Le trait d’Holger Aue est proche de l’amateurisme. C’est brouillon et peu stable (je veux dire par là que les personnages, comme les décors, ont tendance à varier d’une case à l’autre). Le style se veut issu du franco-belge à gros nez mais il est bien trop approximatif pour figurer parmi ses dignes représentants.
Les histoires sont la plupart du temps … nulles. Elles sont extrêmement prévisibles, manquent de rythme et leurs chutes sont souvent mal amenées. Je soulignerais toutefois la recherche d’originalité de l’auteur. En effet, lorsque celui-ci crée un gag vraiment personnel, il atteint un très bon niveau et sort réellement des sentiers battus. Malheureusement, ce cas de figure demeure exceptionnel.
Dans le même esprit que le Joe Bar Team mais nettement inférieur au premier tome de cette série (et toujours inférieur à la suite), ce Motomania risque d’en décevoir plus d’un.
Beaucoup ont maintenant une expérience d’un proche familial ayant été touché par cette maladie. Toute tentative de démystification peut donc être bienvenue tant cette maladie exclue le malade.
Mais là non vraiment, je ne comprends pas. A ce niveau de dessin ce n’est plus du minimalisme, mais du croquis ! Seul le recto de chaque page est noirci par des traits de crayons. Il s’agit donc de noir et blanc sans nuance ou le trait est seul outil de transcription des nuances. Présentement des nuances il n’y en a guère au niveau du graphisme…
Côté scénario en revanche, on en trouve un peu plus : les évolutions des caractères sont plutôt bien vues, et même si elles feront un peu cliché, nombre s’y retrouveront surement. Le renfermement et l’anxiété tyrannique du malade ; la crainte mêlée de volonté d’aider sans vraiment savoir comment des proches, la volonté de dédramatiser tout en sachant qu’en sous jacent se joue un drame. Tout ceci est joliment transcrit.
J’avoue que la fin elliptique me laisse dans l’incompréhension, j’ai l’impression d’y lire une fin tragique ce qui me parait inadapté au dessin et à un éventuel message de démystification.
Au final je ne vois pas cet ouvrage adapté aux malades à cause de la fin, éventuellement aux proches mais ils ne font que voir ce qu’ils vivent, où est l’intérêt ? Restent alors ceux qui ont eu la chance de ne pas avoir cette expérience chez un proche, oui en fait je le conseille à la lecture à ce public qui doit être de moins en moins nombreux. Ils auront une bonne représentation des liens humains qui se nouent à chaque stade de l’évolution de la maladie et du traitement.
De mon côté bof, la fin me dérange pas mal, car pour un album noir j’attends un approfondissement des caractères des personnages, des ambiances et donc un dessin plus riche.
Une série qui débute, un nouveau venu dans l’exercice du policier comique, il fallait essayer !
Le dessin est bien marqué, bien contrasté et plutôt agréable. Les arrières plans sont certes un peu vides mais les personnages sont bien croqués. Un trait présent sans être gras, des vues dynamiques ayant une bonne correspondance avec le scenario, des couleurs nous mettant dans l’univers de l’Amérique profonde et de deux motards policiers, ça accroche bien ! Seul bémol cette richesse du détail secondaire qui se réduit à des poulets que l’on trouve un peu partout où il y a des trous sur les planches.
Côté scénario, il s’agit de strip sur une femme expérimenté policier et un jeunot catapulté là. Lui fera le rôle du nigaud, elle de la femme d’action. Lui parait trop maladroit et bête, elle a un caractère fort pas trop cliché plutôt agréable et frais dans l’univers BD policier humour. Les situations s’inspirent des séries américaines à succès actuelles avec pas mal de Maccabées et un médecin légiste farceur très présent.
Hélas les gags souffrent d’un manque de créativité, au début on entre bien et on sourit (par exemple la méthode du boss pour imposer le duo à la miss). Les premiers pas du novice sont pas mal, mais très vite on fait le tour et l’histoire ronronne gentiment jusqu’à la fin du tome. Du coup on essaie de chercher autre chose, mais il n’y a rien à voir d’autre à part moult poulets un peu partout.
