Voilà une bd qui se lit également très agréablement mais qui souffre d'un gros défaut majeur. Avec le titre de cette bd, on est en droit de penser qu'on aura droit à un camouflet sur la société de consommation. Ce n'est pas vraiment le cas. Et puis, il y a cette couverture qui dévoile toute la fin de l'histoire. Le dos de la couverture ne fait pas mieux que révéler encore plus de détails !
J'aime beaucoup le style de cet auteur plutôt spécialisé dans les productions historiques liées à la mer et à la guerre. Avec cette oeuvre, il s'était essayé à l'humour caustique sans grande réussite. Il y avait pourtant de bonnes idées... mais une mise en forme inadéquate.
Qu'est ce que j'ai pu en lire des histoires comme celle-ci avec des héros plus que stéréotypés ! Mandrill est un jeune avocat qui trompe ouvertement sa femme et qui cloue le bec aux méchants qui n'ont pas fait la Résistance comme lui. Voilà, j'ai résumé...
J'avoue que j'attends beaucoup plus de la bande dessinée avec mon parcours. Bien sûr, on pourra trouver intéressante cette description du Paris de l'après-guerre où on réglait ses comptes.
Il manque une véritable psychologie aux personnages. Les facilités scénaristiques avec ces rebondissements moyennement inspirés finissent par achever l'ensemble. Même le dessin éprouve certaines faiblesses avec une mise en couleur inadaptée.
J'ai pas trop aimé mais cela se laisse lire.
Un peu déçu par cette nouvelle série de Tarek...
Il s'attaque à une figure des contes orientaux, Baybars. Celui-ci grimpe rapidement dans la hiérarchie auprès du roi, malgré les bâtons que le vizir met dans ses roues. Ca fait un peu penser à Iznogoud cette histoire d'ailleurs... En moins grand-guignolesque.
Pour le reste... Le récit n'est pas d'une passion débordante. Certes, c'est un personnage emblématique, une sorte d'incarnation du Bien, de la Justice, de l'Equité, mais en cette période de perte des illusions, c'est un peu trop suranné ; il fait un peu "too much".
Le dessin d'Eddy Vaccaro n'est pas trop ma tasse de thé... Je trouve qu'il manque d'un peu de "dureté" dans le trait... je dois avoir des goûts trop classiques...
Tiens, un truc bizarre : il n'y a AUCUNE femme dans cette BD.
J'avais envie d'en savoir un peu plus sur le terrible génocide qui a touché le Rwanda en 1994. C'est l'une des pires tragédies du XXème siècle car elle n'a duré que 100 jours pour un massacre de près d'un million de personnes dans les pires conditions d'horreur. Je me demandais si on aurait pu éviter un tel carnage en intervenant pour stopper cette guerre civile fratricide. A cette époque, j'avais un couple de voisins qui venaient du Rwanda et qui étudiaient dans notre pays. J'ai souvent songé qu'ils avaient échappé avec leurs enfants en bas âge à cette tuerie sans nom.
Pawa, qui est une chronique de ladite région des lacs ne m'a pas apporté de réponses claires et précises. C'est plutôt le contraire car tout se mélange sous prétexte d'éviter le simplisme. Il aurait été bon de faire un rappel des faits en début d'ouvrage afin qu'on puisse évoluer et mieux comprendre les tenants et les aboutissants. Bref, j'ai eu l'impression que cet ouvrage est réservé aux survivants ou à des spécialistes de ce conflit ethnique. Cela m'a paru très brouillon avec une difficulté accrue de lecture.
Je retiens également que l'auteur a un parti pris: celui d'un pays blessé par des colonisateurs responsables de déchirures dont le génocide ne serait que la conséquence... J'en ai un peu marre de ceux qui pointent du doigt une population européenne à mille lieux des préoccupations des politiciens locaux véreux et extrémistes. Sommes-nous coupable ?... oui mais d'indifférence !
Les témoignages recueillis demeurent toutefois très intéressants. J'aurais souhaité cependant une autre dimension.
