Tout est dit dans la brève description : cette BD faite de strips s'adresse surtout aux plus jeunes. Pour les plus âgés, l'intérêt est limité, l'humour y étant potache et les quelques informations réelles sans surprises.
Le dessin est agréable, certains dessins sont ultra réalistes, mais la majorité est caricaturale en rapport avec l'humour.
Ce n'est pas mauvais mais je ne suis pas la cible de ce recueil.
Je suis quand même surpris que cette BD ait été publiée chez l'Association qui a un lectorat adulte.
Les aventures d'Adler n'ont pas réussi à retenir toute mon attention. C'est dans la plus pure tradition de la ligne claire avec un aspect totalement épuré du dessin. On dirait presque une bd d'un autre temps qui n'est pas le mien.
Pourtant, le héros, un pilote allemand, est fort sympathique et humain. Il a déserté la Luftwaffe d'Hitler écoeuré par la guerre. Il s'est alors réfugié en Inde où il va fonder avec une aventurière irlandaise une compagnie aérienne qu'il va mettre au service des opprimés. Le titre Adler est assez évocateur du monde de l'aviation avec le fameux pilote Clément Ader (1841-1925) qui donna le nom d'avion à une machine volante. C'est pas très original.
Cependant, il manque quelque chose pour qu'on s'intéresse véritablement à ses aventures. Entre une chasse au trésor un peu exotique et l'enfer du goulag, la série navigue entre deux eaux. A priori, cela s'adresserait à la jeunesse. Cependant, certains chapitres sont franchement mélodramatiques.
Son créateur est malheureusement décédé de manière brutale à l'âge de 54 ans seulement ce qui entraîna la fin de la série au grand dam des fans.
Après avoir lu les commentaires dithyrambiques sur BDthèque, j’ai voulu tester cette BD en me procurant les trois premiers tomes… Je dois dire que j’ai été plutôt déçu, même si je ne serai pas aussi sévère que Roedlingen, mais je comprends tout à fait ce qu’il a voulu exprimer (très joliment d’ailleurs, bravo pour le poème ironique !), et je souscris en grande partie.
Première chose, et c’est ce qui m’a attiré en premier lieu : les décors et les paysages sont de toute beauté. Le traitement de la couleur est superbe. Là où le bât blesse, c’est au niveau des personnages, que j’ai trouvés plutôt laids d’une manière générale. Donc en décalage total avec l’environnement. Par ailleurs, ceux-ci sont assez peu attachants, l’idée de deux animaux évoluant dans un monde d’humains est assez bonne au départ, mais me semble mal exploitée ici. Le seul que j’ai apprécié et qui m’a fait hurler de rire (surtout au début en fait, lors de l’épisode de la galère), c’est le petit lapin blanc Eusèbe. Pour le reste, je n’ai pas trouvé grand intérêt et grande profondeur à ces héros…
Certes, je reconnais le travail sur les dialogues, qui prouve que l’utilisation du vieux français n’est pas un frein au succès d’un ouvrage culturel en 2009 et contredit par ailleurs l’idée que les lecteurs de BD seraient des analphabètes…Là dessus, je suis plutôt favorable, mais hélas les tirades de sieur Renard alourdissent parfois le rythme du récit et ne sont pas très drôles… et puis sans parler des tirades, c’est surtout bavard, bavard, bavard…
Pour le reste, le scénario m’a paru un tantinet brouillon et guère palpitant, malgré les multiples rebondissements qui donnent parfois le vertige… Les tribulations de ces deux gentilshommes en fourrure ne m’ont pas vraiment transporté, je n’y ai vu qu’une gentille aventure pour amateurs de cape et d’épée (je n’en suis pas, c’est peut-être la raison de mon manque d’enthousiasme…). Je ne pense donc pas acquérir le quatrième tome et les suivants, je me contenterai de les emprunter à la bibliothèque (et quand bien même la suite serait géniale, faudrait-il donc se coltiner les trois premiers pour en juger ?). Mon tort a peut-être été d’attendre trop de cette histoire…
Et pourtant j'ai bien aimé le dessin pour son style si personnel, cette folie, ces couleurs, etc...
Pour le dessin, cette BD mérite amplement une lecture.
