L'idée de départ était vraiment intéressante. Un enfant est traumatisé par la mort d'un clown qui était son ami. En plus, ce clown est mort assassiné par la propre mère du gamin ! Ça me donnait l'impression que ça allait être aussi grandiose que les premiers tomes de Le Pouvoir des innocents, mais, à la lecture, je fus très déçu.
Tout d'abord, la scène d'introduction est à peu près la seule chose que j'ai aimée. C'est une scène qui représente ce que j'aime chez Luc Brunschwig : Beaucoup de psychologie et une ambiance qui donne envie de savoir la suite !
Malheureusement, j'ai trouvé le reste très confus. Il y a deux ou trois histoires différentes mélangées avec des flash-backs et cela à rendu la lecture très difficile. D'ailleurs, il y a des scènes où je ne sais même pas à quelle époque ça se passe !
Il y a quelques bonnes idées, comme l'attaque des policiers contre les sans-abri, mais j'aurais mille fois préféré que l'histoire se concentre uniquement sur Djin. Ça aurait rendu la lecture plus facile et plus intéressante.
J'ai pas du tout été convaincu par ce récit de science-fiction post-apocalyptique néo-punk. C'est un mélange de genre un peu space, voir kitch par moment. Il est vrai que plus l'histoire avance, plus elle devient métaphysique comme une abstraction dont le sens nous échappe littéralement.
Le commencement de cette histoire m'est tout de suite apparu comme d'un grand guignolesque ou d'une naïveté sans pareille. Jugez-en vous même: une femme se lève, transperce avec son arbalète un homme qui a tenté d'agresser son mari. Le complice genre méchant ours des cavernes se tourne vers elle et lui dit fébrilement: "Eh bien qu'est ce que t'attend? Vas-y! Ah toutes les mêmes!..." Je ne sais pas mais c'est pas crédible pour un sou!!! Son copain vient de se faire harponner le corps. Il croît encore qu'elle n'hésiterait pas à le tuer? Vous l'aurez compris, les dialogues sonnent véritablement creux. Et ce n'était qu'un exemple parmi tant d'autres...
L'univers crée est intéressant mais trop space pour convaincre. Les personnages manquent de charisme. Il y a trop de superficialité qui rend stérile le récit dans son ensemble. Plus encore, c'est l'absurde de certaines situations qui m'a fait perdre le fil: pourquoi introduire dans cette histoire des célébrités comme Victor Hugo, Andy Warhol ou Lou Reed ? On ne sait s'ils sont hallucinations provoquées par cette drogue ou personnage réel d'un univers recrée...
Le temps assassin a également fait son ravage. Les couleurs sont délavées et le graphisme n'est pas particulièrement attractif. Les auteurs Dufaux et Griffo ont faient beaucoup mieux depuis.
Bof.
A en croire le résumé au dos de la BD, on aurait affaire à une œuvre hautement culturelle, qui parle de révolution culturelle et de liberté individuelle. Quel cache-misère ! L’histoire est vide au possible, et se contente de raconter le quotidien de quelques adolescents débiles et violents. En plus la narration est vraiment faiblarde, difficile à suivre, saccadée au possible…
Peut-être ne fais-je pas partie du public visé ?
Je n'ai lu qu'une intégrale (qui correspond à trois volumes).
Personnellement, j'ai du mal à accrocher aux aventures de ces trois compères qui sont continuellement en train d'essayer d'extorquer de l'argent. Mais bon, il faut se replacer dans le contexte de l'époque : les dessins ne sont pas très développés et les histoires sont très courtes (heureusement) et permettent d'échapper au climat moins "libertaire" d'aujourd'hui.
Effectivement, le scénario est complètement absent : ce sont toujours ces 3 amis qui arrivent à leur fin sans être inquiétés (pas très moral d'ailleurs) mais c'est ça qui en faisait un succès. Il faut aussi se rappeler qu'à l'époque, il n'y avait pas de bd de type adulte.
