (v. page 36 4em case...par ex). Si les derniers albums des deux H baissent en qualité depuis quelques temps, celui-ci est encore un cran en dessous. Lu en 20 minutes max, il y a peu de dialogues et le dessin ne prête pas à scotcher le lecteur... Malgré tout je resterai fidèle et j'achèterai le deuxième tome mais bon...
Triste.
Un comics bien bourrin.
Une énième histoire de zombies.
Un récit qui reprend tous les codes du genre horrifique.
Ce comics est une suite de Zombie - La Cavale des morts, album que je n'ai pas lu et cela ne m'a occasionné aucune gêne pour en comprendre l'histoire, enfin le peu d'histoire. C'est très simpliste.
Rien de bien surprenant dans le scénario, des références à des classiques du cinéma d'horreur, une histoire à suspense avec des rebondissements, des personnages stéréotypés et une nana sexy aux formes généreuses - on aura droit à un gros plan sur ses têtons qui pointent ou encore une vue plongeante sur son string qui dépasse de son pantalon - il faut bien contenter certains lecteurs mâles ! Hé oui, j'ai l'œil ;-)
Quant au dessin et à la couleur, ils sont dans un style comics sans âme. Simon Garth ressemble trait pour trait au monstre de Frankenstein de Bernie Wrightson (hommage ou manque d'imagination ?).
Bref, un album qui va retourner rapidement en bibliothèque.
En conclusion, une série Z, bien gore, pour les inconditionnels de zombies.
Par-delà « l’anecdote » - ou le fait intriguant que constitue l’existence de ce gorille albinos, je n’ai pas vraiment été accroché par ce récit. Ni les « à-côtés », racontant de façon plus ou moins allégorique ou fantasmée la naissance et/ou la capture du jeune gorille en Afrique, ni les passages où l’auteur se met en scène dans son étude de ce gorille, rien ne m’a captivé.
Je suis resté à côté. Même le dessin – pourtant très lisible – m’a laissé sur ma faim à certains endroits, pas assez fouillé.
Une lecture d’emprunt qui manque de coffre – et d’intérêt aussi je trouve.
Publiés dans la revue Garo il y a une quarantaine d’années, les récits regroupés ici forment une sorte de recueil de souvenirs de l’auteur lorsqu’il a découvert Tokyo, dans les années 1950.
J’ai emprunté cet album pour découvrir cet auteur, que j’avais repéré parmi les contributeurs de Garo (revue majeure d’un manga d’auteur). Par contre, dès que j’ai eu ouvert l’album, j’ai eu du mal avec le travail graphique d’Anzai.
En effet, son trait est hésitant, très minimaliste. Les décors sont très souvent absents ou réduits à la portion congrue. Le trait fin, comme si l’auteur dessinait au rotring, avec des personnages qui parfois flottent au milieu de cases presque vides, tout cela donne un rendu très froid et peu engageant de prime abord.
J’ai quand même dépassé cet aspect, pour me plonger dans l’univers de cet auteur. Et j’en suis ressorti globalement déçu. En effet, l’ennui pointait quand même souvent.
Les récits ont quelque chose de vaguement poétique, il y a pas mal de mélancolie, une certaine amertume. Mais pas grand-chose qui m’ait accroché dans ces petits souvenirs, ces petites réflexions, qui se finissent parfois de façon abrupte – même si, d’un récit à l’autre, certains personnages ou événements sont « rappelés ».
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La Peste
Je n'ai pas lu le roman de la Peste d'Albert Camus, mais j'ai vraiment l'impression que ce manga en est une mauvaise adaptation. Le scénario commence tout doucement et puis cela s'emballe lorsqu'on confirme que la peste est à Oran et qu'on doit confiner la ville. Le thème du récit est vraiment d'actualité depuis que le covid est passé par là et je peux voir en quoi le livre de Camus est devenu un classique de la littérature. Il y a des personnages fascinants et crédibles. Le problème s'est que le dessin est vraiment moyen. La mise en scène n’est pas terrible et le style du dessinateur n’est pas très bon. On est dans la caricature du manga dans toute son horreur avec notamment des pages et des pages sans décors. Je n'aime pas trop comment est dessiné le personnage principal, on dirait un jeune japonais moyen comme on en voit dans plein de shonen de combat, ce qui n'est pas très crédible pour quelqu'un qui est censé être un Français vivant en Algérie. Bref, j'ai passé la lecture de ces 4 tomes en voyant les qualités du scénario massacrées par le dessin. Donc si comme moi vous avez de moins en moins envie de lire des romans et préférez lire une adaptation en BD....et ben celle-ci est à éviter !