Par contre le scénario est très léger, la BD se lit en moins de 10 minutes.
A la rigueur, ce n'est pas pour me déplaire, mais au final j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps car l'univers mis en place ne nous offre pas une histoire complète car sans fin à mon goût.
L'auteur aurait du vraiment alors au bout des choses et ne pas se contenter d'une course poursuite sous forme de relais avec pleins de personnages courants après un objet ovale....
J'ai trouvé l'histoire franchement inintéressante hormis les moments sur l'enquête de la disparition du mari. Le reste était tellement ennuyant que, vers la fin de l'album, je passais des pages. D'ailleurs, sans l'enquête sur le mari, je n'aurais jamais fini ce manga. Les personnages ne sont pas franchement très captivants. Non seulement ils ont pratiquement la même tête, mais en plus je n'ai jamais ressenti ne serait-ce qu'une de leurs émotions. Mention spéciale à Kanae et Hori dont la relation m'indiffère totalement.
Le vaste monde de Troy est une terre de légendes et il était quasiment indispensable pour son inventeur d'en écrire les origines.
Cette fois-ci, c'est Tota qui se colle aux dessins, et je n'apprécie pas vraiment son coup de crayon. Les personnages sont un peu trop carrés, les personnages féminins ne sont pas très sexys (contrairement à Cixi ou C'ian) et la grande méchante est vraiment moche (ce dessin lorsqu'elle mord dans une pomme est totalement raté...).
Coté scénario, on reste dans du conventionnel et du déjà vu. Néanmoins, il est agréable de voir Eckmul le bucheron, qui restera dans la légende par la suite.
Enfin, le début de l'histoire me fait énormément penser aux Naufragés d'Ythaq qui fait partie des séries du même scénariste...
L'idée de base de cette série aurait pu donner un résultat intéressant puisqu'il s'agit d'y représenter la société rurale anglaise dans les années 20. Le thème insiste plus précisément sur les différences entre les classes sociales, montrant bien comment la société est compartimentée en fonction des richesses et de la famille. L'intrigue est assez cynique, montrant à quel point même ceux qui sont décidés à passer outre le mur des classes vont finir par s'y casser les dents et, dans le meilleur des cas, à rejoindre les rangs.
Malheureusement, cette bande dessinée est plombée par deux défauts.
Le premier, le moins répréhensible, est une narration assez moyenne. Le scénario est assez prévisible et guère mis en valeur par une manière de raconter plate et parfois décousue.
Le second, le vrai souci à mes yeux, est le dessin. Malgré de nombreux artifices destinés à les masquer, les défauts de maîtrise technique sautent aux yeux. Les décors vides, plats ou stylisées, ne rendent aucunement l'atmosphère de l'Angleterre d'époque, celle-ci prenant parfois des allures de vrai désert aux couleurs bigarrées et les bâtiments, tracés à la règle et sans perspective, ressemblant à des décors de théâtre mal peints. Mais le pire vient de l'anatomie des personnages. Outre des têtes énormes et laides, les corps sont hideusement déformés. Les erreurs anatomiques sur les bras sont tels qu'on le croirait peut-être fait exprès, ces bras étant le plus souvent aussi courts que des membres de nains et placés n'importe comment le long du corps. C'en est parfois hilarant tant c'est moche.
En tout cas, ça m'a clairement gâché mon plaisir de lecture.
Ca commence bien dans le premier tome, avec une Amérique inversée, où les noirs ont le pouvoir tandis que les blancs vivent dans la misère. Zack, un petit garçon prescient se retrouve vendu à un riche noir par ses parents, des blancs du ghetto. Il va devenir le prescient officiel -et très bien payé- d'un grand groupe industriel, jusqu'au jour où...
Le second tome est d'autant plus décevant. A la fois sur le scénario et le dessin, on a l'impression que les auteurs ont manqué de temps et bâclé leur copie. L'histoire fait parfois preuve d'une naïveté confondante, les personnages peuvent passer de la méfiance hostile à l'adhésion totale en une page, juste pour faire avancer plus vite l'histoire au détriment de toute crédibilité (surtout quand l'idée à laquelle ils adhèrent est totalement aberrante).