Bref, c'est une série qui a très mal vieillie mais qui reste quand même mythique, donc il faut au moins en avoir lu quelques histoires.
La narration est si lourde que dès le début, cela ne donne pas envie de poursuivre plus en avant. Il est vrai que cette série m'avait été fortement conseillée par une connaissance qui ne jurait que par Arthur.
L'originalité de cette série sur les mythes arthuriens est de nous proposer une lecture sur l'histoire primitive d'Arthur basée sur les vieux textes. Les noms sont quasi imprononçables, le dessin est bien fade, le scénario est trop dense... Bref, on se noie très vite sans ressentir la magie des légendes celtiques. Le manque de chaleur se marie avec l'ennui...
Nous avons une superbe précision mais au détriment du plaisir de la lecture. A bien choisir, je me dis que je ne suis pas le lectorat visé. C'est une bd qui semble diviser au lieu de rassembler. Les goûts et les couleurs ne se disputent pas.
J'ai bien aimé les parties où le vieil homme se rappelle son passé. C'est réellement touchant. Il y aussi la relation entre ce dernier et le jeune fuyard qui est touchant. Davodeau est vraiment bon dans ce genre-là. À part ça....
La course poursuite ne m'a pas convaincu. L'idée était bonne sauf que je n'ai pas vraiment accroché. Il y a pourtant quelques bonnes idées au cours de la centaine de pages, mais la fin gâche tout. Je hais les fins ouvertes. Je trouve cela carrément insultant pour le lecteur qui veut savoir le destin des personnages. Je préfère une mauvaise fin à pas de fin du tout.
Bof ! Je préfère Jean-Claude Tergal à ce petit ersatz qui n'est pas du tout attachant. D'ailleurs, tous les personnages me sont antipathiques et ne sont que des clichés. Bon. C'était aussi souvent le cas avec l'autre Jean-Claude, mais il y avait un je ne sais quoi qui faisait en sorte que ça ne me dérangeait pas. Ici, ce ne sont que des stéréotypes vides.
Les gags ne me font pas du tout rire et le scénario tire en longueur. Il y a plusieurs scènes qui sont totalement inutiles. Dans le film, que je n'ai pas vu d'ailleurs, c'est peut-être hilarant, mais dans la bd pas du tout.
Je termine en disant que je n'ai pas aimé la fin. Ça me rappelle les comédies romantiques qui ne me font pas du tout rire et dont "Le Nouveau Jean-Claude" semble malheureusement faire partie.
Un album bien réalisé qui lorgne un peu sur l’univers d’Agatha Christie avec un Crémèr qui semble avoir pas mal d’affinités avec Hercule Poirot et un scénario « polar » que dame Agatha n’aurait pas renié.
Rien de bien surprenant dans le postulat de départ sauf qu’on s’attache quand même à la galerie de personnages –parfois savoureux- imaginés ; des personnages aux esprits souvent contradictoires qui offrent ainsi un narratif bien étoffé.
L’intrigue est assez efficace ; il y a de l’humour et certaines situations sont –ma foi- assez marrantes MAIS : cet album ne m’a quand même pas apporté un vrai grand plaisir de lecture ; ce à quoi j’espérais au départ. Néanmoins ce tome est de bonne lecture, attrayante à défaut d’être vraiment captivante.
Curieux album, par l’auteur de Hellboy. Un album où, au fil des pages, j’ai découvert de petites histoires qui mêlent occultisme et onirisme. Pas un album en solo d’ailleurs car bénéficiant du concours d’autres scénaristes (dont sa fille, âgée de 7 ans, pour une histoire).
Ben… j’ai fait une sorte de voyage qui m’a transporté dans quelque chose d’insolite (faut dire que Mignola doit posséder un cerveau fertile en constante imagination), dans quelque chose hors du commun, mais qui dévoile une vraie finesse tant dans le narratif que le graphisme.
J’ai ainsi visité quelques coins de « l’étrange » et en suis revenu. Point… car je ne suis pas prêt de repartir de sitôt.