Au final : déception, d’autant que la décidément récurrente allusion à star wars à la fin commence sérieusement à me saouler tant on la retrouve partout ! Les dessins des personnages étaient sympa et collent bien au thème, mais ils sont pauvres hormis le sujet principal, et les sujets principaux tournent en rond…
La lecture comme l’achat ne me paraissent pas obligatoires.
Graphiquement, c'est assez novateur, un style à la fois "romantique" et "gotique", avec trois couleurs essentiellement (noir, blanc, rouge), avec de très belles planches, notamment de nus. Un style qui n'est pas sans rappeler du Bilal par moment, en plus arrondi. Enfin, un réel plaisir pour les yeux.
Parce que pour ce qui est du scénario, moi je n'ai pas du tout accroché. C'est long à se mettre en place, les évènements s'enchainent sans qu'on puisse vraiment faire de lien, les lieux aussi sont noyés dans une confusion opaque. Le récit est présenté comme un conte, raconté au protagoniste de l'histoire, avec par moment des cadrages et des dialogues à la Bendis. Enfin du beaucoup trop compliqué pour moi. Il faudrait lire la bd plusieurs fois, revenir en arrière, lire d'un seul coup pour espérer tout comprendre. Et vu que je me suis ennuyé pendant au moins tout le second tome, pour ma part, je laisse tomber.
Je reconnais tout de même qu'il y a là une série de qualité, mais c'est pas ma tasse de thé.
Si vous croyiez trouver une version trash du célèbre conte repris par les frères Grimm, c'est raté.
En fait comme à son habitude la mangaka détourne complètement le récit d'origine pour en faire un récit psychédélique, délirant, complètement inattendu. Malheureusement je trouve que c'est inférieur à Cinderalla par exemple, et que Junko Mizuno est restée sage. Très peu d'images coquines, une intrigue finalement assez plate, et des personnages, hormis la jeune fille, assez transparents.
Au niveau du graphisme c'est aussi assez simple, c'est le style de Mizuno, mais il y a moins de délires visuels qu'à l'accoutumée. Dommage car il y aurait eu de la matière avec la nourriture, par exemple...
Inutile d'en rajouter par rapport à tout ce qui a été dit.
Les 4 premiers tomes sont bons puis...........
Encore une série qui tombe dans la facilité pour ne pas dire l'arnaque !!!!
Personnellement, j'ai décroché. Dommage car il y avait matière.
18/04/09 : pour être honnête dans la notation, je descend la note à 2/5 car 4 tomes bons sur 11 c'est léger.
Mettre 1/5 se serait trop sévère...
Le pire dans cette affaire, c'est que Soleil se fait un max de tunes avec cette série arrivée au niveau des pâquerettes :(
Rozen Maiden ou comment se faire arnaquer au huitième tome!
Les dessins de Peach-pit sont très réussis, et j'ai d'ailleurs été très étonné par la qualité graphique de la série.
Autant le dire tout de suite, je déteste les shojo, je trouve cela niais, inintéressant et mou du genou. Il faut avouer que j'ai été très surpris par le début de cette série car elle m'a plutôt plus (c'est la seule fois pour un shojo!).
Mais pourquoi commercialiser une série sans fin? On arrive au huitième tome très fin mais le prix restant le même avec plus de pub pour Soleil que d'histoire! Je veux bien que la série commençait à battre de l'aile et que le tout devenait redondant, mais quand même, se faire arnaquer comme cela est inacceptable.
En bref, une série non finie de plus qui laisse un goût amer dans la bouche....
Dans cet album, Goossens parodie les vieux films de guerre avec un postulat de départ très séduisant : le Père Noël à l’armée. Cela crée bien évidemment un bon nombre de scènes sacrément cocasses, mais ça ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. J’ai trouvé le tout sacrément décousu, on passe de scènes très drôles à d’autres qui le sont nettement moins, et cela bien trop souvent. Le style est assez lourd et j’ai eu l’impression que l’auteur en faisait des tonnes pour finalement pas grand-chose. Alors il est certain que « Route vers l’Enfer » propose de très bons moments humoristiques, mais une bonne partie de l’album est assez vaine. D’ailleurs, je ne m’explique pas les deux dernières histoires courtes, en décalage complet avec le personnage du Père Noël et la trame narrative que l’on était en train de suivre.