Le dessin, potable en début de tome, se désagrège peu à peu. La moindre contre-plongée donne des personnages difformes, aux membres courtauds. Les visages changent d'une case à l'autre... Une catastrophe.
C'est d'autant plus dommage qu'on commence à voir le lien entre les trois séries parallèles. Et ce qui devrait ajouter du piment à la série ne fait que l'empirer.
Bref, petite déception. L'évolution des deux autres séries sera-t-elle aussi calamiteuse ? La fin sera-t-elle aussi tirée par les cheveux que celle du Décalogue ? J'espère. Vu que j'ai commencé à acheter la série, je vais finir. J'en voudrais à l'éditeur et aux auteurs de me le faire regretter.
J'aime l'idée d'un huis clos externe, d'un mano à mano entre deux personnages si différents.
Mais au final, je reste frustré car si l'ambiance est bien retranscrite, il y a trop de trous dans ce récit. Il manque certains éléments et la fin est trop abrupte.
Le dessin est nerveux avec de très beaux cadrages. Malgré l'espace réduit, Bézian arrive à se renouveler dans les prises de vues, certaines étant très belles.
Il y a du talent dans cette BD mais elle manque de consistance pour moi.
Une certaine déception au final.
Je n'ai pas détesté cette BD mais je lui reproche de mener nulle part ou de trop se disperser. Peut être les 2...
L'histoire de Thomas, jeune adolescent, qui va évoluer et s'épanouir suite à la connaissance d'un nouveau venu à l'école : Arto. Cette évolution va se faire par le biais de la culture au travers des ouvrages et du vécu de Boris Vian.
L'ensemble est poétique, mais garde les pieds sur terre en abordant superficiellement d'autres thèmes plus proches du quotidien.
Le dessin est agréable mais non transcendant. Je trouve dommage qu'il n'y ait qu'une seule nuance de gris.
Il y a des idées dans ce one shot mais soit elles sont trop nombreuses, soit elles sont sous exploitées. Au final, je n'en retiens pas grand chose, si ce n'est cette histoire d'amitié et de tolérance.
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Oncle Ho
Tout est dit dans la brève description : cette BD faite de strips s'adresse surtout aux plus jeunes. Pour les plus âgés, l'intérêt est limité, l'humour y étant potache et les quelques informations réelles sans surprises. Le dessin est agréable, certains dessins sont ultra réalistes, mais la majorité est caricaturale en rapport avec l'humour. Ce n'est pas mauvais mais je ne suis pas la cible de ce recueil. Je suis quand même surpris que cette BD ait été publiée chez l'Association qui a un lectorat adulte.
Adler
Les aventures d'Adler n'ont pas réussi à retenir toute mon attention. C'est dans la plus pure tradition de la ligne claire avec un aspect totalement épuré du dessin. On dirait presque une bd d'un autre temps qui n'est pas le mien. Pourtant, le héros, un pilote allemand, est fort sympathique et humain. Il a déserté la Luftwaffe d'Hitler écoeuré par la guerre. Il s'est alors réfugié en Inde où il va fonder avec une aventurière irlandaise une compagnie aérienne qu'il va mettre au service des opprimés. Le titre Adler est assez évocateur du monde de l'aviation avec le fameux pilote Clément Ader (1841-1925) qui donna le nom d'avion à une machine volante. C'est pas très original. Cependant, il manque quelque chose pour qu'on s'intéresse véritablement à ses aventures. Entre une chasse au trésor un peu exotique et l'enfer du goulag, la série navigue entre deux eaux. A priori, cela s'adresserait à la jeunesse. Cependant, certains chapitres sont franchement mélodramatiques. Son créateur est malheureusement décédé de manière brutale à l'âge de 54 ans seulement ce qui entraîna la fin de la série au grand dam des fans.
