Les derniers avis (20724 avis)

Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Ceux qui t'aiment
Ceux qui t'aiment

Je n’irai pas par mille chemins, cette bd m’est tombée des mains ! Rien à faire, je n’aime pas les bd cataloguées hors documentaires d’Etienne Davodeau (même « Chute de Vélo » ne m’a pas convaincu). « Ceux qui t’aiment » m’est apparue très correcte graphiquement. Pour ceux qui apprécient les récits documentaires (« Un homme est mort », « Rural » et « Les mauvaises gens ») de cet auteur, ils reconnaîtront tout de suite son style. Le trait d’Etienne Davodeau est fin, un peu brouillon parfois sans que ça le soit réellement. Et puis, il y a cette mise en couleurs que j’aime énormément de ce dessinateur, j’adore sa façon d’utiliser des tons bruns et chauds pour créer des ambiances à la limite de l’oppression. Je n’ai pas de reproches particulièrement à émettre sur la narration ni sur le cadrage ou la mise en page. Etienne Davodeau raconte son histoire d’une façon simple sans effet spectaculaire et c’est réussi ! A mon avis, c’est plutôt au niveau du scénario que le bât blesse. « Ceux qui t’aiment » se veut être une satire du monde du foot avec ses dérapages sur la « valeur marchande » des joueurs, sur le comportement de ses dirigeants et sur la bêtise des supporters. En fait, c’est l’accumulation de situations invraisemblables, d’incohérences scénaristiques et l’aspect trop caricatural du monde footballistique qui m’ont fait rebuter cette lecture. Avec ce one-shot, les lecteurs ont le droit en vrac à un enlèvement d’un joueur de foot, puis à l’envoi d’un doigt du footballeur à ses dirigeants, à des supporters un peu simple d’esprits… et j’en passe ! J’ai eu l’impression que l’auteur a voulu faire des joueurs de foot des victimes du business et de la pression de leurs fans… je trouve tout ça très burlesque étant donné que la majorité des footballeurs sont conscients des effets de la célébrité et qu’ils la manipulent (de là, à croire que les stars du foot se baladent sans garde du corps et acceptent des rendez-vous avec des inconnus : je rêve !). Au final et bien que j’aime le coup de patte et la mise en couleurs d’Etienne Davodeau, « Ceux qui t’aiment » ne m’a pas du tout convaincu. Le scénario est trop léger et trop invraisemblable pour que je l’apprécie. De plus, tous les personnages me sont apparus caricaturaux. C’est d’autant rageant que cet album soit, à mon avis, raté car le thème du foot est traité d’une façon rare dans la bande dessinée ! Lecture à oublier…

30/12/2007 (modifier)
Couverture de la série Général Leonardo
Général Leonardo

« Général Leonardo » est un album sans prétention, et pour être honnête, son dessin est décevant. Les personnages sont raides, voire même patauds lorsque Greenberg essaie de les faire bouger. Mais le dessin des visages, même maladroit, est suffisamment expressif et n’est pas sans rappeler celui de Barral pour son trait caricatural. C’est surtout le scénario, loin d’être génial, mais plutôt habile, qui tient cet album. Assez proche de la réalité historique, il met en scène un Leonardo passionné de tout, capable de crucifier des cadavres pour comprendre les techniques romaines, d’inventer un procédé photographique qui permet de fabriquer de faux saints suaires, ou de concevoir des machines de guerre dont il espère bien qu’elles resteront à l’état de projet. Notre inventeur génial analyse très finement les errances de l’Église et n’est guère décidé à aider le pape à mener une croisade. Mais les agents du Vatican, manipulateurs et corrompus, ne lui laisseront pas le choix… C’est une peinture amusante de la Renaissance qui s’esquisse dans cette série. Voici un album qui ne déparerait pas dans le CDI d’un collège ou d’un lycée. Sinon, ne l’achetez que si vous êtes passionné par cette période historique, ou par l’œuvre de Léonard de Vinci. Il est vraiment regrettable que le scénariste n’ait pas trouvé un dessinateur plus talentueux.

29/12/2007 (MAJ le 29/12/2007) (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Ceux qui t'aiment
Ceux qui t'aiment

J'ai emprunté cette BD pour son auteur. Je n'avais jamais entendu parler de ce one-shot. La lecture fut fade, je ne suis pas rentré dans l'histoire. On est loin des superbes productions de Davodeau... Le dessin est sans surprise, l'avis prévaut surtout pour le scénario : je l'ai trouvé absurde, sans finalité, insipide. Peut-être une question de goûts.... Cette BD ne finira pas dans ma bibliothèque en tout cas.