Deux histoires dans cet album. La première, sur 22 pages, m’a conté les péripéties de Gaétan. La seconde, sur 10 pages, m’a fait rencontrer un de ses descendants. Ce dernier vit à l’époque actuelle, est agent secret et est connu sous le nom de yxz. Sa mission du jour ?… se rendre à l’aéroport d’Orly pour tenter d’identifier un personnage porteur de la formule du « delirium ». Mais les Russes ont délégué deux agents, lesquels vont également tout tenter pour s’emparer de la formule…
Bof… sans plus… La première histoire n’est ni plus ni moins qu’une interprétation des « 3 mousquetaires » de Dumas ; la seconde : une (vraiment) simple histoire d’espionnage. Faut bien reconnaître que tant l’une que l’autre ne sont pas « attirantes ». L’humour distillé est plus que bon enfant et les rebondissements « téléphonés » ne me tirent même plus l’ombre de l’esquisse d’un sourire.
Ca se lit péniblement car les deux (anti)héros ne sont pas attachants et parviennent même à être quelque fois emm… en cours de lecture.
Azara utilise à forte dose de nombreux poncifs graphiques : des « gouttes » en suspension pour montrer l’énervement, des traits droits ou courbes pour souligner tel ou tel mouvement. Un exemple ?… le dessin de couverture en comporte 26 ( !) pour montrer une phase de duel entre deux personnages. La mise en page est standard avec de trop rares belles cases qui relèvent (un peu) l’ensemble : le palais du Louvre, celui de Richelieu…
Tout ça pour ?… un album vite lu… et vite oublié car pas grand chose ne m’y a accroché. Certains « djeunes » y trouveront peut-être un petit plaisir de lecture en s’identifiant à ce mousquetaire vraiment bête. Si c’est le cas, tant mieux ; preuve que cette histoire n’aura pas été réalisée pour rien.
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Le Sourire du clown
L'idée de départ était vraiment intéressante. Un enfant est traumatisé par la mort d'un clown qui était son ami. En plus, ce clown est mort assassiné par la propre mère du gamin ! Ça me donnait l'impression que ça allait être aussi grandiose que les premiers tomes de Le Pouvoir des innocents, mais, à la lecture, je fus très déçu. Tout d'abord, la scène d'introduction est à peu près la seule chose que j'ai aimée. C'est une scène qui représente ce que j'aime chez Luc Brunschwig : Beaucoup de psychologie et une ambiance qui donne envie de savoir la suite ! Malheureusement, j'ai trouvé le reste très confus. Il y a deux ou trois histoires différentes mélangées avec des flash-backs et cela à rendu la lecture très difficile. D'ailleurs, il y a des scènes où je ne sais même pas à quelle époque ça se passe ! Il y a quelques bonnes idées, comme l'attaque des policiers contre les sans-abri, mais j'aurais mille fois préféré que l'histoire se concentre uniquement sur Djin. Ça aurait rendu la lecture plus facile et plus intéressante.
Beatifica Blues
J'ai pas du tout été convaincu par ce récit de science-fiction post-apocalyptique néo-punk. C'est un mélange de genre un peu space, voir kitch par moment. Il est vrai que plus l'histoire avance, plus elle devient métaphysique comme une abstraction dont le sens nous échappe littéralement. Le commencement de cette histoire m'est tout de suite apparu comme d'un grand guignolesque ou d'une naïveté sans pareille. Jugez-en vous même: une femme se lève, transperce avec son arbalète un homme qui a tenté d'agresser son mari. Le complice genre méchant ours des cavernes se tourne vers elle et lui dit fébrilement: "Eh bien qu'est ce que t'attend? Vas-y! Ah toutes les mêmes!..." Je ne sais pas mais c'est pas crédible pour un sou!!! Son copain vient de se faire harponner le corps. Il croît encore qu'elle n'hésiterait pas à le tuer? Vous l'aurez compris, les dialogues sonnent véritablement creux. Et ce n'était qu'un exemple parmi tant d'autres... L'univers crée est intéressant mais trop space pour convaincre. Les personnages manquent de charisme. Il y a trop de superficialité qui rend stérile le récit dans son ensemble. Plus encore, c'est l'absurde de certaines situations qui m'a fait perdre le fil: pourquoi introduire dans cette histoire des célébrités comme Victor Hugo, Andy Warhol ou Lou Reed ? On ne sait s'ils sont hallucinations provoquées par cette drogue ou personnage réel d'un univers recrée... Le temps assassin a également fait son ravage. Les couleurs sont délavées et le graphisme n'est pas particulièrement attractif. Les auteurs Dufaux et Griffo ont faient beaucoup mieux depuis.