La Fleur amoureuse
Le pitch de base est étonnant, la BD l'est tout autant. Disons que je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire qui semble tenir du conte métaphorique, même si je n'ai pas compris l'issue de celui-ci. Est-ce une question de genre (hommes/femmes) et de la façon dont la sexualité mène à l'âge adulte ? Je ne sais pas vraiment. Toujours est-il que la BD surprend, même si au final j'ai plus l'impression de voir une histoire prétexte à des scènes torrides avec une plante. Le scénario est léger en filigrane et ne dépasse jamais vraiment le stade de l'intérêt léger, en tout cas en ce qui me concerne. La fin donne une explication de l'ensemble mais ne m'a pas spécialement convaincu. Ça reste trop simple, à mon gout. Niveau dessin ce n'est pas mauvais, mais j'avoue avoir tiqué sur certains détails (au niveau des bouches par exemple) qui m'ont paru étrange. Peut-être est-ce un tic de l'auteur mais j'ai noté quelques cases qui m'ont semblé étrange. Pour le reste c'est du sympathique et j'ai beaucoup aimé les innombrables animaux qui copulent partout. D'ailleurs la galerie de BDthèque est géniale en ce sens, merci à son créateur ! Pour le reste, c'est une BD bien étrange mais que je ne conseillerais pas vraiment. Trop léger, dirais-je.
Empire Céleste
Mouais. Je n’ai pas été aussi convaincu que mes prédécesseurs, et Masbou m’a déçu ici. Disons que les deux albums (qui peuvent presque se lire séparément – même si c’est mieux pour le deuxième de déjà connaitre les principaux protagonistes) se laissent lire. Et que les dialogues, qui misent sur un certain humour, rendent amusants certains passages. Et les trois moines, au caractères à la fois différents et complémentaires ne rendent pas la lecture monotone. Mais je n’ai jamais réellement accroché. Et certains personnages (comme le Cigogne), ou certains passages (les bastons en particulier) ne m’ont pas convaincu ou intéressé. De même, le dessin, pourtant très lisible, n’est pas ma tasse de thé (les traits des visages sont peu marqués et « lissés », la colorisation est aussi trop simpliste je trouve. Je suis peut-être un peu dur, car ces albums peuvent trouver leur lectorat. Mais je n’y reviendrai pas.
Safari plage
Je n'ai pas accroché à cette histoire de lapin naufragé un tantinet crétin. Même si on peut y lire une nostalgie des rencontres imprévues et sans lendemain des bords de mer, j'ai trouvé le récit assez poussif. Je trouve aussi que l'auteur abuse des scènes de déshabillages des ados surfeuses. Ces scènes sont assez ambiguës. On peut y lire à la mode nordique une exposition naturelle du corps mais on peut aussi y voir une sorte de racolage commercial contestable. J'aime bien le trait souple de Mawil que j'avais découvert dans On peut toujours rester amis qui m'avait séduit. Une lecture très rapide (15 minutes) mais pas à mon goût.
Senseï
Mouais, bof bof bof j’ai envie de dire. Je me retrouve totalement dans l’avis de Ro. Une série qui se laisse lire, enfin surtout grâce à son graphisme, car les péripéties développées n’emportent jamais et vous n’apprendrez pas grands choses sur la période ou culture. L’aventure est calibrée et stéréotypée. Un premier tome qui passe encore, un deuxième qui a commencé à me perdre et un troisième qui achève. J’ai enchaîné les 3 tomes avec de moins en moins d’intérêt pour l’héroïne. Le pire étant que la suite se passe dans une autre série Samouraï - Origines. Ça laisse un goût très désagréable et une impression que le scénariste ne savait pas trop quoi faire (ou qu’elle ne marchait pas des masses) pour l’introduire dans son univers Samouraï qui a l’air, lui, d’avoir le vent en poupe avec ses nombreuses déclinaisons. Un détail qui m’aurait moins choqué si ça avait été annoncé d’entrée de jeux. Perso pas (plus) trop ma came, j’ai un peu suivi la première moitié de la série mère avant de m’en désintéresser. On retrouve ici la même formule mais en nettement moins bien (tension, mystère …). Je ne conseille pas sauf aux amoureux (et complétistes) de l’univers.
La Dernière Vie
J’ai eu du mal à entrer dans cette série, et mes préventions de départ ont sans doute orienté jusqu’au bout mon ressenti de lecture. D’abord le dessin de Gimenez, que j’ai souvent trouvé très bon dans des space opera ou des séries de SF spatiale, m’est apparu ici moins adapté. Je ne sais pas (le dessin des visages est inégal). En tout cas, il est très daté (il fait plus que son âge je trouve), comme l’est le sujet, qui se voulait sans doute à la pointe et futuriste à l’époque. La colorisation, un peu grasse et baveuse n’est pas forcément extraordinaire. Ensuite les premières pages sont un peu rébarbatives, ça démarre lentement, Gimenez insiste lourdement sur chaque étape de l’utilisation des ordis, d’une disquette, etc. Bon, il faut dire que je n’ai été qu’un joueur occasionnel de jeux vidéo, et le sujet n’a pas forcément fait vibrer la nostalgie comme ça peut être le cas pour d’autres lecteurs. Une ado ayant été happée par un jeu de réalité virtuelle (et étant menacée de mourir), son copain, aidé par un geek chroniqueur d’un magazine de jeux vidéo, décide d’entrer dans le jeu pour retrouver trace de sa copine et la sauver. C’est un jeu qui propose 7 scénarios différents. Cela permet ainsi à Gimenez de dynamiser et de varier son intrigue. Mais ça hache aussi cette intrigue, puisque chaque « chapitre » est du coup très court (et en plus ça saute du coq à l’âne). Le suspens est aussi diminué par le fait qu’on se doute dès le départ qu’il va falloir passer par ces 7 épreuves (et du coup que les deux hommes vont survivre aux six premiers à minima). Et je n’ai pas été convaincu par la façon dont tout est résolu. Reste que ça se laisse lire, on ne s’ennuie pas (après le départ poussif, c’est assez rythmé). Mais ça m’a laissé sur ma faim.