Acheté par pure curiosité, je ne m'attendais à rien d'extraordinaire, et donc je n'ai pas été surpris. Il n'y a rien de génial dans ce one shot, qui a l'avantage au moins d'être un manga court. Mais il n'y a pas spécialement matière à faire plus long tout en tenant le lecteur en intérêt. Une jeune tokyoïte trouve un téléphone portable. Il sonne, elle décroche. A l'autre bout un homme lui annonce la mort imminente de personnes inconnues. Elle va traverser la ville pour tenter d'éviter cela.
Il y a des petits bout de "pourquoi ces gens cherchent la mort ? c'est si beau la vie, moi je suis gentille (en plus j'ai des gros seins)". On trouve un peu de rivalité avec une camarade de classe qui en fait s'avère être une gentille fille aussi finalement même si elles ont assez peu de points communs.
Côté dessin, rien à signaler, ni superbe, ni mauvais.
Bref très dispensable.
« Pâques avant les rameaux » est la deuxième bd de la collection « Secrets » de chez Dupuis que j’ai lu. Le serpent sous la glace ne m’avait pas vraiment convaincu, c’est donc sans grand enthousiasme que j’ai commencé la lecture de « Pâques avant les rameaux ».
Le récit se passe dans une grande propriété bourgeoise située en pleine campagne. Toute la famille est réunie pour fêter Pâques, vraiment toute la famille ? Non, pas vraiment car Suzanne, la belle-fille de la matriarche du clan qui a perdu la parole il y a treize ans ne participe pas à la traditionnelle fête. Ce qui n’est pas au goût du neveu de Suzanne qui va prendre l’initiative d’aller la chercher malgré les réticences des autres membres de la famille…
Encore une fois, je n’ai pas été convaincu par une bd de cette collection car le scénario m’est apparu incohérent. En fait, deux gros trucs m’ont tiqués dans cet album : premièrement, le geste de Suzanne qui l’a conduite à se retrouver dans cet état m’a semblé complètement dément ! Deuxièmement, l’intrigue principale de cette histoire est basée sur le remords de Suzanne qui dure depuis des années et des années, seulement ce remords, c’est quand même un gros morceau ! Et personnellement, je ne connais personne capable de cacher ce genre de secret pendant des lustres et des lustres !
Quant à l’histoire proprement dite, le récit souffre –à mon avis- de longueurs et de trop rares moments d’émotions. Le scénario, en dehors du geste de Suzanne, m’est apparu sans surprise et plat.
Graphiquement, je trouve que le coup de patte de Marianne est approximatif : les personnages n’ont pas toujours la même morphologie tout au long du récit, il y a aussi quelques erreurs de perspective. Bref, le dessin manque d’homogénéité du début à la fin. C’est dommage car certaines planches me sont apparues belles et la mise en couleurs adopte des tons vraiment très agréables à contempler.
Si le scénario avait été plus folichon, j’aurais volontiers fermé les yeux sur ces maladresses au niveau du dessin.
J’ai encore été déçu par la lecture d’un album de cette série. Encore une fois, le récit –à mon avis- est parsemé d’invraisemblances qui m’ont entachées la lecture. De plus, je trouve que la narration souffre de longueurs, c’est dommage car ce défaut accentue l’absence de surprise du scénario. Seule, la mise en couleurs m’est apparue très agréable à contempler.
A oublier…
Une belle déception. Belle car le dessin de Bonin est superbe comme à son habitude, de plus le grand format le met encore plus en valeur.
Malheureusement côté scénario c'est un grand vide, un groupe de Tsiganes arrive dans un village apportant avec eux leur lot d'idées reçues et de méfiance, mais le maire, - malgré l'opposition générale - les installe près d'un ancien cimetière, évidemment ! Et ça c'est le détail qui tue ! Forcément à ce moment là on se dit qu'on va avoir droit à une histoire de fantômes... Au fur et à mesure que les évènements arrivent on devine ce qui va se passer par la suite, c'est vraiment trop prévisible.
C'est d'autant plus dommage que Bonin rend les personnages attachants, les ambiances sont vraiment bien rendues et les décors sont superbes. A mon goût c'est une perte de temps et d'énergie.
Après la lecture des 3 premiers tomes.
Malgré quelques bons moments, j'ai été déçu par cette série.
On dirait une sorte de "Amour, Gloire et Beauté" version africaine....
Tout y passe, les personnages évoluent mais tous les 20 pages un nouveau sujet apparait : ils ne manquent pas : la femme trompée, le mytho, les homos, le fils à papa débile, etc....