Wild animals
Bof. A en croire le résumé au dos de la BD, on aurait affaire à une œuvre hautement culturelle, qui parle de révolution culturelle et de liberté individuelle. Quel cache-misère ! L’histoire est vide au possible, et se contente de raconter le quotidien de quelques adolescents débiles et violents. En plus la narration est vraiment faiblarde, difficile à suivre, saccadée au possible… Peut-être ne fais-je pas partie du public visé ?
Les Pieds Nickelés
Je n'ai lu qu'une intégrale (qui correspond à trois volumes). Personnellement, j'ai du mal à accrocher aux aventures de ces trois compères qui sont continuellement en train d'essayer d'extorquer de l'argent. Mais bon, il faut se replacer dans le contexte de l'époque : les dessins ne sont pas très développés et les histoires sont très courtes (heureusement) et permettent d'échapper au climat moins "libertaire" d'aujourd'hui. Effectivement, le scénario est complètement absent : ce sont toujours ces 3 amis qui arrivent à leur fin sans être inquiétés (pas très moral d'ailleurs) mais c'est ça qui en faisait un succès. Il faut aussi se rappeler qu'à l'époque, il n'y avait pas de bd de type adulte. Bref, c'est une série qui a très mal vieillie mais qui reste quand même mythique, donc il faut au moins en avoir lu quelques histoires.
Arthur
La narration est si lourde que dès le début, cela ne donne pas envie de poursuivre plus en avant. Il est vrai que cette série m'avait été fortement conseillée par une connaissance qui ne jurait que par Arthur. L'originalité de cette série sur les mythes arthuriens est de nous proposer une lecture sur l'histoire primitive d'Arthur basée sur les vieux textes. Les noms sont quasi imprononçables, le dessin est bien fade, le scénario est trop dense... Bref, on se noie très vite sans ressentir la magie des légendes celtiques. Le manque de chaleur se marie avec l'ennui... Nous avons une superbe précision mais au détriment du plaisir de la lecture. A bien choisir, je me dis que je ne suis pas le lectorat visé. C'est une bd qui semble diviser au lieu de rassembler. Les goûts et les couleurs ne se disputent pas.
Le Constat
J'ai bien aimé les parties où le vieil homme se rappelle son passé. C'est réellement touchant. Il y aussi la relation entre ce dernier et le jeune fuyard qui est touchant. Davodeau est vraiment bon dans ce genre-là. À part ça.... La course poursuite ne m'a pas convaincu. L'idée était bonne sauf que je n'ai pas vraiment accroché. Il y a pourtant quelques bonnes idées au cours de la centaine de pages, mais la fin gâche tout. Je hais les fins ouvertes. Je trouve cela carrément insultant pour le lecteur qui veut savoir le destin des personnages. Je préfère une mauvaise fin à pas de fin du tout.