Le dessin semi-réaliste de Goossens est fort agréable à regarder et change un peu de la production habituelle de chez Fluide. Il offre de nombreux détails et certaines cases sont très joliment composées. Les expressions des personnages sont très variées, mais je reprocherais une certaine similitude entre les visages.
Goossens a le mérite de proposer quelque chose qui sort des sentiers battus, mais je n’ai pas autant ri que je l’aurais souhaité avec cet album. Je me suis souvent demander où l’auteur voulait en venir… Sur les deux albums que j’ai lus de cet auteur, je conseillerais plutôt Voyage au bout de la Lune.
C’est vrai que la réflexion sur la place de la télévision dans notre société est intéressante. On pourrait presque parler de BD visionnaire, qui reste plus que jamais d’actualité malgré son âge… je dis « presque », parce que quand même, ça reste un scenario de Manara, et à ce titre c’est pas très fin. Le discours est verbeux et naïf au possible, les scènes s’enchainent tant bien que mal, et on se demande un peu ce que notre héroïne « sans peur et sans culotte » vient faire dans tout ca :)
Alors c’est sûr, les aficionados des femmes de Manara (dont je fais partie) vont pouvoir se rincer l’œil, mais cette BD se retrouve quand même le cul nu… heu non pardon, le cul entre deux chaises : le coté érotique est bien avare, et la réflexion politiquo-sociale quand même très limitée… Bof quoi…
Rien qu’avec le nom de Paolo Mottura sur la couverture d’une bd, ça me donne l’envie de la posséder ! Tout cela en souvenirs de ma lecture de « Carême » du même auteur que je considère comme une de mes séries préférées. Encore une fois, Paolo Mottura nous propose une bd avec des gros relents fantastiques en association avec Christophe Bec (au scénario)… cette série, c’est « Rédemption ».
Le premier tome de « Rédemption » se déroule au Etats-Unis dans un état qui semble être le Colorado (rapport avec les grands canyons), un automobiliste prend une sexy autostoppeuse dont sa voiture est tombée en rade. Il l’emmène à « Death and Redemption », la ville la plus proche du lieu de la panne, et constate que les habitants ont l’air tarés… surtout, il s’aperçoit qu’il aura énormément du mal à quitter ce patelin !…
Comme dans « Carême », les auteurs mettent l’accent sur les rencontres et l’ambiance mystérieuse du récit pour essayer de rendre cette bd attachante. Pour ma part, je trouve ce pari est pratiquement gagné car j’y ai beaucoup aimé la présence de personnages particulièrement déjantés qui me sont apparus à la fois attachants et répugnants.
J’y ai aimé aussi cette atmosphère fantastique et inquiétante même si le thème de l’impossibilité de sortir d’une ville a été maintes fois abordé dans la littéraire et le cinéma… c’est ce dernier aspect qui m’empêche d’apprécier pleinement cette bd tout en espérant que la suite de cette histoire sera plus originale.
Graphiquement, je trouve que « Rédemption » est d’un chouya moins beau que « Carême » (série terminée) et surtout « Deus » dont Paolo Mottura travaille en parallèle avec « Rédemption ». C’est un peu comme si l’auteur lâchait son coup de crayon avec « Rédemption » après avoir passé beaucoup de temps à peaufiner « Deus ». Cependant, cela ne m’a pas empêché d’apprécié son dessin : les décors sont détaillés, les personnages sont expressifs et facilement identifiables au premier coup d’œil.
J’y ai aimé également la mise en couleurs aux tons jaunâtres, orangés et azurs qui m’ont semblé parfaitement adapté à la situation et à l’ambiance de cette histoire.
J’attends de voir comment le récit va évoluer au prochain tome pour me faire un avis plus précis sur « Rédemption ». En attendant, j’y ai apprécié l’atmosphère mystérieuse, le comportement foufou des différents protagonistes et le dessin de Paolo Mottura. Seul, le scénario m’est apparu un peu trop classique avec son thème basé sur l’impossibilité du personnage principal de sortir d’une ville.
Wait and see !...
Bon, il n'y aura pas de deuxième tome, "Rédemption" restera inachevée, du coup, je baisse ma note à 2/5... j'ai horreur quand un éditeur arrête une série !