De Cape et de Crocs
Après avoir lu les commentaires dithyrambiques sur BDthèque, j’ai voulu tester cette BD en me procurant les trois premiers tomes… Je dois dire que j’ai été plutôt déçu, même si je ne serai pas aussi sévère que Roedlingen, mais je comprends tout à fait ce qu’il a voulu exprimer (très joliment d’ailleurs, bravo pour le poème ironique !), et je souscris en grande partie. Première chose, et c’est ce qui m’a attiré en premier lieu : les décors et les paysages sont de toute beauté. Le traitement de la couleur est superbe. Là où le bât blesse, c’est au niveau des personnages, que j’ai trouvés plutôt laids d’une manière générale. Donc en décalage total avec l’environnement. Par ailleurs, ceux-ci sont assez peu attachants, l’idée de deux animaux évoluant dans un monde d’humains est assez bonne au départ, mais me semble mal exploitée ici. Le seul que j’ai apprécié et qui m’a fait hurler de rire (surtout au début en fait, lors de l’épisode de la galère), c’est le petit lapin blanc Eusèbe. Pour le reste, je n’ai pas trouvé grand intérêt et grande profondeur à ces héros… Certes, je reconnais le travail sur les dialogues, qui prouve que l’utilisation du vieux français n’est pas un frein au succès d’un ouvrage culturel en 2009 et contredit par ailleurs l’idée que les lecteurs de BD seraient des analphabètes…Là dessus, je suis plutôt favorable, mais hélas les tirades de sieur Renard alourdissent parfois le rythme du récit et ne sont pas très drôles… et puis sans parler des tirades, c’est surtout bavard, bavard, bavard… Pour le reste, le scénario m’a paru un tantinet brouillon et guère palpitant, malgré les multiples rebondissements qui donnent parfois le vertige… Les tribulations de ces deux gentilshommes en fourrure ne m’ont pas vraiment transporté, je n’y ai vu qu’une gentille aventure pour amateurs de cape et d’épée (je n’en suis pas, c’est peut-être la raison de mon manque d’enthousiasme…). Je ne pense donc pas acquérir le quatrième tome et les suivants, je me contenterai de les emprunter à la bibliothèque (et quand bien même la suite serait géniale, faudrait-il donc se coltiner les trois premiers pour en juger ?). Mon tort a peut-être été d’attendre trop de cette histoire…
Mystère Ovale
Et pourtant j'ai bien aimé le dessin pour son style si personnel, cette folie, ces couleurs, etc... Pour le dessin, cette BD mérite amplement une lecture. Par contre le scénario est très léger, la BD se lit en moins de 10 minutes. A la rigueur, ce n'est pas pour me déplaire, mais au final j'ai l'impression d'avoir perdu mon temps car l'univers mis en place ne nous offre pas une histoire complète car sans fin à mon goût. L'auteur aurait du vraiment alors au bout des choses et ne pas se contenter d'une course poursuite sous forme de relais avec pleins de personnages courants après un objet ovale....
Undercurrent
J'ai trouvé l'histoire franchement inintéressante hormis les moments sur l'enquête de la disparition du mari. Le reste était tellement ennuyant que, vers la fin de l'album, je passais des pages. D'ailleurs, sans l'enquête sur le mari, je n'aurais jamais fini ce manga. Les personnages ne sont pas franchement très captivants. Non seulement ils ont pratiquement la même tête, mais en plus je n'ai jamais ressenti ne serait-ce qu'une de leurs émotions. Mention spéciale à Kanae et Hori dont la relation m'indiffère totalement.
Les Conquérants de Troy
Le vaste monde de Troy est une terre de légendes et il était quasiment indispensable pour son inventeur d'en écrire les origines. Cette fois-ci, c'est Tota qui se colle aux dessins, et je n'apprécie pas vraiment son coup de crayon. Les personnages sont un peu trop carrés, les personnages féminins ne sont pas très sexys (contrairement à Cixi ou C'ian) et la grande méchante est vraiment moche (ce dessin lorsqu'elle mord dans une pomme est totalement raté...). Coté scénario, on reste dans du conventionnel et du déjà vu. Néanmoins, il est agréable de voir Eckmul le bucheron, qui restera dans la légende par la suite. Enfin, le début de l'histoire me fait énormément penser aux Naufragés d'Ythaq qui fait partie des séries du même scénariste...