29/12/2007 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 2/5
Couverture de la série Journal d'un fantôme
Journal d'un fantôme

Encore une fois, je dois bien l’avouer, je n’ai pas accroché à un livre de Nicolas De Crécy. Autant des auteurs comme Blutch ou David B., réputés difficiles me fascinent, autant je ne sais pas trop pourquoi De Crécy me lasse. Son dernier livre, pourtant encensé par les critiques et par de nombreux lecteurs, ne trahit pas la règle. Il faut dire qu’il m’est presque « tombé des mains ». Cet album est plutôt étrange, teintée d’onirisme, de quête de soi, d’interrogation intime tout en prenant un côté quasi-documentaire que je trouve un peu plan-plan. Certes, je comprends très bien que l’on soit fasciné par les réflexions de De Crécy sur son travail artistique. Mais, à la longue, j’ai trouvé ça pesant. L’album se décompose en deux parties. La première qui se passe au Japon est certes plus intéressante, tant ce pays semble mystérieux à nous autres « pauvres occidentaux ». Par contre, la deuxième partie se déroulant au Brésil me paraît plus faible ; d’ailleurs, je me demande par moment, si je ne continue pas à la lire, tant celle-ci m’a ennuyé… Alors, encore une fois, malheureusement, je me rends compte que je ne suis pas « de crécien », ou « de créciste » et cela m’attriste, mais bon ce n’est pas bien grave tant il a d’admirateurs…

29/12/2007 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Imago Mundi
Imago Mundi

Beaucoup d'invraisemblances qui nuisent à la véracité des récits... Un dessin résolument moderne mais froid et distant et parfois tellement incorrect tant il manque de la finesse dans les détails (exemple: page 22 du tome 10 où le corps de notre héroïne gonfle et dégonfle d'une case à l'autre sans autre raison apparente qu'une mauvaise qualité que même un lecteur facile pourrait déceler)... Une bd d'aventure avec des personnages figés, sans réelle consistance et stéréotypés. L'emboîtement des couvertures de chaque diptyque crée un petit tableau sympathique mais c'est pas innovant. De la vraie bd pop-corn avec un zeste de mystère au début pour appâter le lecteur. Il ne se passe finalement pas grand chose à y regarder de près. On a l'impression que l'histoire tourne à vide. Bref, pas de réelles nouveautés entre des explications scientifiques et des phrases bien balancées. J'ai pas réussi à accrocher. Je demeure perplexe devant un rythme de parution qui semble effréné. Cette série marche-t'elle si bien commercialement ? Voilà, une vraie énigme !

27/12/2007 (MAJ le 27/12/2007) (modifier)
Par Arno
Note: 2/5
Couverture de la série La Rose et la Croix
La Rose et la Croix

J'ai beaucoup apprécié le contexte, ce XVIIème - XVIIIème siècle, qui me semble beaucoup plus intéressant pour un récit d'ésotérisme que le Moyen-âge dont on fait si grand cas. J'ai aussi aimé les vues sur l'Allemagne de cette époque, préindustrielle, divisée en principautés... C'est parce que ce contexte est très rare en BD et très prometteur pour la fiction que je recommande d'acheter, ce qui est néanmoins je l'admets paradoxal avec ce qui va suivre. Mon principal reproche est que les personnages principaux sont vraiment trop schématiques. Ce sont même des allégories, on peut dire. D'ailleurs, vous le remarquerez peut-être, seuls les personnages secondaires ont un comportement humain et plausiblement romanesque (le camarade, le guide, la maquerelle...). Ensuite, il y a un usage abusif de la magie. Comme dans certaines oeuvres d'Andreas, tout peut se transformer en tout à tout moment, tout peut acquérir force ou faiblesse, mourir puis guérir puis remourir, communiquer à distance puis être empêché de communiquer à distance, puis communiquer quand même.... Bref, il n'y a plus de structure de récit. Il y a comme un choc entre une vraie aventure et une sorte de jeu vidéo ou tout magicien peut apparaître et faire Shazam à tout moment, je n'ai pas trop apprécié. Et puis, les méchants sont les seuls à échapper à toute détermination socioéconomique. Je veux dire par là que les autres ont un métier, un emploi du temps... Mais justement, c'est le pouvoir politique et économique des comploteurs qu'il serait intéressant de montrer. Là ils semblent vivre sans revenus, sans besoins, sans limites. Juste un exemple, apparemment le super méchant qui a des responsabilités politiques super importantes dans une province éloignée peut quand même passer des années à surveiller toutes les sorties d'un gamin au bord de la rivière. Va comprendre, Charles...