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Motomania
Le trait d’Holger Aue est proche de l’amateurisme. C’est brouillon et peu stable (je veux dire par là que les personnages, comme les décors, ont tendance à varier d’une case à l’autre). Le style se veut issu du franco-belge à gros nez mais il est bien trop approximatif pour figurer parmi ses dignes représentants. Les histoires sont la plupart du temps … nulles. Elles sont extrêmement prévisibles, manquent de rythme et leurs chutes sont souvent mal amenées. Je soulignerais toutefois la recherche d’originalité de l’auteur. En effet, lorsque celui-ci crée un gag vraiment personnel, il atteint un très bon niveau et sort réellement des sentiers battus. Malheureusement, ce cas de figure demeure exceptionnel. Dans le même esprit que le Joe Bar Team mais nettement inférieur au premier tome de cette série (et toujours inférieur à la suite), ce Motomania risque d’en décevoir plus d’un.
Mon père a un cancer
Beaucoup ont maintenant une expérience d’un proche familial ayant été touché par cette maladie. Toute tentative de démystification peut donc être bienvenue tant cette maladie exclue le malade. Mais là non vraiment, je ne comprends pas. A ce niveau de dessin ce n’est plus du minimalisme, mais du croquis ! Seul le recto de chaque page est noirci par des traits de crayons. Il s’agit donc de noir et blanc sans nuance ou le trait est seul outil de transcription des nuances. Présentement des nuances il n’y en a guère au niveau du graphisme… Côté scénario en revanche, on en trouve un peu plus : les évolutions des caractères sont plutôt bien vues, et même si elles feront un peu cliché, nombre s’y retrouveront surement. Le renfermement et l’anxiété tyrannique du malade ; la crainte mêlée de volonté d’aider sans vraiment savoir comment des proches, la volonté de dédramatiser tout en sachant qu’en sous jacent se joue un drame. Tout ceci est joliment transcrit. J’avoue que la fin elliptique me laisse dans l’incompréhension, j’ai l’impression d’y lire une fin tragique ce qui me parait inadapté au dessin et à un éventuel message de démystification. Au final je ne vois pas cet ouvrage adapté aux malades à cause de la fin, éventuellement aux proches mais ils ne font que voir ce qu’ils vivent, où est l’intérêt ? Restent alors ceux qui ont eu la chance de ne pas avoir cette expérience chez un proche, oui en fait je le conseille à la lecture à ce public qui doit être de moins en moins nombreux. Ils auront une bonne représentation des liens humains qui se nouent à chaque stade de l’évolution de la maladie et du traitement. De mon côté bof, la fin me dérange pas mal, car pour un album noir j’attends un approfondissement des caractères des personnages, des ambiances et donc un dessin plus riche.
Les Poulets du Kentucky
Une série qui débute, un nouveau venu dans l’exercice du policier comique, il fallait essayer ! Le dessin est bien marqué, bien contrasté et plutôt agréable. Les arrières plans sont certes un peu vides mais les personnages sont bien croqués. Un trait présent sans être gras, des vues dynamiques ayant une bonne correspondance avec le scenario, des couleurs nous mettant dans l’univers de l’Amérique profonde et de deux motards policiers, ça accroche bien ! Seul bémol cette richesse du détail secondaire qui se réduit à des poulets que l’on trouve un peu partout où il y a des trous sur les planches. Côté scénario, il s’agit de strip sur une femme expérimenté policier et un jeunot catapulté là. Lui fera le rôle du nigaud, elle de la femme d’action. Lui parait trop maladroit et bête, elle a un caractère fort pas trop cliché plutôt agréable et frais dans l’univers BD policier humour. Les situations s’inspirent des séries américaines à succès actuelles avec pas mal de Maccabées et un médecin légiste farceur très présent. Hélas les gags souffrent d’un manque de créativité, au début on entre bien et on sourit (par exemple la méthode du boss pour imposer le duo à la miss). Les premiers pas du novice sont pas mal, mais très vite on fait le tour et l’histoire ronronne gentiment jusqu’à la fin du tome. Du coup on essaie de chercher autre chose, mais il n’y a rien à voir d’autre à part moult poulets un peu partout. Au final : déception, d’autant que la décidément récurrente allusion à star wars à la fin commence sérieusement à me saouler tant on la retrouve partout ! Les dessins des personnages étaient sympa et collent bien au thème, mais ils sont pauvres hormis le sujet principal, et les sujets principaux tournent en rond… La lecture comme l’achat ne me paraissent pas obligatoires.