Ca part dans tous les sens et ça en perd le sien.
Cette série se lit mais je ne vois vraiment pas l'intérêt d'investir.
Concernant le dessin : il a son charme mais je trouve que la colorisation, excellent sur le 1er tome, perd de sa superbe par la suite.
Cette bd construit sur le thème de la piraterie est beaucoup trop maladroite selon moi. Elle souffre également de sa comparaison avec un Long John Silver réellement hors norme.
Pour en revenir à Pirates, le premier tome nous plonge dans le destin de trois hommes qui vont se rencontrer plus tard pour s'associer. Les scènes d'action sont entrecoupées toutes les deux cases par les autres histoires de chacun des protagonistes. J'ai rarement vu un découpage à aussi mauvais escient qui finalement ralentit le rythme. Par contre, le dessin est plus que correct.
Au niveau de l'intrigue, elle donne lieu à beaucoup de facilités scénaristiques qui m'ont déplu (on perd le navire mais on le récupère très vite).
Cette série n'est pas foncièrement mauvaise même si elle n'a pas réussie à s'imposer. On peut l'aimer facilement. Cependant, je suis exigeant...
Bon, déjà que les BD "réalistes" genre histoires de familles ne sont pas forcément ma tasse de thé, là, j'avoue, mauvaise pioche !
Alors pourquoi me lancer dans cette collection, me direz-vous ? Par curiosité avant tout. Sauf que si parfois ça paye et que des perles sont à découvrir, ce n'est malheureusement pas le cas cette fois.
D'une part, le scénario est cousu de fils blancs (tout est dans le titre...), mais en plus côté dessin, mazette !, ça vole bas ! Il n'y a que la colorisation à la rigueur qui sauve les planches de ce one-shot ! Je n'aime pas du tout les personnages qu'on différencie mal, et les flashbacks répétés n'arrangent rien.
Vous l'aurez compris, ce premier essai pour me réconcilier avec le genre n'aura pas été une réussite.
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Les Consommateurs
Voilà une bd qui se lit également très agréablement mais qui souffre d'un gros défaut majeur. Avec le titre de cette bd, on est en droit de penser qu'on aura droit à un camouflet sur la société de consommation. Ce n'est pas vraiment le cas. Et puis, il y a cette couverture qui dévoile toute la fin de l'histoire. Le dos de la couverture ne fait pas mieux que révéler encore plus de détails ! J'aime beaucoup le style de cet auteur plutôt spécialisé dans les productions historiques liées à la mer et à la guerre. Avec cette oeuvre, il s'était essayé à l'humour caustique sans grande réussite. Il y avait pourtant de bonnes idées... mais une mise en forme inadéquate.
Mandrill
Qu'est ce que j'ai pu en lire des histoires comme celle-ci avec des héros plus que stéréotypés ! Mandrill est un jeune avocat qui trompe ouvertement sa femme et qui cloue le bec aux méchants qui n'ont pas fait la Résistance comme lui. Voilà, j'ai résumé... J'avoue que j'attends beaucoup plus de la bande dessinée avec mon parcours. Bien sûr, on pourra trouver intéressante cette description du Paris de l'après-guerre où on réglait ses comptes. Il manque une véritable psychologie aux personnages. Les facilités scénaristiques avec ces rebondissements moyennement inspirés finissent par achever l'ensemble. Même le dessin éprouve certaines faiblesses avec une mise en couleur inadaptée. J'ai pas trop aimé mais cela se laisse lire.
Baybars
Un peu déçu par cette nouvelle série de Tarek... Il s'attaque à une figure des contes orientaux, Baybars. Celui-ci grimpe rapidement dans la hiérarchie auprès du roi, malgré les bâtons que le vizir met dans ses roues. Ca fait un peu penser à Iznogoud cette histoire d'ailleurs... En moins grand-guignolesque. Pour le reste... Le récit n'est pas d'une passion débordante. Certes, c'est un personnage emblématique, une sorte d'incarnation du Bien, de la Justice, de l'Equité, mais en cette période de perte des illusions, c'est un peu trop suranné ; il fait un peu "too much". Le dessin d'Eddy Vaccaro n'est pas trop ma tasse de thé... Je trouve qu'il manque d'un peu de "dureté" dans le trait... je dois avoir des goûts trop classiques... Tiens, un truc bizarre : il n'y a AUCUNE femme dans cette BD.