Brigantus
Où est le Hermann d'antan... dans ma bdthèque, il y a une planche qui lui est réservée, et à côté des Tours de Bois-Maury, de Comanche, de Bernard Prince, de Jeremiah etc etc il y aura tout au bout ce Brigantus... L'album est gris avec de temps en temps une tache rouge sang, pas de réel travail du décor, et si on parle des personnages, les rapports de tailles sont parfois disproportionnés (pages 40, 49, 50) au point que je me suis demandé qui avait pu laisser passer ça sans rien dire. Si on s'approche, les visages me laissent un sentiment de travail bâclé que je ne reconnais pas sous le crayon de Hermann (v. page 36 4em case...par ex). Si les derniers albums des deux H baissent en qualité depuis quelques temps, celui-ci est encore un cran en dessous. Lu en 20 minutes max, il y a peu de dialogues et le dessin ne prête pas à scotcher le lecteur... Malgré tout je resterai fidèle et j'achèterai le deuxième tome mais bon... Triste.
The Zombie : Simon Garth
Un comics bien bourrin. Une énième histoire de zombies. Un récit qui reprend tous les codes du genre horrifique. Ce comics est une suite de Zombie - La Cavale des morts, album que je n'ai pas lu et cela ne m'a occasionné aucune gêne pour en comprendre l'histoire, enfin le peu d'histoire. C'est très simpliste. Rien de bien surprenant dans le scénario, des références à des classiques du cinéma d'horreur, une histoire à suspense avec des rebondissements, des personnages stéréotypés et une nana sexy aux formes généreuses - on aura droit à un gros plan sur ses têtons qui pointent ou encore une vue plongeante sur son string qui dépasse de son pantalon - il faut bien contenter certains lecteurs mâles ! Hé oui, j'ai l'œil ;-) Quant au dessin et à la couleur, ils sont dans un style comics sans âme. Simon Garth ressemble trait pour trait au monstre de Frankenstein de Bernie Wrightson (hommage ou manque d'imagination ?). Bref, un album qui va retourner rapidement en bibliothèque. En conclusion, une série Z, bien gore, pour les inconditionnels de zombies.
Le Roi blanc
Par-delà « l’anecdote » - ou le fait intriguant que constitue l’existence de ce gorille albinos, je n’ai pas vraiment été accroché par ce récit. Ni les « à-côtés », racontant de façon plus ou moins allégorique ou fantasmée la naissance et/ou la capture du jeune gorille en Afrique, ni les passages où l’auteur se met en scène dans son étude de ce gorille, rien ne m’a captivé. Je suis resté à côté. Même le dessin – pourtant très lisible – m’a laissé sur ma faim à certains endroits, pas assez fouillé. Une lecture d’emprunt qui manque de coffre – et d’intérêt aussi je trouve.
Tokyo Elégie
Publiés dans la revue Garo il y a une quarantaine d’années, les récits regroupés ici forment une sorte de recueil de souvenirs de l’auteur lorsqu’il a découvert Tokyo, dans les années 1950. J’ai emprunté cet album pour découvrir cet auteur, que j’avais repéré parmi les contributeurs de Garo (revue majeure d’un manga d’auteur). Par contre, dès que j’ai eu ouvert l’album, j’ai eu du mal avec le travail graphique d’Anzai. En effet, son trait est hésitant, très minimaliste. Les décors sont très souvent absents ou réduits à la portion congrue. Le trait fin, comme si l’auteur dessinait au rotring, avec des personnages qui parfois flottent au milieu de cases presque vides, tout cela donne un rendu très froid et peu engageant de prime abord. J’ai quand même dépassé cet aspect, pour me plonger dans l’univers de cet auteur. Et j’en suis ressorti globalement déçu. En effet, l’ennui pointait quand même souvent. Les récits ont quelque chose de vaguement poétique, il y a pas mal de mélancolie, une certaine amertume. Mais pas grand-chose qui m’ait accroché dans ces petits souvenirs, ces petites réflexions, qui se finissent parfois de façon abrupte – même si, d’un récit à l’autre, certains personnages ou événements sont « rappelés ».