Blood
Graphiquement, c'est assez novateur, un style à la fois "romantique" et "gotique", avec trois couleurs essentiellement (noir, blanc, rouge), avec de très belles planches, notamment de nus. Un style qui n'est pas sans rappeler du Bilal par moment, en plus arrondi. Enfin, un réel plaisir pour les yeux. Parce que pour ce qui est du scénario, moi je n'ai pas du tout accroché. C'est long à se mettre en place, les évènements s'enchainent sans qu'on puisse vraiment faire de lien, les lieux aussi sont noyés dans une confusion opaque. Le récit est présenté comme un conte, raconté au protagoniste de l'histoire, avec par moment des cadrages et des dialogues à la Bendis. Enfin du beaucoup trop compliqué pour moi. Il faudrait lire la bd plusieurs fois, revenir en arrière, lire d'un seul coup pour espérer tout comprendre. Et vu que je me suis ennuyé pendant au moins tout le second tome, pour ma part, je laisse tomber. Je reconnais tout de même qu'il y a là une série de qualité, mais c'est pas ma tasse de thé.
Hansel & Gretel
Si vous croyiez trouver une version trash du célèbre conte repris par les frères Grimm, c'est raté. En fait comme à son habitude la mangaka détourne complètement le récit d'origine pour en faire un récit psychédélique, délirant, complètement inattendu. Malheureusement je trouve que c'est inférieur à Cinderalla par exemple, et que Junko Mizuno est restée sage. Très peu d'images coquines, une intrigue finalement assez plate, et des personnages, hormis la jeune fille, assez transparents. Au niveau du graphisme c'est aussi assez simple, c'est le style de Mizuno, mais il y a moins de délires visuels qu'à l'accoutumée. Dommage car il y aurait eu de la matière avec la nourriture, par exemple...
Trolls de Troy
Inutile d'en rajouter par rapport à tout ce qui a été dit. Les 4 premiers tomes sont bons puis........... Encore une série qui tombe dans la facilité pour ne pas dire l'arnaque !!!! Personnellement, j'ai décroché. Dommage car il y avait matière. 18/04/09 : pour être honnête dans la notation, je descend la note à 2/5 car 4 tomes bons sur 11 c'est léger. Mettre 1/5 se serait trop sévère... Le pire dans cette affaire, c'est que Soleil se fait un max de tunes avec cette série arrivée au niveau des pâquerettes :(
Rozen Maiden
Rozen Maiden ou comment se faire arnaquer au huitième tome! Les dessins de Peach-pit sont très réussis, et j'ai d'ailleurs été très étonné par la qualité graphique de la série. Autant le dire tout de suite, je déteste les shojo, je trouve cela niais, inintéressant et mou du genou. Il faut avouer que j'ai été très surpris par le début de cette série car elle m'a plutôt plus (c'est la seule fois pour un shojo!). Mais pourquoi commercialiser une série sans fin? On arrive au huitième tome très fin mais le prix restant le même avec plus de pub pour Soleil que d'histoire! Je veux bien que la série commençait à battre de l'aile et que le tout devenait redondant, mais quand même, se faire arnaquer comme cela est inacceptable. En bref, une série non finie de plus qui laisse un goût amer dans la bouche....
Route vers l'Enfer
Dans cet album, Goossens parodie les vieux films de guerre avec un postulat de départ très séduisant : le Père Noël à l’armée. Cela crée bien évidemment un bon nombre de scènes sacrément cocasses, mais ça ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. J’ai trouvé le tout sacrément décousu, on passe de scènes très drôles à d’autres qui le sont nettement moins, et cela bien trop souvent. Le style est assez lourd et j’ai eu l’impression que l’auteur en faisait des tonnes pour finalement pas grand-chose. Alors il est certain que « Route vers l’Enfer » propose de très bons moments humoristiques, mais une bonne partie de l’album est assez vaine. D’ailleurs, je ne m’explique pas les deux dernières histoires courtes, en décalage complet avec le personnage du Père Noël et la trame narrative que l’on était en train de suivre. Le dessin semi-réaliste de Goossens est fort agréable à regarder et change un peu de la production habituelle de chez Fluide. Il offre de nombreux détails et certaines cases sont très joliment composées. Les expressions des personnages sont très variées, mais je reprocherais une certaine similitude entre les visages. Goossens a le mérite de proposer quelque chose qui sort des sentiers battus, mais je n’ai pas autant ri que je l’aurais souhaité avec cet album. Je me suis souvent demander où l’auteur voulait en venir… Sur les deux albums que j’ai lus de cet auteur, je conseillerais plutôt Voyage au bout de la Lune.