Pawa
J'avais envie d'en savoir un peu plus sur le terrible génocide qui a touché le Rwanda en 1994. C'est l'une des pires tragédies du XXème siècle car elle n'a duré que 100 jours pour un massacre de près d'un million de personnes dans les pires conditions d'horreur. Je me demandais si on aurait pu éviter un tel carnage en intervenant pour stopper cette guerre civile fratricide. A cette époque, j'avais un couple de voisins qui venaient du Rwanda et qui étudiaient dans notre pays. J'ai souvent songé qu'ils avaient échappé avec leurs enfants en bas âge à cette tuerie sans nom. Pawa, qui est une chronique de ladite région des lacs ne m'a pas apporté de réponses claires et précises. C'est plutôt le contraire car tout se mélange sous prétexte d'éviter le simplisme. Il aurait été bon de faire un rappel des faits en début d'ouvrage afin qu'on puisse évoluer et mieux comprendre les tenants et les aboutissants. Bref, j'ai eu l'impression que cet ouvrage est réservé aux survivants ou à des spécialistes de ce conflit ethnique. Cela m'a paru très brouillon avec une difficulté accrue de lecture. Je retiens également que l'auteur a un parti pris: celui d'un pays blessé par des colonisateurs responsables de déchirures dont le génocide ne serait que la conséquence... J'en ai un peu marre de ceux qui pointent du doigt une population européenne à mille lieux des préoccupations des politiciens locaux véreux et extrémistes. Sommes-nous coupable ?... oui mais d'indifférence ! Les témoignages recueillis demeurent toutefois très intéressants. J'aurais souhaité cependant une autre dimension.
Line (Manga)
Acheté par pure curiosité, je ne m'attendais à rien d'extraordinaire, et donc je n'ai pas été surpris. Il n'y a rien de génial dans ce one shot, qui a l'avantage au moins d'être un manga court. Mais il n'y a pas spécialement matière à faire plus long tout en tenant le lecteur en intérêt. Une jeune tokyoïte trouve un téléphone portable. Il sonne, elle décroche. A l'autre bout un homme lui annonce la mort imminente de personnes inconnues. Elle va traverser la ville pour tenter d'éviter cela. Il y a des petits bout de "pourquoi ces gens cherchent la mort ? c'est si beau la vie, moi je suis gentille (en plus j'ai des gros seins)". On trouve un peu de rivalité avec une camarade de classe qui en fait s'avère être une gentille fille aussi finalement même si elles ont assez peu de points communs. Côté dessin, rien à signaler, ni superbe, ni mauvais. Bref très dispensable.
Secrets - Pâques avant les Rameaux
« Pâques avant les rameaux » est la deuxième bd de la collection « Secrets » de chez Dupuis que j’ai lu. Le serpent sous la glace ne m’avait pas vraiment convaincu, c’est donc sans grand enthousiasme que j’ai commencé la lecture de « Pâques avant les rameaux ». Le récit se passe dans une grande propriété bourgeoise située en pleine campagne. Toute la famille est réunie pour fêter Pâques, vraiment toute la famille ? Non, pas vraiment car Suzanne, la belle-fille de la matriarche du clan qui a perdu la parole il y a treize ans ne participe pas à la traditionnelle fête. Ce qui n’est pas au goût du neveu de Suzanne qui va prendre l’initiative d’aller la chercher malgré les réticences des autres membres de la famille… Encore une fois, je n’ai pas été convaincu par une bd de cette collection car le scénario m’est apparu incohérent. En fait, deux gros trucs m’ont tiqués dans cet album : premièrement, le geste de Suzanne qui l’a conduite à se retrouver dans cet état m’a semblé complètement dément ! Deuxièmement, l’intrigue principale de cette histoire est basée sur le remords de Suzanne qui dure depuis des années et des années, seulement ce remords, c’est quand même un gros morceau ! Et personnellement, je ne connais personne capable de cacher ce genre de secret pendant des lustres et des lustres ! Quant à l’histoire proprement dite, le récit souffre –à mon avis- de longueurs et de trop rares moments d’émotions. Le scénario, en dehors du geste de Suzanne, m’est apparu sans surprise