Pizza Warrior (Le Nouveau Jean-Claude)
Bof ! Je préfère Jean-Claude Tergal à ce petit ersatz qui n'est pas du tout attachant. D'ailleurs, tous les personnages me sont antipathiques et ne sont que des clichés. Bon. C'était aussi souvent le cas avec l'autre Jean-Claude, mais il y avait un je ne sais quoi qui faisait en sorte que ça ne me dérangeait pas. Ici, ce ne sont que des stéréotypes vides. Les gags ne me font pas du tout rire et le scénario tire en longueur. Il y a plusieurs scènes qui sont totalement inutiles. Dans le film, que je n'ai pas vu d'ailleurs, c'est peut-être hilarant, mais dans la bd pas du tout. Je termine en disant que je n'ai pas aimé la fin. Ça me rappelle les comédies romantiques qui ne me font pas du tout rire et dont "Le Nouveau Jean-Claude" semble malheureusement faire partie.
Une enquête du commissaire Crémèr
Un album bien réalisé qui lorgne un peu sur l’univers d’Agatha Christie avec un Crémèr qui semble avoir pas mal d’affinités avec Hercule Poirot et un scénario « polar » que dame Agatha n’aurait pas renié. Rien de bien surprenant dans le postulat de départ sauf qu’on s’attache quand même à la galerie de personnages –parfois savoureux- imaginés ; des personnages aux esprits souvent contradictoires qui offrent ainsi un narratif bien étoffé. L’intrigue est assez efficace ; il y a de l’humour et certaines situations sont –ma foi- assez marrantes MAIS : cet album ne m’a quand même pas apporté un vrai grand plaisir de lecture ; ce à quoi j’espérais au départ. Néanmoins ce tome est de bonne lecture, attrayante à défaut d’être vraiment captivante.
L'Homme à la tête de vis
Curieux album, par l’auteur de Hellboy. Un album où, au fil des pages, j’ai découvert de petites histoires qui mêlent occultisme et onirisme. Pas un album en solo d’ailleurs car bénéficiant du concours d’autres scénaristes (dont sa fille, âgée de 7 ans, pour une histoire). Ben… j’ai fait une sorte de voyage qui m’a transporté dans quelque chose d’insolite (faut dire que Mignola doit posséder un cerveau fertile en constante imagination), dans quelque chose hors du commun, mais qui dévoile une vraie finesse tant dans le narratif que le graphisme. J’ai ainsi visité quelques coins de « l’étrange » et en suis revenu. Point… car je ne suis pas prêt de repartir de sitôt.
Gaëtan de Chateaubleu
Deux histoires dans cet album. La première, sur 22 pages, m’a conté les péripéties de Gaétan. La seconde, sur 10 pages, m’a fait rencontrer un de ses descendants. Ce dernier vit à l’époque actuelle, est agent secret et est connu sous le nom de yxz. Sa mission du jour ?… se rendre à l’aéroport d’Orly pour tenter d’identifier un personnage porteur de la formule du « delirium ». Mais les Russes ont délégué deux agents, lesquels vont également tout tenter pour s’emparer de la formule… Bof… sans plus… La première histoire n’est ni plus ni moins qu’une interprétation des « 3 mousquetaires » de Dumas ; la seconde : une (vraiment) simple histoire d’espionnage. Faut bien reconnaître que tant l’une que l’autre ne sont pas « attirantes ». L’humour distillé est plus que bon enfant et les rebondissements « téléphonés » ne me tirent même plus l’ombre de l’esquisse d’un sourire. Ca se lit péniblement car les deux (anti)héros ne sont pas attachants et parviennent même à être quelque fois emm… en cours de lecture. Azara utilise à forte dose de nombreux poncifs graphiques : des « gouttes » en suspension pour montrer l’énervement, des traits droits ou courbes pour souligner tel ou tel mouvement. Un exemple ?… le dessin de couverture en comporte 26 ( !) pour montrer une phase de duel entre deux personnages. La mise en page est standard avec de trop rares belles cases qui relèvent (un peu) l’ensemble : le palais du Louvre, celui de Richelieu… Tout ça pour ?… un album vite lu… et vite oublié car pas grand chose ne m’y a accroché. Certains « djeunes » y trouveront peut-être un petit plaisir de lecture en s’identifiant à ce mousquetaire vraiment bête. Si c’est le cas, tant mieux ; preuve que cette histoire n’aura pas été réalisée pour rien.