Révolution
C’est vrai que la réflexion sur la place de la télévision dans notre société est intéressante. On pourrait presque parler de BD visionnaire, qui reste plus que jamais d’actualité malgré son âge… je dis « presque », parce que quand même, ça reste un scenario de Manara, et à ce titre c’est pas très fin. Le discours est verbeux et naïf au possible, les scènes s’enchainent tant bien que mal, et on se demande un peu ce que notre héroïne « sans peur et sans culotte » vient faire dans tout ca :) Alors c’est sûr, les aficionados des femmes de Manara (dont je fais partie) vont pouvoir se rincer l’œil, mais cette BD se retrouve quand même le cul nu… heu non pardon, le cul entre deux chaises : le coté érotique est bien avare, et la réflexion politiquo-sociale quand même très limitée… Bof quoi…
Rédemption
Rien qu’avec le nom de Paolo Mottura sur la couverture d’une bd, ça me donne l’envie de la posséder ! Tout cela en souvenirs de ma lecture de « Carême » du même auteur que je considère comme une de mes séries préférées. Encore une fois, Paolo Mottura nous propose une bd avec des gros relents fantastiques en association avec Christophe Bec (au scénario)… cette série, c’est « Rédemption ». Le premier tome de « Rédemption » se déroule au Etats-Unis dans un état qui semble être le Colorado (rapport avec les grands canyons), un automobiliste prend une sexy autostoppeuse dont sa voiture est tombée en rade. Il l’emmène à « Death and Redemption », la ville la plus proche du lieu de la panne, et constate que les habitants ont l’air tarés… surtout, il s’aperçoit qu’il aura énormément du mal à quitter ce patelin !… Comme dans « Carême », les auteurs mettent l’accent sur les rencontres et l’ambiance mystérieuse du récit pour essayer de rendre cette bd attachante. Pour ma part, je trouve ce pari est pratiquement gagné car j’y ai beaucoup aimé la présence de personnages particulièrement déjantés qui me sont apparus à la fois attachants et répugnants. J’y ai aimé aussi cette atmosphère fantastique et inquiétante même si le thème de l’impossibilité de sortir d’une ville a été maintes fois abordé dans la littéraire et le cinéma… c’est ce dernier aspect qui m’empêche d’apprécier pleinement cette bd tout en espérant que la suite de cette histoire sera plus originale. Graphiquement, je trouve que « Rédemption » est d’un chouya moins beau que « Carême » (série terminée) et surtout « Deus » dont Paolo Mottura travaille en parallèle avec « Rédemption ». C’est un peu comme si l’auteur lâchait son coup de crayon avec « Rédemption » après avoir passé beaucoup de temps à peaufiner « Deus ». Cependant, cela ne m’a pas empêché d’apprécié son dessin : les décors sont détaillés, les personnages sont expressifs et facilement identifiables au premier coup d’œil. J’y ai aimé également la mise en couleurs aux tons jaunâtres, orangés et azurs qui m’ont semblé parfaitement adapté à la situation et à l’ambiance de cette histoire. J’attends de voir comment le récit va évoluer au prochain tome pour me faire un avis plus précis sur « Rédemption ». En attendant, j’y ai apprécié l’atmosphère mystérieuse, le comportement foufou des différents protagonistes et le dessin de Paolo Mottura. Seul, le scénario m’est apparu un peu trop classique avec son thème basé sur l’impossibilité du personnage principal de sortir d’une ville. Wait and see !... Bon, il n'y aura pas de deuxième tome, "Rédemption" restera inachevée, du coup, je baisse ma note à 2/5... j'ai horreur quand un éditeur arrête une série !