et plat. Graphiquement, je trouve que le coup de patte de Marianne est approximatif : les personnages n’ont pas toujours la même morphologie tout au long du récit, il y a aussi quelques erreurs de perspective. Bref, le dessin manque d’homogénéité du début à la fin. C’est dommage car certaines planches me sont apparues belles et la mise en couleurs adopte des tons vraiment très agréables à contempler. Si le scénario avait été plus folichon, j’aurais volontiers fermé les yeux sur ces maladresses au niveau du dessin. J’ai encore été déçu par la lecture d’un album de cette série. Encore une fois, le récit –à mon avis- est parsemé d’invraisemblances qui m’ont entachées la lecture. De plus, je trouve que la narration souffre de longueurs, c’est dommage car ce défaut accentue l’absence de surprise du scénario. Seule, la mise en couleurs m’est apparue très agréable à contempler. A oublier…
Quand souffle le vent
Une belle déception. Belle car le dessin de Bonin est superbe comme à son habitude, de plus le grand format le met encore plus en valeur. Malheureusement côté scénario c'est un grand vide, un groupe de Tsiganes arrive dans un village apportant avec eux leur lot d'idées reçues et de méfiance, mais le maire, - malgré l'opposition générale - les installe près d'un ancien cimetière, évidemment ! Et ça c'est le détail qui tue ! Forcément à ce moment là on se dit qu'on va avoir droit à une histoire de fantômes... Au fur et à mesure que les évènements arrivent on devine ce qui va se passer par la suite, c'est vraiment trop prévisible. C'est d'autant plus dommage que Bonin rend les personnages attachants, les ambiances sont vraiment bien rendues et les décors sont superbes. A mon goût c'est une perte de temps et d'énergie.
Aya de Yopougon
Après la lecture des 3 premiers tomes. Malgré quelques bons moments, j'ai été déçu par cette série. On dirait une sorte de "Amour, Gloire et Beauté" version africaine.... Tout y passe, les personnages évoluent mais tous les 20 pages un nouveau sujet apparait : ils ne manquent pas : la femme trompée, le mytho, les homos, le fils à papa débile, etc.... Ca part dans tous les sens et ça en perd le sien. Cette série se lit mais je ne vois vraiment pas l'intérêt d'investir. Concernant le dessin : il a son charme mais je trouve que la colorisation, excellent sur le 1er tome, perd de sa superbe par la suite.
Pirates
Cette bd construit sur le thème de la piraterie est beaucoup trop maladroite selon moi. Elle souffre également de sa comparaison avec un Long John Silver réellement hors norme. Pour en revenir à Pirates, le premier tome nous plonge dans le destin de trois hommes qui vont se rencontrer plus tard pour s'associer. Les scènes d'action sont entrecoupées toutes les deux cases par les autres histoires de chacun des protagonistes. J'ai rarement vu un découpage à aussi mauvais escient qui finalement ralentit le rythme. Par contre, le dessin est plus que correct. Au niveau de l'intrigue, elle donne lieu à beaucoup de facilités scénaristiques qui m'ont déplu (on perd le navire mais on le récupère très vite). Cette série n'est pas foncièrement mauvaise même si elle n'a pas réussie à s'imposer. On peut l'aimer facilement. Cependant, je suis exigeant...
Secrets - Pâques avant les Rameaux
Bon, déjà que les BD "réalistes" genre histoires de familles ne sont pas forcément ma tasse de thé, là, j'avoue, mauvaise pioche ! Alors pourquoi me lancer dans cette collection, me direz-vous ? Par curiosité avant tout. Sauf que si parfois ça paye et que des perles sont à découvrir, ce n'est malheureusement pas le cas cette fois. D'une part, le scénario est cousu de fils blancs (tout est dans le titre...), mais en plus côté dessin, mazette !, ça vole bas ! Il n'y a que la colorisation à la rigueur qui sauve les planches de ce one-shot ! Je n'aime pas du tout les personnages qu'on différencie mal, et les flashbacks répétés n'arrangent rien. Vous l'aurez compris, ce premier essai pour me réconcilier avec le genre n'aura pas été une réussite.