27/12/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Enfants de la Salamandre
Les Enfants de la Salamandre

Je viens de lire l'intégrale et, franchement, bof bof... Le dessin est très typé années 80, tant dans les décors que dans les personnages et leurs vêtements. Il est réaliste et détaillé. Un peu "guindé", il n'est pas mauvais mais n'est pas tellement ma tasse de thé. Le scénario, quant à lui, me fait pas mal penser à Preacher dans une version un peu moins gore et franchement moins bien construite. C'est une histoire d'anges qui se retrouvent sur Terre et qui sont poursuivis par différentes factions dont l'assez banale secte fanatique et violente. L'ennui, c'est que l'intrigue ne tient pas. Elle présente beaucoup d'incohérences, de facilités, d'ingrédients ajoutés "pour le plaisir du scénariste" comme le coup du fantôme du conquistador qui ne s'explique à aucun moment. Et ça part vite en ésotérisme facile ou en mysticisme de bazar. En outre, la fin est très décousue et franchement sans intérêt. Quand on a tenu à lire le reste parce qu'on est curieux de voir où ça mène et le pourquoi du comment, il y a franchement de quoi être déçu. Si le genre série B ou le style téléfilm fantastique de mauvaise qualité était transposé en BD, cette série en ferait probablement partie avant d'être rapidement oubliée.

27/12/2007 (MAJ le 27/12/2007) (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Compagnons de fortune
Compagnons de fortune

En lisant cette bd, je n'avais aucun a priori négatif. J'aime plutôt bien le dessin de Franz. Mais le courant n'est pas passé pour différentes raisons qui tiennent notamment à un scénario qui utilise tous les poncifs du genre concernant la piraterie. Les filles sont toujours dévêtues, même la bonne petite anglaise au doux nom de Priscillia. Ce n'est pas pour me déplaire mais là, c'est trop car cela n'apporte rien à l'histoire proprement dite. Des personnages sont développés puis disparaissent sans laisser de trace (exemple: le jeune Francis Drake). Et il y a ceux qui reviennent toujours, même truffés de plomb (le pirate "Pas de quartier" et son oiseau Archimède). Le héros Andrew, (un comptable) est un jeune blanc bec énervant. Bref, aucune profondeur dans les personnages. Le ton du récit oscille résolument entre le grave et le trop léger. C'est cette alternance subite qui passe mal. On est très loin de Long John Silver par comparaison !

27/12/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Du sable dans le maillot
Du sable dans le maillot

J'ai toujours le sentiment que Florence Cestac adresse ses BDs à un public précis, un public de sa génération avec qui elle partage une expérience commune, des expériences que manifestement je ne partage pas. Les sortes de vacances qu'elle énumère dans cette BD ne ressemblent à aucune de celles que j'ai vécues personnellement : le seul camping que j'ai fait, c'était très temporaire et avec des potes, pas en famille; je n'ai jamais "amené les enfants au ski en prenant le train, le bus, etc."; les seuls séjours en location entre potes ou chez un ami à plusieurs que j'ai faits se sont très bien passés; je n'ai jamais été témoin de vacances d'une quelconque "Marie-Chantal", mes enfants ne sont pas encore des ados, et ainsi de suite... Bref, je ne me suis pas du tout reconnu dans ce que l'auteur nous raconte avec force clins d'oeil complices. Et il n'y a pas vraiment moyen de l'apprécier si on ne l'a pas vécu, semble-t-il, car l'humour à base d'accumulation de caricatures n'a pas l'heur de me faire rire. Il ne suffit pas d'exagérer les choses pour les rendre drôles. Et comme le dessin de Cestac ne m'a jamais séduit, sans pour autant me rebuter ici car les décors sont relativement travaillés, il n'y a pas grand chose pour me convenir dans cette lecture. Je le savais déjà, je ne suis pas bon public pour les oeuvres de Cestac, et celle-ci, sans être particulièrement mauvaise, ne sort pas du lot à mes yeux.

27/12/2007 (modifier)
Par Tetsuo
Note: 2/5
Couverture de la série La Tribu
La Tribu

La Tribu s'adresse typiquement au lectorat adolescent. On baigne dans un groupe de musique composé d'ado, ces derniers espèrent atteindre les sommets. Une bande dessinée qui surfe sur les travers des jeunes de notre époque. Les gags ne me touchent pas, souvent assez simplistes ou déjà lus. L'auteur manque d'une touche personnelle en ce qui concerne l'appropriation de l'humour. Il restitue des situations sans chercher à réellement imposer son propre style. C'est dommage puisque même avec des blagues que tout le monde connaît, on peut les remodeler à sa sauce et faire avec du vieux, du neuf ! Cela se ressent aussi dans son dessin, très affiné, qui ne donne pas non plus matière à une "marque de fabrique" de l'auteur (c'est au bout de 5-6 pages que j'ai remarqué que le personnage principal avait un bouc roux). Une série pas franchement nulle, mais qui manque de potentiel pour être suffisamment intéressante.

27/12/2007 (modifier)