Saga anglaise
L'idée de base de cette série aurait pu donner un résultat intéressant puisqu'il s'agit d'y représenter la société rurale anglaise dans les années 20. Le thème insiste plus précisément sur les différences entre les classes sociales, montrant bien comment la société est compartimentée en fonction des richesses et de la famille. L'intrigue est assez cynique, montrant à quel point même ceux qui sont décidés à passer outre le mur des classes vont finir par s'y casser les dents et, dans le meilleur des cas, à rejoindre les rangs. Malheureusement, cette bande dessinée est plombée par deux défauts. Le premier, le moins répréhensible, est une narration assez moyenne. Le scénario est assez prévisible et guère mis en valeur par une manière de raconter plate et parfois décousue. Le second, le vrai souci à mes yeux, est le dessin. Malgré de nombreux artifices destinés à les masquer, les défauts de maîtrise technique sautent aux yeux. Les décors vides, plats ou stylisées, ne rendent aucunement l'atmosphère de l'Angleterre d'époque, celle-ci prenant parfois des allures de vrai désert aux couleurs bigarrées et les bâtiments, tracés à la règle et sans perspective, ressemblant à des décors de théâtre mal peints. Mais le pire vient de l'anatomie des personnages. Outre des têtes énormes et laides, les corps sont hideusement déformés. Les erreurs anatomiques sur les bras sont tels qu'on le croirait peut-être fait exprès, ces bras étant le plus souvent aussi courts que des membres de nains et placés n'importe comment le long du corps. C'en est parfois hilarant tant c'est moche. En tout cas, ça m'a clairement gâché mon plaisir de lecture.
Uchronie[s] - New Harlem
Ca commence bien dans le premier tome, avec une Amérique inversée, où les noirs ont le pouvoir tandis que les blancs vivent dans la misère. Zack, un petit garçon prescient se retrouve vendu à un riche noir par ses parents, des blancs du ghetto. Il va devenir le prescient officiel -et très bien payé- d'un grand groupe industriel, jusqu'au jour où... Le second tome est d'autant plus décevant. A la fois sur le scénario et le dessin, on a l'impression que les auteurs ont manqué de temps et bâclé leur copie. L'histoire fait parfois preuve d'une naïveté confondante, les personnages peuvent passer de la méfiance hostile à l'adhésion totale en une page, juste pour faire avancer plus vite l'histoire au détriment de toute crédibilité (surtout quand l'idée à laquelle ils adhèrent est totalement aberrante). Le dessin, potable en début de tome, se désagrège peu à peu. La moindre contre-plongée donne des personnages difformes, aux membres courtauds. Les visages changent d'une case à l'autre... Une catastrophe. C'est d'autant plus dommage qu'on commence à voir le lien entre les trois séries parallèles. Et ce qui devrait ajouter du piment à la série ne fait que l'empirer. Bref, petite déception. L'évolution des deux autres séries sera-t-elle aussi calamiteuse ? La fin sera-t-elle aussi tirée par les cheveux que celle du Décalogue ? J'espère. Vu que j'ai commencé à acheter la série, je vais finir. J'en voudrais à l'éditeur et aux auteurs de me le faire regretter.
Archipels
J'aime l'idée d'un huis clos externe, d'un mano à mano entre deux personnages si différents. Mais au final, je reste frustré car si l'ambiance est bien retranscrite, il y a trop de trous dans ce récit. Il manque certains éléments et la fin est trop abrupte. Le dessin est nerveux avec de très beaux cadrages. Malgré l'espace réduit, Bézian arrive à se renouveler dans les prises de vues, certaines étant très belles. Il y a du talent dans cette BD mais elle manque de consistance pour moi. Une certaine déception au final.
Thomas ou le Retour du Tabou
Je n'ai pas détesté cette BD mais je lui reproche de mener nulle part ou de trop se disperser. Peut être les 2... L'histoire de Thomas, jeune adolescent, qui va évoluer et s'épanouir suite à la connaissance d'un nouveau venu à l'école : Arto. Cette évolution va se faire par le biais de la culture au travers des ouvrages et du vécu de Boris Vian. L'ensemble est poétique, mais garde les pieds sur terre en abordant superficiellement d'autres thèmes plus proches du quotidien. Le dessin est agréable mais non transcendant. Je trouve dommage qu'il n'y ait qu'une seule nuance de gris. Il y a des idées dans ce one shot mais soit elles sont trop nombreuses, soit elles sont sous exploitées. Au final, je n'en retiens pas grand chose, si ce n'est cette histoire d'amitié et de tolérance.